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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2410798

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2410798

vendredi 13 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2410798
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCABINET CENTAURE AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B épouse C d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante ayant déposé sa demande postérieurement à l'introduction de la requête, le juge a constaté que les conclusions aux fins d'injonction étaient devenues sans objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a condamné l'État à verser 500 euros à la requérante au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des pièces complémentaires, enregistrées les 27 juillet et 14 août 2024, Mme A B épouse C, représentée par Me Bekel, demande au juge des référés du tribunal, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de la convoquer à un rendez-vous afin qu'elle puisse déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour ;

2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre de l'article L.761- 1 du code de justice administrative.

La requête a été communiquée au préfet de la Seine-Saint-Denis qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif a désigné Mme Anne-Laure Delamarre, vice-présidente, pour statuer sur les demandes en référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".

2. D'une part, il résulte de l'instruction, et notamment de l'attestation de confirmation de dépôt émise le 14 août 2024 produite par la requérante, que, postérieurement à l'introduction de sa requête, elle a déposé une demande de renouvellement de son titre de séjour. Par suite, les conclusions aux fins d'injonction présentées par Mme B épouse C, qui ont pour unique finalité le dépôt de cette demande, sont devenues sans objet. Il n'y a donc plus lieu d'y statuer.

3. D'autre part, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Mme B épouse C d'une somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête aux fins d'injonction présentées par Mme B épouse C.

Article 2 : L'Etat versera à Mme B épouse C une somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B épouse C, au préfet de la Seine-Saint-Denis et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Fait à Montreuil, le 13 septembre 2024.

La juge des référés,

A.-L. Delamarre

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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