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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2509988

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2509988

mercredi 20 août 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2509988
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantASSESSO

Résumé IA

Cette ordonnance du Tribunal administratif de Montreuil rejette la requête de Mme A..., qui demandait, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, qu’il soit enjoint au préfet de statuer sur sa demande d’autorisation de travail. Le juge des référés se déclare incompétent territorialement, en application de l’article R. 312-10 du même code, au motif que le litige relatif à une autorisation de travail relève de la compétence du tribunal dans le ressort duquel se trouve l’établissement employeur, situé à Miserey-Salines (Doubs). La requête est donc rejetée par ordonnance sur le fondement de l’article R. 522-8-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 10 juin 2025, Mme B... A..., représentée par Me Assesso, demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de statuer sur sa demande d’autorisation de travail dans un délai de huit jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :
D’une part, aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ». Aux termes de l’article R. 522-8-1 du même code : « Par dérogation aux dispositions du titre V du livre III du présent code, le juge des référés qui entend décliner la compétence de la juridiction rejette les conclusions dont il est saisi par voie d’ordonnance ».

D’autre part, aux termes de l’article R. 312-10 du code de justice administrative : « Les litiges relatifs aux législations régissant les activités professionnelles, notamment (…) la réglementation du travail (…) relèvent, lorsque la décision attaquée n'a pas un caractère réglementaire, de la compétence du tribunal administratif dans le ressort duquel se trouve soit l'établissement ou l'exploitation dont l'activité est à l'origine du litige, soit le lieu d'exercice de la profession (…) ».

Il résulte de ce qui précède que les litiges relatifs aux autorisations de travail délivrées à des ressortissants étrangers au titre des articles R. 5221-1 et suivants du code du travail constituent des litiges relatifs aux législations régissant les activités professionnelles au sens de l’article R. 312-10 du code de justice administrative et relèvent, par suite, de la compétence du tribunal administratif dans le ressort duquel se trouve soit l'établissement ou l'exploitation dont l'activité est à l'origine du litige, soit le lieu d’exercice de la profession.

Il résulte de l’instruction que la société qui souhaite employer Mme A... a son siège à Miserey-Salines, dans le département du Doubs. Par conséquent, en application des dispositions précitées, le présent litige ne relève pas de la compétence du Tribunal administratif de Montreuil. Dès lors, la requête présentée par Mme A... doit être rejetée selon la procédure régie par l’article L. 522-3 du code de justice administrative et sur le fondement des dispositions précitées de l’article R. 522-8-1 du même code, en toutes ses conclusions.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....


Fait à Montreuil, le 20 août 2025.


Le juge des référés

Signe

P. Le Garzic

La République mande et ordonne au ministre d’Etat, ministre de l’intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.






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