jeudi 27 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2409393 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 8ème chambre (J.U) |
| Avocat requérant | BOUHART |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n°2409340 du 20 juin 2024, le président du tribunal administratif de Paris a transmis au tribunal administratif de Montreuil le dossier de la requête de M. E F, enregistrée le 18 avril 2024.
Par cette requête et un mémoire complémentaire, enregistré le 7 février 2025, M. F, représenté par Me Bouhart, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 15 avril 2024 par lequel le préfet du Calvados l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet territorialement compétent de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans le délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir ;
3°) d'enjoindre à l'administration de procéder à l'effacement de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil sur le fondement des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions :
- elles sont entachées d'incompétence du signataire ;
- elles sont entachées d'insuffisance de motivation et d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;
- elles méconnaissent le principe du respect des droits de la défense ;
- elles sont entachées d'erreur de droit ;
- elles portent une atteinte excessive à son droit de mener une vie privée et familiale normale ;
- elles sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle a été prise en méconnaissance du droit d'être entendu ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- elle méconnait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision lui refusant un délai de départ volontaire :
- elle est illégale dès lors que son comportement ne constitue pas une menace à l'ordre public ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est illégale dès lors que son comportement ne constitue pas une menace à l'ordre public, et que les quatre critères énoncés à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne sont pas remplis.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 juillet 2024, le préfet du Calvados conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. D pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors en vigueur en application de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative, alors en vigueur.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique tenue le 12 février 2025 à 14h00, en présence de Mme Boudekak-Bouanani, greffière d'audience :
- le rapport de M. D ;
- et les observations de Me Bouhart, représentant M. F.
Le préfet du Calvados n'était ni présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée après appel de l'affaire en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. E F, ressortissant algérien né le 9 octobre 1985 à Bouira (Algérie), a fait l'objet d'un arrêté du 15 avril 2024 par lequel le préfet du Calvados l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit et a prononcé à son encontre une interdiction de retour d'une durée d'un an. Par la présente requête, il demande au tribunal d'annuler ces décisions.
2. Par un arrêté du 4 octobre 2023 n°14-023-10-04-00003, régulièrement publié au recueil des actes administratifs du Calvados le même jour, le préfet du Calvados a donné délégation à M. C B, chef du bureau de l'asile et de l'éloignement, signataire de l'arrêté contesté, pour signer, notamment, les décisions concernant les obligations de quitter le territoire, refusant ou octroyant un délai de départ volontaire, désignant les pays de destination de retour ou interdisant le retour sur le territoire français. Il suit de là que le moyen tiré du vice d'incompétence doit être écarté.
3. L'arrêté en litige vise notamment le 1°) et le 6°) de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, fondements sur lesquels l'obligation de quitter le territoire français a été prise, l'article L. 721-3 du même code, fondement de la décision fixant le pays de destination de l'intéressé, l'article L. 612-2 du même code, fondement de la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire, et les articles L. 612-6 et L.612-10 dudit code, fondements de la décision qui lui fait interdiction de retourner en France. L'arrêté vise également les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Dans ces conditions, l'arrêté attaqué est suffisamment motivé en droit. L'arrêté précise, en fait, que M. F a fait l'objet d'une retenue administrative par les services de gendarmerie de Pont-l'Evêque, en date du 15 avril 2024, pour vérification de son droit au séjour, qu'il n'a pas pu justifier au cours de son audition être en possession des documents ou visas exigés à l'article L. 311-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qu'il ne peut justifier ni la date, ni la régularité de son entrée en France et qu'il n'a pas sollicité de titre de séjour pour régulariser sa situation. Il précise les motifs en considération desquels le préfet a relevé que les mesures édictées ne portent pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et indique enfin, que M. F n'établit pas être exposé à des peines ou traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. L'arrêté attaqué contient ainsi l'exposé des considérations de droit et de fait sur lesquelles s'est fondé le préfet du Calvados pour édicter chacune des décisions contenues dans l'arrêté litigieux. Le moyen tiré du défaut de motivation donc être écarté.
4. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du Calvados se serait abstenu de se livrer à un examen particulier de la situation personnelle du requérant avant d'édicter à son encontre une mesure d'éloignement. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.
5. Aux termes du paragraphe 1 de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union ". Le paragraphe 2 de ce même article poursuit en indiquant : " Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre ; () ". Il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne que le droit d'être entendu se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts. Toutefois, une atteinte au droit d'être entendu n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle une décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il lui revient, le cas échéant, d'établir devant la juridiction saisie.
6. M. F soutient qu'il n'a pas eu la possibilité de formuler des observations auprès de l'autorité préfectorale et que son droit d'être entendu a ainsi été méconnu. Toutefois, alors qu'il ressort des pièces du dossier que l'intéressé a été entendu par les services de gendarmerie de la brigade de Pont-L'Evêque (14) le 15 avril 2024 et qu'il lui était loisible de faire valoir auprès de ces services ou, postérieurement, des services préfectoraux tout élément pertinent sur sa situation personnelle qu'il n'aurait pas évoqué lors de son audition, le requérant n'établit ni même n'allègue avoir sollicité en vain un entretien avec ces services avant que ne soit édictée la décision attaquée. Par suite, alors qu'il ne fait valoir dans la présente instance aucun élément précis, autres que ceux, qu'il avait déjà évoqués, tenant à ses craintes de persécution et de traitements inhumains et dégradants en cas de retour dans son pays d'origine et à son droit de bénéficier d'une vie privée et familiale sur le territoire français, lesquels ont été examinés par le préfet du Calvados, il n'est pas fondé à soutenir que l'obligation de quitter le territoire français aurait été prise en méconnaissance de son droit d'être entendu ni, en tout état de cause, que les décisions litigieuses auraient été prises en méconnaissance des droits de la défense.
7. Aux termes de l'article 8 de la convention précitée : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Le requérant, qui soutient dans la présente instance qu'il serait entré en France en 2021 et qu'il y résiderait depuis plus de trois ans se borne à produire une attestation d'élection de domicile et la carte de domiciliation correspondante, établies en septembre 2023, ainsi qu'une carte d'admission au bénéfice de l'aide médicale d'Etat d'octobre 2023. Ainsi il ne justifie pas de la durée depuis laquelle il résiderait en France. S'il soutient qu'il travaille depuis 3 ans, il a déclaré sur procès-verbal lors de son audition par les services de gendarmerie évoquée au point 6, travailler au bénéfice de son employeur depuis le 6 février 2024 seulement, en précisant qu'antérieurement il aurait effectué de " petits boulots " pendant trois mois et ne produit, en tout état de cause, aucune pièce relative à une quelconque activité professionnelle. Par ailleurs, il a déclaré sur procès-verbal qu'il est célibataire et sans enfant, que ses parents vivent en Algérie, pays dans lequel il ne peut, dès lors, être regardé comme démuni d'attaches personnelles et familiales, et a précisé qu'il n'avait " pas de contrainte particulière à retourner en Algérie ". Dans ces conditions, alors que M. F se borne, sans précision ni justification, à se prévaloir de la présence en France d'un de ses oncles, les décisions litigieuses n'ont pas, au regard des buts en vue desquels elles ont été prises, porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Le moyen tiré de la méconnaissance de ces stipulations doit, dès lors, être écarté. Il en va de même du moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation.
8. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Si M. F soutient qu'il risque des persécutions, ainsi que des traitements inhumains et dégradants en cas de retour dans son pays d'origine, il ne démontre pas qu'il court personnellement le risque de subir des traitements prohibés par les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas d'éloignement vers l'Algérie ou vers tout pays dans lequel il serait légalement admissible. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
9. Aux termes de l'article 612-2 du code de l'entrée du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Et aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants :
1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; / () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. ".
10. Il ne ressort pas des pièces du dossier que M. F serait entré régulièrement sur le territoire français ni qu'il aurait sollicité la délivrance d'un titre de séjour avant l'édiction des mesures prises à son encontre. Par ailleurs, le requérant a déclaré son intention de rester sur le territoire, comme l'établit le procès-verbal de son audition, et n'est pas en mesure de présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité. Il suit de là que la mesure de refus de départ volontaire à l'égard de M. F est fondée en droit et en fait. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
11. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public. " Aux termes de l'article L. 612-10 du même : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".
12. M. F, qui fait l'objet d'une mesure d'obligation de quitter le territoire sans qu'un délai de départ volontaire ne lui ait été accordé, se trouve, dès lors, dans le cas, prévu à l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans lequel, sauf circonstances humanitaires, l'autorité administrative est tenue d'assortir la décision portant obligation de quitter le territoire d'une interdiction de retour sur le territoire français. Or le requérant n'invoque aucune circonstance humanitaire qui pourrait faire obstacle à ce que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour sur le territoire. Il résulte de ce qui a été dit au point 7, que la durée de présence en France du requérant n'est pas établie et que l'intéressé ne justifie d'aucune attache personnelle ou familiale en France ni d'aucune activité professionnelle. Dans ces conditions, alors que les dispositions précitées de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile fixent une durée maximale de cinq ans, nonobstant l'absence de menace à l'ordre public, le préfet du Calvados a pu, sans erreur manifeste d'appréciation, fixer à une année la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français litigieuse.
13. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, celles à fin d'injonction et celles relatives aux frais d'instance
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. F est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E F et au préfet du Calvados.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 février 2025.
Le magistrat désigné,
L. D La greffière,
Y. Boudekak-Bouanani
La République mande et ordonne au préfet du Calvados en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2409393
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026