mercredi 14 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2410341 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | JABOEUF |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 19 juillet 2024, M. B E et Mme A C, représentés par Me Jaboeuf, demandent au juge des référés du tribunal, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre à l'Agence régionale de santé d'Ile-de-France d'exécuter d'office l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine n°2023-97 sans délai à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;
2°) de mettre à la charge de l'Agence régionale de santé d'Ile-de-France les entiers dépens.
Ils soutiennent que :
- la condition d'urgence est remplie dès lors que le logement qu'ils occupent actuellement avec leurs trois enfants présente un danger manifeste pour leur santé et porte atteinte à leurs conditions de vie ;
- la mesure sollicitée ne fait obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ;
- la condition tenant à l'absence de contestation sérieuse est remplie ;
-la mesure sollicitée est utile en l'absence de voie de droit alternative et pour faire cesser un dysfonctionnement administratif.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 juillet 2024, l'Agence régionale de santé d'Ile-de-France conclut à titre principal, à l'irrecevabilité du référé et à titre subsidiaire, à son rejet au fond.
Elle fait valoir que :
- elle ne dispose pas de la compétence pour prendre la mesure sollicitée ; la requête relève de la compétence du tribunal administratif de Cergy-Pontoise ;
- les conditions du référé mesures-utiles ne sont pas remplies.
Par un lettre, enregistrée le 25 juillet 2024, M. E et Mme C déclarent se désister de leur requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif de Montreuil a désigné Mme D, vice-présidente, pour statuer en qualité de juge des référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ". Le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte d'un désistement ou constater un non-lieu.
2. Par une lettre enregistrée le 25 juillet 2024, M. E et Mme C déclarent se désister de leur requête. Ce désistement est pur et simple et rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. E et Mme C.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B E, Mme A C et au ministre de la santé et de la prévention.
Copie sera adressée à l'Agence régionale de santé d'Ile-de-France.
Fait à Montreuil, le 14 août 2024.
La juge des référés,
J. D
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026