mardi 23 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2004348 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SIMON |
Vu la procédure suivante :
Par un jugement avant-dire droit du 22 mars 2022, le tribunal a sursis à statuer, en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, sur la requête de M. et Mme D tendant à l'annulation de l'arrêté du 18 octobre 2019 par lequel le maire de la commune de Montrouge a délivré à Mme A E un permis de construire une maison individuelle sur un terrain situé 140 avenue de la République, ensemble la décision implicite de rejet de leur recours gracieux et l'arrêté de permis modificatif du 2 novembre 2020, dans l'attente de la notification au tribunal, par la commune de Montrouge et Mme E, d'une mesure de régularisation permettant d'assurer la conformité du projet aux dispositions du c) de l'article U 3.2, de l'article U 8.1.1 et du e) de l'article U 13.1 du règlement du PLU de la commune de Montrouge.
Par des mémoires enregistrés les 24 juin 2022 et 30 septembre 2022, la commune de Montrouge, représentée par la SCP Sartorio-Lonqueue-Sagalovitch et associés, agissant par Me Lonqueue, a produit le permis de construire modificatif qui lui a été délivré le 22 juin 2022 et conclut au rejet de la requête. Elle demande, en outre, à ce qu'il soit mis à la charge des requérants une somme de 4 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que le permis de construire modificatif régularise les vices affectant le permis de construire initial.
Par un mémoire enregistré le 1er octobre 2022, Mme E, représentée par la SCP Lacourte-Raquin-Tatar, agissant par Me Guinot, conclut au rejet de la requête et à l'application, à titre subsidiaire, de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme. Elle demande, en outre, à ce qu'il soit mis à la charge des requérants in solidum une somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que le permis de construire modificatif régularise les vices affectant le permis de construire initial.
Par un mémoire enregistré le 22 août 2022, M. et Mme D, représentés par Me Simon, persistent dans leurs précédentes conclusions et demandent au tribunal d'annuler l'arrêté du 22 juin 2022 accordant à Mme E un permis de construire modificatif et de mettre à la charge de la commune de Montrouge une somme de 4 000 euros.
Ils soutiennent que :
- le dossier de demande de permis de construire ne comporte pas les pièces visées au d) de l'article R. 431-8 ;
- le projet modifié n'est pas conforme aux dispositions de l'article U8.1.1 du règlement du PLU de la commune de Montrouge relatif à l'obligation de construire en contiguïté dans l'épaisseur constructible sur une même propriété;
- le projet modifié n'est pas conforme aux dispositions de l'article U3.2 du règlement relatif aux accès ;
- le projet modifié n'est pas conforme aux dispositions de l'article U7.1.1 du règlement relatif à l'implantation des constructions en limite latérale des unités foncières voisines ;
- le projet modifié n'est pas conforme aux dispositions de l'article U12 du règlement relatif au stationnement ;
- le projet modifié n'est pas conforme aux dispositions des articles U13.1 a ) et U13.2 a) du règlement relatif aux espaces verts.
La clôture de l'instruction a été prononcée le 14 décembre 2022 par ordonnance du même jour.
Les parties ont été informées le 3 mai 2023 que le tribunal est susceptible, dans cette affaire, de surseoir à nouveau à statuer en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, au motif que la mesure de régularisation du 22 juin 2022 est affectée d'un vice propre, et invitées à faire valoir leurs observations sur l'éventualité d'un tel sursis.
Les parties ont également été informées le 3 mai 2023 que le jugement du tribunal est susceptible d'être fondé sur le moyen relevé d'office de l'irrecevabilité des moyens tirés de la méconnaissance des articles U12, U7.1.1 et U3.2 du règlement du PLU de la commune de Montrouge.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Baude, rapporteur
- les conclusions de M. Louvel, rapporteur public,
- et les observations de Me Simon, représentant M. et Mme D, et F, représentant la commune de Montrouge.
Considérant ce qui suit :
1. Par une requête enregistrée le 4 mai 2020 M. et Mme D ont demandé au tribunal d'annuler l'arrêté du 18 octobre 2019 par lequel le maire de Montrouge a délivré à Mme E un permis de construire relatif à la construction d'un bâtiment destiné à deux logements, sur un terrain situé 140 avenue de la République, impliquant la démolition préalable d'un bâtiment, ainsi que l'arrêté du 2 novembre 2020 par lequel un permis modificatif relatif au même projet a été délivré à Mme E. Par un jugement avant-dire-droit du 22 mars 2022 le tribunal a sursis à statuer sur la requête et a imparti à la commune de Montrouge et à Mme E un délai de de trois mois pour justifier d'une mesure de régularisation permettant d'assurer la conformité du projet aux dispositions du c) de l'article U 3.2, de l'article U 8.1.1 et du e) de l'article U 13.1 du règlement du PLU de la commune de Montrouge. Par arrêté du 22 juin 2022 le maire de la commune de Montrouge a délivré un permis de construire modificatif à Mme E. Ce permis a été communiqué au tribunal et aux requérants par la commune le 24 juin 2022. Par un mémoire du 22 août 2022 les requérants demandent l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. A compter de la décision par laquelle le juge recourt à l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, seuls des moyens dirigés contre la mesure de régularisation notifiée, le cas échéant, au juge peuvent être invoqués devant ce dernier. A ce titre, les parties peuvent, à l'appui de la contestation de l'acte de régularisation, invoquer des vices qui lui sont propres et soutenir qu'il n'a pas pour effet de régulariser le vice que le juge a constaté dans sa décision avant dire droit. Elles ne peuvent en revanche soulever aucun autre moyen, qu'il s'agisse d'un moyen déjà écarté par la décision avant dire droit ou de moyens nouveaux, à l'exception de ceux qui seraient fondés sur des éléments révélés par la procédure de régularisation. De tels moyens doivent, par conséquent, être écartés comme étant inopérants.
3. En premier lieu, aux termes de l'article Article R. 431-8 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend une notice précisant : 1° L'état initial du terrain et de ses abords indiquant, s'il y a lieu, les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants ; 2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet : d) Les matériaux et les couleurs des constructions ; () ".
4. Aux termes de l'article U11.1.2 du règlement du PLU : " les couvertures apparentes d'aspect tôle ondulée, plastique ondulé ou papier goudronné, les couvertures en bac acier sont interdites ".
5. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporte pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits sont insuffisants, imprécis ou comportent des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
6. Il résulte des dispositions précitées que la notice du projet architectural doit préciser les matériaux et les couleurs des toitures des constructions faisant l'objet du permis de construire. Il ressort des pièces du dossier que ni la notice du projet architectural, ni aucune autre pièce de la demande de permis de construire ne précisent les matériaux et les couleurs utilisés pour la toiture de la construction ajoutée par le permis modifié au projet initial. La notice indique que le traitement architectural de cette construction s'inscrit dans la continuité visuelle de la façade du bâtiment d'habitation et qu'il est constitué de briquettes de placage de teinte champagne sur rue et enduit sur cour. Toutefois ces précisions, relatives aux façades de la construction et non à sa couverture, ne permettent pas de déterminer avec certitude la nature et la couleur des matériaux du toit de la construction. Il n'en résulte notamment pas avec certitude que le toit de cette construction nouvelle sera, à l'instar de la construction initiale, en zinc brun. Dès lors les requérants sont fondés à soutenir que le dossier n'a pas mis le service instructeur à même de s'assurer de la conformité du projet avec les dispositions de l'article U11.1. 2 précité. Il s'ensuit que le moyen tiré du caractère incomplet du dossier doit être accueilli.
7. En second lieu, aux termes de l'article U3.2 du règlement du PLU de la commune de Montrouge : " U3.2 Accès - a) Pour être constructible, un terrain doit avoir un accès à une voie publique ou privée, soit directement, soit par l'intermédiaire d'un passage aménagé sur le fond voisin avec servitude. Les accès doivent être adaptés à l'opération et aménagés de façon à apporter la moindre gêne à la circulation publique. - b) La disposition des accès doit assurer la sécurité des usagers. - c) Pour chaque propriété, les possibilités d'accès carrossable à la voie sont limitées à un accès par tranche de 15m de façade et sont positionnés de manière à assurer la sécurité de la circulation et des piétons ".
8. Dans son jugement avant-dire droit du 22 mars 2022 le tribunal a considéré, pour écarter le moyen tiré de la non-conformité du projet initial avec cet article, qu'il n'était pas établi que la construction de deux nouveaux logements engendre une augmentation notable du trafic routier dans la rue Sévigné, ni que les manœuvres des véhicules légers seront rendues difficiles à un point tel que l'accès automobile, via la rue Sévigné, qui est à sens unique, sera impraticable ou que la sécurité des piétons y sera menacée. Le permis de régularisation prévoit d'aménager dans un nouveau bâtiment une pièce de convivialité pour les résidents de l'unité foncière et un local pour les ordures ménagères, et modifie l'accès existant sur la rue Sévigné pour en diminuer la largeur. Il ne ressort pas des pièces du dossier que l'aménagement de cette pièce de convivialité augmente le trafic routier dans la rue de Sévigné ni que la largeur de cet accès, désormais de 2,53 m sur la rue de Sévigné et de 2,69 m sur la cour intérieure, soit insuffisante pour permettre à des véhicules légers d'utiliser les deux garages projetés. Dès lors il y a lieu d'écarter le moyen tiré de ce que le permis modificatif méconnaît les dispositions de l'article U3.2 du règlement.
9. En troisième lieu, aux termes de l'article U7.1.1 du règlement : " a) Dans l'ensemble de la zone U, à l'exception des secteurs Upm1 et Upm2 : Les constructions seront implantées sur les limites séparatives latérales ".
10. Il ressort des pièces du dossier que le permis de régularisation, s'il ajoute, rue de Sévigné, un bâtiment supplémentaire contigu à la construction projetée initialement, ne modifie pas les conditions d'implantation des constructions projetées par rapport aux limites séparatives nord et ouest. Les dispositions de l'article U7.1.1 du règlement dont la méconnaissance par le projet a déjà été écarté par le tribunal, dans son jugement avant-dire droit du 22 mars 2022, sont ainsi sans influence sur le permis de construire modificatif. Dès lors il y a lieu d'écarter comme inopérant le moyen tiré de la méconnaissance de cet article.
11. En quatrième lieu, aux termes de l'article U12.2 du règlement : " Normes de stationnement pour les véhicules motorisés, applicables par type de constructions : U12.2.1 Dans l'ensemble de la zone U, secteurs compris, hors périmètres de 500m autour des points d'accès aux transports en commun structurants, identifiés au document graphique général Destination Nombre de places de stationnement exigées Constructions destinées à l'habitation () Autres logements - de 1 à 2 pièces : il est exigé que soit réalisée, au minimum, 1 place de stationnement par logement ; - de 3 à 4 pièces : il est exigé que soit réalisée, au minimum, 1,5 place de stationnement par logement ; - à partir de 5 pièces : il est exigé que soit réalisées, au minimum, 2 places par logement ; - dans le cas d'une construction neuve, 1 place supplémentaire dédiée spécifiquement aux visiteurs et identifiée à cet effet devra être aménagée, au minimum, par tranche entière de 5 logements ".
12. Le permis de régularisation prévoit l'aménagement, dans le bâtiment ajouté au projet initial, d'une pièce de convivialité pour les résidents de l'unité foncière. Cette pièce ne constitue pas un logement supplémentaire de nature à modifier le nombre de places de stationnement nécessaires pour assurer la conformité du projet avec les dispositions précitées. Dès lors M. et Mme D ne peuvent utilement se prévaloir de la méconnaissance des dispositions de l'article U12.2 du règlement.
13. En cinquième lieu, aux termes de l'article U13 du règlement : " - Espaces libres et plantations U13.1 Traitement des espaces libres de construction - a) Les surfaces libres de toute construction ainsi que les délaissés des aires de stationnement doivent être traités en espaces verts d'agrément plantés ou en jardins familiaux. () U13.2 Espaces de pleine terre - a) Dans la zone U, au moins 50 % de la surface non bâtie du terrain doivent être traités en espaces verts. 40% de la superficie non bâtie doivent être constitués de pleine terre. ".
14. Dans son jugement avant-dire droit du 22 mars 2022 le tribunal a considéré que le projet initial était conforme à ces dispositions dès lors que la construction projetée devait être regardée comme des travaux réalisés sur une unité foncière déjà bâtie, et qu'elle avait pour effet de rendre l'ensemble de cette unité foncière plus conforme à l'article U13 du règlement. Le permis de régularisation prévoit la construction d'un élément de construction supplémentaire d'une emprise au sol et d'une hauteur sensiblement inférieures à la construction initialement projetée et à l'immeuble d'habitat collectif existant sur l'unité foncière, auxquels il s'accole. Dans ces conditions, cet élément de construction supplémentaire, contrairement à ce qui est soutenu, n'a pas pour effet de métamorphoser l'ensemble du projet en construction nouvelle. Dès lors, il y a lieu d'écarter le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions des articles U13.1 a) et U13.2 a) comme inopérant.
15. En dernier lieu, aux termes de l'article U8 du règlement : " - Implantation des constructions sur une même propriété. U8.1 Dispositions générales U8.1.1 Dans l'ensemble de la zone U, à l'exception des secteurs Upm1 et Upm2 - a) Les constructions seront implantées de manière contiguë dans une même épaisseur constructible, définie à l'article 5 du titre I du présent règlement. - b) Les annexes et les piscines de plein air pourront déroger à la règle. ".
16. Il ressort des pièces du dossier que l'élément de construction supplémentaire prévu par le permis de régularisation sera accolé, sur une largeur d'au moins 3 mètres, à la fois à l'immeuble d'habitat collectif existant sur l'unité foncière et à la construction initialement projetée. Ce bâtiment satisfaisait ainsi la condition de contiguïté de l'article U8 du règlement, lequel n'exige pas, contrairement à ce qui est soutenu, que les constructions, en plus d'être contigües, présentent une largeur et/ou une hauteur de même gabarit que les constructions voisines dans l'espace de l'épaisseur constructible. Dès lors il y a lieu d'écarter le moyen tiré de la méconnaissance de l'article U8 du règlement.
Sur l'application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme :
17. L'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme dispose que : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager ou contre une décision de non-opposition à déclaration préalable estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice entraînant l'illégalité de cet acte est susceptible d'être régularisé, sursoit à statuer, après avoir invité les parties à présenter leurs observations, jusqu'à l'expiration du délai qu'il fixe pour cette régularisation, même après l'achèvement des travaux. Si une mesure de régularisation est notifiée dans ce délai au juge, celui-ci statue après avoir invité les parties à présenter leurs observations. Le refus par le juge de faire droit à une demande de sursis à statuer est motivé. ".
18. Il résulte de ces dispositions, éclairées par les travaux parlementaires, que lorsque le ou les vices affectant la légalité de l'autorisation d'urbanisme dont l'annulation est demandée, sont susceptibles d'être régularisés, le juge doit surseoir à statuer sur les conclusions dont il est saisi contre cette autorisation. Il invite au préalable les parties à présenter leurs observations sur la possibilité de régulariser le ou les vices affectant la légalité de l'autorisation d'urbanisme. Le juge n'est toutefois pas tenu de surseoir à statuer, d'une part, si les conditions de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme sont réunies et qu'il fait le choix d'y recourir, d'autre part, si le bénéficiaire de l'autorisation lui a indiqué qu'il ne souhaitait pas bénéficier d'une mesure de régularisation. Un vice entachant le bien-fondé de l'autorisation d'urbanisme est susceptible d'être régularisé, même si cette régularisation implique de revoir l'économie générale du projet en cause, dès lors que les règles d'urbanisme en vigueur à la date à laquelle le juge statue permettent une mesure de régularisation qui n'implique pas d'apporter à ce projet un bouleversement tel qu'il en changerait la nature même.
19. Les vices dont le présent jugement reconnaît qu'ils entachent d'illégalité le permis d'aménager en litige sont relatifs à la complétude de la notice du projet architectural en tant qu'elle ne comporte pas de précisions sur les matériaux et les couleurs de la toiture des constructions. Ces vices apparaissent susceptibles de faire l'objet d'un permis de régularisation. Dans ces conditions, il y a lieu de surseoir à statuer, en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, et de fixer à Mme E et à la commune de Châtillon un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement aux fins de produire les mesures de régularisation nécessaires.
D E C I D E :
Article 1er : Il est sursis à statuer sur la requête n° 2004348.
Article 2 : La commune de Montrouge et Mme E devront justifier, dans le délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement, d'une mesure de régularisation permettant de mettre la demande de permis de construire en conformité avec les dispositions de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme.
Article 3 : Tous moyens et conclusions sur lesquels il n'est pas expressément statué par le présent jugement sont réservés jusqu'en fin d'instance.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C et Mme B D, à la commune de Montrouge et à Mme A E.
Délibéré après l'audience du 9 mai 2023 à laquelle siégeaient :
M. Thierry, président,
M. Baude, premier conseiller,
M. Villette, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 mai 2023.
Le rapporteur,
signé
F.-E. Baude Le président,
signé
P. Thierry
La greffière,
signé
S. Le Gueux
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
No 20043482
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026