Sujet principal : Demande d'injonction adressée au préfet pour statuer sur une demande de titre de séjour.
Juridiction : Tribunal Administratif de Montreuil (ordonnance du premier vice-président).
Solution retenue : Rejet de la requête, jugée manifestement irrecevable.
Textes appliqués : Article R. 421-1 du code de justice administrative (nécessité d'un recours contre une décision) et 4° de l'article R. 222-1 du même code (procédure de rejet pour irrecevabilité manifeste). Le juge estime ne pas pouvoir enjoindre l'administration en l'absence de base légale.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 9 mars 2026, M. A... B... demande au tribunal d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de statuer sur sa demande de titre de séjour.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, les premiers vice-présidents de tribunal administratif peuvent, par ordonnance, « rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (…) ». Cette procédure ne nécessite ni instruction contradictoire préalable, ni convocation d’une audience.
Aux termes de l’article R. 421-1 du même code : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision (…) ».
Il n'appartient pas au juge administratif d'adresser des injonctions à l'administration en dehors des cas prévus par la loi, ni de faire œuvre d'administrateur. M. B... sollicite le tribunal afin qu’il enjoigne au préfet de la Seine-Saint-Denis de statuer sur sa demande de titre de séjour. Dans ces conditions, sa requête, qui ne comporte qu’une conclusion à fin d’injonction, est manifestement irrecevable et ne peut qu’être rejetée par application des dispositions de 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Montreuil, le 20 mars 2026.
Le premier vice-président,
P. Le Garzic
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.