vendredi 9 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2004509 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 8ème Chambre |
| Avocat requérant | LAPLANTE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 15 mai 2020 et le 9 novembre 2021, Mme E C, représentée par Me Laplante, demande au tribunal :
1°) d'annuler les arrêtés en date du 21 novembre et du 19 décembre 2019 par lesquels la rectrice de l'Académie de Versailles a prolongé son placement en congé de maladie ordinaire du 13 juillet au 30 septembre 2019 ainsi que du 1er janvier au 28 février 2020 ;
2°) d'enjoindre à la rectrice de l'académie de Versailles de la placer en
congé de maladie imputable au service à plein traitement, dans un délai de deux
mois suivant la notification du présent jugement, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- elle est entachée d'un vice de procédure en ce qu'elle a été prise sans avoir recueilli préalablement l'avis de la commission de réforme sur l'imputabilité au service de la prolongation de son arrêt maladie ;
- elle vise un avis du comité médical rendu en violation des règles de procédure qui lui sont applicables, notamment celles prévues par l'article 7 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986 ;
- elle est entachée d'une erreur de fait et d'une erreur d'appréciation en ce qu'elle méconnaît le caractère imputable au service de la prolongation de l'affection dont elle souffre ;
- elle est entachée d'une erreur de droit en ce qu'elle ne tire pas les conclusions juridiques du fait précédent en la plaçant fautivement en congé maladie ordinaire et méconnaît les dispositions du I de l'article 21 bis de la loi n° 86-634 du 13 juillet 1983.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 février 2022, la rectrice de l'académie de Versailles conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens invoqués par Mme C ne sont pas fondés.
.
Mme C, représentée par Me Laplante a présenté un mémoire, enregistré le 26 avril 2022, qui n'a pas été communiqué.
Une note en délibéré présentée par Mme C a été enregistrée le 29 juin 2022.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n°84-16 du 11 janvier 1984;
- le décret n°86-442 du 14 mars 1986 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les conclusions de Mme. Chabrol, rapporteure publique,
- et les observations de Me Laplante, représentant Mme. C.
Considérant ce qui suit :
1.Mme. C, agent titulaire de la fonction publique auprès du rectorat de l'académie de Versailles exerçant les fonctions d'assistante auprès du chef d'établissement du lycée Jean Perrin de Saint-Ouen-l'Aumone, a été victime d'un accident de service le 6 octobre 2016 ayant entraîné une fracture du poignet gauche. Elle a été placée à compter du 7 octobre 2016 en congé maladie imputable au service, position constamment renouvelée par des arrêtés successifs jusqu'au 18 octobre 2018, date à laquelle son état de santé a été déclaré consolidé suite à une expertise médicale. Par deux arrêtés en date du 21 novembre et du 19 décembre 2019, la rectrice de l'académie de Versailles a prolongé son congé de maladie ordinaire à demi traitement du 13 juillet au 30 septembre 2019, et du 1er janvier au 28 février 2020 en congé maladie ordinaire à plein traitement. Par la présente requête, Mme C demande l'annulation de ces deux arrêtés.
Sur les conclusions à fin d'annulation
En ce qui concerne la légalité externe :
2. En premier lieu, Aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration: " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police /2° Infligent une sanction/ 3°Subordonnent l'octroi d'une autorisation à des conditions restrictives ou imposent des sujétions/4° Retirent ou abrogent une décision créatrice de droits/5° Opposent une prescription, une forclusion ou une déchéance/ 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir/7° Refusent une autorisation, sauf lorsque la communication des motifs pourrait être de nature à porter atteinte à l'un des secrets ou intérêts protégés par les dispositions du a au f du 2° de l'article L. 311-5/8° Rejettent un recours administratif dont la présentation est obligatoire préalablement à tout recours contentieux en application d'une disposition législative ou réglementaire ". Aux termes de l'article 34 de la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat dans sa version applicable au litige : " Le fonctionnaire en activité a droit : () / 2° A des congés de maladie dont la durée totale peut atteindre un an pendant une période de douze mois consécutifs en cas de maladie dûment constatée mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. Celui-ci conserve alors l'intégralité de son traitement pendant une durée de trois mois ; ce traitement est réduit de moitié pendant les neuf mois suivants. () / Toutefois, si la maladie provient de l'une des causes exceptionnelles prévues à l'article L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite ou d'un accident survenu dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions, le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à mise à la retraite. () .
3. Il résulte de ces dispositions que si la décision refusant la prise en charge de congés maladie au titre du service est une décision défavorable entrant dans le champ d'application des dispositions de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration précité, la décision plaçant un agent public en congé maladie ordinaire n'a pas à être motivée. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation est inopérant et doit donc être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L.212-1 du code des relations entre le public et l'administration: " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci ".
5. Il ressort des pièces du dossier que les arrêtés en litige comportent tous, contrairement à ce qui est allégué, le nom, le prénom, la signature et la qualité de leur auteur, conformément aux prescriptions de l'article précité. En l'espèce, Mme D B, chef de service au rectorat de l'académie de Versailles, a signé ces décisions. En conséquence le moyen tiré du défaut de respects des règles prévues par les dispositions précitées de l'article L. 212-1 du code es relations entre le public et l'administration doit être écarté.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article 13 du décret n°86-442 du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des conseils médicaux, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires, dans sa version applicable au litige : " La commission de réforme est consultée notamment sur : 1. L'octroi du congé de maladie ou de longue maladie susceptible d'être accordé en application des dispositions du deuxième alinéa des 2° et 3° de l'article 34 de la loi du 11 janvier 1984 susvisée ; 2. L'application des dispositions de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 susvisée dans les conditions prévues au titre VI bis ; 3. L'octroi du congé susceptible d'être accordé aux fonctionnaires réformés de guerre en application de l'article 41 de la loi du 19 mars 1928 susvisée ; 4. La reconnaissance et la détermination du taux de l'invalidité temporaire ouvrant droit au bénéfice de l'allocation d'invalidité temporaire prévue à l'article 8 bis du décret du 26 octobre 1947 modifié susvisé ; 5. La réalité des infirmités résultant d'un accident de service ou d'une maladie professionnelle, la preuve de leur imputabilité au service et le taux d'invalidité qu'elles entraînent, en vue de l'attribution de l'allocation temporaire d'invalidité instituée à l'article 65 de la loi du 11 janvier 1984 susvisée ; 6. L'application des dispositions du code des pensions civiles et militaires de retraite. 7. L'application, s'il y a lieu, des dispositions réglementaires relatives à la mise en disponibilité d'office pour raison de santé. ".
7. Il résulte des dispositions citées aux points 2 et 6 du présent jugement que le fonctionnaire en activité a droit à des congés de maladie à plein traitement, pendant une durée de trois mois, en cas de maladie dûment constatée le mettant dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. Au-delà de cette période, il a droit à des congés de maladie à demi-traitement, pendant une durée de neuf mois, s'il lui est toujours impossible d'exercer ses fonctions. En cas de congé de longue maladie, ces durées sont portées, respectivement, à un an et trois ans. Toutefois, si la maladie est imputable au service, le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service. La commission de réforme est obligatoirement consultée dans tous les cas où un fonctionnaire demande le bénéfice du deuxième alinéa du 2° de l'article 34 de la loi du 11 janvier 1984. Son avis contribue à la garantie que la décision prise le sera de façon éclairée, quand bien même cet avis n'est que consultatif. Ainsi, en l'absence d'avis de la commission dans le délai dont dispose l'administration pour se prononcer, cette dernière doit, à l'expiration de ce délai, placer, à titre conservatoire, le fonctionnaire en position de congé maladie à plein traitement, sauf si elle établit qu'elle se trouvait, pour des raisons indépendantes de sa volonté, dans l'impossibilité de recueillir l'avis de la commission de réforme. A défaut, elle prive le fonctionnaire d'une garantie.
8. Il ressort des pièces du dossier que par courrier du 17 décembre 2018, Mme C a contesté l'expertise médicale qui a conclu à la consolidation de son état de santé à la suite d son accident de service du 6 octobre 2016 et qu'elle a adressé à son employeur, le 17 janvier 2019, un certificat médical " accident du travail maladie professionnelle " sur lequel la case " prolongation " était cochée. Mme C doit ainsi être regardée comme ayant demandé à bénéficier d'un congé de maladie à plein traitement. Les arrêtés en litige, en plaçant Mme C à demi traitement, doivent être regardés comme révélant une décision par laquelle la rectrice de l'académie de Versailles a refusé de reconnaître que les pathologies constatées à compter du 18 octobre 2018 constituaient, ainsi que le demandait l'intéressée, une rechute de son accident survenu le 6 octobre 2016. Il ressort toutefois des pièces du dossier que par un avis du 17 octobre 2019, antérieur aux arrêtés en litige, la commission de réforme s'est prononcée contre l'imputabilité à l'accident de service de Mme C intervenu le 6 octobre 2016 de la rechute déclarée par Mme C le 17 janvier 21019, et des congés maladies qui s'en sont suivis. Par suite, alors qu'il n'est pas établi que l'administration n'aurait pas eu connaissance de cet avis à la date des arrêtés en litige, le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure en ce que la commission de réforme n'a pas été préalablement saisie ne peut être qu'écarté.
9. En quatrième lieu, en se bornant à faire valoir que l'avis du comité médical visé dans l'arrêté attaqué, a été rendu en violation des règles de procédure qui lui sont applicables, " notamment celles prévues par l'article 7 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986 " et qu'elle n'a pas été informé de ses droits préalablement à la tenue de la réunion du comité médical ainsi que préalablement à la tenue de la réunion de la commission de réforme, , elle n'assortit pas ce moyen des précisions suffisantes permettant au tribunal d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, le moyen doit être écarté.
En ce qui concerne la légalité interne :
10. En cinquième lieu, aux termes de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983, portant droits et obligations des fonctionnaires, issu de l'ordonnance du 19 janvier 2017 entrée en vigueur le 21 janvier 2017 et applicable : " () IV.- Est présumée imputable au service toute maladie désignée par les tableaux de maladies professionnelles mentionnés aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale et contractée dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice par le fonctionnaire de ses fonctions dans les conditions mentionnées à ce tableau. / Si une ou plusieurs conditions tenant au délai de prise en charge, à la durée d'exposition ou à la liste limitative des travaux ne sont pas remplies, la maladie telle qu'elle est désignée par un tableau peut être reconnue imputable au service lorsque le fonctionnaire ou ses ayants droit établissent qu'elle est directement causée par l'exercice des fonctions. /Peut également être reconnue imputable au service une maladie non désignée dans les tableaux de maladies professionnelles mentionnés aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale lorsque le fonctionnaire ou ses ayants droit établissent qu'elle est essentiellement et directement causée par l'exercice des fonctions et qu'elle entraîne une incapacité permanente à un taux déterminé et évalué dans les conditions prévues par décret en Conseil d'Etat. () ". Ces dispositions sont d'application immédiate, en l'absence de dispositions contraires. Elles ont donc vocation à s'appliquer aux situations en cours, sous réserve des exigences attachées au principe de non-rétroactivité, qui exclut que les nouvelles dispositions s'appliquent à des situations juridiquement constituées avant leur entrée en vigueur. Les droits des agents publics en matière d'accident de service et de maladie professionnelle sont constitués à la date à laquelle l'accident est intervenu ou la maladie diagnostiquée. L'accident de Mme C est intervenu le 6 octobre 2016, soit avant l'entrée en vigueur des dispositions de l'article 21 bis. Il s'ensuit que la situation de Mme C est régie par les dispositions précitées de l'article 34 de la loi du 11 janvier 1984 applicables à ladite date du 20 juin 2016.
11. Le droit, prévu par les dispositions de l'article 34 de la loi du 11 janvier 1984, de conserver l'intégralité du traitement et de bénéficier du remboursement des honoraires médicaux et des frais entraînés par la maladie ou l'accident est soumis à la condition que la pathologie mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'accomplir son service soit en lien direct, mais non nécessairement exclusif, avec un évènement ou un accident survenu dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions.
12. Il est constant que le caractère imputable au service de l'accident de service survenu le 6 octobre 2016 n'est nullement contesté par l'administration avant la date de consolidation du 18 octobre 2018 retenue par une expertise du même jour réalisée par le médecin agréé. L'expert indique dans son rapport que l'état de santé est consolidé avec séquelles et relève que le taux d'IPP est " difficile à fixer considérant les discordances entre les dires de l'agent et l'examen objectif ". Il ressort également du rapport de l'expert ayant réalisé une contre-expertise le 7 mai 2019 que depuis le mois d'octobre 2018 aucun changement sur le plan clinique n'est intervenu et que les examens récents sont normaux. Il conclut que le certificat médical du 17 janvier 22019 faisant état d'une " main psychogène " décrit les séquelles de l'accident déjà indemnisé. Ce constat a été confirmé par l'expertise demandée par le juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, en son ordonnance du 4 juin 2020. Dans son rapport remis le 7 juillet 2021, l'expert confirme en effet la date de consolidation de l'état de santé de Mme C suite à son accident de travail au 18 octobre 2018 et corrige le taux d'incapacité partielle permanente à 15%. Il indique que la survenue d'une douleur au pouce, d'un épisode algodystrophique comme l'exclusion de la main psychogène, constituent des séquelles de l'accident de service survenu le 6 octobre 2016. Ainsi, compte tenu de ces éléments, il n'est pas établi qu'il existe un lien direct entre les troubles que Mme C a subi postérieurement au 18 octobre 2018 avec l'accident survenu en 2016 et que ces troubles ne constitueraient pas des conséquences séquellaires de cet accident. Dans ces conditions, la rectrice de l'académie de Versailles n'a pas commis d'erreur de fait ni d'erreur d'appréciation en prolongeant, par les arrêtés en litige, le placement de Mme C en congé maladie ordinaire. Par suite, ces moyens ne peuvent qu'être écarté.
13. Il résulte de ce qui a dit au point précédent que, contrairement à ce que soutient Mme C, la pathologie dont elle souffre à partir du 18 octobre 2018 n'est plus imputable au service. En conséquence, et conformément aux dispositions du 2) de l'article 34 de la loi du 11 janvier 1984 citées au point 5 du présent jugement, c'est sans erreur de droit que la rectrice de l'académie de Versailles a appliqué les régimes de maladie ordinaire et de leur prolongation en congé maladie à demi ou plein traitement à l'évolution de la situation de la requérante. Par suite le moyen tiré de l'erreur de droit ne peut qu'être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation des arrêtés en litige présentées par Mme C doivent être écartées.
Sur les conclusions à fin d'injonction
15. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme C, n'implique aucune mesure d'exécution au sens des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative. Par suite, les conclusions à fin d'injonction présentées par la requérante doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
16. L'Etat n'étant pas la partie perdante dans la présente instance, les conclusions de Mme C à fin d'octroi d'une somme au titre des frais liés à l'instance et non compris dans les dépens sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
DECIDE :
Article 1er : la requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C et au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.
Copie en sera adressée pour information à la rectrice de l'académie de Versailles.
Délibéré après l'audience du 29 juin 2022, à laquelle siégeaient :
M. Féral, président,
Mme Lorin, première conseillère,
M. Dupin, conseiller,
Assistés de Mme Khalfaoui, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 septembre 2022.
Le rapporteur,
signé
F. A
Le président,
signé
R. FERALLa greffière,
signé
M. F
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2004509
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
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01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
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01/06/2026