vendredi 2 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2410966 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | BELLIER-GIOVANNETTI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 31 juillet 2024, M. A B doit être regardé comme demandant au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, de suspendre la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis du 29 avril 2024, octroyant le concours de la force publique pour l'expulser de son logement.
Il doit être regardé comme soutenant que :
- il a été expulsé de son logement le 19 juillet 2024 ;
- la procédure est irrégulière dès lors que le concours de la force publique n'a jamais été requis à son encontre ;
- il est porté une atteinte grave et manifestement illégale au droit au logement ainsi qu'à la dignité de ses enfants mineurs.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Caro, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.
2. Il résulte de l'instruction que par une lettre du 29 avril 2024, le préfet de la Seine-Saint-Denis a informé le requérant de ce qu'il a décidé d'accorder le concours de la force publique pour l'exécution du jugement du tribunal judiciaire ordonnant son expulsion du local commercial, qu'une demande de concours de la force publique ayant été reçue le 5 mars 2024, il faisait droit à cette demande et l'accordait à compter du 10 juin 2024. M. B, qui présente sa requête comme un référé liberté, demande au juge " de suspendre le concours de la force publique ". Cette demande, doit être regardée comme présentée sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.
3. Il résulte des écritures du requérant que celui-ci a été expulsé le 19 juillet 2024. Si M. B fait valoir qu'il a été irrégulièrement expulsé le 19 juillet 2024 du logement qu'il occupait, eu égard à la situation juridique et administrative dont l'intéressé fait état, les circonstances précédemment mentionnées ne peuvent caractériser une situation d'urgence susceptible de justifier qu'une mesure soit prise dans le délai de quarante-huit heures. En outre, M. B, qui faisait l'objet d'une mesure d'expulsion ne produit aucune pièce à l'appui de sa requête de nature à établir que, compte tenu de son âge, de son état de santé ou de sa situation familiale, son expulsion serait susceptible d'attenter à sa dignité. Il s'ensuit que la requête est également manifestement mal fondée.
4. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter la requête selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Fait à Montreuil, le 2 août 2024.
La juge des référés,
N. Caro
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026