LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2410487

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2410487

jeudi 31 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2410487
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSELAFA CABINET CASSEL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 22 juillet 2024, le syndicat des copropriétaires du 101 avenue Michelet et 2 rue Claude Guinot ainsi que les sociétés Kimo et Lux-Lavomatique, représentés par Me Cassel, demandent au juge des référés du tribunal :

1°) d'enjoindre la commune de Saint-Ouen-sur-Seine, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, de procéder sans délai à la mainlevée de l'arrêté de mise en sécurité n° AR/24/567 du 16 mai 2024, sous une astreinte de 500 euros par jour de retard ou, à défaut, de procéder au contrôle sur place de la bonne réalisation des mesures imposées par cet arrêté, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Ouen-sur-Seine la somme de 5 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- la condition d'urgence est remplie dès lors que la société Kimo, propriétaire de l'immeuble, ne peut plus percevoir les loyers qu'elle percevait et notamment ceux du fonds de commerce, que l'arrêté occasionne pour la société Lux-Lavomatique l'impossibilité d'exploiter le fonds de commerce et une perte totale de chiffre d'affaires depuis plus de deux mois, et que les copropriétaires et occupants de l'immeuble ne peuvent plus jouir de leur bien de la manière la plus absolue ;

- la condition d'utilité est remplie dès lors que malgré la communication de l'ensemble des documents justifiant de la bonne réalisation des mesures prescrites par l'arrêté de mise en sécurité et les nombreuses relances adressées à la commune de Saint-Ouen-sur-Seine, cette dernière n'a toujours pas prononcé la mainlevée de l'arrêté, ou à défaut, constaté la bonne réalisation des mesures prescrites.

Par un mémoire en défense, enregistré le 7 aout 2024, la commune de Saint-Ouen-sur-Seine conclut au rejet de la requête présentée par le syndicat des copropriétaires du 101 avenue Michelet et 2 rue Claude Guinot et les sociétés Kimo et Lux-Lavomatique.

Il fait valoir que :

- les mesures sollicitées font obstacle à l'exécution de décisions administratives dès lors, d'une part, que le prononcé de la mainlevée de l'arrêté ferait justement obstacle à ce même arrêté et, d'autre part, que l'injonction de procéder à la vérification des travaux réalisés ferait obstacle à la décision implicite de rejet de la demande des requérants présentée en ce sens ;

- elles se heurtent à une contestation sérieuse dès lors qu'il ressort d'une des factures produites par les requérants que les ouvriers ont été dans " l'impossibilité de vérifier les réseaux dans l'appartement du premier étage situé à l'aplomb (locataire absent lors de [la] visite) ", sans qu'aucun élément ne démontre la réalisation effective de ces travaux.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M Robbe vice-président, pour statuer sur les demandes en référé.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 16 mai 2024, le maire de Saint-Ouen-sur-Seine a déclaré que le bâtiment situé 101 avenue Michelet présente un danger grave et imminent pour la sécurité des biens et des personnes, a mis en demeure les propriétaires de réaliser d'urgence les travaux nécessaires à sa mise en conformité, et a prescrit la fermeture du fonds de commerce du rez-de-chaussée, la condamnation des caves ainsi que l'interdiction d'y accéder. Le syndicat des copropriétaires du 101 avenue Michelet et 2 rue Claude Guinot et les sociétés Kimo et Lux-Lavomatique demandent au juge des référés du tribunal d'enjoindre à la commune de Saint-Ouen-sur-Seine, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, de procéder sans délai à la mainlevée de cet arrêté ou, à défaut, de procéder aux constatations de la conformité des travaux réalisés.

2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ".

Sur les conclusions tendant au prononcé de la mainlevée de l'arrêté :

3. Aux termes de l'article L. 511-21 du code de la construction et de l'habitation : " Si les mesures ont mis fin durablement au danger, l'autorité compétente prend acte de leur réalisation et de leur date d'achèvement. Elle prend un arrêté de mainlevée conformément à l'article L. 511-14 () ", aux termes duquel : " L'autorité compétente constate la réalisation des mesures prescrites ainsi que leur date d'achèvement et prononce la mainlevée de l'arrêté de mise en sécurité ou de traitement de l'insalubrité et, le cas échéant, de l'interdiction d'habiter, d'utiliser, ou d'accéder aux lieux. () ". Aux termes de l'article L. 511-14 du code de la construction et de l'habitation : " L'autorité compétente constate la réalisation des mesures prescrites ainsi que leur date d'achèvement et prononce la mainlevée de l'arrêté de mise en sécurité ou de traitement de l'insalubrité et, le cas échéant, de l'interdiction d'habiter, ou d'accéder aux lieux () ".

4. Il n'appartient pas au juge des référés qui, selon les dispositions de l'article L. 511-1 du code de justice administrative, statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire, d'enjoindre à l'auteur d'un arrêté de mise en sécurité d'en prononcer la mainlevée.

5. En outre, l'arrêté de mise en sécurité 16 mai 2024 demeure exécutoire, de sorte que, en l'absence de péril grave avéré tenant au maintien en vigueur de cet arrêté, le juge des référés ne saurait, sans faire obstacle au maintien en vigueur de cet arrêté, faire droit aux conclusions des requérants tendant à ce qu'il soit enjoint à la commune de Saint-Ouen-sur-Seine de procéder à sa mainlevée.

6. En tout état de cause, la commune fait valoir, sans être contredite sur ce point, qu'il ressort des pièces produites à l'instance par les requérants que les ouvriers du chantier ont été dans " l'impossibilité de vérifier les réseaux dans l'appartement du premier étage situé à l'aplomb (locataire absent lors de [la] visite) ". La mesure sollicitée se heurte ainsi à une contestation sérieuse.

Sur les conclusions tendant à la constatation des travaux réalisés :

7. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête qui sera recevable même en l'absence d'une décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. () ". Aux termes de l'article L. 511-19 du code de la construction et de l'habitation : " En cas de danger imminent, manifeste ou constaté par le rapport mentionné à l'article L. 511-8 ou par l'expert désigné en application de l'article L. 511-9, l'autorité compétente ordonne par arrêté et sans procédure contradictoire préalable les mesures indispensables pour faire cesser ce danger dans un délai qu'elle fixe. () ".

8. Il résulte de ces dispositions, combinées à celles reproduites au point 3, que l'autorité compétente doit prononcer la mainlevée de son arrêté de danger imminent dès lors qu'elle constate que la réalisation des travaux prescrits a mis durablement fin à l'imminence du danger. Si ces dispositions n'imposent pas aux propriétaires de solliciter la désignation d'un expert pour constater la bonne réalisation desdits travaux, elles ne font toutefois pas obstacle à ce qu'une telle demande de désignation soit présentée sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative.

9. Les requérants disposent ainsi de la possibilité de faire constater, par un expert désigné dans les conditions prévues au point précédent, la réalisation des mesures de mise en sécurité prescrites par l'arrêté du 16 mai 2024. Ils disposent également, le cas échéant en se prévalant du rapport qui sera alors rendu par cet expert, de la faculté de demander au maire de Saint-Ouen-sur-Seine de prononcer la mainlevée de cet arrêté, et, sans qu'y fasse obstacle l'éventuel caractère définitif de cet arrêté, de contester le refus opposé à cette demande devant la juridiction administrative par la voie d'une requête en annulation assortie, le cas échéant, d'une demande de suspension. Compte tenu de ces autres voies de droit ainsi ouvertes pour obtenir des effets similaires à la mesure sollicitée, celle-ci n'apparaît donc pas utile.

10. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de statuer sur l'urgence de la mesure sollicitée, que la requête doit être rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête du syndicat des copropriétaires du 101 avenue Michelet et 2 rue Claude Guinot et des sociétés Kimo et Lux-Lavomatique est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au syndicat des copropriétaires du 101 avenue Michelet et 2 rue Claude Guinot, aux sociétés Kimo et Lux-Lavomatique et à la commune de Saint-Ouen-sur-Seine.

Fait à Montreuil, le 31 octobre 2024.

Le juge des référés,

Jimmy Robbe

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision. 2

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions