LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-1916204

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-1916204

mardi 28 février 2023

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-1916204
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation9ème Chambre
Avocat requérantCORMENIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 26 décembre 2019 et des pièces complémentaires enregistrées le 4 mai 2020, M. B A, représenté par Me Cormenier, demande au Tribunal :

1°) d'annuler la décision du 28 février 2019 par laquelle le directeur de Pôle Emploi a prononcé sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi pour une durée d'un mois ;

2°) d'annuler la décision du 25 octobre 2019 par laquelle le directeur de Pôle Emploi a rejeté son recours administratif préalable obligatoire dirigé à l'encontre de la décision du 9 septembre 2019 par laquelle Pôle Emploi a prononcé sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi pour une durée de deux mois ;

3°) de condamner Pôle Emploi à lui verser les indemnités correspondant à celles qui lui auraient été versées pendant ses durées de radiation ;

4°) de condamner Pôle Emploi à lui verser la somme de 50 000 euros en réparation des dommages subis ;

5°) de mettre à la charge de Pôle Emploi la somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- les décisions litigieuses ne sont pas suffisamment motivées ;

- elles ne sont pas fondées dès lors qu'il a démontré sa bonne foi et la véracité des motifs de ses absences ;

- elles sont disproportionnées.

Par un mémoire en défense enregistré le 29 décembre 2020, Pôle Emploi, représenté par Me Bodin, conclut à l'irrecevabilité des conclusions indemnitaires ainsi qu'à l'irrecevabilité des conclusions aux fins d'annulation des décisions du 28 février 2019 et du 29 avril 2019, au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de M. A le versement de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que :

- les conclusions tendant à l'annulation des décisions du 28 février 2019 et du 29 avril 2019 sont irrecevables en raison de leur tardiveté ;

- les conclusions indemnitaires sont irrecevables dès lors qu'elles n'ont pas été précédées d'une demande indemnitaire préalable ;

- les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code du travail ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

La rapporteure publique a été dispensée, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme C, conseillère-rapporteure ;

L'instruction a été clôturée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. A s'est inscrit à l'agence Pôle Emploi en qualité de demandeur d'emploi à compter du 13 février 2018. Par une décision du 28 février 2019, Pôle Emploi a prononcé sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi pour une durée d'un mois à compter de cette date. Par un courrier du 27 mars 2019, il a formé un recours administratif préalable obligatoire pour contester cette décision. Par une décision du 29 avril 2019, Pôle Emploi a confirmé sa décision du 28 février 2019. M. A a été réinscrit sur la liste des demandeurs d'emploi à compter du 28 mars 2019. Par une décision du 9 septembre 2019, Pôle Emploi a prononcé sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi pour une durée de deux mois. Par un courrier du 9 octobre 2019, il a formulé un recours administratif préalable obligation à l'encontre de cette décision. Par une décision du 25 octobre 2019, Pôle Emploi a confirmé sa décision et rejeté son recours. Par la présente requête, M. A demande au tribunal d'annuler les décisions des 28 février et 25 octobre 2019.

Sur l'étendue du litige

2. Par l'effet du recours administratif préalable, la décision de Pôle Emploi du 29 avril 2019 s'est substituée à celle du 28 février 2019 qui a disparu de l'ordonnancement juridique. Dès lors, les conclusions de M. A doivent être regardées comme uniquement dirigées contre la décision du 29 avril 2019.

Sur les conclusions aux fins d'annulation et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les fins de non-recevoir soulevées en défense :

En ce qui concerne la décision du 29 avril 2019 :

3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. À cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / - infligent une sanction () ". Et aux termes de l'article R. 5412-7-1 du code du travail " la décision, notifiée à l'intéressé, est motivée. Elle indique la durée de la radiation et mentionne les voies et délais de recours ".

4. Il résulte de l'instruction que, d'une part, la décision du 29 avril 2019 fait référence à la décision initiale du 28 février 2019 à laquelle elle se substitue à la suite du recours administratif préalable formée par M. A. Cette décision indiquait les dispositions légales et réglementaires, issues du code du travail, sur le fondement desquelles elle a été prise et a permis ainsi au requérant d'avoir connaissance des dispositions sur lesquelles l'administration s'est implicitement mais nécessairement fondée en confirmant sa décision initiale par la décision en litige du 29 avril 2019. D'autre part, cette dernière décision comporte le motif de fait confirmant la mesure de radiation, fondé sur l'absence de production du document original demandé. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de cette décision doit être écarté.

5. Aux termes de l'article L. 5412-1 du code du travail : " Est radiée de la liste des demandeurs d'emploi, dans des conditions déterminées par un décret en Conseil d'Etat, la personne qui : / () 3° Soit, sans motif légitime : / () b) Est absente à une action de formation ou abandonne celle-ci ; c) Est absente à un rendez-vous avec les services et organismes mentionnés à l'article L. 5311-2 ou mandatés par ces services et organismes ; () ". Aux termes des dispositions de l'article R. 5412-1 du même code : " Le directeur régional de Pôle emploi radie les personnes de la liste des demandeurs d'emploi dans les cas prévus aux articles L. 5412-1 et L. 5412-2. ". Il résulte de ces dispositions que les demandeurs d'emploi sont tenus de répondre à toute convocation des services de Pôle emploi et qu'ils ne peuvent s'exonérer de cette obligation qu'à la condition de justifier d'un motif légitime d'absence.

6. Il résulte de l'instruction que l'agence Pôle Emploi a convoqué M. A à un rendez-vous fixé le 4 février 2019 pour suivre l'atelier " Activ' Emploi ". L'intéressé ne s'est pas présenté au rendez-vous. En réponse au courrier d'avertissement avant sanction pour non présentation à une prestation d'accompagnement financée par Pôle Emploi du 5 février 2019, le requérant a produit une attestation d'entretien de recrutement avec la société SARL IetK avec laquelle il avait déjà indiqué avoir eu un entretien le 29 octobre 2018. Le tampon de la société figurant sur l'attestation étant illisible, l'agence Pôle Emploi a sollicité la production de l'original de cette attestation. En refusant de fournir l'original de cette attestation, M. A ne peut être regardé comme ayant un motif légitime d'absence à l'entretien fixé par Pôle Emploi le 4 février 2019. Par suite, la sanction de radiation prise par Pôle Emploi à l'encontre de M. A est fondée et n'est pas disproportionnée.

En ce qui concerne la décision du 25 octobre 2019 :

7. En premier lieu, il résulte de l'instruction que, d'une part, la décision du 25 octobre 2019 fait référence à la décision initiale du 9 octobre 2019 à laquelle elle se substitue à la suite du recours administratif préalable formé par M. A. Cette décision indiquait les dispositions légales et réglementaires, issues du code du travail, sur le fondement desquelles elle a été prise et a permis ainsi au requérant d'avoir connaissance des dispositions sur lesquelles l'administration s'est implicitement et nécessairement fondée en confirmant sa décision initiale par la décision en litige du 25 octobre 2019. D'autre part, cette dernière décision comporte le motif de fait confirmant la mesure de radiation, fondé sur l'absence de justification de son absence du 20 août 2019. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de cette décision doit être écarté.

8. En second lieu, il résulte de l'instruction que, par un courrier du 7 août 2019, Pôle Emploi a convoqué M. A à l'action collective " mettre à jour et valoriser votre CV en ligne ", organisée le 20 août 2019. M. A ne s'est pas présenté à cet atelier et a d'abord indiqué par un mail du 6 septembre 2019 qu'il s'agissait d'un " réel oubli de [sa] part ". Puis, à l'appui de son recours administratif préalable obligatoire, M. A a produit une attestation d'entretien avec une société " VTC People " domiciliée à sa propre adresse et présidée par M. D A. Un tel élément, produit tardivement et en contradiction avec ses propres déclarations du 6 septembre 2019 ne peut être regardé comme constituant un motif légitime d'absence. Par suite, la sanction de radiation prise par Pôle Emploi à l'encontre de M. A est fondée et n'est pas disproportionnée.

9. Il résulte de tout de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par le requérant devront être rejetées. Il y a lieu, par voie de conséquence, de rejeter ses conclusions tendant à être rétabli dans ses droits sur ces périodes.

Sur les conclusions indemnitaires :

10. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède qu'en prenant la décision attaquée, qui n'est pas entachée d'illégalité, Pôle Emploi n'a commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité. Il s'ensuit, et sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense, que les conclusions à fin d'indemnisation présentées par le requérant doivent être rejetées.

Sur les frais du litige :

11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme réclamée par M. A, au titre des frais exposés par lui dans la présente instance, soit mise à la charge de Pôle Emploi, qui n'est pas la partie perdante en l'espèce.

12. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de M. A la somme réclamée par Pôle Emploi au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de Pôle Emploi sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A et à Pôle Emploi.

Délibéré après l'audience du 7 février 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Le Griel, présidente ;

Mme Colin, première conseillère ;

Mme Debourg, conseillère ;

assistées de Mme Bonfanti, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 février 2023.

La rapporteure,

signé

T. C

La présidente,

signé

H. LE GRIEL

La greffière,

signé

D. BONFANTI

La République mande et ordonne au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour ampliation, la greffière

N°1916204

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions