vendredi 25 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2409861 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème Chambre (J.U) |
| Avocat requérant | LE GOFF |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 11 juillet et 23 septembre 2024, M. B A E, représenté par Me Le Goff, demande au tribunal :
1°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler la décision du 9 juillet 2024 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, à fixer le pays d'éloignement et lui a interdit de revenir sur le territoire français pour une de vingt-quatre mois.
3°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail le temps de l'examen de sa demande ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français
- la décision est entachée d'un défaut d'examen concernant sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation de sa situation ;
- elle méconnait le principe général du droit de l'Union européenne d'être informé et entendu préalablement à l'édiction d'un acte susceptible de faire grief ;
- elle méconnait l'article L. 122-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une incompétence de son auteur ;
- elle méconnait les dispositions de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision refusant un délai de départ volontaire
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire ;
- la décision est entachée d'une incompétence de son auteur ;
- la décision est entachée d'un défaut de motivation ;
- la décision est entachée d'un défaut d'examen de sa situation familiale ;
- la décision est entachée d'une erreur de droit.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français
- la décision est entachée d'une erreur de droit ;
- la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision est entachée d'un défaut de motivation ;
- la décision est entachée d'un défaut d'examen
- la décision est entachée d'une incompétence de son auteur.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire ;
- la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision est entachée d'un défaut de motivation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 septembre 2024 le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au rejet de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Montreuil a désigné Mme F pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue aux articles L. 614-5 et L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en application de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 24 septembre 2024 à 10h30 :
- le rapport de Mme F, magistrate-désignée ;
- et les observations de Me Le Goff, représentant de M. A E, qui reprend les conclusions et moyens développés dans ses écritures.
Le préfet de la Seine-Saint-Denis n'était ni présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R.776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A E, ressortissant égyptien, née le 30 octobre 1990, est entré sur le territoire français à une date inconnue. Par un arrêté du 9 juillet 2024, le préfet de la Seine-Saint-Denis, dont M. A E demande l'annulation, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination duquel il pourra être éloigné et à prononcer à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de vingt-quatre mois. M. A E demande l'annulation de cet arrêté.
Sur la demande d'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, eu égard à l'urgence, d'admettre provisoirement M. A E au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français
3. En premier lieu, l'arrêté attaqué vise les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il fait application, ainsi que les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il rappelle les conditions d'entrée et de séjour de l'intéressé en France, retrace sa procédure de demande d'asile et mentionne les principaux éléments de sa situation personnelle et familiale. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen sérieux de la situation personnelle de M. A E doivent être écartés.
4. En deuxième lieu, selon la jurisprudence de la Cour de justice de 1'Union européenne C-383/13 PPU du 10 septembre 2013, une atteinte au droit d'être entendu n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle une décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision. Le requérant, qui se borne à soutenir que son droit d'être entendu a été méconnu, ne précise pas en quoi il disposait d'informations pertinentes tenant à sa situation personnelle qu'il a été empêché de porter à la connaissance de l'administration avant que ne soit prise la mesure d'éloignement et qui, si elles avaient pu être communiquées à temps, auraient été de nature à faire obstacle à la décision l'obligeant à quitter le territoire français. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision contestée méconnaît le principe général des droits de la défense, qui est au nombre des principes fondamentaux du droit de l'Union européenne, doit être écarté.
5. En troisième lieu, par un arrêté n° 2024-1329 du 3 mai 2024 régulièrement publié, le préfet de la Seine-Saint-Denis a donné délégation à M. C D, attaché d'administration de l'Etat, chef du pôle instruction et mise en œuvre des mesures d'éloignement, à l'effet de signer tous les actes, arrêtés et décisions relevant du bureau de l'éloignement, au nombre desquelles figurent les décisions en litige, en cas d'absence ou d'empêchement d'autorités dont il ne ressort pas des pièces du dossier qu'elles n'ont pas été absentes ou empêchées lors de la signature de l'arrêté contesté. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté.
6. En quatrième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
7. En l'espèce, M. A E, qui n'indique pas à quelle date il est entré sur le territoire français et ne produit aucun justificatif permettant de dater son arrivée en France, a été interpellé par les forces de l'ordre le 8 juillet 2024 pour des faits de dégradation, de détérioration et de recel, de sorte qu'il doit être regardé comme justifiant de sa présence qu'à compter du 8 juillet 2024. M. A E, qui a déclaré être sans profession et être célibataire et sans enfant lors de son interpellation, ne justifie pas d'une activité professionnelle, ni qu'il aurait fixé le centre de ses intérêts privés en France. Dans ces conditions, compte tenu notamment de la faible durée et des conditions de séjour de M. A E en France, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations précitées et de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences que la décision attaquée emporterait sur sa situation doivent être écartés.
En ce qui concerne la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire
8. En premier lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire n'étant pas illégale, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de cette décision à l'encontre de la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire ne peut, dès lors, qu'être écarté.
9. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 5 que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté.
10. En troisième lieu, contrairement à ce que soutient le requérant, la décision comporte les éléments de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, la décision est suffisamment motivée et le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
11. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants :1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet () ". Aux termes de l'article L. 612-3 du code précité : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : [] 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement [] ".
12. Il résulte de l'arrêté contesté que pour refuser d'accorder un délai de départ volontaire, le préfet s'est fondé sur les circonstances que, d'une part, que M. A E constituait une menace pour l'ordre public et d'autre part, qu'il existe un risque que l'intéressé se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français. Il ressort des mentions de l'arrêté attaqué et des pièces du dossier que M. A E a été interpellé pour des faits de dégradation ou détérioration d'un bien appartenant à autrui, outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique, recel de bien provenant d'un vol, conduite d'un véhicule en ayant fait usage de substances ou plantes classées comme stupéfiants et sous l'empire d'un état alcoolique, cession, acquisition et détention illicite de substance plante préparation ou médicament inscrit sur les listes I et II, vol avec destruction ou dégradation rébellion, menace de mort réitérée, conduite d'un véhicule sans permis. Eu égard à ces éléments, c'est à bon droit que le préfet a estimé que le comportement de l'intéressé était constitutif d'une menace à l'ordre public. A cet égard, la circonstance que des faits reprochés au requérant n'auraient fait l'objet d'aucune condamnation pénale ne fait pas obstacle à l'édiction par l'autorité compétente d'une mesure de police se fondant sur ces faits. En outre, le requérant était dépourvu de document de voyage en cours de validité, n'a pas justifié d'une résidence stable et s'est soustrait à une précédente décision d'obligation de quitter le territoire français du 4 avril 2023. Le préfet pouvait, pour ces motifs, lui refuser l'octroi d'un tel délai de départ volontaire. Par suite, les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'erreur d'appréciation doivent être écartés.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français
13. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 5 et 9 que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté.
14. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 de ce code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 () ".
15. Il incombe ainsi à l'autorité compétente qui prend une décision d'interdiction de retour d'indiquer dans quel cas susceptible de justifier une telle mesure se trouve l'étranger. Elle doit par ailleurs faire état des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans son principe et dans sa durée, sa décision, eu égard notamment à la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. L'autorité administrative doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifie sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme présentant une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.
16. La décision attaquée mentionne de façon suffisamment précise et non stéréotypée les motifs de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, Dès lors, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen particulier de la situation personnelle de M. A E doivent être écartés.
17. Eu égard à ce qui a été dit aux points 7 et 12, notamment s'agissant de la menace à l'ordre public, à la très brève durée de séjour de l'intéressé en France et à l'absence de liens personnels et familiaux, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'interdiction de retour édictée serait entachée d'erreur de droit ou d'erreur d'appréciation.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi
18. La décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant pas illégale, le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays vers lequel M. A E pourra être renvoyé d'office à défaut de la respecter est illégale par voie de conséquence de cette mesure doit aussi être écarté.
19. L'arrêté attaqué, qui mentionne la nationalité du requérant et vise notamment l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, comporte les considérations de droit et de fait sur lesquelles est fondée la décision de fixation du pays de renvoi. Le moyen tiré de son insuffisante motivation doit donc être écarté.
20. Pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 7, 12 et 17, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation au regard de la situation personnelle de M. A E doit être écarté.
21. Il résulte de ce qui précède que M. A E n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué. Par suite, ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent également être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : M. A E est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A E et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Rendu public par une mise à disposition au greffe le 25 octobre 2024.
La magistrate désignée,
J. FLa greffière,
P. Demol
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026