vendredi 23 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2006653 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | CABINET GERNEZ HENRIE-GUER DUMAY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 15 juillet 2020, M. A B, représenté par Me Paiella, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 31 janvier 2020 par lequel le maire de la commune de Beauchamp a rejeté sa demande de permis de construire tendant à la construction d'une maison indivuelle, ensemble la décision implicite rejetant son recours gracieux ;
2°) d'enjoindre à la commune de Beauchamp de lui délivrer, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, le permis de construire sollicité, dans un délai de deux mois suivant la notification du présent jugement ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté méconnait les dispositions de l'article UH 6 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Beauchamp ;
- il méconnait les règles d'implantation opposables aux constructions implantées au second rang par rapport à la voie publique.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 novembre 2021, la commune de Beauchamp, représentée par Me Lamorlette, demande au tribunal :
1°) de rejeter la requête ;
2°) de mettre à la charge du requérant le versement de la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- en l'absence d'indication sur la potentielle desserte du terrain par une voie privée, les services instructeurs doivent alors appliquer l'article UH 6 du plan local d'urbanisme et ses règles de recul par rapport aux voies et emprises publiques uniquement ;
- le plan local d'urbanisme ne tend pas à interdire l'implantation de constructions de second rang mais il se borne à réglementer l'implantation des constructions dans une demande d'implantation.
Par une ordonnance du 6 octobre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 21 octobre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Buisson, président-rapporteur ;
- les conclusions de M. Gabarda, rapporteur public ;
- les observations de Me Douvreleur pour la commune de Beauchamp.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 31 janvier 2020, le maire de la commune de Beauchamp a refusé de délivrer au requérant un permis de construire en vue de la réalisation d'une maison individuelle au motif que la construction projetée ne respectait pas les dispositions de l'article UH6 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune. M. B demande l'annulation de cet arrêté et de la décision de rejet de son recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article UH 6 du plan local d'urbanisme de la commune de Beauchamp : " Implantation des constructions par rapport aux voies et aux emprises publiques " () / " Les constructions doivent être implantées avec un retrait d'au moins 4 m par rapport à l'alignement. () / Aucune construction à usage d'habitation ne peut être implantée au-delà d'une
bande de 25 m de profondeur comptée à partir de l'emprise de la voie qui dessert la construction projetée. () ". Il résulte de ces dispositions qu'aucune construction ne peut être implantée au-delà d'une bande de 25 mètres comptée à partir de l'emprise de la voie qui dessert la construction
projetée, laquelle voie doit être entendue comme toute voie publique ou privée ouverte à la circulation du public.
3. Il ressort des pièces du dossier que la construction projetée serait implantée à une distance de 45,60 m par rapport à la voie publique alors au demeurant que la voie interne d'accès à la parcelle AK n° 1188 qui est fermée par un portail ne peut être regardée comme une voie ouverte à la circulation du public. Dans ces conditions, le projet méconnait les dispositions précitées de l'article UH 6 du règlement du plan local d'urbanisme. Par suite le moyen doit être écarté.
4. En second lieu, il ressort des pieces du dossier que la construction projetée qui est la seule présente sur la parcelle ne saurait être regardée comme une constuction de second rang. Dès lors, le moyen tiré de ce que la décision méconnait les règles d'implantation opposables aux constructions implantées en second rang par rapport à la voie publique doit être écraté.
5. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 31 janvier 2020. Sa requête doit par suite être rejetée, y compris, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction.
Sur les conclusions relatives aux frais exposés et non compris dans les dépens :
6. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de la commune de Beauchamp, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par M. B au titre des frais non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. B la somme demandée par la commune de Beauchamp au même titre.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. A B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Beauchamp au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la commune de Beauchamp.
Délibéré après l'audience du 2 février 2024, à laquelle siégeaient :
- M. Buisson, président ;
- Mme Garona, première conseillère ;
- M. Ausseil, conseiller ;
assistés de Mme Pradeau, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 février 2024.
Le président rapporteur, L'assesseur le plus ancien,
signésigné
L. Buisson E. Garona
La greffière,
signé
A. Pradeau
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026