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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2004338

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2004338

vendredi 16 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2004338
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation9ème Chambre
Avocat requérantMINIER MAUGENDRE & ASSOCIEES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 4 mai 2020 et 3 février 2023, M. G D représenté par Me Arvis, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la décision du 9 mars 2020 par laquelle la directrice de l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) Larmeroux lui a infligé la sanction d'exclusion temporaire de fonctions d'une durée d'un an à compter du 11 mars 2020 ;

2°) d'enjoindre à l'EHPAD Larmeroux de le réintégrer dans ses fonctions dans un délai d'un mois à compter de la décision à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'EHPAD Larmeroux le versement de la somme de 2 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- cette décision est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'elle a été prise en méconnaissance de l'article 2 du décret n°89-822 du 7 novembre 1989 dans la mesure où d'une part, il n'est pas démontré que le président du conseil de discipline l'a convoquée au moins quinze jours avant la tenue du conseil et d'autre part, il n'est pas établi que les six personnes ayant siégé au conseil de discipline disposaient d'une qualité régulière pour ce faire et enfin, M. Barrier, président de la commission administrative paritaire, n'aurait pas dû se voir reconnaître le droit de vote dans cette instance eu égard à sa fonction;

- la décision est entachée d'une erreur matérielle des faits et d'une erreur de qualification juridique des faits ;

- la sanction prononcée est disproportionnée.

Par deux mémoires en défense et des pièces complémentaires, enregistrés les 30 septembre 2022, 22 février et 6 mars 2023, la directrice de l'EHPAD Larmeroux conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que les moyens ne sont pas fondés et demande que soit mis à la charge de M. D la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par une ordonnance du 7 mars 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 24 mars 2023 à 12h.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983,

- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;

- le décret n° 2003-655 du 18 juillet 2003 ;

- le décret n° 89-822 du 7 novembre 1989 ;

- le code de justice administrative.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Colin, rapporteure,

- les conclusions de Mme Riedinger, rapporteure publique,

- et les observations de Me Neven, représentant l'EHPAD Larmeroux.

Considérant ce qui suit :

1. M. D, ouvrier principal de deuxième classe, a été recruté par l'EHPAD Larmeroux en 1988 pour occuper les fonctions d'agent de cuisine. Il occupe depuis 1992 le poste de responsable de la restauration de l'établissement. Par une décision en date du 9 mars 2020, la directrice de la maison de retraite a prononcé à son encontre la sanction d'exclusion temporaire de fonctions d'un an, à compter du 11 mars 2020. Il demande au tribunal d'annuler cette décision.

Sur les conclusions à fin d'annulation

2. Aux termes de l'article 2 du décret du 7 novembre 1989 relatif à la procédure disciplinaire applicable aux fonctionnaires relevant de la fonction publique hospitalière susvisé : " Le fonctionnaire poursuivi est convoqué par le président du conseil de discipline, quinze jours au moins avant la date de la réunion de ce conseil, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception () ". Aux termes de l'article 56 du décret n° 2003-655 relatif aux commissions administratives paritaires locales et départementales de la fonction publique hospitalière, dans sa rédaction applicable à la date d'édiction de la décision attaquée : " Les commissions administratives paritaires siègent en formation restreinte lorsqu'elles sont saisies de questions résultant de l'application des articles () 81 à 84 () du titre IV du statut général des fonctionnaires () ". Aux termes de l'article 58 du même décret : " Lorsque les commissions administratives paritaires siègent en formation restreinte, ne peuvent siéger les membres titulaires et, éventuellement, les suppléants qui ont un grade inférieur au sens de l'article 20-1 de la loi du 9 janvier 1986 susvisée, à celui du fonctionnaire intéressé " et aux termes de l'article 59 de ce décret : " Un fonctionnaire ne peut siéger lorsque la commission doit émettre un avis le concernant à titre individuel. Les personnels de direction désignés en qualité de représentants de l'administration aux commissions administratives paritaires départementales ne peuvent prendre part aux délibérations lorsque la situation personnelle d'un agent de leur établissement est examinée ".

4. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que la lettre recommandée avec demande d'avis de réception par laquelle M. D a été convoqué à la réunion du conseil de discipline du 6 février 2020 lui a été délivrée le 21 janvier 2020, plus de 15 jours avant sa tenue. Par suite le moyen tiré du non-respect du délai prescrit par l'article 2 du décret du 7 novembre 1989 manque en fait et doit être écarté.

5. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier qu'ont siégé à la commission administrative paritaire du 6 février 2020, en tant que représentant du personnel M. C, ouvrier principal, M. B et Madame A, maîtres ouvriers, lesquels relèvent d'un grade équivalent et du corps supérieur à celui détenu par le requérant ainsi qu'il résulte de l'arrêté du 25 octobre 2019 relatif à la composition des commissions administratives départementales et du décret n° 2016-1705 du 1 2 décembre 2016 portant statut particulier des personnels de la filière ouvrière et technique de la catégorie C de la fonction publique hospitalière. Par ailleurs, il ressort également de l'arrêté du 25 octobre 2019 précité que les représentants de l'administration, M. H et Mme F occupent les postes de directeur et directrice adjointe au centre hospitalier des Quatre Villes. Enfin, il ressort des pièces du dossier et notamment de ce même arrêté que M. Barrier, membre du comité de surveillance du Centre Hospitalier des Quatre Villes, est désigné en qualité de président des commissions administratives paritaires départementales. Par suite le moyen tiré de l'irrégularité de la composition du conseil de discipline ayant siégé le 6 février 2020 manque en fait et doit être écarté.

6. En troisième lieu, aucune disposition législative ou réglementaire n'interdit au président, lequel est membre à part entière de la commission administrative paritaire et constitue un représentant de l'administration, de participer au vote du conseil de discipline sur la sanction proposée. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'irrégularité du vote doit être écarté.

7. En quatrième lieu, aux termes de l'article 29 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires alors applicables : " Toute faute commise par un fonctionnaire dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions l'expose à une sanction disciplinaire sans préjudice, le cas échéant, des peines prévues par la loi pénale ". Aux termes de l'article 81 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière, dans sa rédaction alors en vigueur : " Les sanctions disciplinaires sont réparties en quatre groupes :/ Premier groupe :/ L'avertissement, le blâme ;/ Deuxième groupe :/La radiation du tableau d'avancement, l'abaissement d'échelon, l'exclusion temporaire de fonctions pour une durée maximale de quinze jours ;/ Troisième groupe :La rétrogradation, l'exclusion temporaire de fonctions pour une durée de trois mois à deux ans ;/ Quatrième groupe :/ La mise à la retraite d'office, la révocation. () ". D'une part, il incombe à l'autorité investie du pouvoir disciplinaire d'établir les faits sur le fondement desquels elle inflige une sanction à un agent public. D'autre part, il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi de moyens en ce sens, de rechercher si les faits reprochés à un agent public ayant fait l'objet d'une sanction disciplinaire constituent des fautes de nature à justifier une sanction et si la sanction retenue est proportionnée à la gravité de ces fautes.

8. Il ressort des termes de la décision attaquée qu'il est reproché à M. D, en premier lieu, des manquements aux normes d'hygiène et sanitaires, relevés par la direction départementale de la protection des personnes (DDPP) au cours du contrôle effectué du 31 juillet au 7 août 2019 particulièrement au sein de la cuisine centrale de l'établissement, incompatibles avec sa mission de responsable de la restauration de l'établissement qui impliquait la mise en place du plan de maitrise sanitaire, en second lieu d'avoir méconnu ses obligations de moralité, de dignité et de loyauté en laissant perdurer le comportement inadapté d'un agent placé sous sa responsabilité, notamment ses propos intimidants, hostiles, dégradants, offensants et vexatoires à l'égard tant des agents que des résidents.

En ce qui concerne les manquements aux normes d'hygiène :

9. Il ressort des pièces du dossier et particulièrement du rapport établi par la DDPP le 31 août 2019 à l'issue du contrôle mentionné au point précédent, que l'inspecteur en charge de ce contrôle a relevé de nombreuses non-conformités aux règles d'hygiène et de sécurité telles que notamment la non-conformité du système de traçabilité et d'archivage des documents révélée par l'absence d'identification des plats témoins, l'insuffisance de nettoyage des locaux et équipements révélées par des résidus alimentaires sur le sol et la saleté de nombreux points de contrôle, l'insuffisante maitrise des conditions de température et de conservation des aliments (présence de macédoine et de pavé de Vire avec une date limite de consommation expirée au 30 juillet 2019, absence de contrôle de la température des plats servis, absence de prélèvement des échantillons des plats mixtes), la présence d'un chariot réparé avec du ruban adhésif non apte au nettoyage et à la désinfection, concluant ainsi à une insuffisante maitrise des risques sanitaires. La DDPP, par courrier du 14 août 2018, a indiqué à la directrice de la maison de retraite, que ces non conformités étaient susceptibles d'entrainer une menace pour la santé publique et a prescrit la mise en œuvre d'actions correctives.

10. Le requérant qui ne conteste pas les non conformités constatées, soutient que les manquements aux règles d'hygiène et de sécurité ne lui sont pas imputables dès lors que les tâches qui lui ont été confiées excèdent celles qui peuvent être confiées à un ouvrier principal de deuxième classe, qu'il n'a pas bénéficié de formation lui permettant de remplir ses missions, qu'il a mis en place des actions correctives dès le mois d'août 2019 et qu'il n'a pu mettre en place le plan de maitrise sanitaire faute de signature du devis pour les travaux de création de la zone de décartonnage. Toutefois, il ressort des pièces du dossier qu'aux termes de la fiche de poste signée par ses soins le 1er mars 2018, M. D occupait les fonctions de responsable de la restauration de l'établissement et était, à ce titre, responsable de la gestion de l'ensemble des prestations de restauration et notamment de la mise en place de la méthode destinée à assurer la sécurité alimentaire dite " HACCP " et du plan de nettoyage qui relevaient de ses missions permanentes et que ses évaluations au titre des années 2017 et 2018 indiquaient qu'il avait pour objectif de mettre en place le plan de maitrise sanitaire. L'intéressé est en outre titulaire d'un CAP de cuisine collective, dont la maitrise des règles d'hygiène et de sécurité constitue l'une des compétences évaluées. Il ressort également des pièces du dossier que le requérant a bénéficié en 2003 de 3 journées de formation portant sur la méthode HACCP en restauration et en 2017 de 3 jours de formation portant sur " la formalisation de son plan de maitrise sanitaire ". Par ailleurs, en application des dispositions de la loi du 13 juillet 1983, selon lesquelles le grade est distinct de l'emploi, il est loisible à un employeur public d'affecter un agent sur un emploi normalement occupé par un agent de grade supérieur avec l'accord de ce dernier. Or M. D n'établit, ni même n'allègue, que la directrice de l'établissement lui aurait imposé le poste de responsable de cuisine ou qu'il aurait refusé d'être affecté sur cet emploi dont il a signé la fiche de poste. En outre, si certaines non conformités prises isolément sont moyennes ou mineures, la non-conformité du système de traçabilité et d'archivage des documents a été évaluée comme majeure, et la DDPP a conclu globalement à l'existence d'un risque de processus infectieux, d'un risque d'intoxication chimique et de blessures par corps étrangers. Dans ces conditions, les manquements aux règles d'hygiène applicables à la restauration collective qui se confondent avec le manquement tiré de l'exécution de ses tâches, sont bien imputables à M. D et constituent des manquements graves à ses obligations professionnelles d'hygiène et de sécurité sanitaire, de nature à justifier le prononcé d'une sanction disciplinaire, la circonstance que M. D ait mis en place des actions correctives de sa propre initiative dès août 2019 étant sans incidence sur la réalité des faits reprochés.

En ce qui concerne les manquements aux obligations de moralité, de dignité et de loyauté :

11. Le requérant soutient qu'il ne peut lui être reproché un management défaillant, qu'il n'a ni encouragé ni observé le comportement de M. E caractérisé par des propos vexatoires, des moqueries, des insultes, une attitude menaçante, et une tendance générale à l'irrespect d'autrui au sein de l'institution et qu'il n'a pas été formé au management. Toutefois, il ressort des pièces du dossier, que M. D, en tant que responsable de la restauration, encadre également l'équipe de cuisiniers dont M. E, dont le comportement a conduit la direction de l'établissement à diligenter une enquête administrative et à faire un signalement au procureur de la République, le 24 décembre 2019, en application des dispositions de l'article 40 du code de procédure pénale. M. D a de plus bénéficié d'une formation d'une journée en 2011 intitulée " sommes-nous bien traitants ' " et en 2018 sur " la gestion des troubles du comportement " et que de nombreux témoignages précis et concordants émanant d'agents et de résidents, concordant sur ce point, révèlent que le requérant n'ignorait pas le comportement de M. E, qu'il pouvait parfois reproduire. Il résulte également notamment de sa fiche d'évaluation au titre de l'année 2017 qu'il lui a été rappelé qu'il devait pleinement mesurer l'encadrement des agents de restauration et veiller à leur comportement vis-à-vis des résidents et des agents. La circonstance qu'il ait été absent lors des évènements du 30 juin 2019, 8 juillet 2019 et 21 août 2019 reprochés à M. E, n'est pas de nature à remettre en cause la teneur des témoignages reçus qui attestent d'un comportement général de M. D. Le requérant n'est dès lors pas fondé à soutenir que l'exactitude matérielle des faits ainsi reprochés n'est pas établie, lesquels constituent des manquements graves à ses obligations professionnelles de nature à justifier le prononcé d'une sanction disciplinaire.

12. Il résulte de ce qui précède que les moyens tirés de l'inexactitude matérielle des faits et de l'erreur de qualification juridique des faits doivent être écartés.

13. M. D s'est vu infliger une sanction d'exclusion temporaire d'une année qui relève du troisième groupe. Il fait valoir, pour démontrer la disproportion de la sanction, d'une part que les non conformités retenues, auxquelles il a commencé à remédier dès août 2019 n'ont pas conduit à l'interruption du fonctionnement du service de restauration d'autre part, qu' agent de l'établissement depuis 32 ans à la date de l'arrêté litigieux, il n'a jamais fait l'objet de sanction, et enfin, il souligne la dégradation de ses conditions de travail entre le mois de septembre 2018 et juillet 2019 tenant au sous-effectif de son équipe résultant du départ d'un cuisinier. Toutefois, d'une part ainsi qu'il a été dit au point 10, la DDPP a conclu à une maitrise des risques insuffisantes susceptibles d'entrainer un risque de processus infectieux, un risque d'intoxication chimique et de blessures par corps étrangers, d'autre part il ressort des pièces du dossier et notamment de ses fiches d'évaluation, que dès l'année 2016, l'attention de l'intéressé était appelée sur deux points, l'encadrement des agents de restauration et le respect par le service des règles HACCP, et en 2018, sa hiérarchie attendait une évolution significative de sa part. En outre il n'est pas sérieusement contesté que postérieurement au contrôle de la DDPP, après avoir été alerté par la directrice en septembre 2019 de l'infliction d'une sanction, il a manifesté de la mauvaise volonté dans la mise en route et le suivi du système de restauration en liaison froide. Dans ces conditions, la sanction d'exclusion temporaire de fonctions d'une durée d'une année prise à l'encontre de M. D qui, ainsi qu'il a été dit, occupe le poste de responsable de cuisine collective depuis 1992 et justifie ainsi de plus de 30 ans d'expérience professionnelle en ce domaine, n'apparait pas disproportionnée eu égard à la nature des missions de responsable de la restauration collective au sein d'un EHPAD qui implique une vigilance accrue dans la mise en œuvre des règles d'hygiène et de sécurité alimentaire et la nécessité de faire preuve d'un comportement adapté eu égard aux résidents, s'agissant de personnes dépendantes et fragilisées. Par suite le moyen tiré de la disproportion doit être écarté.

14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. D sont rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de M. D la somme que demande l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes Larmeroux sur le même fondement.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. D est rejetée.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Les conclusions présentées par l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes Larmeroux sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. D et à l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes Larmeroux.

Délibéré après l'audience du 30 mai 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Le Griel, présidente ;

Mme Colin, première conseillère ;

Mme Debourg, conseillère ;

assistées de Mme Bonfanti, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 juin 2023.

La rapporteure,

Signé

C. Colin

La présidente,

Signé

H. Le GrielLa greffière,

Signé

D. Bonfanti

La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour ampliation, la greffière.

N°2004338

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