vendredi 2 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2002113 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | ROCHE-BOUSQUET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 19 février 2020, la SARL Récup Pièces Automobiles Mario (RPAM), représentée par Me Bousquet, demande au tribunal d'annuler la délibération du 26 septembre 2019 par lequel la commune d'Herblay-sur-Seine a approuvé la révision de son plan local d'urbanisme.
Elle soutient que :
- le classement en zone naturelle Nf de l'emprise qu'elle occupe méconnaît les dispositions de l'article R. 151-4 du code de justice administrative ;
- la délibération en litige est illégale dès lors qu'aucune déclaration d'utilité publique ni aucun arrêté de cessibilité relatif à un projet de forêt n'est intervenu ; le " porter à connaissance " des services de l'État est illégal.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 août 2020, la commune d'Herblay-sur-Seine, représentée par Me Lherminier, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de la requérante la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- à titre principal, la requête est irrecevable faute pour la société requérante de justifier d'un intérêt licite et légitime à agir ;
- à titre subsidiaire, aucun des moyens de la requête n'est pas fondé.
Par une ordonnance du 27 juillet 2021, la clôture de l'instruction a été fixée au 16 août suivant.
Vu :
- la délibération attaquée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Probert, premier conseiller ;
- les conclusions de M. Charpentier, rapporteur public ;
- et les observations de Me Baron substituant Me Lherminier, représentant la commune d'Herblay-sur-Seine.
Considérant ce qui suit :
1. Par la présente requête, la SARL RPAM demande l'annulation de la délibération n° 2019/154 du 26 septembre 2019 par laquelle la commune d'Herblay-sur-Seine a approuvé son plan local d'urbanisme révisé, ensemble la décision du 24 décembre 2019 rejetant son recours gracieux.
Sur la recevabilité de la requête :
2. Il n'est pas sérieusement contesté par la SARL RPAM que l'activité dont elle se prévaut, sur des parcelles au demeurant en partie occupées sans droit ni titre, était exercée en méconnaissance, d'une part, des dispositions d'urbanisme applicables en zone N en vertu de la version antérieure du plan local d'urbanisme, ainsi que, d'autre part, des dispositions relatives aux installations classées pour la protection de l'environnement. Il ressort en effet des pièces produites en défense que cette société n'a jamais obtenu d'autorisation au titre des installations classées pour la protection de l'environnement, que deux inspections menées par les services préfectoraux, le 5 avril 2013 et le 28 janvier 2016, ont constaté de très nombreuses non-conformités ayant abouti à ce que le préfet édicte un arrêté de suppression des installations exploitées le 12 juillet 2013, puis un arrêté de mise sous scellés des installations, le 30 mai 2016. La circonstance que cette société bénéficie depuis le 1er octobre 2017 d'un bail commercial pour une partie de son implantation n'est pas de nature à établir la régularité de l'exercice de son activité. Dans ces conditions, l'intérêt dont se prévaut la société RPAM présentant un caractère illicite, la fin de non-recevoir, opposée par la commune d'Herblay-sur-Seine, tirée de l'absence d'intérêt à agir, doit être accueillie. Par suite, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les moyens de la requête, les conclusions tendant à l'annulation de la délibération attaquée, qui ne sont pas recevables, doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, de mettre à la charge de la société RPAM une somme de 2 000 euros au titre des frais exposés par la commune d'Herblay-sur-Seine et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de la société RPAM est rejetée.
Article 2 : La société RPAM versera à la commune d'Herblay-sur-Seine une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SARL Récup Pièces Automobiles Mario (RPAM) et à la commune d'Herblay-sur-Seine.
Délibéré après l'audience du 14 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Buisson, président,
M. Probert, premier conseiller,
Mme L'Hermine, conseillère,
Assistés de Mme Galan, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 décembre 2022.
Le rapporteur,
signé
L. Probert
Le président,
signé
L. BuissonLa greffière,
signé
M. A
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026