jeudi 11 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-1907180 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | DE FROMENT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 7 juin 2019 et le 27 octobre 2020, Mme D C, représentée par Me de Froment, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 25 mars 2019 par laquelle la ministre de la transition écologique et solidaire et de la cohésion des territoires l'a placée en disponibilité d'office du 19 octobre 2018 au 18 octobre 2019 ;
2°) d'enjoindre à la ministre de la placer en congé de maladie imputable au service ou à tout le moins en congé de longue durée à compter du 18 octobre 2016 pour syndrome anxio-dépressif, avec conservation des primes allouées et en toute hypothèse de réexaminer son dossier dans le sens du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard à compter de l'intervention de ce jugement ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient, dans le dernier état de ses écritures, que :
- la décision attaquée est entachée d'incompétence ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle n'a pas été précédée de la consultation du comité médical ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que la ministre ne l'a jamais invitée à présenter une demande de reclassement avant de la placer en disponibilité d'office ;
- elle est entachée d'une erreur de qualification juridique des faits et d'une erreur d'appréciation dès lors qu'elle a droit à être placée en congé de maladie imputable au service ou en congé de longue durée à raison de son état anxio-dépressif ;
- l'administration n'était pas en situation de compétence liée pour prendre cette décision.
La ministre de la transition écologique a produit des mémoires en défense, enregistrés le 6 octobre 2020 et le 28 septembre 2021, par lesquels elle conclut au rejet de la requête, faisant valoir que les moyens invoqués sont inopérants dès lors qu'elle se trouvait en situation de compétence liée.
Par un courrier du 14 janvier 2021, une médiation a été proposée aux parties, qui l'ont acceptée. Après l'échec de la médiation, l'affaire est retournée à l'instruction le 12 septembre 2023.
La clôture de l'instruction a été fixée au 2 novembre 2023 par une ordonnance du 2 octobre 2023.
Un mémoire a été produit pour Mme C le 31 octobre 2023 et n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 ;
- le décret n° 86-442 du 14 mars 1986 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Bories, présidente-rapporteure,
- les conclusions de M. Lebdiri, rapporteur public,
- et les observations de Me de Froment, représentant Mme C.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D C, adjointe administrative principale affectée au conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD) du ministère de la transition écologique et solidaire, a été placée en congé de longue maladie du 18 octobre 2015 au 17 octobre 2016. A l'issue de ce congé, le médecin agréé a conclu à la reprise d'une activité dans le cadre d'un mi-temps thérapeutique et le comité médical a émis un avis en ce sens le 17 octobre 2016. Toutefois, suite à la réception d'un arrêt maladie à compter du 18 octobre 2016, l'intéressée a été placée en congé de maladie ordinaire. Le 26 avril 2017, le médecin agréé a conclu à une reprise d'activité et le comité médical a émis un avis en ce sens le 29 mai 2017. Mme C n'ayant pas déféré à l'invitation de son employeur de reprendre son travail, elle a été mise en demeure de le faire ou de présenter des éléments de nature médicale par un courrier du 3 juillet 2017. Au terme d'un troisième examen réalisé le 3 janvier 2018, le médecin agréé a établi un rapport de carence en présence d'une patiente non compliante. Le comité médical s'est prononcé le 19 février 2018 en faveur d'une reprise de l'activité dans le cadre d'un mi-temps thérapeutique à compter du lendemain. Le 12 avril 2018, Mme C a fait parvenir à son employeur un nouvel arrêt de travail valable jusqu'au 27 mai 2018 ainsi qu'un dossier à l'attention du comité médical ne sollicitant pas, toutefois, l'octroi d'un congé de longue maladie ou de longue durée. Par une décision du 4 mai 2018, le président de la section " ressources humaines et moyens " du conseil général de l'environnement et du développement durable du ministère de la transition écologique et solidaire lui a prescrit de reprendre son activité dans le cadre d'un mi-temps thérapeutique au plus tard le 22 mai 2018. Mme C a alors demandé à la ministre, le 14 juin 2018, de la placer en congé de maladie imputable au service ou à tout le moins en congé de longue durée pour syndrome anxio-dépressif, à compter du 18 octobre 2016. La ministre a implicitement rejeté cette demande. L'intéressée a ensuite été convoquée à des expertises médicales fixées aux 13 et 30 novembre 2018 pour déterminer son aptitude à reprendre le service mais ne s'y est pas présentée, indiquant en dernier lieu qu'elle n'était " pas en mesure de déférer à une réunion médicale ". Par décision du 25 mars 2019, la ministre l'a placée en disponibilité d'office du 19 octobre 2018 au 18 octobre 2019. C'est la décision attaquée par la présente requête.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article 34 de la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat : " Le fonctionnaire en activité a droit : / () 2° A des congés de maladie dont la durée totale peut atteindre un an pendant une période de douze mois consécutifs en cas de maladie dûment constatée mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. () / Toutefois, si la maladie provient de l'une des causes exceptionnelles prévues à l'article L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite, à l'exception des blessures ou des maladies contractées ou aggravées en service, le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à mise à la retraite. Il a droit, en outre, au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident ; / 3° A des congés de longue maladie d'une durée maximale de trois ans dans les cas où il est constaté que la maladie met l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions, rend nécessaire un traitement et des soins prolongés et qu'elle présente un caractère invalidant et de gravité confirmée. () ". Aux termes de l'article 25 du décret du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des comités médicaux et des commissions de réforme, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires : " () L'administration peut faire procéder à tout moment à la contre-visite du demandeur par un médecin agréé ; le fonctionnaire doit se soumettre, sous peine d'interruption du versement de sa rémunération, à cette contre-visite. () ". Et aux termes de l'article 27 de ce même décret : " () Lorsqu'un fonctionnaire a obtenu pendant une période de douze mois consécutifs des congés de maladie d'une durée totale de douze mois, il ne peut, à l'expiration de sa dernière période de congé, reprendre son service sans l'avis favorable du comité médical : en cas d'avis défavorable, s'il ne bénéficie pas de la période de préparation au reclassement prévue par le décret n° 84-1051 du 30 novembre 1984 pris en application de l'article 63 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat en vue de faciliter le reclassement des fonctionnaires de l'Etat reconnus inaptes à l'exercice de leurs fonctions, il est soit mis en disponibilité, soit reclassé dans un autre emploi, soit, s'il est reconnu définitivement inapte à l'exercice de tout emploi, admis à la retraite après avis de la commission de réforme. () ".
3. Ainsi qu'il a été dit au point 1, à l'issue du congé de longue maladie d'un an de Mme C, le 17 octobre 2016, le médecin agréé l'ayant examinée n'en a pas proposé le renouvellement mais a préconisé une reprise d'activité dans le cadre d'un mi-temps thérapeutique. Mme C a, depuis cette date, été placée en congé de maladie ordinaire et il est constant qu'à la date de la décision attaquée, elle avait épuisé ses droits statutaires à bénéficier d'un tel congé et n'avait pas été déclarée totalement inapte à la reprise de son activité. Dans cette circonstance et à la condition que le comité médical ait émis un avis défavorable à la reprise de son activité par l'intéressée, l'administration avait alors le choix, soit de la placer en disponibilité d'office comme elle l'a fait, soit de la reclasser dans un autre emploi, soit d'engager une procédure d'admission à la retraite. Elle avait également la possibilité de faire procéder à une contrevisite de l'intéressée par un médecin agréé et d'engager, en cas d'aptitude constatée, une procédure d'abandon de poste. Dans ces conditions, l'administration, qui ne se trouvait pas en situation de compétence liée, ne peut utilement faire valoir que l'ensemble des moyens de la requête seraient, de ce fait, inopérants.
4. Mme A B, cheffe du bureau de la gestion administrative et de la paye des agents de la filière administrative, sociale et médico-sociale, qui a signé la décision attaquée, bénéficiait d'une délégation de signature du directeur des ressources humaines du ministère de la transition écologique et solidaire en date du 29 janvier 2019, régulièrement publiée au journal officiel de la République française le 3 février 2019, à l'effet notamment de signer tous actes, arrêtés et décisions, à l'exclusion des décrets, dans les affaires relatives à la gestion administrative et à la paye des agents de la filière administrative, sociale et médico-sociale ainsi que des emplois de direction et des architectes urbanistes de l'Etat. Le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision attaquée manque ainsi en fait.
5. La décision plaçant d'office un fonctionnaire en disponibilité en raison de l'expiration de ses droits statutaires à congé de maladie ne relève d'aucune des catégories de décisions qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Mme C ne peut donc utilement soutenir que la décision attaquée n'aurait pas été motivée.
6. Aux termes de l'article 7 du décret susvisé du 14 mars 1986 : " Les comités médicaux () sont consultés obligatoirement en ce qui concerne : () 6. La mise en disponibilité d'office pour raison de santé et son renouvellement ; () ". Un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable, suivie à titre obligatoire ou facultatif, n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer une influence sur le sens de la décision prise ou qu'il a privé les intéressés d'une garantie.
7. Au cas particulier, si le ministre établit avoir vainement convoqué Mme C à plusieurs reprises à compter du 26 octobre 2018 en vue d'expertises par des médecins agréés destinées à apprécier son aptitude à reprendre le service, il ne ressort pas des pièces du dossier que cette carence de l'intéressée aurait été formellement constatée, ni que la ministre aurait formellement consulté le comité médical, le cas échéant au vu d'un constat de carence de ces praticiens. Il s'ensuit qu'en plaçant Mme C en disponibilité d'office sans avoir saisi au préalable le comité médical, la ministre a entaché sa décision d'un vice de procédure. Il ressort toutefois des pièces du dossier qu'en réponse à la première convocation adressée le 26 octobre 2018, Mme C s'est bornée à adresser un courrier faisant état de son " emploi du temps chargé tant sur le plan médical que sur le plan administratif " ne lui permettant pas de se rendre à la consultation fixée le 30 novembre suivant avec un rhumatologue, compte tenu d'un " rendez-vous médical pour surveillance attentive de [s]on état de santé " fixé le même jour et qu'elle a justifié par un certificat de son médecin généraliste confirmant l'existence de ce rendez-vous sans en préciser toutefois l'impériosité. En réponse à la seconde convocation adressée le 5 novembre 2018, Mme C a de nouveau invoqué son " emploi du temps chargé tant sur le plan médical que sur le plan administratif " et en particulier la nécessité d'accomplir " une formalité personnelle pour subvenir à [s]es besoins " ne lui permettant pas d'honorer la consultation avec un psychiatre fixée au 13 novembre suivant et qu'elle a justifiée par la suite par un rendez-vous avec son assistante sociale fixé, toutefois, le 15 novembre 2018. Enfin, en réponse aux courriels de son administration des 11 et 21 février 2019, lui demandant ses disponibilités pour fixer ces deux rendez-vous, elle s'est bornée à indiquer qu'elle n'était " pas en mesure de déférer à une réunion médicale " et a produit un nouveau certificat médical de son médecin généraliste établi le 22 février 2019 indiquant que l'intéressée n'était " pas en état de faire l'objet d'une expertise dans l'immédiat " sans préciser toutefois dans quel délai celle-ci pourrait être envisagée et sous quelles conditions. A la date de la décision attaquée, et alors que plus d'un mois s'était écoulé depuis l'établissement de ce certificat médical, Mme C n'avait pas repris contact avec son administration, soit pour lui indiquer ses disponibilités en vue de l'organisation des expertises susmentionnées, soit pour lui préciser au contraire qu'elle n'était toujours pas en état de s'y soumettre. Il s'ensuit que, compte tenu du comportement de Mme C visant à faire obstruction à l'instruction de son dossier et en particulier à la vérification de son aptitude à reprendre le service, le vice de procédure commis par la ministre n'a pas, dans les circonstances de l'espèce, privé l'intéressée d'une garantie ni exercé une influence sur le sens de la décision attaquée. Il s'ensuit que le moyen doit être écarté.
8. Si Mme C soutient que la décision attaquée est entachée d'une erreur de qualification juridique des faits et d'une erreur d'appréciation de son état de santé dès lors qu'elle aurait dû être placée en congé de maladie imputable au service ou à tout le moins en congé de longue durée eu égard à son état anxio-dépressif, il résulte des constatations opérées au point 7 qu'elle n'a pas mis en mesure l'administration d'apprécier cet état. Les pièces médicales qu'elle produit à l'instance, qui se limitent à des certificats établis par des médecins de ville ou hospitalier, qui, au demeurant, l'ont examinée au titre de ses pathologies aux pieds survenues à la suite d'un accident de la vie privée le 13 avril 2014, ayant pour leur part seulement constaté un retentissement émotionnel sur son état psychologique de ces pathologies, un sentiment d'injustice à la suite d'une prise en charge médicale inefficiente de celles-ci, un sentiment de " déconsidération " ou de " dépréciation ", un épuisement dû aux " nombreuses démarches administratives " qu'elle a accomplies et un sentiment d'incertitude lié à son avenir sur le plan financier. Ces certificats n'établissent en tout état de cause aucun lien direct entre ce retentissement émotionnel et le service. Il s'ensuit que la ministre n'a pas entaché sa décision d'une erreur de qualification juridique des faits et d'une erreur d'appréciation en plaçant Mme C en disponibilité d'office.
9. Aux termes de l'article 63 de la loi du 11 janvier 1984, dans sa rédaction applicable à la date de la décision attaquée : " Lorsque les fonctionnaires sont reconnus, par suite d'altération de leur état physique, inaptes à l'exercice de leurs fonctions, le poste de travail auquel ils sont affectés est adapté à leur état physique. Lorsque l'adaptation du poste de travail n'est pas possible, ces fonctionnaires peuvent être reclassés dans des emplois d'un autre corps s'ils ont été déclarés en mesure de remplir les fonctions correspondantes. / En vue de permettre ce reclassement, l'accès à des corps d'un niveau supérieur, équivalent ou inférieur est ouvert aux intéressés, quelle que soit la position dans laquelle ils se trouvent, selon les modalités retenues par les statuts particuliers de ces corps, en exécution de l'article 26 ci-dessus et nonobstant les limites d'âge supérieures, s'ils remplissent les conditions d'ancienneté fixées par ces statuts. Un décret en Conseil d'Etat détermine les conditions dans lesquelles le reclassement, qui est subordonné à la présentation d'une demande par l'intéressé, peut intervenir. () ".
10. Il résulte de la combinaison des dispositions citées aux points 2 et 9 que le fonctionnaire dont les blessures ou la maladie proviennent d'un accident de service, d'une maladie contractée ou aggravée en service ou de l'une des autres causes exceptionnelles prévues à l'article L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite, et qui se trouve dans l'incapacité permanente de continuer ses fonctions au terme d'un délai de douze mois à compter de sa mise en congé de maladie, sans pouvoir bénéficier d'un congé de longue maladie ou d'un congé de longue durée, doit bénéficier de l'adaptation de son poste de travail ou, si celle-ci n'est pas possible, être mis en mesure de demander son reclassement dans un emploi d'un autre corps ou cadre d'emplois, s'il a été déclaré en mesure d'occuper les fonctions correspondantes.
11. Il résulte des constatations opérées au point 8, selon lesquelles l'état anxio-dépressif dont se prévaut la requérante n'est pas imputable au service, que Mme C ne peut utilement soutenir que l'administration était tenue de la mettre en mesure de solliciter un reclassement.
12. Il résulte de tout ce qui précède que Mme C n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 25 mars 2019 par laquelle la ministre de la transition écologique et solidaire et de la cohésion des territoires l'a placée en disponibilité d'office du 19 octobre 2018 au 18 octobre 2019.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
13. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fins d'annulation, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions susvisées doivent être rejetées.
Sur les frais de l'instance :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à Mme C la somme qu'elle réclame au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
Par ces motifs, le tribunal décide :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D C et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Délibéré après l'audience du 14 décembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Bories, présidente,
M. Bourragué, premier conseiller,
Mme Goudenèche, conseillère,
Assistés de Mme Nimax, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 janvier 2024.
La présidente-rapporteure,
signé
C. Bories
L'assesseur le plus ancien
signé
S. Bourragué
La greffière,
signé
S. Nimax
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026