lundi 19 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2411072 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SCP CHARREL ET ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires, enregistrés les 1er, 12 et 13 août 2024, M. B A, représenté par Me Verdier, demande au juge des référés du tribunal statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de l'admettre provisoirement à l'aide juridictionnelle ;
2°) de suspendre l'exécution de la décision du 4 juin 2024 par laquelle le président de l'Université Sorbonne Paris Nord a rejeté sa candidature en première année de master mention " M1 Droit des affaires : M2 Droit des activités numériques " ;
3°) d'enjoindre au directeur de l'Université Sorbonne Paris Nord de procéder à son inscription provisoire dans ce master au titre de l'année universitaire 2024-2025 ;
4°) de mettre à la charge de l'administration une somme de 2 000 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
Sur l'urgence :
- la condition d'urgence est satisfaite, dès lors qu'il n'a été retenu dans aucune formation et qu'il se retrouve sans aucune alternative d'orientation pour la rentrée et dans l'impossibilité de poursuivre ses études au titre de l'année universitaire 2024-2025, alors en outre que cela fait déjà trois ans qu'il candidate à des masters sans succès ;
Sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige :
- la décision attaquée a été prise sur le fondement d'une délibération non exécutoire, dès lors qu'il n'est pas établi qu'elle a fait l'objet d'une publicité régulière et qu'elle a été transmise et reçue par les services du rectorat en application de l'article L. 719-7 du code de l'éducation ;
- qu'à supposer que cette délibération soit exécutoire, il n'est pas établi qu'elle fixerait les capacités d'accueil et les critères de sélection objectifs tenant aux mérites des candidats ;
- la décision est entachée d'un vice de procédure, dès lors qu'il n'est pas établi que les candidatures ont été examinées conformément aux modalités fixées par le conseil d'administration d'établissement et que le jury ayant instruit les candidatures a été régulièrement créé et composé par décision du chef d'établissement ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit, dès lors que le directeur de l'université s'est cru à tort lié par la décision du jury d'admission.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 12 et 13 août 2024, l'Université Sorbonne Paris Nord, représentée par la SCP Charrel et associés, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de M. A en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- l'urgence n'est pas caractérisée ;
- aucun des moyens soulevés n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique qui s'est tenue le 13 août 2024 :
- le rapport de Mme Van Maele, juge des référés ;
- les observations de Me Saidou, substituant Me Verdier, pour M. A, qui déclare se désister de sa requête et sollicite un report de clôture pour pouvoir déposer des " écritures en désistement " ;
- les observations de Me Theuil, pour l'Université Sorbonne Paris Nord, qui prend acte du désistement de M. A.
La clôture de l'instruction a été différée, lors de l'audience, au 14 août 2024 à 12h.
Par un mémoire, enregistré le 14 août 2024, M. A déclare se désister de toutes ses conclusions.
Vu :
- la requête, enregistrée le 24 juillet 2024 sous le numéro 2410557, tendant à l'annulation de la décision contestée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Van Maele, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
1. Le premier alinéa de l'article 20 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 dispose que " dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente () ". Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de prononcer l'admission provisoire de M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur le désistement :
2. Par un mémoire enregistré le 14 août 2024, M. A déclare se désister de l'ensemble de ses conclusions. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les conclusions relatives au frais d'instance présentées par l'Université :
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par l'Université Paris Sorbonne Nord sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : M. A est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Il est donné acte du désistement de la requête de M. A.
Article 3 : Les conclusions présentées par l'Université Paris Sorbonne Nord sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à l'Université Sorbonne Paris Nord.
Fait à Montreuil le 19 août 2024.
La juge des référés,
S. Van Maele
La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026