mardi 7 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2003995 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème Chambre |
| Avocat requérant | ACHACHE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, un mémoire et des pièces complémentaires, enregistrés les 12 avril 2020, 31 mars et 1er avril 2022, M. B A, représenté par Me Achache, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 13 janvier 2020 par laquelle le maire de la commune de Nanterre a refusé de renouveler son contrat en qualité de technicien territorial ainsi que la décision implicite de rejet de son recours administratif ;
2°) de condamner la commune de Nanterre à lui verser la somme totale de 53 388,44 euros ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Nanterre la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il exerçait depuis le 1er octobre 2009 un emploi au sein de la commune Nanterre sous contrats à durée déterminée et aurait dû bénéficier d'un contrat à durée indéterminée en application des dispositions de l'article 3 de la loi du 26 janvier 1984 ;
- il a droit, en raison de la nécessaire requalification de son contrat en contrat à durée indéterminée, au versement de la somme de 1 044,53 euros au titre des rappels de salaire pour la période triennale 2012-2015, de la somme de 1059,12 euros au titre des rappels de salaire pour la période triennale 2015- 2018 ainsi que, pour la période postérieure, une somme de 507,16 euros ;
- à titre principal, la décision du 13 janvier 2020 par laquelle le maire de Nanterre a refusé de renouveler son contrat, qui doit être requalifiée en décision de licenciement, est illégale en l'absence de saisine pour avis de la commission consultative paritaire ;
- à titre subsidiaire, la décision du 13 janvier 2020 est illégale dès lors qu'elle n'est fondée sur aucun motif tiré de l'intérêt du service ;
- il demande le versement de la somme de 6 482,25 euros au titre de l'indemnité compensatrice de préavis ;
- la commune de Nanterre doit être condamnée, compte tenu de l'illégalité de la décision attaquée, à lui verser la somme de 11 884,13 euros au titre de l'indemnité de licenciement ;
- il a subi un préjudice compte tenu du caractère brutal de la rupture de son contrat de travail qui l'a placée dans une situation de précarité et demande le versement de 6 482,25 euros à cet égard.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 12 décembre 2021 et 8 septembre 2022, la commune de Nanterre, représentée par Me Peru, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 000 euros soit mise à la charge de M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable en l'absence de précisions du fondement juridique de ses demandes ;
- les conclusions indemnitaires sont irrecevables en l'absence de liaison du contentieux ;
- les autres moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 8 septembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 10 octobre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- la loi n° 2012-347 du 12 mars 2012 ;
- le décret n° 88-145 du 15 février 1988 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C,
- les conclusions de M. Gabarda, rapporteur public,
- et les observations de Me Derridj, substituant Me Peru, représentant la commune de Nanterre.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, né le 10 septembre 1977, a intégré les effectifs de la commune de Nanterre le 1er octobre 2009 en contrat à durée déterminée en qualité de contrôleur territorial au sein du service " gestion et entretien du patrimoine communal " puis, à compter du 15 mars 2011, en tant que technicien territorial au sein du service " architecture, études CAO dessin ". Ses contrats à durée indéterminée ont été renouvelés jusqu'en 2020. Par courrier du 13 janvier 2020, le maire de la commune de Nanterre l'a informé de l'absence de renouvellement de son contrat arrivant à échéance le 31 mars 2020. Par la présente requête, M. A demande au tribunal, d'une part, d'annuler cette décision et, d'autre part, de condamner la commune de Nanterre à lui verser la somme totale de 53 388,44 euros.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la nature du contrat de travail de M. A :
2. Aux termes de l'article 3 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires alors en vigueur : " Sauf dérogation prévue par une disposition législative, les emplois civils permanents de l'Etat, des régions, des départements, des communes et de leurs établissements publics à caractère administratif sont, à l'exception de ceux réservés aux magistrats de l'ordre judiciaire et aux fonctionnaires des assemblées parlementaires, occupés soit par des fonctionnaires régis par le présent titre, soit par des fonctionnaires des assemblées parlementaires, des magistrats de l'ordre judiciaire ou des militaires dans les conditions prévues par leur statut ". Aux termes de l'article 3-2 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale alors en vigueur : " Par dérogation au principe énoncé à l'article 3 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 précitée et pour les besoins de continuité du service, les emplois permanents des collectivités () peuvent être occupés par des agents contractuels pour faire face à une vacance temporaire d'emploi dans l'attente du recrutement d'un fonctionnaire. / Le contrat est conclu pour une durée déterminée qui ne peut excéder un an (). / Sa durée peut être prolongée dans la limite d'une durée totale de deux ans, lorsque, au terme de la durée fixée au deuxième alinéa du présent article, la procédure de recrutement pour pourvoir l'emploi par un fonctionnaire n'a pu aboutir ". Aux termes de l'article 3-3 de la même loi alors en vigueur : " Par dérogation au principe énoncé à l'article 3 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 précitée et sous réserve de l'article 34 de la présente loi, des emplois permanents peuvent être occupés de manière permanente par des agents contractuels dans les cas suivants : / 1° Lorsqu'il n'existe pas de cadre d'emplois de fonctionnaires susceptibles d'assurer les fonctions correspondantes ; / 2° Pour les emplois du niveau de la catégorie A lorsque les besoins des services ou la nature des fonctions le justifient et sous réserve qu'aucun fonctionnaire n'ait pu être recruté dans les conditions prévues par la présente loi (). / Les agents ainsi recrutés sont engagés par contrat à durée déterminée d'une durée maximale de trois ans. Ces contrats sont renouvelables par reconduction expresse, dans la limite d'une durée maximale de six ans. / Si, à l'issue de cette durée, ces contrats sont reconduits, ils ne peuvent l'être que par décision expresse et pour une durée indéterminée ". Enfin, aux termes de l'article 3-4 de la même loi, alors en vigueur : " I. - Lorsqu'un agent non titulaire recruté pour pourvoir un emploi permanent sur le fondement des articles 3-2 ou 3-3 est inscrit sur une liste d'aptitude d'accès à un cadre d'emplois dont les missions englobent l'emploi qu'il occupe, il est, au plus tard au terme de son contrat, nommé en qualité de fonctionnaire stagiaire par l'autorité territoriale. II. - Tout contrat conclu ou renouvelé pour pourvoir un emploi permanent en application de l'article 3-3 avec un agent qui justifie d'une durée de services publics de six ans au moins sur des fonctions relevant de la même catégorie hiérarchique est conclu pour une durée indéterminée () ".
3. Il est constant que M. A a été recruté, à compter du 1er octobre 2009, par des contrats à durée déterminée successifs pour faire face à une vacance temporaire d'emploi dans l'attente du recrutement d'un fonctionnaire. Eu égard aux motifs de ces recrutements, M. A n'entrait dans aucune des catégories d'agents non titulaires pour lesquels la loi du 26 janvier 1984 prévoit une transformation de leur engagement en contrat à durée indéterminée. En l'absence de tout texte le prévoyant, les contrats ainsi conclus par M. A ne pouvaient être transformés en contrats à durée indéterminée. Par suite, la circonstance que le requérant a bénéficié d'une succession de contrats à durée déterminée ne lui conférait aucun droit à bénéficier de la transformation de son engagement en contrat à durée indéterminée. De même, la circonstance que son contrat a été renouvelé au-delà de la durée totale de deux ans prévue par l'article 3-2 précité de la loi du 26 janvier 1984 alors en vigueur n'est pas, par elle-même, de nature à transformer en contrat à durée indéterminée le dernier engagement conclu sur la base de ces dispositions. Dans ces conditions, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision du
13 janvier 2020 par laquelle le maire de Nanterre a refusé de renouveler son contrat de travail conclu le 2 octobre 2019 doit être requalifié en licenciement.
En ce qui concerne le moyen tiré du vice de procédure en l'absence de saisine pour avis de la commission consultative paritaire :
4. Aux termes de l'article 136 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale alors en vigueur : " () Une commission consultative paritaire est créée dans chaque collectivité territoriale ou établissement public. Lorsque la collectivité ou l'établissement est affilié à un centre de gestion, la commission consultative paritaire est placée auprès du centre de gestion. Lorsque l'affiliation n'est pas obligatoire, la collectivité ou l'établissement peut décider d'assurer lui-même le fonctionnement de la commission consultative paritaire, à la date de son affiliation ou à la date de la création de la commission consultative paritaire. Des commissions consultatives paritaires communes peuvent être créées dans les conditions énoncées à l'article 28 () ". Aux termes de l'article 38-1 du décret du 15 février 1988 pris pour l'application de l'article 136 de la loi du 26 janvier 1984 modifiée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale et relatif aux agents contractuels de la fonction publique territoriale, dans sa rédaction applicable au litige : " Lorsqu'un agent contractuel a été engagé pour une durée déterminée susceptible d'être renouvelée en application des dispositions législatives ou réglementaires qui lui sont applicables, l'autorité territoriale lui notifie son intention de renouveler ou non l'engagement au plus tard : huit jours avant le terme de l'engagement pour l'agent recruté pour une durée inférieure à six mois ; / -un mois avant le terme de l'engagement pour l'agent recruté pour une durée égale ou supérieure à six mois et inférieure à deux ans ; / -deux mois avant le terme de l'engagement pour l'agent recruté pour une durée égale ou supérieure à deux ans ; / trois mois avant le terme de l'engagement pour l'agent dont le contrat est susceptible d'être renouvelé pour une durée indéterminée en application des dispositions législatives ou réglementaires applicables () La notification de la décision finale doit être précédée d'un entretien lorsque le contrat est susceptible d'être reconduit pour une durée indéterminée ou lorsque la durée du contrat ou de l'ensemble des contrats conclus sur emploi permanent conformément à l'article 3-3 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée est supérieure ou égale à trois ans. / les commissions consultatives paritaires sont obligatoirement consultées sur les décisions individuelles relatives au non-renouvellement du contrat des personnes investies d'un mandat syndical () ".
5. En l'espèce et ainsi qu'il a été indiqué au point 3, le maire de Nanterre n'a pas, en adoptant la décision attaquée, procédé au licenciement de M. A mais a refusé de renouveler le contrat à durée déterminée dont celui-ci bénéficiait. En outre, M. A n'établit ni même n'allègue qu'il était investi d'un mandat syndical. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que la décision est entachée d'un vice de procédure en l'absence de saisine par le maire de Nanterre de la commission consultative paritaire pour avis.
En ce qui concerne le moyen tiré de l'intérêt du service :
6. Un agent dont le contrat à durée déterminée est arrivé à échéance n'a aucun droit au renouvellement de celui-ci. L'autorité compétente peut refuser de renouveler un tel contrat pour des motifs tirés de l'intérêt du service ou en raison de ce que le comportement de l'agent n'aurait pas donné entière satisfaction.
7. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier et notamment du document intitulé " avis sur renouvellement des contractuels " versé aux débats par la commune de Nanterre, d'une part, que la cheffe de service de M. A a estimé en juin 2019 que ce dernier devait améliorer son efficacité dans l'emploi et ses qualités relationnelles et, d'autre part, que la directrice générale a estimé que le requérant ne " donne visiblement pas satisfaction dans son travail et il ne travaille pas le temps légal ". Dans ces conditions, M. A, qui ne conteste pas la matérialité des griefs qui lui sont opposés, n'est pas fondé à soutenir que la décision de non-renouvellement de son contrat ne repose pas sur un motif tiré de l'intérêt du service.
8. Il en résulte, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense, que les conclusions présentées par M. A tendant à l'annulation de la décision du 13 janvier 2020 par laquelle le maire de Nanterre a refusé de renouveler son contrat en qualité de technicien territorial ainsi que la décision implicite de son recours administratif ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions pécuniaires :
9. Aux termes de l'article 40 du décret du 15 février 1988 susvisé, dans sa rédaction applicable au présent litige : " L'agent recruté pour une durée indéterminée ainsi que l'agent qui, engagé par contrat à durée déterminée, est licencié avant le terme de son contrat, a droit à un préavis qui est de : / -huit jours pour l'agent qui justifie auprès de l'autorité qui l'a recruté d'une ancienneté de services inférieure à six mois de services ; / -un mois pour celui qui justifie auprès de l'autorité qui l'a recruté d'une ancienneté de services comprise entre six mois et deux ans ; / - deux mois pour celui qui justifie auprès de l'autorité qui l'a recruté d'une ancienneté de services d'au moins deux ans ". L'article 43 de ce décret dispose, dans sa rédaction applicable au présent litige : " En cas de licenciement n'intervenant pas à titre de sanction disciplinaire, une indemnité de licenciement est versée à l'agent recruté pour une durée indéterminée ou à l'agent recruté pour une durée déterminée et licencié avant le terme de son contrat () ".
10. Ainsi qu'il a été indiqué au point 3, M. A n'est pas fondé à soutenir que le
non-renouvellement de son contrat de travail conclu le 2 octobre 2019, au terme de celui-ci le 31 mars 2020, doit être requalifié en licenciement. Par suite, ses conclusions tendant au versement de la somme de 6 482,25 euros au titre de l'indemnité compensatrice de préavis en cas de licenciement ainsi que de la somme de 11 884,13 euros au titre de l'indemnité de licenciement ne peuvent qu'être rejetées. Il n'est pas davantage fondé à demander la condamnation de la commune de Nanterre à lui verser la somme de 2 610, 81 euros au titre des rappels de salaire qu'aurait induit la requalification en contrat à durée indéterminée de son contrat de travail.
Sur les conclusions indemnitaires :
11. En premier lieu, un renouvellement abusif de contrats à durée déterminée ouvre à l'agent concerné un droit à l'indemnisation du préjudice qu'il subit lors de l'interruption de la relation d'emploi, évalué en fonction des avantages financiers auxquels il aurait pu prétendre en cas de licenciement s'il avait été employé dans le cadre d'un contrat à durée indéterminée. Il incombe au juge, pour apprécier si le recours à des contrats à durée déterminée successifs présente un caractère abusif, de prendre en compte l'ensemble des circonstances de fait qui lui sont soumises, notamment la nature des fonctions exercées, le type d'organisme employeur ainsi que le nombre et la durée cumulée des contrats en cause.
12. En l'espèce, M. A a été recruté à compter du 1er octobre 2009 par la commune de Nanterre en qualité d'agent contractuel, au sein des services " gestion et entretien du patrimoine communal " puis " architecture, études CAO, dessin ", dans l'attente du recrutement d'un fonctionnaire. D'une part, il résulte des contrats de travail produits par M. A et il n'est au demeurant pas contesté que la commune a renouvelé les contrats de l'intéressé au motif qu'elle ne parvenait pas à recruter d'agents titulaires sur les postes concernés. D'autre part, si le requérant soutient qu'il a subi un préjudice compte tenu du renouvellement de ces contrats à durée déterminée, il n'est pas contesté que, dès l'année 2010, les compétences professionnelles de l'intéressé ont été estimées comme insuffisantes de la part de son employeur. Il résulte ainsi du document intitulé " appréciation générale " du 28 septembre 2010 versé aux débats par la commune que M. A manquait de motivation, que son travail était " peu approfondi ", qu'il ne faisait preuve d'aucune initiative et qu'il ne respectait pas ses horaires de travail. Il résulte également de l'instruction et, en particulier des notes des 24 janvier 2019 et 13 mars 2019, que le requérant a fait l'objet, à de nombreuses reprises, de rappels à l'ordre concernant sa ponctualité et l'absence de respect de son volume horaire de travail. Il n'est pas davantage contesté que la commune de Nanterre a proposé à M. A de se présenter au concours de la fonction publique en adéquation avec son poste mais que ce dernier n'a pas été admis. Enfin, il est constant qu'en 2017, la commune de Nanterre a informé l'intéressé qu'il pouvait demander à bénéficier d'une titularisation dans le cadre de la mise en œuvre de la loi du 12 mars 2012 relative à l'accès à l'emploi titulaire et à l'amélioration des conditions d'emploi des agents contractuels dans la fonction publique et que celui-ci a refusé au motif que les conditions de mise en œuvre de ce dispositif étaient, selon lui, " très désavantageuses ". Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir qu'il a subi un préjudice du fait de la conclusion successive de contrats à durée déterminée entre 2009 et 2020.
13. En second lieu, si le requérant soutient que le non-renouvellement de son contrat serait intervenu de manière soudaine, il résulte de l'instruction que l'intéressé a été informé à plusieurs reprises, en amont de l'adoption de la décision attaquée, par son employeur du fait qu'il ne donnait pas satisfaction dans ses fonctions. M. A n'est dès lors pas fondé à demander une indemnisation à ce titre.
14. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense, que les conclusions pécuniaires et indemnitaires présentées par M. A ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la commune de Nanterre, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à M. A la somme que celui-ci réclame au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. A la somme demandée par la commune de Nanterre au même titre.
Par ces motifs, le tribunal décide :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Nanterre sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la commune de Nanterre.
Délibéré après l'audience du 24 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Coblence, présidente,
Mme Fléjou, première conseillère
M. Goupillier, premier conseiller,
assistés de Mme Charleston, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 février 2023.
Le rapporteur,
signé
C. C La présidente,
signé
E. Coblence
La greffière,
signé
D. Charleston
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
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01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
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01/06/2026
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01/06/2026