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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2416840

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2416840

jeudi 7 août 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2416840
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantMEYER

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait un arrêté du préfet de la Haute-Savoie l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant un retour pendant un an. Saisi d'un recours pour excès de pouvoir, le tribunal a estimé que les moyens de légalité externe (incompétence de la signataire et absence de signature) étaient manifestement infondés, la délégation de signature étant régulière. Les autres moyens, tirés de la méconnaissance de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et d'une erreur manifeste d'appréciation, ont été jugés insuffisamment précis. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance du 9 octobre 2024, le vice-président du Tribunal administratif de Grenoble a transmis au Tribunal administratif de Montreuil le dossier de la requête de M. B A.

Par cette requête enregistrée le 20 novembre 2024, M. A, représenté par Me Meyer, demande au Tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 19 octobre 2024 par lequel le préfet de la Haute-Savoie l'a obligé à quitter sans délai le territoire français en fixant le pays de destination et lui a interdit de retourner sur le territoire français pendant une année ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu :

- la décision du 30 mai 2025 accordant à M. A le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant malien, demande l'annulation de l'arrêté du 19 octobre 2024 par lequel le préfet de la Haute-Savoie l'a obligé à quitter sans délai le territoire français en fixant le pays de destination et lui a interdit de retourner sur le territoire français pendant une année.

2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les premiers vice-présidents des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours () les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés () ou des moyens inopérants ou des moyens qui () ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé () ".

3. En premier lieu, par un arrêté du 29 août 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs du même jour, le préfet de la Haute-Savoie a donné délégation à Mme C, sous-préfète, pour signer, notamment, l'arrêté litigieux. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de sa signataire est manifestement infondé.

4. En deuxième lieu, l'arrêté comporte la signature de son auteure. Le moyen tiré de de l'absence d'une telle mention est ainsi manifestement infondé.

5. En troisième lieu, les moyens tirés d'une méconnaissance de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que le requérant peut être regardé comme soulevant, et d'une erreur manifeste d'appréciation, qui ne font l'objet que de brefs développements et d'aucune pièce, ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.

6. Dès lors que la requête de M. A ne comporte que des moyens de légalité externe manifestement infondés ou qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien, elle peut être rejetée sur le fondement des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, en toutes ses conclusions.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête susvisée de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Montreuil, le 7 août 2025.

Le premier vice-président,

Signe

P. Le Garzic

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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