LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2605198

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2605198

jeudi 12 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2605198
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantDODOU BIENVENUE

Résumé IA

**Sujet principal** : Demande de référé-liberté visant à contester un refus d'entrée et un maintien en zone d'attente. **Juridiction** : Tribunal administratif de Montreuil (formation de référé). **Solution retenue** : Rejet de la requête, car la condition d'urgence n'est plus remplie depuis que la requérante est entrée sur le territoire français suite à une décision judiciaire. **Textes appliqués** : Articles L. 521-2 (conditions du référé-liberté) et L. 522-3 (rejet sans instruction) du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête enregistrée le 8 mars 2026, Mme A... B..., représentée par Me Dodou, demande au juge des référés, statuant en application de l’article L. 521-2 du code de justice administrative :

1°) de l’autoriser à regagner librement le domicile d’un de ses enfants ou, à défaut, celui du couple d’amis qui l’héberge, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, à compter de la décision à intervenir ;

2°) de l’autoriser à quitter la zone d’attente afin de se faire suivre par son médecin traitant, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, à compter de la décision à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 750 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
- la condition d’urgence est remplie, dès lors qu’elle est maintenue en zone d’attente depuis le 4 mars 2026, alors qu’elle souffre d’une pathologie qui nécessite une prise en charge médicale, avec un rendez-vous prévu le 10 mars 2026 et qu’elle ne peut se rendre au chevet de sa fille, qui est hospitalisée ;
- la décision contestée porte une atteinte manifestement grave et illégale à la liberté d’aller et venir, à son droit de mener une vie familiale normale, à la liberté individuelle, à la sauvegarde de la dignité de la personne humaine, à son droit au respect de la vie et de ne pas être soumis à des traitements inhumains et dégradants.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme de Bouttemont, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :


1. Aux termes de l’article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ». En vertu de l’article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d’urgence n’est pas remplie ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée.

2. Mme B..., ressortissante béninoise née le 29 juin 1970, est arrivée le 4 mars 2026 à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle en provenance de Cotonou (Bénin) sur un vol d’Air France. Elle a fait l’objet le même jour d’un refus d’entrée sur le territoire national aux motifs qu’elle n’était pas détentrice d’un document valable attestant le but et les conditions de son séjour et qu’elle ne disposait pas de moyens de subsistance suffisants correspondant à la période et aux modalités du séjour. Elle a été placée en zone d’attente le même jour pour une durée de quatre-vingt-seize heures. Mme B... doit être regardée comme demandant la suspension de l’exécution du refus d’entrée du 4 mars 2026 pris à son encontre.

3. Il résulte de l’instruction que par une ordonnance en date du 8 mars 2026, la juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Bobigny, saisi d’une demande de prolongation, a décidé qu’il n’y avait pas lieu de prolonger le maintien en zone d’attente de Mme B.... Cette dernière est ainsi entrée à cette date sur le territoire français où elle réside. Dans ce cas, l’exécution de la décision de refus d’entrée du 4 mars 2026 prise à son encontre impliquerait nécessairement, le cas échéant, l’intervention préalable d’une mesure d’obligation de quitter le territoire français. Dans ces conditions, l’exécution de la décision en litige n’est plus susceptible de créer, par elle-même, une situation d’urgence caractérisée à quarante-huit heures au sens de l’article L. 521-2 du code de justice administrative.

4. Il résulte de ce qui précède, que la requête de Mme B... doit être rejetée, en toutes ses conclusions, selon la procédure prévue par l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :



Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.


Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....


Fait à Montreuil, le 12 mars 2026.


La juge des référés,



M. de Bouttemont


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516229

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.

01/06/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 515333

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de Mme A..., magistrate, qui demandait le report et l'encadrement de ses auditions par l'inspection générale de la justice (IGJ) dans le cadre d'une enquête administrative. La requérante invoquait une atteinte grave à ses droits de la défense, à sa dignité et à l'indépendance juridictionnelle. Le juge a estimé que l'audition prévue du 4 au 7 mai 2026, qui ne préjugeait pas de l'issue de l'enquête ni d'éventuelles poursuites disciplinaires, n'était pas susceptible de porter une atteinte manifestement disproportionnée à ses droits. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la condition d'urgence n'étant pas retenue comme caractérisant une illégalité grave.

03/05/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 509298

Le Conseil d'État rejette la requête de M. A... pour défaut d'intérêt à agir, les circonstances invoquées (qualité de citoyen, d'usager ou de professionnel) n'étant pas suffisamment directes et certaines pour contester la nomination du président du conseil d'administration de l'OFII. La portée de cette décision est de rappeler la rigueur du contrôle de l'intérêt à agir en matière de nominations aux emplois publics.

09/04/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 507528

Le Conseil d'État refuse d'admettre le pourvoi de La Poste contre l'ordonnance ayant suspendu la révocation de M. B..., estimant qu'aucun moyen sérieux n'est soulevé.

09/04/2026

← Retour aux décisions