mercredi 24 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2409737 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | KUNDU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 7 juillet 2024, M. C A, représenté par Me Mohamed Helal demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis, dans un délai de trois jours sous astreinte de 150 euros par jour, de lui délivrer une convocation pour lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de carte de résident et de lui délivrer, dans l'attente de l'instruction de sa demande une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
2°) de mettre à la charge du préfet une somme de 2000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient qu'il a été reconnu réfugié en 2013 et qu'il a bénéficié d'une carte de résident qui est arrivée à échéance le 8 juillet 2024 et qu'il lui est impossible de demander son renouvellement, qu'il a saisi le préfet de la Seine-Saint-Denis du dysfonctionnement de la plateforme de l'Administration numérique pour les étrangers en France, sans obtenir de réponse, qu'il ne lui est pas possible de déposer sa demande sur cette plateforme, que la condition d'urgence est satisfaite car le renouvellement de sa carte de résident est de droit, qu'il se retrouve un grande précarité financière et que la mesure sollicitée est utile et ne fait obstacle à aucune mesure administrative.
La requête a été communiquée au préfet de la Seine-Saint-Denis qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'arrêté du 27 avril 2021 pris en application de l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatif aux titres de séjour dont la demande s'effectue au moyen d'un téléservice ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Montreuil a désigné Mme B, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A a été reconnu réfugié par une décision du 5 septembre 2013 de la Cour Nationale du droit d'asile et s'est vu délivrer une carte de résident qui est arrivée à échéance le 8 juillet 2024. Il ne lui est possible de déposer sa demande de renouvellement sur la plateforme de l'Administration numérique pour les étrangers en France ni à la préfecture, selon ses allégations. Par sa requête, il demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de le convoquer en vue de pouvoir déposer une demande de renouvellement de sa carte de résident.
Sur les conclusions sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence, et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".
3. Aux termes de l'article L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel la qualité de réfugié a été reconnue en application du livre V se voit délivrer une carte de résident d'une durée de dix ans ". Aux termes de l'article L. 433-2 du même code : " Sous réserve de l'absence de menace grave pour l'ordre public, de l'établissement de la résidence habituelle de l'étranger en France et des articles L. 411-5 et
L. 432-3, une carte de résident est renouvelable de plein droit ".
4. Ainsi qu'il l'a été dit au point 1, M. A a été reconnue réfugié en
septembre 2013 et a souhaité obtenir le renouvellement de sa carte de résident. Il ressort des pièces du dossier notamment des captures d'écran démontrant du site de l'Anef, qui ce site a indiqué que la téléprocédure n'est pour le moment pas accessible en ligne, et il ressort notamment d'une attestation d'une personne qui l'accompagnait, que lors de son rendez-vous à la préfecture, l'agent lui a indiqué que la demande de renouvellement devait être faite sur le site de l'ANEF. Dans ces conditions, il y a lieu d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer M. A dans un délai de dix jours à compter de la notification de la présente ordonnance aux fins de lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de sa carte de résident en qualité de réfugié et de lui remettre un récépissé l'autorisant à travailler. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais du litige :
5. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat (préfet de la Seine-Saint-Denis) une somme de 800 euros à verser à M. A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer M. A dans un délai de dix jours à compter de la notification de la présente ordonnance, aux fins de lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de sa carte de résident en qualité de réfugié et de lui remettre un récépissé l'autorisant à travailler.
Article 2 : L'Etat versera une somme de 800 euros à M. A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera communiquée au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Le juge des référés,
M. B
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026