LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2004087

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2004087

vendredi 12 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2004087
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation9ème Chambre
Avocat requérantCABINET GARRIGUES BEAULAC ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 16 avril, 28 mai, 30 juin, 23 novembre 2020, 16 mars 2021 et 18 février 2022, Mme C B demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 9 mars 2020 par laquelle le groupement hospitalier intercommunal du Vexin a fixé au 11 décembre 2019, la date de consolidation de son état de santé avec retour à l'état antérieur consécutif à l'accident reconnu imputable au service dont elle a été victime le 9 septembre 2016 et a décidé que les arrêts de travail prescrits à compter du 12 décembre 2019 seront pris en charge au titre du congé de maladie ordinaire, ensemble la décision du 14 mai 2020 rejetant son recours gracieux.

Elle soutient que :

- les décisions attaquées sont entachées d'un vice de procédure, dès lors que l'expertise réalisée par le Dr A du 20 novembre 2019 n'a pas été effectuée de manière régulière ;

- elles sont entachées d'une erreur d'appréciation, dès lors que les douleurs permanentes justifient une consolidation avec séquelles à partir du 12 décembre 2019 et non une consolidation avec retour à l'état antérieur.

Par un mémoire en défense enregistrée le 2 mai 2024, l'hôpital Nord-Ouest Val-d'Oise venant aux droits du groupe hospitalier intercommunal du Vexin conclut au rejet de la requête. Il demande à ce soit mis à la charge de Mme B la somme de 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;

- le décret n°2003-1306 relatif au régime de retraite des fonctionnaires affiliés à la caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales ;

- l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Jacquelin, rapporteur ;

- et les conclusions de Mme Chabrol, rapporteure publique ;

- et les observations de Me Boukila, substituant Me Beaulac représentant l'hôpital Nord-Ouest Val-d'Oise.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B, aide-soignante titulaire au sein du groupement hospitalier intercommunal du Vexin (GHIV) a été victime le 9 septembre 2016 d'un accident reconnu imputable au service. Par une décision du 9 mars 2020, l'administration a fixé la date de consolidation de son état de santé au 11 décembre 2019 avec retour à l'état antérieur et a décidé que les arrêts de maladie prescrits depuis le 12 décembre 2019 relevaient du congé de maladie ordinaire. Par une décision du 14 mai 2020, le directeur du groupement hospitalier a rejeté son recours gracieux dirigé contre cette décision. Mme B doit être regardée comme demandant l'annulation de ces deux décisions, en tant qu'elles fixent la date de consolidation du 11 décembre 2019 avec un retour à l'état antérieur et non pas avec séquelles.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Aux termes des dispositions de l'article 41-2° de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 susvisée : " () Toutefois, si la maladie provient de l'une des causes exceptionnelles prévues à l'article L 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite ou d'un accident survenu dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions, le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à sa mise à la retraite. Il a droit, en outre au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident. Dans le cas visé à l 'alinéa précédent, l'imputation au service de la maladie ou de l'accident est appréciée par la commission de réforme instituée par le régime des pensions des agents des collectivités locales. () ".

3. Il ressort des pièces versées au dossier que Mme B a été victime d'un accident de service le 9 septembre 2019 ayant provoqué des douleurs cervico-dorso lombalgiques. Pour estimer que Mme B était guérie, à compter du 11 décembre 2019, avec retour à l'état antérieur, le directeur du groupement hospitalier intercommunal du Vexin s'est fondé sur les conclusions du médecin établi dans le cadre d'une expertise diligentée par l'administration, et selon lesquelles, l'état de santé de la requérante était consolidé au 11 décembre 2019 avec retour à l'Etat antérieur et que les soins et arrêts de travail prescrits à compter du 12 décembre 2019 étaient à prendre au titre du congé de maladie ordinaire. Mme B qui ne conteste pas la date de consolidation du 11 décembre 2019, soutient qu'il subsiste des douleurs et demande la reconnaissance d'une consolidation au 11 décembre 2019 avec séquelles. L'intéressée produit à l'appui de sa demande, deux certificats médicaux de son médecin traitant, le premier établi le 10 décembre 2019, selon lequel " son état de santé actuel est consécutif à son accident de travail du 9 septembre 2016 () elle présente des cervico dorso lombalgies depuis son accident de travail du 9 septembre 2016. Ses douleurs persistent malgré la kinésithérapie régulière et une hospitalisation en centre de rééducation. Son état actuel ne permet pas pour l'instant sa reprise à son poste de travail. Son état de santé ne peut donc pas être déclaré guéri avec retour à l'état antérieur mais doit être consolidé avec séquelles ". Par le second certificat établi le 31 mars 2020, le praticien confirme ses conclusions du 10 décembre 2019, et indique : " son état de santé ne peut donc pas être déclaré guéri avec retour à l'état antérieur mais doit être consolidé avec séquelles ". Ces deux certificats circonstanciés qui font état de cervico-dorso-lombalgies depuis l'accident de service du 9 septembre 2019 sont de nature à remettre cause l'absence de séquelles retenue par les conclusions administratives de l'expert rédigées le 20 novembre 2019, produites par la défense indiquant que : " l'état de santé de l'agent consécutif à l'accident de service du 9 septembre 2016 est guéri le 11 décembre 2019 avec retour à l'état antérieur, les arrêts de travail et soins éventuellement prescrits éventuellement à compter du 12 décembre 2019 sont imputables à une pathologie pré-existante et sont à prendre en charge au titre de la maladie ordinaire ". Dans ces circonstances, la requérante est fondée à soutenir que le groupement hospitalier a entaché ses décisions d'une erreur d'appréciation en fixant la date de consolidation du 11 décembre 2019 avec retour à l'état antérieur et non pas avec séquelles.

4. Il résulte de ce qui précède, que la décision du 9 mars 2020, en tant qu'elle fixe la date de consolidation de l'état de santé de la requérante au 11 décembre 2019 avec retour à l'état antérieur et non pas avec séquelles ainsi que la décision du 15 mai 2020 rejetant son recours gracieux, doivent être annulées.

Sur les frais du litige :

5. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de la requérante, qui n'est pas la partie perdante, la somme réclamée par l'hôpital Nord-Ouest Val-d'Oise au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D É C I D E :

Article 1er : La décision du 9 mars 2020 en tant qu'elle fixe la date de consolidation de l'état de santé de la requérante au 11 décembre 2019 avec retour à l'état antérieur et non pas avec séquelles, ainsi que la décision du 14 mai 2020 rejetant son recours gracieux sont annulées.

Article 2 : Les conclusions présentées par l'hôpital Nord-Ouest Val-d'Oise sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B et au directeur de l'hôpital Nord-Ouest Val-d'Oise.

Délibéré après l'audience du 21 mai 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Le Griel, présidente ;

M. Jacquelin, premier conseiller ;

Mme Debourg, conseillère ;

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 juillet 2024.

Le rapporteur,

signé

G. Jacquelin

La présidente,

signé

H. Le Griel

La greffière,

signé

H. Mofid

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour ampliation, la greffière.

N°2004087

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions