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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2503331

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2503331

lundi 4 août 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2503331
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantMICHEL KIMIKO

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montreuil a constaté le désistement d'office de Mme A, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Cette décision fait suite au rejet de sa demande de suspension en référé, l'ayant informée de l'obligation de confirmer le maintien de sa requête au fond sous un mois, conformément à l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. Aucune confirmation n'étant parvenue dans le délai imparti, le tribunal a donné acte du désistement par ordonnance.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 25 février 2025, Mme B A, représentée par Me Kimiko Michel, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler la décision par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé implicitement sa demande de renouvellement de son titre de séjour ;

3°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis, à titre principal, de lui délivrer une carte de séjour " visiteur " dans un délai de quinze jours sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou à défaut de procéder au réexamen de sa situation administrative dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte, et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour, ou à titre subsidiaire d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une attestation de prolongation de l'instruction dans un délai de huit jours sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou à défaut de procéder ay réexamen de sa demande d'attestation de prolongation d'instruction dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Michel de la somme de 2 500 euros sur le fondement des dispositions combinées des article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que son conseil renonce à percevoir la part contributive de l'Etat, ou pour le cas où l'aide juridictionnelle ne lui serait pas accordée, de verser cette somme à elle-même.

Vu

- l'ordonnance du juge des référés n° 2503333 du 17 mars 2025 ;

- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1' Donner acte des désistements ; () ". Aux termes de l'article R. 612-5-2 du même code : " En cas de rejet d'une demande de suspension présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 au motif qu'il n'est pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il appartient au requérant, sauf lorsqu'un pourvoi en cassation est exercé contre l'ordonnance rendue par le juge des référés, de confirmer le maintien de sa requête à fin d'annulation ou de réformation dans un délai d'un mois à compter de la notification de ce rejet. A défaut, le requérant est réputé s'être désisté. / Dans le cas prévu au premier alinéa, la notification de l'ordonnance de rejet mentionne qu'à défaut de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d'un mois, le requérant est réputé s'être désisté ".

2. La requête en référé n° 2503333 de Mme A tendant à la suspension de l'exécution de la décision en litige a été rejetée par ordonnance du 17 mars 2025 au motif qu'aucun des moyens qu'elle y avait présentés n'était propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de cette décision. Mme A a été, en application des dispositions de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, informée, dans la notification de l'ordonnance de référé, de ce qu'il lui appartenait de confirmer expressément, dans le délai d'un mois, le maintien de sa requête au fond et de ce qu'à défaut de confirmation, elle serait réputée s'être désistée d'office. Aucune confirmation n'étant parvenue à la juridiction dans ce délai, Mme A doit être réputée s'être désistée de sa requête. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ce désistement.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de Mme A.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et au préfet de la Seine-Saint-Denis.

Fait à Montreuil, le 4 août 2025.

Le président de la 11e chambre

M. C

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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