Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait l'injonction au préfet de lui délivrer un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'était pas remplie, car la requérante ne justifiait pas de circonstances particulières nécessitant une intervention rapide. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 521-3 et L. 522-3 du même code.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 26 février 2026, Mme A... B..., représentée par Me Jouvin, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un rendez-vous afin qu’elle puisse déposer sa demande de titre de séjour, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir sous astreinte de 150 euros par jour de retard et de lui remettre un récépissé ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 200 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d’urgence est remplie ;
- la condition d’utilité est remplie ;
- la mesure demandée ne fait obstacle à l’exécution d’aucune décision et ne se heurte à aucune contestation sérieuse.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile,
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. C..., premier vice-président, pour statuer en qualité de juge des référés.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative ». Aux termes de l’article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence (…), le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ».
Ainsi qu’il a été dit dans l’ordonnance de la juge des référés du 26 février 2026, Mme B..., qui ne remplit plus les conditions au titre desquelles son séjour a été autorisé en France, ne peut être regardée comme justifiant de circonstances particulières caractérisant la nécessité pour elle d’obtenir rapidement le rendez-vous qu’elle a sollicité le 25 novembre 2025 à fin d’instruction de sa demande de titre de séjour. Dans ces conditions, la condition d’urgence à laquelle les dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative subordonnent le prononcé de la mesure sollicitée par Mme B... ne peut être regardée, au vu de la demande, comme remplie.
Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme B... peut être rejetée selon la procédure régie par l’article L. 522-3 du code de justice administrative, en toutes ses conclusions.
O R D O N N E:
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Fait à Montreuil, le 20 mars 2026.
Le juge des référés,
Sign
P. C...
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.