lundi 1 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2408920 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | FOUCAUD TCHEKHOFF POCHET & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 juin 2024, la société Quardina (QCS Services), représentée par Me Aubignat, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 551-5 du code de justice administrative :
- de dire et juger que la société SNCF Réseau a entaché la procédure d'attribution de l'accord-cadre mono-attributaire à bons de commande, sans engagement financier, aux fins de confier à son titulaire la réalisation de missions de diagnostic des constructions avoisinantes en lien avec les aménagements de projet de la Ligne Nouvelle Provence-Côte d'Azur (LNPCA), de manquements substantiels aux obligations de publicité et de mise en concurrence qui lui incombent et que ces manquements font griefs à la société Quardina qui s'est vue privée de ses droits ;
- d'enjoindre à la société SNCF Réseau de suspendre l'exécution de toute décision se rapportant à la passation du contrat, notamment sa signature, ainsi que de se conformer à ses obligations dans un délai de quinze jours et sous astreinte provisoire de 1000 euros par jour, courant à l'expiration des délais qui lui sont impartis ;
- de mettre à la charge de la société SNCF Réseau la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la commande publique ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. L'hôte, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 312-11 du code de justice administrative : " En matière précontractuelle, contractuelle et quasi contractuelle le tribunal administratif compétent est celui dans le ressort duquel se trouve le lieu prévu pour l'exécution du contrat. Si son exécution s'étend au-delà du ressort d'un seul tribunal administratif ou si le lieu de cette exécution n'est pas désigné dans le contrat ou quasi-contrat, le tribunal administratif compétent est celui dans le ressort duquel l'autorité publique compétente pour signer le contrat ou la première des autorités publiques dénommées dans le contrat a son siège, sans que, dans ce cas, il y ait à tenir compte d'une approbation par l'autorité supérieure, si cette approbation est nécessaire./ Toutefois, si l'intérêt public ne s'y oppose pas, les parties peuvent, soit dans le contrat primitif, soit dans un avenant antérieur à la naissance du litige, convenir que leurs différends seront soumis à un tribunal administratif autre que celui qui serait compétent en vertu des dispositions de l'alinéa précédent ".
2. Il résulte des dispositions citées au point précédent qu'il ne peut être dérogé aux règles de compétence territoriale du tribunal administratif en matière de contrats que d'un commun accord des parties prévu au contrat primitif ou consigné dans un avenant antérieur à la naissance du litige. Il ne saurait, par suite, y être dérogé antérieurement à la conclusion d'un tel contrat ou avenant.
3. Dès lors, qu'il résulte de l'instruction, notamment de l'avis de marché, que le lieu d'exécution de l'accord-cadre contesté se situe à Marseille et que ce contrat n'a pas encore été conclu, la présente requête relève de la compétence du tribunal administratif de Marseille. Est à cet égard sans incidence la circonstance que la lettre du 19 juin 2024, par laquelle la société SNCF Réseau a annoncé à la société requérante que son offre n'était pas retenue, mentionne à tort que cette dernière doit saisir le tribunal administratif de Montreuil d'un éventuel référé-précontractuel. Dès lors, il y a lieu de transmettre sa requête au tribunal administratif de Marseille, territorialement compétent.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de la société Quardina (QCS Services) est transmise au tribunal administratif de Marseille.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Quardina (QCS Services) et à la société SNCF Réseau.
Fait à Montreuil, le 1er juillet 2024.
Le juge des référés,
F. L'hôte
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis, à celui des Bouches-du-Rhône en ce qui les concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026