LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2007677

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2007677

lundi 22 mai 2023

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2007677
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantCAMUS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés au greffe du Tribunal administratif de Versailles les 18 mai et 23 juin 2019, transmis au Tribunal administratif de Cergy-Pontoise par une ordonnance de la présidente de la 1ère chambre du Tribunal administratif de Versailles en date du 4 août 2020, puis par un mémoire, un mémoire récapitulatif et un mémoire enregistrés les 15 novembre 2021, 13 juin 2022 et 3 janvier 2023, Mme A B, représentée par Me Camus, avocate, demande :

1°) d'annuler la décision de retrait de ses conditions matérielles d'accueil, intervenue le 8 octobre 2018, décision révélée par son expulsion - le même jour - du centre d'accueil pour demandeurs d'asile situé à Gargenville (Yvelines) où elle était hébergée et par l'interruption du versement de l'allocation pour demandeur d'asile qu'elle percevait, la décision, en date du 18 mars 2019, par laquelle la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à Montrouge a prononcé le retrait de ses conditions matérielles d'accueil et lui a indiqué qu'elle devait " à compter de ce jour " quitter son lieu d'hébergement, et la décision, en date du 17 juin 2019, par laquelle la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à Montrouge a prononcé le retrait de ses conditions matérielles d'accueil et lui a indiqué qu'elle devait " à compter de ce jour " quitter son lieu d'hébergement ;

2°) d'enjoindre à l'Office français de l'immigration et de l'intégration, à titre principal, de la rétablir dans ses droits aux conditions matérielles d'accueil à compter du 8 octobre 2018, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) d'enjoindre à l'Office français de l'immigration et de l'intégration, à titre subsidiaire, de la rétablir dans ses droits aux conditions matérielles d'accueil pour la période du 8 octobre 2018 au 18 mars 2019, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

4°) d'enjoindre à l'Office français de l'immigration et de l'intégration, à titre infiniment subsidiaire, de réexaminer sa situation, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

5°) de mettre à la charge de l'Office français de l'immigration et de l'intégration le paiement à Me Camus de la somme de 1 000 euros, au titre de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet relative à l'aide juridique, son conseil renonçant le cas échéant à percevoir la part contributive de l'État allouée au titre de l'aide juridictionnelle.

Mme B soutient que :

la décision du 8 octobre 2018 :

- a été prise en méconnaissance des dispositions de l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'aucune décision écrite et motivée ne lui a été communiquée et qu'elle est intervenue sans qu'elle ait été mise préalablement en mesure de présenter ses observations écrites ;

la décision du 18 mars 2019 est :

- insuffisamment motivée ;

- entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;

- entachée d'un vice de procédure, en l'absence de l'entretien personnel permettant d'évaluer sa vulnérabilité prévu à l'article L. 744-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- entachée d'une erreur de base légale, puisque prise sur le fondement du 1° de l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans la rédaction que lui a donné la loi du 10 septembre 2018 alors qu'elle a accepté le bénéfice des conditions matérielles d'accueil en 2016 ;

- entachée d'une erreur de fait, en l'absence de manquements graves au règlement du centre d'accueil ;

- entachée d'erreurs de droit tirées de la méconnaissance du 1° de l'article L. 744-8 et de l'article D. 744-36 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 20 de la directive 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale ;

- entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

la décision du 17 juin 2019 est :

- insuffisamment motivée ;

- entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;

- intervenue sur une procédure irrégulière, le principe du contradictoire n'ayant pas été respecté ;

- entachée d'un vice de procédure, en l'absence d'entretien personnel permettant d'évaluer sa vulnérabilité ;

- entachée d'une erreur de fait, en l'absence de manquements graves au règlement du centre d'accueil ;

- intervenue en méconnaissance des articles L. 744-8 et D. 744-36 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense enregistré le 6 décembre 2021, l'Office français de l'immigration et de l'intégration conclut au rejet de la requête.

L'Office français de l'immigration et de l'intégration fait valoir que les moyens invoqués par Mme B ne sont pas fondés.

Par une décision en date du 16 décembre 2019, le bureau d'aide juridictionnelle établi près le Tribunal judiciaire de Versailles a accordé à Mme B le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 2015-925 du 29 juillet 2015 relative à la réforme du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Kelfani, président, a été entendu, au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B, demandeuse d'asile de nationalité tchadienne, a bénéficié des conditions matérielles d'accueil proposées par l'Office français de l'immigration et de l'intégration à compter du 23 décembre 2016. Il ressort du certificat d'hébergement et de fin de prise en charge du directeur du centre d'accueil pour demandeurs d'asile de Gargenville (Yvelines) en date du 8 octobre 2018, du document en date du 8 octobre 2018, qu'elle a signé, et qui indique que, suite à son exclusion, elle quitte " ce jour () le centre d'accueil pour demandeurs d'asile () où (elle est) hébergée depuis le 30 décembre 2016 () " et qu'elle a " pris connaissance et pris conscience qu'un retour dans le centre d'accueil pour demandeurs d'asile de Gargenville ne sera pas possible et que (son) allocation pour demandeur d'asile ne (lui) sera plus versée " et de l'attestation de versement de l'allocation pour demandeur d'asile établie par la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à Montrouge en date du 6 décembre 2021, d'où il ressort qu'elle a cessé de percevoir cette allocation dans le courant du mois d'octobre 2018, que Mme B a fait l'objet d'une décision qui présente le caractère d'un retrait des conditions matérielles d'accueil dont elle bénéficiait jusqu'alors. Mme B demande l'annulation de cette décision, révélée, d'une part, par son exclusion - le 8 octobre 2018 - du centre d'accueil pour demandeurs d'asile où elle était hébergée et, d'autre part, par la perte, intervenue au cours du mois d'octobre 2018, de l'allocation pour demandeur d'asile qu'elle percevait. Mme B demande également l'annulation de la décision, en date du 18 mars 2019, par laquelle la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à Montrouge a prononcé le retrait de ses conditions matérielles d'accueil et lui a indiqué qu'elle devait " à compter de ce jour " quitter son lieu d'hébergement, et de la décision, en date du 17 juin 2019, par laquelle la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à Montrouge a prononcé le retrait de ses conditions matérielles d'accueil et lui a indiqué qu'elle devait " à compter de ce jour " quitter son lieu d'hébergement.

Sur les conclusions aux fins d'annulation et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête :

En ce qui concerne la décision d'octobre 2018 :

2. Aux termes de l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction applicable en l'espèce : " () La décision de suspension, de retrait ou de refus des conditions matérielles d'accueil est écrite et motivée. Elle prend en compte la vulnérabilité du demandeur. / La décision est prise après que l'intéressé a été mis en mesure de présenter ses observations écrites dans les délais impartis () ".

3. Mme B soutient, sans être utilement contredite par l'Office français de l'immigration et de l'intégration, qui ne remet en cause ni la matérialité de l'exclusion de la requérante du centre d'accueil pour demandeurs d'asile de Gargenville le 8 octobre 2018 ni celle de la cessation du versement de l'allocation pour demandeur d'asile dans le courant du mois d'octobre 2018, que la décision de retrait de retrait des conditions matérielles d'accueil d'octobre 2018 a été prise en méconnaissance des dispositions de l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'aucune décision écrite et motivée ne lui a été communiquée par l'Office français de l'immigration et de l'intégration et qu'elle est intervenue sans qu'elle ait été mise en mesure de présenter préalablement ses observations écrites.

4. Il résulte de ce qui précède que la décision de retrait des conditions matérielles d'accueil prise en octobre 2018 doit être annulée.

En ce qui concerne les décisions des 18 mars et 17 juin 2019 :

5. La décision en date du 18 mars 2019 a été prise au motif que la requérante avait " eu un comportement violent ou () commis des manquements graves au règlement de (son) lieu d'hébergement ". La décision en date du 17 juin 2019 reproche à Mme B d'avoir " commis des manquements graves au règlement de (son) lieu d'hébergement " et indique que le gestionnaire du lieu de son hébergement lui a a signalé que la requérante avait eu un " comportement violent au centre où (elle était) hébergée et (qu'elle ne respectait) pas les conditions sanitaires du lieu ". La requérante nie avoir commis des actes violents dans l'enceinte du centre d'accueil pour demandeurs d'asile de Gargenville et conteste s'être rendu coupable de manquements graves au règlement de celui-ci. Dans son mémoire récapitulatif, Mme B soutient que son exclusion du centre d'accueil " serait intervenue après que le directeur de la structure lui a reproché, à tort, d'avoir renversé des poubelles sur le balcon de la cuisine commune ". La requérante expose également que le directeur " l'a contrainte à tout nettoyer " et qu'elle l'a d'ailleurs fait. L'Office français de l'immigration et de l'intégration produit à l'appui de son mémoire en défense, un message électronique du directeur du centre d'hébergement pour demandeurs d'asile de Gargenville, en date du 5 octobre 2018, qui lui est destiné et dans lequel il demande à son interlocuteur " de bien vouloir (lui) envoyer la fin de prise en charge de Mme B " et précise que l'intéressée " ne paye pas sa caution, héberge des personnes étrangères au CADA (constatation de ce jour), n'a toujours pas fait de démarches pour () apporter son récépissé et surtout s'est absentée pendant deux semaines sans (son) autorisation comme le demande le contrat et le règlement () ". Dans ses dernières écritures, si Mme B reconnaît avoir payé tardivement sa caution - elle devait verser 20 euros par mois et avait un retard de 40 euros - elle nie avoir hébergé des personnes étrangères au centre d'accueil - elle reconnaît seulement avoir reçu en journée deux amis - et soutient qu'elle ne s'est pas absentée deux semaines sans l'autorisation du directeur de la structure. Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, de l'imprécision des accusations portées par le directeur du centre d'accueil dans son message en date du 5 octobre 2018, dont certaines ne sont d'ailleurs pas reprises dans les décisions attaquées, et faute pour l'Office français de l'immigration et de l'intégration d'apporter la preuve d'un comportement violent de la part de la requérante, les décisions contestées doivent être regardées comme entachées d'erreurs de fait et d'une erreur d'appréciation.

6. Il résulte de ce qui précède que Mme B est fondée à demander l'annulation des décisions de la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à Montrouge en date des 16 mars et 17 juin 2019.

Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :

7. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. ".

8. L'exécution du présent jugement implique nécessairement, eu égard à ses motifs, par application des dispositions législatives précitées, qu'il soit enjoint à l'Office français de l'immigration et de l'intégration de rétablir la requérante dans ses droits aux conditions matérielles d'accueil, s'agissant notamment de l'allocation pour demandeur d'asile, à compter de la date à laquelle la décision de retrait prise en octobre 2018 a produit ses effets. Il y a lieu de fixer à l'Office français de l'immigration et de l'intégration un délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement pour procéder à cette opération.

9. Il n'y a pas lieu, à ce stade, d'assortir l'injonction édictée ci-dessus d'une astreinte.

Sur les conclusions aux fins d'application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 :

10. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Office français de l'immigration et de l'intégration le versement à l'avocate de Mme B d'une somme de 1 000 (mille) euros au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve que Me Camus renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État.

D É C I D E :

Article 1er : La décision de retrait des conditions matérielles d'accueil dont bénéficiait Mme B, prise en octobre, révélée par son exclusion - le 8 octobre 2018 - du centre d'accueil pour demandeurs d'asile situé à Gargenville où elle était hébergée et par la perte de l'allocation pour demandeur d'asile qu'elle percevait, et les décisions de la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à Montrouge, en date des 18 mars et 17 juin 2019, sont annulées.

Article 2 : Il est enjoint à l'Office français de l'immigration et de l'intégration de rétablir Mme B dans ses droits aux conditions matérielles d'accueil, s'agissant notamment de l'allocation pour demandeur d'asile, à compter de la date à laquelle la décision de retrait prise en octobre 2018 a produit ses effets, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : Sous la réserve mentionnée au dernier point du présent jugement, l'Office français de l'immigration et de l'intégration versera à Me Camus, avocate de Mme B, la somme de 1 000 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme B est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.

Délibéré après l'audience du 27 mars 2023 à laquelle siégeaient :

M. Kelfani, président, M. Prost, premier conseiller, et M. Villette, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 mai 2023.

Le rapporteur,

signé

K. KELFANI

L'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,

signé

F.-X. PROSTLa greffière,

signé

A. CHANSON

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.2

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions