mardi 13 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2411071 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Pôle Urgences (J.U) |
| Avocat requérant | LENDREVIE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 1er et 12 août 2024, M. C A D, représenté par Me Lendrevie demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de l'admettre à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler, pour excès de pouvoir, la décision du 31 juillet 2024 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a fixé la Tunisie comme pays de destination ;
3°) d'annuler la décision le plaçant en centre de rétention administrative ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Lendrevie, avocat de M. A D, de la somme de 800 euros au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'arrêté en litige est insuffisamment motivé et est entaché d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- il méconnaît le principe du contradictoire garanti par l'article 41-2 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 21 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne ;
- son comportement ne constitue pas une menace à l'ordre public ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il méconnaît le premier alinéa de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation s'agissant des conséquences sur sa situation personnelle ;
- il ne présente aucun risque de fuite ;
Par un mémoire en défense enregistré le 9 août 2024, le préfet de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. A D ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Fabre, conseillère, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue aux articles L. 614-1 à L. 614-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Fabre qui a informé les parties, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur le moyen relevé d'office de l'irrecevabilité des conclusions présentées par M. A D l'encontre du courrier du 31 juillet 2024, par lequel le préfet de Seine-et-Marne a invité M. A D à présenter ses observations, qui ne fait pas grief et l'irrecevabilité des conclusions tendant à l'annulation de la décision de placement en centre de rétention administrative dès lors qu'elles sont présentées devant une juridiction incompétente pour en connaître ;
- les observations de Me Lendrevie, représentant M. A D, assisté de Mme E, interprète en langue arabe qui reprend les mêmes moyens de sa requête et déclare abandonner les conclusions tendant à l'annulation de la décision plaçant M. A D en centre de rétention administrative.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A D, ressortissant tunisien, demande l'annulation de l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne fixant le pays à destination duquel il doit être renvoyé.
2. Il ressort des pièces du dossier que le préfet de Seine-et-Marne a invité M. A D, dans un courrier du 31 juillet 2024, à produire ses observations dans un délai de vingt-quatre heures à compter de la notification du courrier, en vue de le reconduire à destination de la Tunisie, pays dont il a la nationalité. Ainsi, ce courrier, qui ne constitue pas un arrêté fixant le pays de destination, ne fait pas grief à l'intéressé et ne peut donc pas faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. Dès lors, les conclusions de M. A D dirigées à l'encontre du courrier l'invitant à produire ses observations sont irrecevables et doivent être rejetées de ce fait.
3. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il y ait lieu d'admettre l'intéressé au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle, que la requête de M. A D doit être rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais d'instance.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A D et au préfet de Seine-et-Marne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 août 2024.
La magistrate désignée,
A-L. Fabre
La greffière,
M. B
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026