jeudi 21 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2007271 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre (J.U.) |
| Avocat requérant | CABINET D'AVOCATS IOSCA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 juillet 2020, M. B, représenté par Me Iosca, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision référencée " 48 SI " en date du 19 juin 2020 par laquelle le ministre de l'intérieur a constaté l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul ;
2°) d'annuler les décisions de retrait de points afférentes aux infractions constatées les 31 octobre 2010, 11 mai 2013, 10 février 2014, 9 mai 2015, 28 février 2015, 14 mars 2015, 1er août 2015, 17 mars 2017, 2 février 2017, 17 mai 2017, 9 novembre 2017, 31 décembre 2017, 13 janvier 2018, 11 novembre 2019 et 8 février 2020 ;
3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui restituer les points illégalement retirés dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir.
Il soutient que :
- il n'a pas reçu les informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route avant l'intervention des décisions de retrait de points contestées ;
- la réalité des infractions n'est pas établie.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 novembre 2020, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que le retrait de point du 2 février 2017 a été restitué et que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de procédure pénale ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Coblence, premier conseiller, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Vu la décision par laquelle la magistrate désignée a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme C a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. A la suite d'infractions au code de la route, le ministre de l'intérieur a retiré des points au capital affecté au permis de conduire de M. B. Après avoir constaté que le nombre de points de ce permis de conduire était nul, le ministre de l'intérieur en a, par décision du 19 juin 2020, prononcé l'invalidation et a ordonné à M. B de restituer son titre de conduite. Ce dernier demande l'annulation des différents retraits de points prononcés suite aux infractions constatées les 31 octobre 2010, 11 mai 2013, 10 février 2014, 28 février 2015, 14 mars 2015, 9 mai 2015, 1er août 2015, 2 février 2017, 17 mars 2017, 17 mai 2017, 9 novembre 2017, 31 décembre 2017, 13 janvier 2018, 11 novembre 2019 et 8 février 2020 et de la décision du 19 juin 2020 susmentionnée.
Sur l'étendue du litige :
2. Il résulte des mentions du relevé d'information intégral que le point retiré à la suite de l'infraction constatée le 2 février 2017 a été restitué le 6 décembre 2017 en application de l'article L. 233-6 du code de la route. Dès lors, les conclusions à fin d'annulation de la décision de retrait de point consécutive à cette infraction, qui étaient sans objet avant même l'introduction de la requête, sont irrecevables.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité des décisions successives de retraits de points :
S'agissant du moyen commun tiré de l'absence de notification des décisions successives de retraits de points :
3. Les conditions de la notification au conducteur des retraits de points de son permis de conduire, prévues par les dispositions de l'article L. 223-3 du code de la route, ne conditionnent pas la régularité de la procédure suivie et partant la légalité de ces retraits. Cette notification a pour seul objet de rendre ceux-ci opposables à l'intéressé et de faire courir le délai dont il dispose pour en contester la légalité devant la juridiction administrative. La circonstance que l'administration ne soit pas en mesure d'apporter la preuve que la notification des retraits successifs, effectuée par lettre simple, a bien été reçue par son destinataire, ne saurait lui interdire de constater que le permis a perdu sa validité, dès lors que la décision procédant au retrait des derniers points récapitule les retraits antérieurs et les rend ainsi opposables au conducteur. M. B ne saurait dès lors utilement se prévaloir de ce que divers retraits de points ne lui auraient pas été notifiés avant l'intervention de la décision constatant la perte de validité de son permis de conduire. Par suite, le moyen doit être écarté.
S'agissant du moyen tiré du défaut d'information préalable :
4. La délivrance, au titulaire du permis de conduire à l'encontre duquel est relevée une infraction donnant lieu à retrait de points, de l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route constitue une garantie essentielle donnée à l'auteur de l'infraction pour lui permettre, avant d'en reconnaître la réalité par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'exécution d'une composition pénale, d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et, éventuellement, d'en contester la réalité devant le juge pénal. Elle revêt le caractère d'une formalité substantielle et conditionne la régularité de la procédure au terme de laquelle le retrait de points est décidé.
Quant à l'infraction du 31 octobre 2010 (deux points) :
5. Il résulte du relevé d'information intégral de M. B édité le 17 novembre 2020 que l'infraction constatée par procès-verbal électronique le 31 octobre 2010 a donné lieu au paiement de l'amende forfaitaire. Si l'administration ne produit, s'agissant de cette infraction, ni le procès-verbal ni l'attestation de paiement établie par le comptable public, l'indication du paiement de l'amende forfaitaire le 19 novembre 2010 sur le relevé intégral de M. B, formalisé, par la mention " AF amende forfaitaire ", suffit à établir que ce dernier a nécessairement été mis en possession d'un avis de contravention et d'une carte de paiement dont la détention est indispensable pour payer l'amende forfaitaire. Par suite, et alors que M. B n'apporte aucun élément tendant à démontrer que les documents qui lui ont été envoyés seraient inexacts ou incomplets au regard des dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, le ministre doit être regardé comme apportant la preuve que les informations requises ont été délivrées au contrevenant. Dès lors, le moyen ne peut qu'être écarté.
Quant à l'infraction du 11 mai 2013 (1 point) et du 8 février 2020 (trois points) :
6. Il résulte de l'instruction et notamment des mentions du relevé d'information intégral, que ces infractions été constatées par un procès-verbal électronique et ont donné lieu au paiement de l'amende forfaitaire afférente. Si l'administration ne produit, s'agissant de ces infractions, ni le procès-verbal électronique ni l'attestation de paiement établie par la comptable public, l'indication du paiement des amendes forfaitaires sur le relevé intégral du requérant, formalisé, pour ces infractions, par la mention " AF amende forfaitaire ", suffit à établir que ce dernier a nécessairement été mis en possession d'un avis de contravention et d'une carte de paiement, dont la détention est indispensable pour payer l'amende forfaitaire. Par suite, alors que M. B n'apporte aucun élément tendant à démontrer que les documents qui ont été envoyés seraient inexacts ou incomplets au regard des dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, le ministre doit être regardé comme apportant la preuve que les informations requises ont été délivrées au contrevenant. Dès lors, le moyen ne peut être qu'écarté.
Quant aux infractions des 10 février 2014 (quatre points), 9 mai 2015 (un point), 1er août 2015 (1 point), 17 mars 2017 (un point), 9 novembre 2017 (un point), 31 décembre 2017 (un point) et 13 janvier 2018 (1 point) :
7. Il résulte des arrêtés pris pour l'application des articles R. 49-1 et R. 49-10 du code de procédure pénale, notamment de leurs dispositions codifiées à l'article A. 37-8 de ce code, que lorsqu'une contravention mentionnée à l'article L. 121-3 du code de la route est constatée sans interception du véhicule et à l'aide d'un système de contrôle automatisé enregistrant les données en numérique, le service verbalisateur adresse à l'intéressé un formulaire unique d'avis de contravention, qui comprend en bas de page la carte de paiement et comporte, d'une part, les références de l'infraction dont la connaissance est matériellement indispensable pour procéder au paiement de l'amende forfaitaire et, d'autre part, une information suffisante au regard des exigences résultant des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Lorsqu'il est établi que le titulaire du permis de conduire a payé l'amende forfaitaire prévue à l'article 529 du code de procédure pénale au titre d'une infraction constatée par radar automatique, il découle de cette seule constatation qu'il a nécessairement reçu l'avis de contravention. Eu égard aux mentions dont cet avis doit être revêtu, la même constatation conduit également à regarder comme établi que l'administration s'est acquittée envers lui de son obligation de lui délivrer, préalablement au paiement de l'amende, les informations requises en vertu des dispositions précitées, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre avoir été destinataire d'un avis inexact ou incomplet.
8. Il résulte de l'instruction que les infractions constatées les 10 février 2014, 9 mai 2015, 1er août 2015, 17 mars 2017, 9 novembre 2017, 31 décembre 2017 et 13 janvier 2018 ont été relevées sans interception du véhicule à l'aide d'un système de contrôle automatisé. Il résulte des mentions du relevé d'information intégral produit au dossier que M. B a payé les amendes forfaitaires afférentes à ces infractions. Ce paiement permet d'établir que l'intéressé a bien reçu les avis de contravention, établis selon les indications prévues par l'article A. 37-8 du code de procédure pénale, et comportant les informations exigées par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. M. B n'établit pas que les avis reçus par lui n'auraient pas comporté cette information. Le moyen tiré d'un défaut d'information doit, par suite, être écarté concernant ces décisions de retrait de points.
Quant aux infractions des 28 février 2015 (un point) et 14 mars 2015 (un point) :
9. Le paiement par le contrevenant de l'amende forfaitaire majorée prévue par le second alinéa de l'article 529-2 du code de procédure pénale implique nécessairement qu'il a préalablement reçu l'avis d'amende forfaitaire majorée. Tant avant qu'elles ne soient rendues obligatoires par un arrêté du 13 mai 2011 introduisant dans le code de procédure pénale un article A. 37-28 que depuis l'entrée en vigueur de cet arrêté, le formulaire d'avis d'amende forfaitaire majorée utilisé par l'administration est revêtu de mentions qui permettent au contrevenant de comprendre qu'en l'absence de contestation de l'amende, il sera procédé au retrait de points et qui portent à sa connaissance l'ensemble des informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Ainsi, le paiement de l'amende forfaitaire majorée suffit à établir que l'administration s'est acquittée envers le titulaire du permis de son obligation d'information, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre que cet avis était inexact ou incomplet.
10. Il résulte de l'instruction que les infractions constatées les 28 février 2015 et 14 mars 2015 ont été relevées sans interception du véhicule à l'aide d'un système de contrôle automatisé. Le ministre de l'intérieur produit les attestations de paiement établissant que le requérant a payé les amendes forfaitaires majorées émises à la suite de ces infractions, lesquelles comprennent également les informations requises. Le moyen tiré d'un défaut d'information doit, par suite, être écarté concernant ces décisions de retrait de points.
Quant à l'infraction du 17 mai 2017 (quatre points) :
11. Depuis une mise à jour logicielle effectuée le 15 avril 2015, tous les appareils électroniques utilisés par les agents verbalisateurs font apparaître sur la page présentée au contrevenant, en cas d'infraction entraînant un retrait de points, l'ensemble des informations exigées par la loi. Dès lors, pour les infractions constatées à compter de cette date, la signature apposée par l'intéressé et conservée par voie électronique établit que ces informations lui ont été délivrées.
12. Il résulte de l'instruction, et notamment des pièces produites en défense par le ministre de l'intérieur, que l'infraction commise le 17 mai 2017 a été constatée au moyen d'un procès-verbal électronique, que l'intéressé a signé. La signature de M. B établit que les informations lui ont bien été délivrées. Le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure s'agissant de cette infraction, qui manque en fait, doit être écarté.
Quant à l'infraction du 11 novembre 2019 (un point) :
13. Il résulte du relevé d'information intégral afférent au permis de conduire de M. B que cette infraction commise le 11 novembre 2019 a été relevée par radar automatique. S'il résulte des mentions de ce relevé que cette infraction a donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée, il n'est pas établi que M. B a payé cette amende. Dès lors, si la réalité de l'infraction est établie par l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, en revanche, l'administration ne peut être regardée comme ayant délivré au contrevenant l'information due. Dès lors, le retrait de points correspondant à cette infraction doit être annulé.
S'agissant de la réalité des infractions :
14. Il résulte des dispositions des articles L. 223-1 et L. 225-1 du code de la route, combinées avec celles des articles 529 et suivants du code de procédure pénale et du premier alinéa de l'article 530 du même code, que le mode d'enregistrement et de contrôle des informations relatives aux infractions au code de la route conduit à estimer que la réalité de l'infraction est établie dans les conditions prévues à l'article L. 223-1 de ce code dès lors qu'est inscrite, dans le système national des permis de conduire, la mention du paiement de l'amende forfaitaire ou de l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, sauf si l'intéressé justifie avoir présenté une requête en exonération dans les quarante-cinq jours de la constatation de l'infraction ou de l'envoi de l'avis de contravention ou avoir formé, dans le délai prévu à l'article 530 du code de procédure pénale, une réclamation ayant entraîné l'annulation du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée.
15. Il résulte de l'instruction, et notamment des mentions du relevé d'information intégral afférent au permis de conduire de M. B, que le requérant s'est acquitté des amendes forfaitaires à la suite des infractions commises les 31 octobre 2010, 11 mai 2013, 10 février 2014, 9 mai 2015, 1er août 2015, 17 mars 2017, 9 novembre 2017, 31 décembre 2017, 13 janvier 2018 et 8 février 2020 et que les infractions des 28 février 2015 et 14 mars 2015 ont donné lieu à l'émission d'une amende forfaitaire majorée établissant ainsi, en application des dispositions de l'article L. 223-1 du code de la route, la réalité des infractions.
16. Il ressort des mentions du relevé d'information intégral qu'un titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, devenu définitif, a été émis le 21 septembre 2017 pour l'infraction du 17 mai 2017. En l'absence de tout élément avancé par M. B de nature à mettre en doute l'exactitude des mentions du relevé, la réalité de ces infractions est, dès lors, établie dans les conditions prévues à l'article L. 223-1 du code de la route. Par suite le moyen doit être écarté.
En ce qui concerne la légalité de la décision " 48 SI " du 11 novembre 2019 :
17. En vertu des dispositions de l'article L. 223-1 du code de la route, le permis de conduire ne perd sa validité qu'en cas de solde de points nul. Il résulte de ce qui précède que le retrait de point consécutif à l'infraction du 11 novembre 2019 doit être annulé. Compte tenu du point annulé par le présent jugement, le solde de points du permis de conduire de M. B n'était pas nul et celui-ci est, par suite, également fondé à demander l'annulation de la décision " 48 SI " du ministre de l'intérieur constatant la perte de validité de son permis de conduire.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
18. L'annulation contentieuse d'une décision portant invalidation d'un permis de conduire à raison de l'illégalité d'un ou de plusieurs des retraits de points qui la fondent implique nécessairement que l'administration reconnaisse à l'intéressé le bénéfice des points illégalement retirés. Elle doit à cette fin les rétablir dans le traitement automatisé mentionné à l'article L. 225-1 du code de la route et reconstituer le capital de points attaché au permis de conduire tel qu'il devrait être, à la date où le jugement est exécuté, si les retraits illégaux n'étaient jamais intervenus, le cas échéant en faisant application des règles relatives au permis probatoire et des règles de reconstitution automatique prévues à l'article L. 223-6 du code de la route. Le capital de points détenu à cette date résulte toutefois également des décisions de retrait ou de reconstitution de points qu'il appartient à l'administration de prendre à raison de circonstances qui n'avaient pu être prises en compte aussi longtemps que l'invalidation annulée était exécutoire, telles que des infractions autres que celles qui avaient fondé les retraits contestés devant le juge, et des conséquences de ces nouvelles décisions sur l'application des règles relatives au permis probatoire et aux reconstitutions automatiques.
19. Dans ces circonstances, et compte tenu des motifs de l'annulation retenus, si l'exécution du présent jugement implique nécessairement que le ministre de l'intérieur prenne une nouvelle décision sur le capital de points et le droit de conduire de M. B après avoir tiré toutes les conséquences du présent jugement, elle n'implique en revanche pas nécessairement que le ministre procède à la reconstitution du capital de points affecté au permis de conduire de M. B et qu'il restitue à ce dernier son titre de conduite. Dès lors, il y a seulement lieu d'enjoindre au ministre de l'intérieur, après avoir tiré toutes les conséquences du présent jugement, de prendre une nouvelle décision sur le capital de points et le droit de conduire de M. B dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Par ces motifs, le tribunal décide :
Article 1er : La décision référencée " 48 " par laquelle le ministre de l'intérieur a retiré un point du permis de conduire de M. B à la suite de l'infraction commise le 11 novembre 2019 est annulée.
Article 2 : La décision référencée " 48 SI " en date du 19 juin 2020, en tant qu'elle constate que le permis de conduire de M. B a perdu sa validité, est annulée.
Article 3 : Il est enjoint, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, au ministre de l'intérieur de reconnaître à M. B le bénéfice du point retiré à la suite de l'infraction mentionnée à l'article 1er ci-dessus et de réexaminer la situation du requérant pour en tirer les conséquences sur le capital de points de son permis de conduire et son droit de conduire.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 juillet 2022.
La magistrate désignée,
Signé
E. CLa greffière,
Signé
V. Ricaud
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des Outre-mer en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour ampliation,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026