mardi 29 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-1910735 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème Chambre |
| Avocat requérant | CABINET D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête n°1910735, enregistrée le 27 août 2019, Mme D F, représentée par Me Moreau, demande au tribunal :
1°) d'annuler :
- la décision du 8 avril 2019 par laquelle la directrice académique des services de l'éducation nationale (DASEN) des Hauts-de-Seine a fixé la date de fin de son inaptitude à l'exercice de ses fonctions, la date de consolidation de ses lésions, la date de fin de prise en charge de ses soins post-consolidation, la date de sa reprise à mi-temps thérapeutique et l'a informée qu'elle ne pouvait pas prétendre à une allocation temporaire d'invalidité ;
- la décision implicite de rejet de son recours gracieux contre cette décision ;
2°) d'enjoindre l'Etat à réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de condamner l'Etat au paiement des frais d'expertise ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que la décision du 8 avril 2019 est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors qu'elle s'appuie sur une expertise du 8 février 2019 dont les conclusions ont été contredites par une seconde expertise du 19 mai 2015, qui retient une date de consolidation plus tardive et un déficit fonctionnel permanent plus élevé.
Par un mémoire en défense et des pièces complémentaires, enregistrés les 16 octobre 2020 et 8 octobre 2021, la rectrice de l'académie de Versailles, conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 17 novembre 2021, la clôture de l'instruction a été fixée au
17 décembre 2021.
II. Par une requête n°2115656, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Melun le 4 novembre 2021 et transmise au tribunal administratif de Cergy-Pontoise par une ordonnance du 16 décembre, Mme F, représentée par Me Moreau, demande au tribunal :
1°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 17 678 euros assortie des intérêts au taux légal à la date de la réception de sa demande indemnitaire préalable et de leur capitalisation, en réparation de ses préjudices résultant de l'accident de service du 24 mars 2016 ;
2°) de condamner l'Etat au paiement de la somme de 2 100 euros au titre des frais d'expertise ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la responsabilité sans faute de l'Etat, résultant de son accident de service du 24 mars 2016, est engagée ;
- le fait que son taux de déficit fonctionnel permanent soit inférieur au seuil de 10 % donnant lieu au versement de la rente d'invalidité ne fait pas obstacle à ce qu'elle obtienne réparation de ses préjudices extrapatrimoniaux ;
- ces derniers seront réparés en lui allouant les sommes de 10 454 euros au titre du déficit fonctionnel permanent, 1 524 euros au titre de son déficit fonctionnel temporaire, 2 700 euros au titre des souffrances endurées et 3 000 euros au titre de son préjudice d'agrément.
Les écritures ont été communiquées à la rectrice de l'académie de Versailles, laquelle n'a produit aucune observation malgré une mise en demeure qui lui a été adressée le 9 mai 2022.
Les écritures ont été communiquées à la Mutuelle générale de l'éducation nationale (MGEN) des Yvelines qui n'a produit aucune observation.
Par ordonnance du 9 mai 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 13 juin 2022.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le rapport de l'expert désigné par le juge des référés du tribunal, déposé le 17 mars 2021 et l'ordonnance de taxation du 19 mars 2021 ;
Vu :
- la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 ;
- le décret n°86-83 du 17 janvier 1986 ;
- le décret n°60-1089 du 6 octobre 1960 ;
- le décret n° 68-756 du 13 août 1968 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- et les conclusions de M. Gabarda, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Mme F, professeure certifiée d'espagnol depuis 1999, exerce au lycée Newton à Clichy depuis 2012. Le 24 mars 2016, elle a été victime d'un malaise suite à un entretien conflictuel avec son chef d'établissement. Celui-ci a été reconnu comme imputable au service par décision de la directrice académique des services de l'éducation nationale (DASEN) des Hauts-de-Seine du 12 mai 2016. Un rapport médical établi le 8 février 2019 par le docteur A, psychiatre agréé, à la demande de la direction des services départementaux de l'éducation nationale des Hauts-de-Seine, a fixé la date de consolidation de son état de santé au 31 octobre 2018, retenu un taux d'incapacité permanente partielle de 8 % et préconisé la reprise du travail sur un poste aménagé. Par une décision du 8 avril 2019 et après avis de la commission de réforme du 19 mars 2019, la DASEN des Hauts-de-Seine a fixé au 31 octobre 2018 la date de consolidation des lésions résultant pour Mme F de l'accident du 24 mars 2016, a fixé le taux d'incapacité permanente partielle à 8 % et a envisagé une nouvelle affectation avec reprise du travail à temps partiel thérapeutique pour une durée de trois mois renouvelables à compter de la rentrée de septembre 2019. Par une première requête enregistrée sous le numéro 1910735, Mme F demande l'annulation de cette décision ainsi que de la décision implicite de rejet de son recours gracieux et à ce que la rectrice de l'académie de Versailles procède au réexamen de sa situation. Par une seconde requête, enregistrée sous le numéro 2115656, elle demande la condamnation de l'Etat à lui verser la somme de 17 678 euros en réparation des préjudices résultant de son accident de service.
2. Les requêtes n°1910735 et n°2115656 sont relatives à la situation d'une même requérante et présentent à juger des questions similaires. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur la requête n°1910735 :
En ce qui concerne les conclusions à fin d'annulation de la décision du 8 avril 2019 :
3. Aux termes de l'article 2 du décret du 6 octobre 1960 : " Le taux d'invalidité rémunérable est déterminé compte tenu du barème indicatif prévu à l'article L. 28 du code des pensions civiles et militaires de retraite. () ", qui prévoit que " () Le taux d'invalidité est déterminé compte tenu d'un barème indicatif fixé par décret. ". Ce barème indicatif, fixé par le décret du 13 août 1968 évalue notamment dans son chapitre V, consacré aux troubles mentaux et du comportement, les " troubles phobiques " et les " troubles anxieux " à une invalidité permanente allant de " 0 à 30 % ", et les " troubles obsessionnels " à un taux d'invalidité permanente atteignant " 10 à 50 % ".
4. Il ressort des pièces du dossier, en particulier du rapport précité du docteur A, de la contre-expertise du 8 février 2019 réalisée par le docteur C, psychiatre agréé, ainsi que de l'expertise judiciaire réalisée le 17 mars 2021 par le docteur G, psychiatre expert près la cour d'appel de Paris, que Mme F est atteinte de " troubles anxio-phobiques et obsessionnels modérés ", caractérisés par des " symptômes d'ordre anxio-dépressif et obsessionnels " en lien direct et certain avec son accident de service du 24 mars 2016. Ce dommage a été évalué par l'ensemble des experts en psychiatrie précités comme équivalant à un taux d'invalidité permanente de 8 %. Ces derniers ont unanimement considéré que l'état de santé de Mme F était consolidé au 31 octobre 2018, date à laquelle ils ont estimé qu'il n'était plus susceptible d'évoluer. Si Mme F fait valoir que les docteurs Cappart et Dionot, mandatés par son assureur, ont quant à eux retenu une taux d'invalidité permanente de 15 % et estimé que son état de santé était consolidé au 24 mars 2019, ce seul élément ne saurait remettre en cause l'ensemble des expertises précitées, alors au demeurant qu'il ressort des pièces du dossier qu'une partie des troubles psychologiques pris en compte par les médecins mandatés par l'assureur de la requérante résulte de troubles de la personnalité préexistants, qui ne sont pas imputables à l'accident de service. Par suite, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation doit être écarté.
5. Il résulte de tout ce qui précède, que les conclusions à fin d'annulation de la décision du 6 avril 2019 par laquelle la DASEN des Hauts-de-Seine a fixé la date de fin d'inaptitude de Mme F à l'exercice de ses fonctions, la date de consolidation de ses lésions, la date de fin de prise en charge de ses soins post-consolidation, la date de sa reprise à mi-temps thérapeutique et l'a informée qu'elle ne pouvait pas prétendre à une allocation temporaire d'invalidité ainsi que la décision implicite de rejet de son recours gracieux contre cette décision, doivent être rejetées.
En ce qui concerne les conclusions à fin d'injonction :
6. Par voie de conséquence du rejet des conclusions à fin d'annulation, les conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées.
Sur la requête n°1910735 :
En ce qui concerne la responsabilité sans faute de l'Etat :
7. Les dispositions qui instituent, en faveur des fonctionnaires victimes d'accidents de service ou de maladies professionnelles, une rente d'invalidité en cas de mise à la retraite et une allocation temporaire d'invalidité en cas de maintien en activité déterminent forfaitairement la réparation à laquelle les intéressés peuvent prétendre, au titre des conséquences patrimoniales destinées à réparer les pertes de revenus et l'incidence professionnelle résultant de l'incapacité physique, dans le cadre de l'obligation qui incombe aux collectivités publiques de garantir leurs agents contre les risques qu'ils peuvent courir dans l'exercice de leurs fonctions. Les dispositions qui instituent ces prestations déterminent forfaitairement la réparation à laquelle les fonctionnaires concernés peuvent prétendre, au titre de ces chefs de préjudice, dans le cadre de l'obligation qui incombe aux employeurs publics de garantir leurs agents contre les risques qu'ils peuvent courir dans l'exercice de leurs fonctions. Elles ne font en revanche pas obstacle à ce que le fonctionnaire qui subit, du fait de l'invalidité ou de la maladie, des préjudices patrimoniaux d'une autre nature ou des préjudices personnels, obtienne de la personne publique qui l'emploie, même en l'absence de faute de celle-ci, une indemnité complémentaire réparant ces chefs de préjudice. Elles ne font pas non plus obstacle à ce qu'une action de droit commun pouvant aboutir à la réparation intégrale de l'ensemble du dommage soit engagée contre la personne publique, dans le cas notamment où l'accident ou la maladie serait imputable à une faute de nature à engager la responsabilité de cette personne ou à l'état d'un ouvrage public dont l'entretien lui incombait.
8. La circonstance que le fonctionnaire victime d'un accident de service ou d'une maladie professionnelle ne remplit pas les conditions auxquelles les dispositions mentionnées ci-dessus subordonnent l'obtention d'une rente ou d'une allocation temporaire d'invalidité fait obstacle à ce qu'il prétende, au titre de l'obligation de la collectivité qui l'emploie de le garantir contre les risques courus dans l'exercice de ses fonctions, à une indemnité réparant des pertes de revenus ou une incidence professionnelle. En revanche, elle ne saurait le priver de la possibilité d'obtenir de cette collectivité la réparation de préjudices d'une autre nature, dès lors qu'ils sont directement liés à l'accident ou à la maladie.
9. Il résulte des principes énoncés au point précédent que Mme F est fondée à demander à l'Etat, même en l'absence de faute de celui-ci, la réparation des préjudices personnels en lien direct et certain avec l'accident de service dont elle a été victime le 24 mars 2016.
En ce qui concerne les préjudices :
10. Il résulte de ce qui a été dit au point 4 que la date de consolidation de l'état de santé de Mme F doit être fixée au 31 octobre 2018.
S'agissant du déficit fonctionnel temporaire :
11. Il résulte de l'instruction qu'en conséquence de l'accident de service du 24 mars 2016, Mme F a subi un jour de déficit fonctionnel total, puis un déficit fonctionnel temporaire de 15 % du 25 mars 2016 au 24 mars 2017 et enfin de 10 % du 25 mars 2017 au 31 octobre 2018. Par suite, il sera fait une juste appréciation de ce chef de préjudice en l'évaluant à la somme de 1 900 euros.
S'agissant des souffrances endurées :
12. Le docteur G a estimé que Mme F avait enduré des souffrances psychologiques d'un niveau de 2,5 sur une échelle de 1 à 7. Par suite, il sera fait une juste appréciation de ce chef de préjudice en l'évaluant à la somme de 2 700 euros.
S'agissant du déficit fonctionnel permanent :
13. Mme F demande la somme de 10 454 euros en réparation du son déficit fonctionnel permanent. Il résulte de l'instruction, en particulier du rapport d'expertise du docteur G, qu'elle souffre de " troubles anxio-phobiques et obsessionnels modérés " en lien direct et certain avec l'accident de service précité, qui correspondent à un déficit fonctionnel permanent de 8 %. Compte tenu de ce taux, et du fait que Mme F était âgé de 49 ans à la date de la consolidation, il sera fait une juste appréciation de ce chef de préjudice en l'évaluant à la somme 10 000 euros.
S'agissant du préjudice d'agrément :
14. Mme F demande la somme de 3 000 euros au titre de ce préjudice, l'expert judiciaire ayant constaté qu'elle ne s'adonnait plus aux loisirs qu'elle pratiquait avant son accident de service. Toutefois, Mme F n'apporte pas de précisions suffisantes permettant d'établir l'existence d'un tel préjudice. Elle n'est donc pas fondée à en demander réparation.
15. Il résulte de tout ce qui précède que Mme F est seulement fondée à demander la condamnation de l'Etat à lui verser une somme de 14 600 euros en réparation de ses préjudices personnels en lien direct avec l'accident de service du 24 mars 2016 dont elle a été victime.
Sur les frais d'expertise :
16. Aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties. / L'Etat peut être condamné aux dépens ".
17. Les frais de l'expertise réalisée par le docteur G ont été taxés et liquidés par une ordonnance du 19 mars 2021 à la somme de 2 100 euros toutes taxes comprises (TTC). Il y a lieu, dans les circonstances particulières de l'affaire, de partager cette somme entre les parties. Par suite, une somme de 1 050 euros sera mise à la charge définitive de l'Etat ainsi que de Mme F.
Sur les frais liés au litige :
18. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par ces motifs, le tribunal décide :
Article 1er : La requête n°1910735 de Mme F est rejetée.
Article 2 : L'Etat versera à Mme F la somme de 14 600 euros en réparation des préjudices personnels en lien direct avec l'accident de service dont elle a été victime le 24 mars 2016.
Article 3 : Les frais et honoraires d'expertise, taxés et liquidés à la somme de 2 100 euros TTC, sont mis à la charge définitive de Mme F à hauteur de 1 050 euros TTC et à la charge définitive de l'Etat à hauteur du même montant.
Article 4 : L'Etat versera à Mme F la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête n°2115656 est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à Mme D F et au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.
Copie en sera adressée à la rectrice de l'académie de Versailles.
Délibéré après l'audience du 15 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Coblence, présidente,
Mme Fléjou, première conseillère,
M. Goupillier, conseiller,
assistés de Mme Charleston, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 novembre 2022.
La rapporteure,
signé
V. B
La présidente,
signé
Mme E
La greffière,
signé
D. Charleston
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2 et 2115656
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026