mercredi 12 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2003031 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | SYLVAIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 11 mars 2020, M. A B, représenté par Me Sylvain, avocat, demande au Tribunal :
1°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôts sur les plus-values et des prélèvements sociaux auxquelles il a été assujetti au titre des cessions intervenues en 2013 et 2014 et de pénalités correspondantes ;
2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. B soutient que :
- la procédure est viciée, dès lors, d'une part, que le service a, en examinant ses relevés bancaires, procédé irrégulièrement à un examen contradictoire de situation fiscale personnelle sans lui faire bénéficier des garanties attachées à cette procédure et, d'autre part, que l'administration n'a pas, dans le cadre de son droit de communication, procédé par sondage et a examiné l'ensemble des relevés bancaires ;
- le service a ainsi méconnu sa propre doctrine référencée BOI-CF-COM-10-10-10 2017-10-04, n° 150.
Par un mémoire en défense enregistré le 27 mai 2020, la directrice départementale des finances publiques du Val-d'Oise conclut au rejet de la requête.
La directrice départementale des finances publiques du Val-d'Oise fait valoir que les moyens invoqués par M. B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Prost, premier conseiller ;
- et les conclusions de M. Barraud, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. B a acquis, les 21 février 2013 et 16 juin 2014, trois biens immobiliers, puis a revendu deux de ces biens en 6 lots, entre le 18 décembre 2013 et le 10 mars 2015. L'administration fiscale a procédé à une vérification de comptabilité, engagée par un avis du 4 décembre 2015, qui n'a donné lieu à aucune rectification relative à une activité de marchand de biens. L'administration a toutefois, par une proposition de rectification en date du 12 mai 2016, notifié des rehaussements en matière de plus-values immobilières relatives à des cessions immobilières intervenues au cours des années 2013 et 2014. Par une réclamation préalable en date du 25 novembre 2019, M. B a demandé la décharge de l'impôt sur les plus-values immobilières, des prélèvements sociaux et des pénalités correspondantes. L'administration fiscale a, par une décision en date du 20 janvier 2020, rejeté cette réclamation.
Sur les conclusions aux fins de décharge :
2. Aux termes de l'article L. 10 du livre des procédures fiscales : " L'administration des impôts contrôle les déclarations ainsi que les actes utilisés pour l'établissement des impôts, droits, taxes et redevances. / Elle contrôle également les documents déposés en vue d'obtenir des déductions, restitutions ou remboursements () / A cette fin, elle peut demander aux contribuables tous renseignements, justifications ou éclaircissements relatifs aux déclarations souscrites ou aux actes déposés () ". Aux termes de l'article L. 12 du même livre : " Dans les conditions prévues au présent livre, l'administration des impôts peut procéder à l'examen contradictoire de la situation fiscale des personnes physiques au regard de l'impôt sur le revenu, qu'elles aient ou non leur domicile fiscal en France, lorsqu'elles y ont des obligations au titre de cet impôt. / A l'occasion de cet examen, l'administration peut contrôler la cohérence entre, d'une part les revenus déclarés et, d'autre part, la situation patrimoniale, la situation de trésorerie et les éléments du train de vie des membres du foyer fiscal () ".
3. Il est constant qu'à l'issue de la vérification de comptabilité précitée, l'administration a considéré que M. B n'exerçait pas une activité de marchand de biens. Il résulte de la proposition de rectification n° 2120 en date du 12 mai 2016 que le contrôle auquel a procédé l'administration, qui n'a conduit qu'à la taxation des plus-values litigieuses, n'a pas eu pour objet de vérifier la cohérence globale entre l'ensemble des revenus déclarés par M. B et sa situation de trésorerie, sa situation patrimoniale ou son train de vie, et n'a donc pas revêtu le caractère d'un examen contradictoire de sa situation fiscale personnelle au regard de l'impôt sur le revenu, l'administration ayant exercé un contrôle sur pièces en contrôlant les factures de travaux et les débit des comptes bancaires de M. B. Par suite, le moyen tiré de ce que la procédure engagée à l'encontre du requérant serait entachée d'irrégularité faute pour le service de lui avoir préalablement adressé l'avis prévu par les dispositions de l'article L. 47 du livre des procédures fiscales ne peut qu'être écarté.
4. Il est constant que l'administration a, dans le cadre de la vérification de comptabilité précitée, exercé son droit de communication auprès du notaire ayant procédé aux ventes en litige et auprès de trois établissements bancaires. Il résulte de l'instruction que l'administration a procédé, dans le cadre de ses pouvoirs généraux de contrôle, à un rapprochement des déclarations de revenus de M. B et de ses relevés bancaires au titre de ses plus-values immobilières. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le droit de communication exercé par l'administration serait irrégulier.
5. M. B ne saurait utilement invoquer les énonciations de la documentation administrative publiée au bulletin officiel des finances publiques référencée BOI-CF-COM-10-10-10 2017-10-04, n° 150, qui est relative à la procédure d'imposition. Au demeurant, ces énonciations, qui sont postérieures à la procédure d'imposition, ne contiennent, au sens de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales, aucune interprétation différente de la loi fiscale dont le présent jugement fait application.
6. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins de décharge de la requête de M. B doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
7. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante. Les conclusions présentées à ce titre par M. B doivent, par suite, être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la directrice départementale des finances publiques du Val-d'Oise.
Délibéré après l'audience du 22 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Kelfani, président, M. Prost, premier conseiller, et M. Villette, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 octobre 2022.
Le rapporteur,
Signé
F.-X. PROST
Le président,
Signé
K. KELFANI La greffière,
Signé
A. CHANSON
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour ampliation,
La Greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026