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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2004407

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2004407

jeudi 30 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2004407
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantCREAC'H

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Par une requête, enregistrée le 11 mai 2020 sous le n° 2004407, et des pièces, enregistrées le 3 mai 2021, la Sarl MRS représentée par Me Creac'h, demande au tribunal :

1°) d'annuler les titres de perception du 11 juillet 2019 par lesquels le comptable public a mis à sa charge les sommes de 7 140 euros et de 2 309 euros, correspondant à l'application, respectivement, de la contribution spéciale prévue à l'article L. 8253-1 du code du travail et de la contribution forfaitaire de réacheminement prévue à l'article L. 626-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ensemble la décision du 11 mars 2020 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a rejeté son recours gracieux contre ces titres exécutoires ;

2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 200 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les décisions sont illégales en raison de l'illégalité de la décision du 18 juin 2019 par laquelle l'OFII l'a sanctionnée, qui est entachée d'un défaut de motivation, méconnaît la présomption d'innocence, en ne se fondant que sur un procès-verbal, méconnaît le principe du respect des droits de la défense, dès lors qu'elle n'a pas eu accès aux procès-verbaux d'infraction, méconnaît le principe de non-cumul des peines ainsi que le droit à un procès équitable garanti par l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le bien-fondé de la créance n'est pas établi, dès lors qu'elle conteste être redevable de ces sommes.

Par un mémoire en défense enregistré le 13 avril 2021, l'Office français de l'immigration et de l'intégration conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- les conclusions d'annulation de la décision du 18 juin 2019 sont tardives ;

- aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Par un mémoire en défense enregistré le 2 juillet 2020, la direction départementale des finances publiques du Val-de-Marne conclut au rejet de la requête, faisant valoir qu'aucun des moyens n'est fondé.

Le ministre de l'intérieur et des outre-mer, à qui la requête a été communiquée, n'a pas produit de mémoire en défense.

Par une ordonnance du 17 janvier 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 17 février 2023.

II. Par une requête, enregistrée le 2 octobre 2020 sous le n° 2009930, et des pièces, enregistrées le 3 mai 2021, la Sarl MRS, représentée par Me Creac'h, demande au tribunal:

1°) d'annuler la décision du 25 juin 2019 par laquelle le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) lui a appliqué la contribution spéciale prévue à l'article L. 8253-1 du code du travail pour un montant de

107 100 euros et la contribution forfaitaire de réacheminement prévue à l'article L. 626-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour un montant de 13 173 euros ;

2°) d'annuler les titres de perception du 4 juillet 2019 par lesquels le comptable public a mis à sa charge ces sommes, ensemble la décision implicite par laquelle l'OFII a rejeté son recours gracieux contre ces titres exécutoires ;

2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 200 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

s'agissant de la décision du 25 juin 2019 :

- la décision est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle méconnaît la présomption d'innocence, en ne se fondant que sur un procès-verbal ;

- elle méconnaît le principe du respect des droits de la défense, dès lors qu'elle n'a pas été mise à même d'accéder aux procès-verbaux d'infraction lors de la procédure contradictoire ;

- elle méconnaît le principe de non-cumul des peines ainsi que le droit à un procès équitable garanti par l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

s'agissant des titres de perception et de la décision de rejet de son recours gracieux :

- le bien-fondé de la créance n'est pas établi, dès lors que la décision de sanction est illégale.

Par un mémoire en défense enregistré le 16 novembre 2020, l'Office français de l'immigration et de l'intégration conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- les conclusions d'annulation de la décision du 25 juin 2019 sont tardives ;

- aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Par un mémoire en défense enregistré le 3 décembre 2020, la direction départementale des finances publiques du Val-de-Marne conclut au rejet de la requête, faisant valoir qu'aucun des moyens n'est fondé.

Le ministre de l'intérieur et des outre-mer, à qui la requête a été communiquée, n'a pas produit de mémoire en défense.

Par une ordonnance du 17 janvier 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 17 février 2023.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- le code pénal ;

- le code du travail ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Monteagle, rapporteure ;

- les conclusions de M. Lebdiri, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. A l'issue d'un premier contrôle par les services de police le 3 juillet 2018 sur un chantier à Cormeille-en-Parisis (95), l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a, au vu du procès-verbal établi lors de cette opération de contrôle établissant l'emploi de six ressortissants étrangers dépourvus de titre de séjour les autorisant à travailler en France, avisé la société Mrs, par lettre du 25 janvier 2019, qu'indépendamment des poursuites pénales susceptibles d'être engagées, il envisageait de la rendre redevable de la contribution spéciale, sur le fondement de l'article L. 8253-1 du code du travail et de la contribution forfaitaire de réacheminement prévue à l'article L. 626-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par une décision du 25 juin 2019, l'OFII a mis à la charge de cette société la somme totale de 120 273 euros au titre de ces deux contributions. Le 4 juillet 2019, deux titres de perception ont été émis par la direction départementale des finances publiques du Val-de-Marne visant à la récupération de cette somme, à l'encontre desquelles la société Mrs a formé un recours gracieux, enregistré le 17 février 2020 et qui a fait l'objet d'un rejet implicite de l'ordonnateur. Par la requête n° 2009930, la société Mrs demande l'annulation de la décision du 25 juin 2019 l'ayant sanctionnée, des titres exécutoires ainsi que de la décision implicite de rejet de sa réclamation préalable. Elle doit être regardée comme sollicitant également la décharge des sommes en cause.

2. A l'issue d'un second contrôle par les services de police le 30 juillet 2018 sur le même chantier, l'OFII a, au vu du procès-verbal établi lors de cette opération de contrôle établissant l'emploi d'un ressortissant étranger de nationalité indienne, dépourvu de titre de séjour l'autorisant à travailler en France, avisé la société Mrs, par lettre du 15 novembre 2018, qu'indépendamment des poursuites pénales susceptibles d'être engagées, il envisageait de la rendre redevable de la contribution spéciale, sur le fondement de l'article L. 8253-1 du code du travail et de la contribution forfaitaire de réacheminement prévue à l'article L. 626-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par une décision du 18 juin 2019, l'OFII a mis à la charge de cette société la somme totale de 9 449 euros au titre de ces deux contributions. La société a formé un recours gracieux contre cette décision qui a été rejeté par une décision du 10 septembre 2019. Le 11 juillet 2019, deux titres de perception ont été émis par la direction départementale des finances publiques du Val-de-Marne visant à la récupération de cette somme, à l'encontre desquelles la société Mrs a formé un recours gracieux, qui a été rejeté par une décision de l'OFII du 11 mars 2020. Par la requête n° 2004407, la société Mrs demande l'annulation des titres exécutoires ainsi que de la décision de rejet de sa réclamation préalable. Elle doit être regardée comme sollicitant également la décharge des sommes que ces décisions mettent à sa charge.

3. Les requêtes dans les instances enregistrées sous les numéros 2004407 et 2009930 ont été introduites par la même société requérante et présentent à juger des questions communes, qui ont fait l'objet d'une même instruction. Par suite, il y a lieu de les joindre pour qu'il y soit statué par un seul jugement.

Sur les conclusions d'annulation et de décharge de la requête n° 2004407 :

4. Aux termes de l'article L. 8251-1 du code du travail : " Nul ne peut, directement ou par personne interposée, embaucher, conserver à son service ou employer pour quelque durée que ce soit un étranger non muni du titre l'autorisant à exercer une activité salariée en France. ". Aux termes de l'article L. 626-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sans préjudice des poursuites judiciaires qui pourront être engagées à son encontre et de la contribution spéciale prévue à l'article L. 8253-1 du code du travail, l'employeur qui aura occupé un travailleur étranger en situation de séjour irrégulier acquittera une contribution forfaitaire représentative des frais de réacheminement de l'étranger dans son pays d'origine.

5. En premier lieu, l'illégalité d'un acte administratif, qu'il soit ou non réglementaire, ne peut être utilement invoquée par voie d'exception à l'appui de conclusions dirigées contre une décision administrative ultérieure que si cette dernière décision a été prise pour l'application du premier acte ou s'il en constitue la base légale. De plus, s'agissant d'un acte non réglementaire, l'exception n'est, en revanche, recevable que si l'acte n'est pas devenu définitif à la date à laquelle elle est invoquée, sauf dans le cas où l'acte et la décision ultérieure constituant les éléments d'une même opération complexe, l'illégalité dont l'acte serait entaché peut être invoquée en dépit du caractère définitif de cet acte.

6. Si le requérant se prévaut de l'illégalité de la décision du 18 juin 2019 par laquelle l'OFII l'a sanctionnée, il résulte de l'instruction que la société a formé un recours gracieux contre cette décision qui a été rejeté par une décision du 10 septembre 2019 mentionnant les voies et délais de recours, notifiée le 13 septembre 2019, ainsi qu'il ressort de l'accusé de réception postal produit par l'OFII en défense. Par conséquent et en tout état de cause, la requérante n'est pas fondée à se prévaloir de l'illégalité de la décision du 18 juin 2019 à l'appui de son recours contre les titres exécutoires pris sur son fondement.

7. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction, et n'est pas sérieusement contesté par la société requérante qui ne se prévaut d'aucune circonstance particulière, que M. A, ressortissant indien, était en situation de travail sur un chantier pour le compte de la société Mrs, alors qu'il n'était titulaire ni d'un titre de séjour, ni d'une autorisation de travail, justifiant l'infliction des deux contributions prévues par les dispositions citées au point 4. Par suite, la requérante n'est pas fondée à contester le bien-fondé de la créance les ayant mises à sa charge.

8. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense, que les conclusions d'annulation de la requête n° 2004407 doivent être rejetées.

Sur les conclusions d'annulation et de décharge de la requête n° 2009930 :

En ce qui concerne la fin de non-recevoir opposée en défense :

9. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " Sauf en matière de travaux publics, la juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. ".

10. Il incombe à l'administration, lorsqu'elle oppose une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté d'une action introduite devant une juridiction administrative, d'établir la date à laquelle la décision attaquée a été régulièrement notifiée à l'intéressé.

11. Si l'OFII fait valoir que les conclusions d'annulation à l'encontre de la décision du 25 juin 2019, mentionnant les voies et délais de recours, par laquelle elle a sanctionné la société Mrs sont tardives, il n'a produit aucune pièce permettant d'établir la date à laquelle la décision du 25 juin 2019 a été notifiée à la société. Par suite, la fin de non-recevoir doit être écartée.

En ce qui concerne la légalité de la décision du 25 juin 2019:

12. Aux termes de l'article L. 122-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les mesures mentionnées à l'article L. 121-1 à caractère de sanction ne peuvent intervenir qu'après que la personne en cause a été informée des griefs formulés à son encontre et a été mise à même de demander la communication du dossier la concernant ". Aux termes de l'article L. 121-1 du même code : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article

L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable". Aux termes de l'article L. 211-2 du même code : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / À cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () 2° Infligent une sanction () ".

13. D'autre part, aux termes de l'article R. 8253-3 du code du travail : " Au vu des procès-verbaux qui lui sont transmis en application de l'article L. 8271-17, le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration indique à l'employeur, par lettre recommandée avec avis de réception ou par tout autre moyen permettant de faire la preuve de sa date de réception par le destinataire, que les dispositions de l'article L. 8253-1 sont susceptibles de lui être appliquées et qu'il peut présenter ses observations dans un délai de quinze jours ". Enfin, l'article R. 8253-4 de ce code dispose : " A l'expiration du délai fixé, le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration décide, au vu des observations éventuelles de l'employeur, de l'application de la contribution spéciale prévue à l'article L. 8253-1, la liquide et émet le titre de perception correspondant. ".

14. Si ni les articles L. 8253-1 et suivants du code du travail, ni l'article L. 8271-17 du même code ne prévoient expressément que le procès-verbal constatant l'infraction aux dispositions de l'article L. 8251-1 relatif à l'emploi d'un étranger non autorisé à travailler en France, et fondant le versement de la contribution spéciale, soit communiqué au contrevenant, le respect du principe général des droits de la défense suppose, s'agissant des mesures à caractère de sanction, ainsi d'ailleurs que le précise désormais l'article L. 122-2 du code des relations entre le public et l'administration, entré en vigueur le 1er janvier 2016, que la personne en cause soit informée, avec une précision suffisante et dans un délai raisonnable avant le prononcé de la sanction, des griefs formulés à son encontre et mise à même de demander la communication des pièces au vu desquelles les manquements ont été retenus. Il en résulte que l'OFII est tenu d'informer la société de son droit de demander la communication du procès-verbal d'infraction sur la base duquel les décisions litigieuses ont été prises.

15. En l'espèce, il n'est pas contesté que le courrier du 25 janvier 2019 par lequel l'OFII a informé la société Mrs de son intention de mettre à sa charge une contribution spéciale et une contribution forfaitaire n'a pas mis à même la société de demander la communication du procès-verbal des services de police avant l'intervention de la sanction. En outre, si un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de celle-ci ou qu'il a privé les intéressés d'une garantie, le vice de procédure a, en l'espèce, privé d'une garantie la société Mrs et constitue, dès lors, une irrégularité de nature à entacher la légalité de la sanction du 25 juin 2019.

16. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que la société Mrs est fondée à demander l'annulation de la décision du 25 juin 2019 du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, ainsi que, par voie de conséquence, l'annulation des titres de perception émis le 4 juillet 2019 pour la somme totale de 120 273 euros et la décision du 11 mars 2020 par laquelle l'OFII a rejeté le recours gracieux contre ces titres exécutoires. Toutefois, eu égard au motif d'annulation retenu, il n'y a pas lieu de décharger la société Mrs du paiement des sommes que ces titres mettaient à sa charge.

Sur les frais liés au litige :

17. Il y a lieu de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de l'OFII, partie perdante dans la présente instance, la somme de 1 500 euros au titre des frais engagés par la société Mrs et non compris dans les dépens.

Par ces motifs, le tribunal décide :

Article 1er : La décision du 25 juin 2019 du directeur général de l'OFII, les titres de perception n° 094000 009 001 075 250509 2019 0006242 et n° 094000 009 001 075 250509 2019 0006243 du 4 juillet 2019 et la décision du 11 mars 2020 du directeur général de l'OFII sont annulés.

Article 2 : L'OFII versera à la société Mrs la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions des requêtes n° 2004407 et n° 2009930 est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la société Mrs, à l'Office français de l'immigration et de l'intégration et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie sera adressée à la direction départementale des finances publiques du Val-de-Marne.

Délibéré après l'audience du 16 mars 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Van Muylder, présidente,

Mme C et M. B, premiers conseillers,

Assistés de Mme Nimax, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 mars 2022.

La rapporteure,

signé

M. CLa présidente,

signé

C. Van Muylder

La greffière,

signé

S. Nimax

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Nos 2004407 et 2009930

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