LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2602780

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2602780

lundi 16 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2602780
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a ordonné au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer une ressortissante algérienne pour lui remettre son titre de séjour rectifié dans un délai d'un mois. Le juge a estimé que l'administration, ayant accepté la rectification mais n'ayant pas procédé à sa remise effective, créait un obstacle injustifié au renouvellement du titre, justifiant une mesure d'urgence utile au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La demande d'astreinte a été rejetée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête et un mémoire enregistrés les 7 et 10 février 2026, Mme A... B... demande au juge des référés statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de la convoquer pour qu’elle puisse déposer une demande de titre de séjour rectifié dans un délai de cinq jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Mme B... soutient ne pas pouvoir présenter sa demande titre de séjour faute de s’être vu remettre le titre de séjour rectifié que le préfet de la Seine-Saint-Denis avait cependant accueilli favorablement


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile,
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. C..., premier vice-président, pour statuer en qualité de juge des référés.


Considérant ce qui suit :

Mme B..., ressortissante algérienne titulaire d’un certificat de résidence de dix ans expirant le 26 novembre 2025, a sollicité sa rectification par un changement d’adresse. Le préfet de la Seine-Saint-Denis a accepté ce changement, mais ne lui a pas remis le titre rectifié. Mme B... a par la suite entendu solliciter un renouvellement de son titre de séjour, mais s’est vu opposer l’absence de remise effective de son titre de séjour rectifié. Elle demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de la convoquer afin de la mettre en mesure de demander le renouvellement de son titre de séjour.

Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative ». Saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’une demande qui n’est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d’injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.

Il résulte de l’instruction que Mme B... s’est vu indiquer en 2022 sur son espace sur l’administration numérique pour les étrangers en France que la rectification de son titre de séjour avait été acceptée. Si Mme B... ne fait pas valoir avoir entrepris des démarches pour retirer le titre rectifié, elle justifie en revanche ne pas pouvoir solliciter le renouvellement de son titre de séjour en l’absence de ce titre. Dans ces conditions, en l’absence d’écritures du préfet de la Seine-Saint-Denis faisant état d’un obstacle à la remise effective du titre, Mme B... doit être regardé comme justifiant, au regard de sa situation personnelle et de la nature du titre de séjour sollicité, des conditions d’urgence et d’utilité auxquelles sont subordonnées l’intervention du juge des référés statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative.

Il résulte de ce qui précède qu’il y a lieu d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de délivrer un rendez-vous à Mme B... dans un délai d’un mois à compter de la notification de la présente ordonnance afin de lui remettre son titre de séjour rectifié. Il n’y a pas lieu d’assortir cette injonction d’une astreinte.

O R D O N N E:

Article 1er : Il est enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de délivrer un rendez-vous à Mme B... dans un délai d’un mois à compter de la notification de la présente ordonnance afin de lui remettre son titre de séjour rectifié.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B..., au préfet de la Seine-Saint-Denis et au ministre de l’intérieur.

Fait à Montreuil, le 16 mars 2026.

Le juge des référés,

S
P. C...


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA95Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2515745

01/07/2026

TA83Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2502101

01/07/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608358

01/07/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2607258

01/07/2026

← Retour aux décisions