vendredi 9 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-1913145 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | CABINET BERNARD LAGARDE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 18 octobre 2019 et 5 mars 2021, Mme A B, représentée par Me Mosser, avocat, demande au Tribunal de :
1°) prononcer la mainlevée de la mise en demeure délivrée le 14 août 2019 ;
2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme B soutient qu'aucun acte de poursuite n'ayant été émis depuis le 11 mai 2012 concernant les sommes visées par la mise en demeure du 14 août 2019, l'action en recouvrement est prescrite.
Par un mémoire en défense enregistré le 17 décembre 2020, la directrice départementale des finances publiques des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête.
La directrice départementale des finances publiques des Hauts-de-Seine fait valoir que le moyen de la requête de Mme B n'est pas fondé.
Vu :
- le jugement n° 1700626 du 9 mai 2019 du Tribunal administratif de Cergy-Pontoise ;
- l'ordonnance n° 19VE02490 du 25 février 2021 de la Cour administrative d'appel de Versailles ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Prost, premier conseiller ;
- et les conclusions de M. Barraud, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Par le jugement n° 1700626 du 9 mai 2019, le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B tendant à la réduction des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2008 et 2009. La Cour administrative d'appel de Versailles a rejeté, par l'ordonnance du 25 février 2021 susvisée, la requête d'appel de l'intéressée à l'encontre du jugement précité. À la suite du jugement du 9 mai 2019, Mme B a fait l'objet, le 14 août 2019, d'une mise en demeure de payer la somme de 47 850,37 euros correspondant au solde dû par l'intéressée au titre de l'impôt sur les revenus et des prélèvements sociaux des années 2008 et 2009 et des pénalités correspondantes. Par une décision du 20 septembre 2019, la directrice départementale des finances publiques des Hauts-de-Seine a rejeté l'opposition à cette mise en demeure présentée le 6 septembre 2019. Mme B demande au Tribunal, par la présente requête, de prononcer la main levée de cette mise en demeure de payer.
2. Aux termes de l'article L. 274 du livre des procédures fiscales, dans sa rédaction alors en vigueur : " Les comptables publics des administrations fiscales qui n'ont fait aucune poursuite contre un redevable pendant quatre années consécutives à compter du jour de la mise en recouvrement du rôle ou de l'envoi de l'avis de mise en recouvrement sont déchus de tous droits et de toute action contre ce redevable () ". Aux termes de l'article L. 277 de ce livre : " Le contribuable qui conteste le bien-fondé ou le montant des impositions mises à sa charge peut, s'il en a expressément formulé la demande dans sa réclamation et précisé le montant ou les bases du dégrèvement auquel il estime avoir droit, être autorisé à différer le paiement de la partie contestée de ces impositions et des pénalités y afférentes. / L'exigibilité de la créance et la prescription de l'action en recouvrement sont suspendues jusqu'à ce qu'une décision définitive ait été prise sur la réclamation soit par l'administration, soit par le tribunal compétent () ". Aux termes de l'article L. 257-0 A du même livre : " () La mise en demeure de payer interrompt la prescription de payer () ". Aux termes de l'article L. 263 du même livre, dans sa rédaction alors en vigueur : " L'avis à tiers détenteur a pour effet d'affecter, dès réception, les sommes dont le versement est ainsi demandé au paiement des impositions privilégiées () ".
3. Les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales en litige au titre des années 2008 et 2009 ont été mises en recouvrement le 30 septembre 2011. Un avis à tiers détenteur a été émis le 11 mai 2012 et a interrompu le délai de prescription. Mme B a, contrairement à ce qu'elle avance, contesté, par sa réclamation contentieuse en date du 25 juillet 2013, assortie d'une demande de sursis de paiement, les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales relatives aux années 2008 et 2009 et non la seule cotisation supplémentaire relative à l'impôt sur le revenu pour 2009. À cette date, la prescription de l'action en recouvrement a ainsi été suspendue. Cette réclamation, rejetée le 25 novembre 2016, a fait l'objet par la requérante d'un recours contentieux enregistré le 23 janvier 2017 devant le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, rejeté par jugement n° 1700626 en date du 9 mai 2019 visé ci-dessus. Les impositions en litige ayant recommencé à être exigibles à la date de notification de ce jugement, soit le 9 mai 2019, le délai de prescription de l'action en recouvrement a repris son cours à cette date. La mise en demeure de payer contestée ayant été émise le 14 août 2019, Mme B n'est pas fondée à soutenir que les créances fiscales visées par la mise en demeure en litige seraient prescrites.
4. Il résulte de ce qui précède que la demande de mainlevée de la mise en demeure en litige présentées par Mme B doit être rejetée, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions relatives aux frais du litige.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la directrice départementale des finances publiques des Hauts-de-Seine.
Délibéré après l'audience du 24 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Kelfani, président, M. Prost, premier conseiller, et M. Villette, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 décembre 2022.
Le rapporteur,
signé
F.-X. PROST
Le président,
signé
K. KELFANI La greffière,
signé
A. CHANSON
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026