vendredi 7 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2006199 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | SEBAN ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires, enregistrés les 7 juillet 2020, 3 mars 2021 et 8 mars 2023, ce dernier n'ayant pas été communiqué, M. C et Mme E J, représentés par Me Silva Garcia, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 6 janvier 2020 par lequel le maire de la commune d'Herblay-sur-Seine a accordé à M. et Mme G un permis de construire une maison individuelle, sur les parcelles cadastrées section AK n°s 217, 404 et 405, situées 12 chemin de l'Émissaire sur le territoire de la commune, ensemble la décision implicite de rejet de leur recours gracieux ;
2°) de condamner la commune d'Herblay-sur-Seine aux entiers dépens ;
3°) de mettre à la charge de la commune d'Herblay-sur-Seine la somme de 3 000 euros chacun au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence ;
- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;
- le dossier de permis de construire est incomplet dès lors que les plans du dossier ne précisent pas que la parcelle n'est pas desservie par une voie publique mais par une voie privée sur laquelle les pétitionnaires ne disposent d'aucun droit de passage ;
- l'arrêté attaqué méconnait les dispositions de l'article R. 111-5 du code de l'urbanisme ;
- l'arrêté attaqué méconnait les dispositions de l'article UC 3 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- l'arrêté attaqué méconnait les dispositions de l'article R. 111-8 du code de l'urbanisme ;
- l'arrêté attaqué est illégal en ce qu'il prévoit le passage des réseaux sur leur parcelle alors qu'aucune servitude n'a été instituée ;
- l'arrêté attaqué méconnait les dispositions de l'article UC 4 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- l'arrêté attaqué est illégal dès lors que la construction génèrera diverses nuisances sonores et des troubles de jouissance de leur bien.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 décembre 2020, M. A H et Mme F G, représentés par Me Lalanne, concluent au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 600 euros soit mise à la charge des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils font valoir que :
- la requête est irrecevable en l'absence d'intérêt pour agir des requérants, tel que défini à l'article L. 600-1-2 code de l'urbanisme ;
- aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 décembre 2020, la commune d'Herblay-sur-Seine, représentée par Me Lherminier, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Par un mémoire, enregistré le 7 octobre 2021, M. et Mme G, représentés par Me Lalanne, demandent au tribunal de condamner les requérants à leur verser la somme de 17 511,20 euros, somme à parfaire, en application de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme.
Par un mémoire, enregistré le 26 novembre 2021, M. et Mme J, représentés par Me Silva Garcia, concluent au rejet de ces conclusions.
Par une ordonnance du 22 mars 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 24 mars 2023 à 8 heures.
Vu :
- la décision attaquée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Garona, première conseillère,
- les conclusions de M. Charpentier, rapporteur public,
- les observations de Me Silva Garcia, pour M. et Mme J,
- et les observations de Me Baron, pour la commune d'Herblay-sur-Seine.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 6 janvier 2020, le maire de la commune d'Herblay-sur-Seine a délivré à M. et Mme G un permis de construire une maison individuelle sur les parcelles cadastrées section AK n°s 217, 404 et 405, situées 12 chemin de l'Émissaire, classées en zone UC du plan local d'urbanisme de la commune alors en vigueur. Par un courrier du 6 mars 2020, M. et Mme J ont exercé un recours gracieux contre cet arrêté, qui a été implicitement rejeté. Les requérants demandent l'annulation de l'arrêté du 6 janvier 2020 ainsi que de la décision implicite rejetant leur recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
Sur le signataire de l'arrêté attaqué :
2. Aux termes de l'article L. 2131-1 du code général des collectivités territoriales : " Les actes pris par les autorités communales sont exécutoires de plein droit dès qu'il a été procédé à leur publication ou affichage ou à leur notification aux intéressés ainsi qu'à leur transmission au représentant de l'État dans le département ou à son délégué dans l'arrondissement () ". Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté attaqué a été signé par Mme D I, adjointe au maire, déléguée à l'urbanisme et à l'aménagement du territoire, en vertu de la délégation accordée par le maire de la commune par un arrêté du 13 novembre 2019 en matière de permis de construire et d'aménager, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la ville et transmis aux services de l'État dans le département le 15 novembre 2019. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté attaqué doit être écarté, comme manquant en fait.
En ce qui concerne l'insuffisance de motivation de l'arrêté attaqué :
3. Aux termes de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme alors applicable : " Lorsque la décision rejette la demande ou s'oppose à la déclaration préalable, elle doit être motivée. / Cette motivation doit indiquer l'intégralité des motifs justifiant la décision de rejet ou d'opposition, notamment l'ensemble des absences de conformité des travaux aux dispositions législatives et réglementaires mentionnées à l'article L. 421-6. / Il en est de même lorsqu'elle est assortie de prescriptions, oppose un sursis à statuer ou comporte une dérogation ou une adaptation mineure aux règles d'urbanisme applicables ". Si M. et Mme J soutiennent que l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé, ils ne précisent pas quelles prescriptions du permis de construire ne satisferaient pas à ces dispositions. Par suite, le moyen doit être écarté comme non assorti des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.
En ce qui concerne le dossier de demande de permis de construire :
4. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
5. Aux termes de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend également un plan de masse des constructions à édifier ou à modifier coté dans les trois dimensions. () / Lorsque le terrain n'est pas directement desservi par une voie ouverte à la circulation publique, le plan de masse indique l'emplacement et les caractéristiques de la servitude de passage permettant d'y accéder () ".
6. Si M. et Mme J soutiennent que le dossier de permis de construire est incomplet dès lors que les plans annexés ne précisent pas que la parcelle, assiette du projet, n'est pas desservie par une voie publique mais par une voie privée sur laquelle les pétitionnaires ne disposent pas d'un droit de passage, il ressort toutefois des pièces du dossier que le plan du terrain comporte cette information. Par suite, le moyen doit être écarté.
En ce qui concerne les articles R. 111-5 et R. 111-8 du code de l'urbanisme :
7. Aux termes de l'article R. 111-1 du code de l'urbanisme : " Le règlement national d'urbanisme est applicable aux constructions et aménagements faisant l'objet d'un permis de construire, d'un permis d'aménager ou d'une déclaration préalable ainsi qu'aux autres utilisations du sol régies par le présent code. / Toutefois les dispositions des articles R. 111-3, R. 111-5 à R. 111-19 et R. 111-28 à R. 111-30 ne sont pas applicables dans les territoires dotés d'un plan local d'urbanisme ou d'un document d'urbanisme en tenant lieu () ".
8. Si les requérants se prévalent des dispositions des articles R. 111-5 et R. 111-8 du code de l'urbanisme, ces moyens doivent être écartés comme inopérants dès lors que la commune de d'Herblay-sur-Seine est dotée d'un plan local d'urbanisme.
En ce qui concerne l'article UC 3 du règlement du plan local d'urbanisme :
9. Aux termes de l'article UC 3 du règlement du plan local d'urbanisme : " Accès et voirie / Accès / Pour être constructible, un terrain doit être accessible par une voie carrossable publique ou privée en bon état de viabilité, présentant des caractéristiques permettant de satisfaire aux exigences de la sécurité, de la défense contre l'incendie et de la protection civile dans les conditions de l'article R. 111-5 du code de l'urbanisme. / Tout terrain enclavé est inconstructible sauf si son propriétaire obtient un passage aménagé sur des fonds voisins, dans les conditions définies par l'article 682 du code civil. / Aucun nouvel accès n'est autorisé vers la RD 411. / Voirie / Les dimensions, formes et caractéristiques des voies publiques ou privées existantes ou à créer doivent être adaptées aux opérations qu'elles doivent desservir. / Les voies en impasse doivent être aménagées de telle sorte que les véhicules puissent y faire demi-tour, dès lors que l'importance du secteur ainsi desservi le justifie ".
10. D'une part, M. et Mme J soutiennent que le terrain d'assiette du projet n'est pas desservi par une voie publique mais par une voie privée, qui se situe sur les parcelles AK n°s 388 et 389 leur appartenant et sur lesquelles ils n'ont consenti aucun droit de passage aux pétitionnaires, de sorte que le permis de construire a été délivré en méconnaissance des dispositions précitées, le terrain étant enclavé et donc inconstructible. Toutefois, le permis de construire, qui est délivré sous réserve des droits des tiers, a pour seul objet d'assurer la conformité des travaux qu'il autorise avec la réglementation d'urbanisme. En outre, il ressort des pièces du dossier que l'arrêté attaqué prévoit en son article 8 que le permis de construire est subordonné à la légalité de la servitude de passage établie par acte notarié sur la parcelle AK n° 389. Enfin, la fraude alléguée n'est pas établie.
11. D'autre part, contrairement aux allégations des requérants, les dispositions précitées de l'article UC 3 du règlement du plan local d'urbanisme n'imposent pas la création d'une place de retournement et ne fixent pas davantage de largeur minimum de la voie de desserte. En tout état de cause, il n'est pas démontré que les caractéristiques de la voie d'accès au terrain d'assiette du projet ne seraient pas adaptées à la nature du projet ainsi qu'aux cinq parcelles qu'il dessert. Par suite, le moyen doit être écarté.
En ce qui concerne le moyen tiré de l'absence de servitude de passage des réseaux :
12. Les requérants soutiennent que les différents réseaux nécessaires au projet passeront sur les parcelles AK n°s 388 et 389 leur appartenant, alors que les pétitionnaires ne bénéficient d'aucune servitude. Toutefois, ainsi qu'il a été dit au point 10 du présent jugement, la prescription prévue à l'article 8 du permis de construire litigieux doit être interprétée comme couvrant également le passage des réseaux sur le chemin d'accès au terrain d'assiette. Dès lors, le moyen doit être écarté.
En ce qui concerne l'article UC 4 du règlement du plan local d'urbanisme :
13. Aux termes de l'article UC 4 du règlement du plan local d'urbanisme : " Desserte par les réseaux / Eau potable / L'alimentation en eau potable doit être assurée par un branchement sur le réseau public. / Assainissement / Toute construction ou installation, compte-tenu de sa fonction, doit être raccordée aux réseaux d'assainissement collectif. / L'assainissement interne est de type séparatif. / () / Autres réseaux / Distribution électrique / Les réseaux électriques doivent être enterrés. / Télécoms - Distribution radiodiffusion - Télévision- Multimédia / Les réseaux téléphoniques doivent être enterrés () ".
14. D'une part, si les requérants soutiennent que l'alimentation du projet en eau potable n'est pas assurée par un branchement sur le réseau public, il ressort du dossier de demande de permis de construire que le projet prévoit un raccordement via une servitude de passage de réseaux sur le chemin d'accès au terrain d'assiette, ainsi qu'il a été dit au point 12.
15. D'autre part, si les requérants soutiennent que le réseau d'assainissement du projet n'est pas conforme aux dispositions de l'article UC 4 dès lors qu'il a reçu l'avis défavorable du service d'assainissement de la communauté d'agglomération Val Parisis, il ressort du permis de construire contesté qu'il prévoit en son article 4 que les prescriptions formulées par le service d'assainissement de cette communauté d'agglomération devront être respectées. Par suite, le moyen doit être écarté.
En ce qui concerne l'erreur manifeste d'appréciation :
16. Si les requérants soutiennent que le permis de construire est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, ils n'assortissent pas ce moyen des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.
En ce qui concerne les nuisances sonores et les troubles de jouissance générés par la future construction :
17. Si M. et Mme J soutiennent que le permis contesté engendrera pour eux, de par sa proximité avec leur habitation, diverses nuisances et des troubles de jouissance notamment dus à la circulation de véhicules, cette circonstance n'est pas de nature à entacher d'illégalité ledit permis, les autorisations d'occupation du sol étant délivrées sous réserve des droits des tiers. Dès lors, le moyen doit être écarté comme inopérant.
18. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la recevabilité de la requête, que les requérants ne sont pas fondés à demander l'annulation de l'arrêté du 6 janvier 2020, ni du rejet implicite de leur recours gracieux.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme :
19. Aux termes de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme : " Lorsque le droit de former un recours pour excès de pouvoir contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager est mis en œuvre dans des conditions qui traduisent un comportement abusif de la part du requérant et qui causent un préjudice au bénéficiaire du permis, celui-ci peut demander, par un mémoire distinct, au juge administratif saisi du recours de condamner l'auteur de celui-ci à lui allouer des dommages et intérêts. La demande peut être présentée pour la première fois en appel ".
20. M. et Mme G demandent la condamnation de M. et Mme J à leur verser la somme de 17 511,20 euros, en réparation des préjudices qu'ils estiment avoir subis sur le fondement de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme. Toutefois, la requête ne traduit pas, dans les circonstances de l'espèce, un comportement abusif de la part des requérants. Par suite, ces conclusions reconventionnelles doivent être rejetées.
Sur les dépens :
21. En l'absence de dépens dans la présente instance, les conclusions des requérants présentées à ce titre doivent être, en tout état de cause, rejetées.
Sur les frais liés au litige :
22. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune d'Herblay-sur-Seine, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que réclament M. et Mme J au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens. En revanche il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge des requérants les sommes demandées par la commune d'Herblay-sur-Seine et les époux G au même titre.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. et Mme J est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par M. et Mme G au titre de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Les conclusions présentées par la commune d'Herblay-sur-Seine au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C et Mme E J, à M. A H et Mme F G et à la commune d'Herblay-sur-Seine.
Délibéré après l'audience du 24 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Buisson, président,
Mme Garona, première conseillère,
Mme L'Hermine, conseillère,
Assistés de Mme Galan, greffière.
Rendu public par mise à disposition du greffe, le 7 avril 2023.
La rapporteure,
signé
E. Garona
Le président,
signé
L. Buisson
La greffière,
signé
M. B
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026