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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-1911501

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-1911501

mardi 15 novembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-1911501
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation7ème Chambre
Avocat requérantBUDET

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, un mémoire et des pièces complémentaires, enregistrés les 13 septembre 2019, 3 décembre 2020 et 27 septembre 2022, Mme B A, représentée par Me Buzon, demande au tribunal :

1°) de condamner le groupe hospitalier Carnelle Portes de l'Oise à lui verser la somme de 163 951 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis suite à la suite de son hospitalisation dans cet établissement, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge du groupe hospitalier Carnelle Portes de l'Oise la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.

Elle soutient que :

- le groupe hospitalier Carnelle Portes de l'Oise a commis des fautes de nature à engager sa responsabilité, d'une part, en omettant de l'informer des risques de l'opération qu'elle a subie le 18 décembre 2015, d'autre part, en ne l'informant pas sur les circonstances et les causes de la perte de sa dent et des ecchymoses apparues à l'issue de l'opération et, enfin, en procédant à une prise en charge post opératoire inadaptée ;

- elle demande le remboursement des frais d'expertise qu'elle a dû prendre à sa charge ;

- elle a été victime d'un préjudice professionnel post consolidation pour lequel elle demande une indemnisation de 50 000 euros ;

- le groupe hospitalier sera condamné à lui verser 4 851 euros en réparation de son déficit fonctionnel temporaire ;

- elle demande une indemnisation de 20 000 euros au titre des souffrances endurées avant la consolidation de son état de santé et de 15 000 euros après consolidation ;

- le groupe hospitalier devra lui verser la somme de 10 000 euros en réparation de son préjudice esthétique temporaire ;

- elle évalue son déficit fonctionnel permanent à la somme de 34 100 euros ;

- elle demande le versement de la somme de 15 000 euros en réparation de son préjudice sexuel ;

- son préjudice d'agrément sera indemnisé à hauteur de 15 000 euros.

Par deux mémoires, enregistrés les 20 mars et 12 mai 2020, la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) du Puy-de-Dôme, venant aux droit du centre national recours contre tiers de la sécurité sociale des indépendants (RSI) d'Auvergne, représentée par Me Ginestet, demande au tribunal :

1°) de condamner le groupe hospitalier Carnelle Portes de l'Oise à lui verser la somme provisionnelle de 30 558,12 euros correspondant au montant des prestations dont elle s'est déjà acquittée en lien avec le dommage subi par Mme A, majorée des intérêts au taux légal à la date de réception de sa première demande ainsi que de leur capitalisation ;

2°) de condamner le groupe hospitalier Carnelle Portes de l'Oise à lui verser la somme de 1 091 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue à l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale ;

3°) de mettre à la charge du groupe hospitalier Carnelle Portes de l'Oise la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.

Elle soutient que :

- les experts ont relevé des manquements du personnel du groupe hospitalier dans la prise en charge post opératoire de Mme A et dans l'obligation d'information qui lui incombe s'agissant des circonstances et des causes de la perte de la dent et des ecchymoses de l'intéressée ;

- elle a pris à sa charge la somme de 1 753,17 euros au titre des dépenses de santé avant la consolidation de l'état de santé de l'intéressée ;

- elle demande le remboursement de la somme de 296,64 euros correspondant aux dépenses de santé engagées post consolidation ;

- elle a versé à Mme A la somme de 15 286,65 euros au titre des pertes de gains professionnels avant la consolidation de son état de santé et celle de 13 239,66 euros au titre des pensions d'invalidité entre la consolidation de son état de santé et le 30 novembre 2019.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 2 avril et 10 juin 2020, le groupe hospitalier Carnelle Portes de l'Oise, représenté par Me Budet, conclut au rejet de la requête et des conclusions présentées par la CPAM du Puy-de-Dôme.

Il fait valoir que :

- à titre principal, il n'a commis aucune faute dans la prise en charge pré-opératoire et post opératoire de Mme A et dans la mise en œuvre de ses obligations d'information ;

- à titre subsidiaire, il n'existe pas de lien de causalité entre les fautes alléguées et les préjudices dont il est demandé réparation.

Par une ordonnance du 16 décembre 2020, la clôture d'instruction a été fixée au 16 décembre 2020 en application des dispositions de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- les trois ordonnances du 17 mai 2018, par lesquelles le président du tribunal a taxé les frais de l'expertise réalisée par les docteurs Gizardin, Guillaume et Casanova.

Vu :

- le code de la santé publique ;

- le code de la sécurité sociale ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Goupillier, rapporteur,

- les conclusions de M. Gabarda, rapporteur public,

- et les observations de Me Boissat, substituant Me Budet, représentant le groupe hospitalier Carnelle Portes de l'Oise.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B A a été hospitalisée, le 18 décembre 2015, au groupe hospitalier Carnelle Portes de l'Oise, afin d'y bénéficier d'une opération de déligature des trompes sous anesthésie générale. A la suite de l'opération, elle a été informée par le personnel hospitalier qu'elle avait été particulièrement agitée au cours de celle-ci et que sa dent n° 41, qui s'était brisée au contact de la canule de Guedel utilisée pour maintenir ses voies aériennes ouvertes, avait dû être extraite. A sa sortie de l'hôpital et compte tenu des douleurs bucco-dentaires ressenties, Mme A a demandé la réalisation d'un scanner et d'une radiographie panoramique qui ont mis en évidence un traumatisme bucco-dentaire et une fracture de la mâchoire pour lesquels elle a été prise en charge au centre hospitalier René Dubos de Pontoise. En outre, son médecin généraliste a constaté, le 28 janvier 2016, que l'intéressée souffrait d'un syndrome anxio-dépressif. Le 23 mai 2016, Mme A a saisi le tribunal administratif de Cergy-Pontoise en application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative qui a ordonné le 30 décembre 2016 la réalisation d'une expertise médicale. Les experts ont rendu leur rapport le 4 février 2018. A la suite du rejet de sa demande indemnitaire formée le 3 juin 2019, Mme A demande notamment au tribunal, par la présente requête, de condamner le groupe hospitalier Carnelle Portes de l'Oise à lui verser la somme de 163 951 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis. La caisse primaire d'assurance maladie du Puy-de-Dôme demande quant à elle la condamnation du groupe hospitalier Carnelle Portes de l'Oise à lui verser la somme de 30 558,12 euros correspondant au montant des prestations dont elle s'est acquittée en lien avec le dommage subi par Mme A ainsi que la somme de 1 091 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue à l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale.

Sur la responsabilité du groupe hospitalier Carnelle Portes de l'Oise :

En ce qui concerne l'engagement de la responsabilité sur le fondement de l'article L. 1111-2 du code de la santé publique :

2. Aux termes de l'article L. 1111-2 du code de la santé publique, dans sa rédaction alors applicable : " Toute personne a le droit d'être informée sur son état de santé. Cette information porte sur les différentes investigations, traitements ou actions de prévention qui sont proposés, leur utilité, leur urgence éventuelle, leurs conséquences, les risques fréquents ou graves normalement prévisibles qu'ils comportent ainsi que sur les autres solutions possibles et sur les conséquences prévisibles en cas de refus. Lorsque, postérieurement à l'exécution des investigations, traitements ou actions de prévention, des risques nouveaux sont identifiés, la personne concernée doit en être informée, sauf en cas d'impossibilité de la retrouver. / Cette information incombe à tout professionnel de santé dans le cadre de ses compétences et dans le respect des règles professionnelles qui lui sont applicables. Seules l'urgence ou l'impossibilité d'informer peuvent l'en dispenser. / Cette information est délivrée au cours d'un entretien individuel () ".

3. Mme A soutient qu'elle n'a pas été informée des conséquences et des risques liés aux anesthésies générales préalablement à son opération du 18 décembre 2015. Toutefois, il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise du 4 février 2018 et du livret remis à l'intéressée en prévision de la réalisation de l'intervention chirurgicale, que la requérante a été informée, par écrit, des risques et des inconvénients de l'anesthésie dont elle s'apprêtait à faire l'objet. Dans ces conditions, la requérante n'est pas fondée à soutenir que le groupe hospitalier Carnelle Portes de l'Oise a méconnu les dispositions de l'article L. 1111-2 du code de la santé publique.

En ce qui concerne l'engagement de la responsabilité sur le fondement de l'article L. 1142-4 du code de la santé publique :

4. L'article L. 1142-4 du code de la santé publique dispose, dans sa rédaction alors en vigueur, que : " Toute personne victime ou s'estimant victime d'un dommage imputable à une activité de prévention, de diagnostic ou de soins ou ses ayants droit, si la personne est décédée, ou, le cas échéant, son représentant légal, doit être informée par le professionnel, l'établissement de santé, les services de santé ou l'organisme concerné sur les circonstances et les causes de ce dommage. () ".

5. En l'espèce, il résulte de l'instruction et des écritures mêmes de Mme A qu'à l'issue de l'opération du 18 décembre 2015, elle a été informée, à la fois par des infirmières mais également par le médecin anesthésiste qui l'avait prise en charge, qu'elle avait été très agitée au cours de l'intervention chirurgicale et qu'elle avait brisé sa dent n° 41 au contact du tube semi-rigide en plastique utilisé pour maintenir ouvertes ses voies aériennes, nécessitant l'extraction de cette dernière. Les experts ont également considéré, dans leur rapport du 4 février 2018, que le dommage stomatologique de Mme A résultait du réveil brutal de cette dernière et de la nécessité de forcer l'ouverture de sa mâchoire pour permettre une oxygénation. Si les experts ont indiqué qu'il aurait été de bonne pratique pour l'anesthésiste de compléter, avant la sortie de Mme A de l'établissement, les informations qui lui avaient déjà été données, il ne résulte pas de l'instruction que l'anesthésiste disposait alors d'informations supplémentaires sur les circonstances et les causes du dommage de l'intéressée. Si Mme A soutient en outre qu'elle a été maintenue dans l'ignorance par l'hôpital, elle n'établit ni même n'allègue avoir sollicité un autre entretien avec cet anesthésiste. Enfin, la requérante ne peut utilement soutenir que le groupe hospitalier a méconnu l'article L. 1142-4 du code de la santé publique aux motifs que le médecin gynécologique ignorait qu'elle avait subi un dommage et qu'aucune mention sur les circonstances et les causes de son dommage ne figure dans son dossier médical.

En ce qui concerne l'engagement de la responsabilité sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique et le lien de causalité avec les préjudices allégués :

6. Aux termes de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " I. - Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute () ".

7. En premier lieu, il résulte de l'instruction qu'à la suite de la décision de Mme A de bénéficier d'une opération de déligature des trompes, celle-ci été reçue à la fois par un gynécologue et un anesthésiste du groupe hospitalier Carnelle Portes de l'Oise pour s'assurer qu'il n'existait pas de contre-indication à la réalisation d'une telle opération. Les experts ont également relevé, d'une part, qu'ils n'avaient aucune critique à formuler sur la réalisation du geste chirurgical et, d'autre part, que le protocole d'anesthésie mis en œuvre était adapté à l'intervention. Ainsi qu'il a été indiqué au point 5, s'il est constant que Mme A a constaté, en salle de réveil, qu'elle ressentait des douleurs à la mâchoire et avait perdu une de ses dents, les experts ont estimé, dans leur rapport, que ces dommages avaient été causés par un réveil soudain et brutal de l'intéressée pendant l'intervention. Ils ont plus précisément estimé que la requérante, qui a vraisemblablement pu ressentir une sensation d'étouffement en raison de la présence de la sonde d'intubation trachéale, avait dû être contenue avec une certaine force par le personnel du groupe hospitalier qui avait été alors contraint de forcer l'ouverture de la mâchoire de Mme A pour permettre son oxygénation. Dans leur rapport, les experts ont ainsi conclu que le dommage physique de Mme A était la " conséquence d'un évènement non prévisible que des mesures supplémentaires de précaution n'auraient pas pu prévenir ". Il en résulte qu'aucune faute ne peut être retenue à l'encontre du groupe hospitalier Carnelle Portes de l'Oise. Par ailleurs, il résulte de l'instruction et notamment des résultats de l'expertise, que le dommage physique de Mme A ici en cause ne présente pas le degré de gravité impliquant que les préjudices subis par la requérante puissent être pris en charge au titre de la solidarité nationale.

8. En second lieu, Mme A reproche au groupe hospitalier Carnelle Portes de l'Oise d'avoir commis une faute dans sa prise en charge post-opératoire. Il résulte de l'instruction que le groupe hospitalier n'a proposé à l'intéressé, avant sa sortie d'hospitalisation, aucun examen complémentaire qui aurait permis de diagnostiquer sa fracture de la mâchoire et l'a laissée regagner son domicile sans mettre en place de protocole de soins. Toutefois, Mme A n'établit ni même n'allègue que ses chances d'obtenir une amélioration de son état de santé auraient été compromises par l'absence de diagnostic de sa fracture à la mâchoire et de proposition de traitement par le personnel médical du groupe hospitalier Carnelle Portes de l'Oise. Il résulte également de l'instruction qu'après avoir consulté son médecin généraliste et son dentiste, elle s'est rendue, le 21 décembre 2015, au service des urgences de stomatologie du centre hospitalier René Dubos de Pontoise où le personnel médical a, d'une part, constaté qu'elle souffrait de contusions des articulations temporo-mandibulaires et d'une fracture de la mâchoire et, d'autre part, lui a prescrit des anti-douleurs et lui a fixé un rendez-vous le 28 décembre 2015. Il résulte enfin du rapport d'expertise que l'intéressée a poursuivi cette prise en charge au centre hospitalier René Dubos où des soins stomatologiques lui ont été prodigués, une prothèse amovible puis un bridge avec couronne céramique lui ayant été posés en avril et mai 2016. Dans ces conditions, le défaut de prise en charge par le personnel du groupe hospitalier, avant la sortie d'hospitalisation de Mme A, n'a entraîné pour elle aucun retard dans la prise en charge de ses difficultés stomatologiques, dont la survenue n'était pas fautive, ni aucun préjudice dont elle pourrait demander réparation à cet établissement.

9. Il s'ensuit que Mme A n'est fondée à obtenir aucune indemnisation, par le groupe hospitalier Carnelle Portes de l'Oise, sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, des préjudices qu'elle allègue.

10. Il résulte de ce qui précède que les conclusions indemnitaires de Mme A et ses conclusions à fin d'astreinte ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les conclusions de la CPAM du Puy-de-Dôme :

11. Il résulte également de tout ce qui précède qu'en l'absence d'engagement de la responsabilité du groupe hospitalier Carnelle Portes de l'Oise sur le fondement des articles L. 1111-2 et L. 1142-4 du code de la santé publique et en l'absence de lien entre les sommes dont la CPAM du Puy de Dôme demande le remboursement au titre de la prise en charge de Mme A et les agissements du groupe hospitalier Carnelle Portes de l'Oise à la sortie d'hospitalisation de Mme A, les conclusions à fin de condamnation de cet établissement présentées par la CPAM du Puy-de-Dôme doivent être rejetées ainsi que celles tendant au versement de la somme de 1 091 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue à l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale.

Sur les dépens :

12. Dans les circonstances particulières de l'espèce, il y a lieu de mettre définitivement les frais de l'expertise réalisée par les docteurs Gizardin, Guillaume et Casanova, liquidés et taxés à la somme de 4 800 euros, pour moitié, à la charge de Mme A et pour l'autre moitié à la charge du groupe hospitalier Carnelle Portes de l'Oise. Les conclusions

Sur les frais de l'instance :

13. Par voie de conséquence du rejet des conclusions indemnitaires de Mme A et de la CPAM du Puy de Dôme, leurs conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative tendant à ce que soient mis à la charge du groupe hospitalier Carnelle Portes de l'Oise les frais non compris dans les dépens ne peuvent qu'être également rejetées.

Par ces motifs, le tribunal décide :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de la caisse primaire d'assurance maladie du Puy de Dôme sont rejetées.

Article 3 : Les dépens sont définitivement mis, pour moitié, à la charge de Mme A et, pour l'autre moitié, à la charge du groupe hospitalier Carnelle Portes de l'Oise.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A, au groupe hospitalier Carnelle Portes de l'Oise et à la caisse primaire d'assurance maladie du Puy de Dôme.

Copie en sera adressée pour information au centre hospitalier René Dubos en sa qualité d'établissement de référence du Groupement Hospitalier de Territoire Nord-Ouest Vexin

Val-d'Oise.

Délibéré après l'audience du 25 octobre 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Coblence, présidente,

Mme Fléjou, première conseillère,

et M. Goupillier, conseiller,

assistés de Mme Charleston, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 novembre 2022.

Le rapporteur,

signé

C. GoupillierLa présidente,

signé

E. Coblence

La greffière,

signé

D. Charleston

La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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