LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2604175

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2604175

jeudi 12 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2604175
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCABINET TOMASI-DUMOULIN

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus de renouvellement de titre de séjour. Le requérant, un ressortissant algérien, invoquait notamment un vice de procédure lié à l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et une erreur d'appréciation de son état de santé. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale explicite de refus, qui s'était substituée à la décision implicite initialement contestée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 24 février 2026, M. A... B..., représenté par Me Bernard, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire ;

2°) de suspendre l’exécution de la décision de refus de renouvellement de titre de séjour prise par le préfet de la Seine-Saint-Denis le 20 avril 2025 ;

3°) d’enjoindre au préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de trois jours suivant la notification de la décision à intervenir, injonction assortie d'une astreinte fixée à 150 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l’État le versement à Me Bernard de la somme de 2 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, ou à lui verser si par extraordinaire l’aide juridictionnelle ne lui était pas accordée.

M. B... soutient que :
- l’urgence est présumée et caractérisée dans son cas ;

- il y a un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, entachée d’un vice de procédure tiré d’un défaut de communication et de régularité de l’avis de l’Office français de l’immigration et de l’intégration prévu au paragraphe 7 de l’article 6 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l’article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, d’un défaut d’examen de sa situation personnelle, d’une méconnaissance des stipulations du paragraphe 7 de l’article 6 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et d’une erreur d’appréciation des conditions pour se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement de ces stipulations.

Par un mémoire en défense enregistré le 12 mars 2026 à 12h48, le préfet de la Seine-Saint-Denis, représenté par Me Tomasi, conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :
- à titre principal, la requête est irrecevable, car dirigée contre un acte inexistant dès lors que la demande de titre de séjour a été expressément rejetée par un arrêté du 11 mars 2026 ;
- à titre subsidiaire, la requête est infondée, les conditions d’urgence et de doute sérieux sur la légalité de la décision contestée ne sont pas remplies.

Vu :
- la requête tendant à l’annulation de la décision en litige ;
- les autres pièces du dossier.

Vu :
- l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Baffray, vice-président, pour statuer sur les demandes en matière de référés.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique du 12 mars 2026 à 13h30, tenue en présence de M. El Mamouni, greffier d’audience :
- le rapport de M. Baffray ;
- les observations de Me Cambonie, substituant Me Bernard, avocate de M. B..., qui maintient que son état de santé justifie le renouvellement de son titre de séjour car il ne peut bénéficier d’un traitement approprié dans son pays d’origine et soutient, en outre, qu’il y a un doute sérieux sur la compétence du signataire de l’arrêté préfectoral produit en défense puisque celle-ci ne peut être vérifiée en l’absence de date portée sur l’arrêté ;
- les observations de Me Floret, substituant Me Tomasi, avocat du préfet de la Seine-Saint-Denis, insistant sur l’absence de doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée au regard de manque de consistance des moyens tirés d’un vice de procédure et d’erreur d’appréciation de l’état de santé du requérant et de l’existence d’un traitement approprié dans son pays d’origine.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience, à 13h45.


Considérant ce qui suit :

Sur l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle :

Aux termes de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : « Dans les cas d’urgence, (…) l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ».

Au cas particulier, eu égard à l’urgence qui s’attache à ce qu’il soit statué sur sa requête, il y a lieu d’admettre provisoirement M. B... au bénéfice de l’aide juridictionnelle.

Sur le surplus des conclusions de la requête, sans qu’il soit besoin de statuer sur la condition d’urgence et sur la fin de non-recevoir opposée en défense :

Aux termes de l'article de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) ».

La demande de renouvellement de certificat de résidence algérien présentée par M. B... le 20 décembre 2024 ayant été expressément rejetée par l’arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis produit par ce dernier et précisant qu’il a été pris le 11 mars 2026, la requête doit être regardée comme dirigée non plus contre la décision implicite de rejet de la demande de renouvellement intervenue le 20 avril 2025 mais contre cet arrêté préfectoral du 11 mars 2026 en tant qu’il refuse la délivrance d’un titre de séjour à M. B..., qui s’est substituée à la décision implicite du 20 avril 2025.

En l’état de l’instruction, aucun des moyens soutenus par M. B... dans ses écritures ou lors de l’audience n’est propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.

Par suite, les conclusions aux fins de suspension et d’injonction sous astreinte de M. B... ne peuvent qu’être rejetées, de même, par conséquent, que ces celles qu’il a présentées au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


ORDONNE :


Article 1er : M. B... est provisoirement admis à l’aide juridictionnelle.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B..., à Me Bernard, au préfet de la Seine-Saint-Denis et au ministre de l’intérieur.

Fait à Montreuil, le 12 mars 2026.


Le juge des référés,




J.-F. Baffray


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions