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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2418520

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2418520

jeudi 5 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2418520
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation10ème chambre
Avocat requérantKANZA

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. D, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-de-Marne du 4 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation et de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, le juge considérant que la décision était suffisamment motivée et proportionnée. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la Convention européenne des droits de l'homme.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n° 2412154 du 24 décembre 2024, la présidente du tribunal administratif de Melun a transmis au tribunal administratif de Montreuil, en application de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, le dossier de la requête de M. D.

Par une requête enregistrée le 2 octobre 2024 au greffe du tribunal administratif de Melun, M. A D, représenté par Me Kanza, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 4 septembre 2024 par lequel le préfet du Val-de-Marne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a interdit de revenir sur le territoire français pour une durée de deux ans ;

2°) d'enjoindre au préfet territorialement compétent de réexaminer sa situation administrative dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard et de lui délivrer, dans l'attente de ce réexamen, une autorisation provisoire de séjour, ainsi que de procéder sans délai à l'effacement de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est entachée d'incompétence ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur de fait faute pour le préfet de démontrer que la décision ne porte pas une atteinte disproportionnée à mener une vie privée et familiale normale et qu'il ne serait pas exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences pour sa situation personnelle.

S'agissant de la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :

- elle est insuffisamment motivée ;

- les dispositions refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire sont contraires à l'article 7.2 de la directive 2008/115/CE.

S'agissant de la décision fixant le pays de destination :

- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans :

- elle a été prise par une autorité incompétente ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- sa durée est excessive et elle est entachée d'une erreur d'appréciation au regard des dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

- elle méconnaît les directives communautaires.

Par un mémoire en défense, enregistré le 13 mars 2025, le préfet du Val-de-Marne, représenté par Me Termeau, conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 25 mars 2025, la clôture de l'instruction a été fixée au 2 mai 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la directive 2008/115/CE du 16 décembre 2008 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Abdat, conseillère, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 4 septembre 2024, le préfet du Val-de-Marne a obligé M. D, ressortissant tunisien né le 26 avril 1994 à Tunis, à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a interdit de revenir sur le territoire français pour une durée de deux ans. Par la présente requête, M. D demande l'annulation de ces décisions.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

2. En premier lieu, l'arrêté contesté a été signé par M. B C, adjoint à la cheffe du bureau de l'éloignement et du contentieux de la direction des migrations et de l'intégration de la préfecture du Val-de-Marne. Par un arrêté n° 2024/02023 du 26 juin 2024, régulièrement publié le 27 juin 2024 au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet du Val-de-Marne a donné délégation à M. C à l'effet de signer les décisions d'obligation de quitter le territoire français, en cas d'absence ou d'empêchement d'autorités dont il ne ressort pas des pièces du dossier qu'elles n'ont pas été absentes ou empêchées. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision doit être écarté.

3. En deuxième lieu, l'arrêté contesté vise les stipulations et dispositions dont il fait application, notamment les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il mentionne que M. D ne justifie pas être entré régulièrement sur le territoire français, qu'il s'y est maintenu irrégulièrement et n'a jamais sollicité la délivrance d'un titre de séjour, et que ses liens personnels et familiaux avec la France ne sont pas intenses et stables. La décision contestée comporte ainsi les considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement. Le moyen tiré de ce que cette décision est insuffisamment motivée doit dès lors être écarté.

4. En troisième lieu, si le requérant soutient que le préfet du Val-de-Marne aurait entaché sa décision d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle dès lors qu'il ne prend pas en compte les risques auxquels il s'exposerait en cas de retour dans son pays d'origine, ce moyen est inopérant à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français, qui n'a pas pour objet ou pour effet de le renvoyer en Tunisie. En tout état de cause, M. D n'apporte aucun élément relatif aux risques encourus, alors qu'il ressort au demeurant du procès-verbal de son audition par les services de police le 4 septembre 2024 qu'il a déclaré être venu en France pour travailler, ne pas être persécuté dans son pays d'origine et ne pas avoir effectué de demande d'asile. Par suite, le moyen tiré d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle doit être écarté.

5. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a le droit au respect sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sécurité publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

6. Le requérant se borne à soutenir qu'il est dans l'impossibilité de retourner en Tunisie, pays avec lequel il n'a plus de relation. Toutefois, il ressort du procès-verbal de son audition par les services de police le 4 septembre 2024 qu'il déclare être entré en France en 2022, est célibataire et sans enfant et que sa famille réside dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de 28 ans. En outre, son insertion professionnelle en tant qu'opérateur de parc d'attraction est récente. Dans ces conditions, eu égard à la durée et aux conditions de son séjour en France, la décision contestée n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au but en vue duquel elle a été prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

7. En quatrième lieu, il ressort de ce qui a été dit au point précédent que le requérant, auquel il appartient de le démontrer, n'établit pas que la décision contestée porterait une atteinte disproportionnée à son droit à mener une vie privée et familiale normale. En tout état de cause, il n'établit pas qu'il serait exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré d'erreurs de fait dont est entachée la décision contestée doit être écarté.

8. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés aux points 4, 6 et 7, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du Val-de-Marne a entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur la situation personnelle de M. D.

En ce qui concerne la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :

9. En premier lieu, la décision portant refus de délai de départ volontaire précise qu'aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire à l'étranger au sujet duquel il existe un risque qu'il se soustraie à la mesure d'éloignement, risque considéré comme établi en l'espèce dès lors que M. D ne justifie pas être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour et ne justifie d'aucune circonstance exceptionnelle justifiant que le préfet s'abstienne de prendre une telle décision. La décision contestée comporte ainsi l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et est suffisamment motivée.

10. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () / 3o Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3o de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1o L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () ".

11. Si M. D soutient que les dispositions de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sont contraires aux objectifs de la directive 2008/115/CE du 16 décembre 2008, et notamment son article 7.2 qui prévoit la possibilité de prolonger le délai de départ volontaire, cet article énumère et définit précisément les cas ou critères objectifs sur la base desquels, sauf circonstance particulière, l'autorité préfectorale peut considérer qu'il existe un risque que l'étranger se soustraie à l'obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet, conformément aux objectifs fixés par l'article 7.4 de cette directive. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de la directive 2008/115/CE du 16 décembre 2008 ne peut qu'être écarté.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

12. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit ci-dessus que la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, M. D ne saurait se prévaloir, par la voie de l'exception, de l'illégalité de cette décision pour demander l'annulation de la décision fixant le pays de destination.

13. En second lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".

14. Ainsi qu'il a été dit au point 4, si le requérant fait état de craintes pour sa vie et sa sécurité, il n'apporte aucune précision ni aucun élément de nature à établir qu'il encourrait des risques de traitements inhumains ou dégradants. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit, par suite, être écarté.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans :

15. En premier lieu, l'arrêté contesté a été signé par M. B C, adjoint à la cheffe du bureau de l'éloignement et du contentieux de la direction des migrations et de l'intégration de la préfecture du Val-de-Marne. Par un arrêté n° 2024/02023 du 26 juin 2024, régulièrement publié le 27 juin 2024 au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet du Val-de-Marne a donné délégation à M. C à l'effet de signer les décisions d'interdiction de retour, en cas d'absence ou d'empêchement d'autorités dont il ne ressort pas des pièces du dossier qu'elles n'ont pas été absentes ou empêchées. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision doit être écarté.

16. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".

17. Il ressort des termes de la décision attaquée que le préfet du Val-de-Marne a cité les dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et s'est fondé sur la circonstance que le requérant est entré en France en 2022 et qu'il ne justifie pas de liens intenses ou anciens avec la France. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.

18. En troisième lieu, si M. D se prévaut d'une durée de séjour en France de deux années, il ressort des pièces du dossier que l'intéressé est célibataire et sans enfant, justifie d'une activité professionnelle récente et n'est pas isolé dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de 28 ans et où résident encore des membres de sa famille. Dans ces conditions, M. D n'est pas fondé à soutenir que le préfet du Val-de-Marne aurait entaché sa décision d'une erreur d'appréciation en prononçant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans.

19. En quatrième lieu, il résulte de ce qui a été dit ci-dessus que la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, M. D ne saurait se prévaloir, par la voie de l'exception, de l'illégalité de cette décision pour demander l'annulation de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français.

20. En cinquième lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés aux points 6 et 18, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

21. En dernier lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des directives communautaires n'est pas assorti de précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé et doit, par suite, être écarté.

22. Il résulte de tout ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 4 septembre 2024 du préfet du Val-de-Marne. Par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ainsi que celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. D est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A D et au préfet du Val-de-Marne.

Délibéré après l'audience du 22 mai 2025, à laquelle siégeaient :

- Mme Mach, présidente,

- Mme Syndique, première conseillère,

- Mme Abdat, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juin 2025.

La rapporteure,

G. Abdat La présidente,

A-S Mach

Le greffier,

S. Werkling

La République mande et ordonne au préfet du Val-de-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

No 2418520

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