mardi 5 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2008448 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | SINGH |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 août 2020, M. H D, représenté par Me Singh, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 30 juin 2020 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé d'admettre son épouse, Mme E, et leurs deux enfants, A et B D, au bénéfice du regroupement familial ;
2°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine d'autoriser le regroupement familial sollicité dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. D soutient que :
-l'arrêté a été signé par une autorité incompétente ;
- il est insuffisamment motivé ;
- il est entaché d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;
- il est entaché d'erreurs de fait ;
- le préfet des Hauts-de-Seine a commis une erreur de droit dès lors qu'il s'est cru, à tort, en situation de compétence liée pour rejeter sa demande ;
- l'arrêté en litige a été pris en méconnaissance des stipulations de l'article 4 de l'accord franco-algérien ;
- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice de son pouvoir discrétionnaire, eu égard à sa situation de retraité et à la dérogation aux conditions de ressources prévue par les dispositions de l'article L.411-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers pour les personnes âgées de plus de soixante-cinq ans ;
- l'arrêté en litige méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il méconnaît les stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- il est entaché d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
La requête a été transmise au préfet des Hauts-de-Seine, qui n'a pas produit d'observations.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New York le 26 janvier 1990 ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Dutertre, premier conseiller ;
- et les observations de Me Singh, pour M. D.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, ressortissant algérien né le 7 mars 1954, titulaire d'une carte de résident valable jusqu'au 27 juin 2021, a sollicité le 10 octobre 2019 bénéfice du regroupement familial au profit de son épouse, Mme E, et de leurs deux enfants mineurs, A et B D. Par la présente requête, il demande au tribunal l'annulation de l'arrêté du 30 juin 2020 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a rejeté sa demande.
2. En premier lieu, l'arrêté contesté a été signé par M. F, adjoint au chef du bureau des examens spécialisés et de l'éloignement à la direction des migrations et de l'intégration de la préfecture des Hauts-de-Seine, qui bénéficiait d'une délégation de signature en vertu de l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine n° 2019-52 du 9 septembre 2019, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le 16 septembre suivant, à l'effet de signer, notamment, les accords et les refus de regroupement familial. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté contesté aurait été pris par une autorité incompétente doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, les mesures de police doivent être motivées et " comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
4. L'arrêté en litige vise les textes dont il fait application et comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Il vise ainsi, notamment, les stipulations de l'article 4 de l'accord franco-algérien ainsi que celles de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. En outre, il précise que les conditions de ressources et de logement de M. D, qui dispose de revenus mensuels de 901,17 euros et d'un logement de 57 m², ne sont pas conformes à ce qu'exige cet accord. Ainsi, l'arrêté en litige est suffisamment motivé.
5. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet des Hauts-de-Seine n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle de M. D avant d'édicter l'arrêté en litige.
6. En quatrième lieu, il ne résulte pas des termes de l'arrêté attaqué ni des autres pièces du dossier que le préfet des Hauts-de-Seine, qui a examiné si sa décision portait une atteinte disproportionnée au droit de M. D de mener une vie familiale normale et respectait les stipulations de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, aurait estimé à tort être en situation de compétence liée pour opposer un refus à sa demande.
7. En cinquième lieu, aux termes de l'article 4 de l'accord franco-algérien : " Les membres de la famille qui s'établissent en France sont mis en possession d'un certificat de résidence de même durée de validité que celui de la personne qu'ils rejoignent. () /Le regroupement familial ne peut être refusé que pour l'un des motifs suivants : / 1. Le demandeur ne justifie pas de ressources stables et suffisantes pour subvenir aux besoins de sa famille. Sont pris en compte toutes les ressources du demandeur et de son conjoint indépendamment des prestations familiales. L'insuffisance des ressources ne peut motiver un refus si celles-ci sont égales ou supérieures au salaire minimum interprofessionnel de croissance. / 2. le demandeur ne dispose ou ne disposera pas à la date d'arrivée de sa famille en France d'un logement considéré comme normal pour une famille comparable vivant en France (). ". Selon l'article R. 411-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction applicable au litige : " () est considéré comme normal un logement qui : / 1° Présente une superficie habitable totale au moins égale à : - en zone A : 22 m2 pour un ménage sans enfant ou deux personnes, augmentée de 10 m² par personne jusqu'à huit personnes (). ". L'article R. 421-4 du même code, dans sa rédaction applicable, dispose que : " A l'appui de sa demande de regroupement, le ressortissant étranger présente () 3° Les justificatifs des ressources du demandeur et, le cas échéant, de son conjoint, tels que le contrat de travail dont il est titulaire ou, à défaut, une attestation d'activité de son employeur, les bulletins de paie afférents à la période des douze mois précédant le dépôt de sa demande, ainsi que le dernier avis d'imposition sur le revenu en sa possession, dès lors que sa durée de présence en France lui permet de produire un tel document, et sa dernière déclaration de revenus.() ".
8. Il résulte de la combinaison de ces stipulations et dispositions que le caractère suffisant du niveau de ressources du demandeur est apprécié sur la période de douze mois précédant le dépôt de la demande de regroupement familial, par référence à la moyenne mensuelle du salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) au cours de cette même période, même si, lorsque ce seuil n'est pas atteint au cours de la période considérée, il est toujours loisible au préfet de prendre une décision favorable en tenant compte de l'évolution des ressources du demandeur, y compris après le dépôt de la demande. Dans ce dernier cas, la période de référence de douze mois est celle précédant la date de la décision par laquelle le préfet statue sur la demande de regroupement familial.
9. Pour refuser la demande de regroupement familial sollicitée par M. D au profit de son épouse et de leurs deux enfants, le préfet des Hauts-de-Seine s'est fondé sur l'insuffisance de ses ressources sur les douze mois précédant sa décision et sur le caractère inadapté de son logement. Le requérant soutient qu'il remplit les conditions posées par les stipulations précitées de l'article 4 de l'accord franco-algériens et que le préfet a commis des erreurs de fait en retenant, pour évaluer ses ressources, un montant de revenus mensuel de 901 euros, et, pour apprécier la taille de son logement, une surface habitable de 57 m². Toutefois, si l'intéressé fait état de ressources mensuelles d'un montant 1 528 euros par mois sur la période allant de juillet 2019 à juin 2020, il inclut dans ce montant l'aide personnalisée au logement perçue alors que cette aide, qui permet à son bénéficiaire de réduire ses dépenses de logement, est versée directement par la caisse d'allocations familiales à l'organisme bailleur et ne constitue pas une ressource stable au sens de l'article 4 précité. En outre, il intègre dans ce montant des versements de 523,16 euros mensuels au titre de revenu de solidarité active pour les mois de juillet à octobre 2019, que ne figurent pas sur les relevés de prestations CAF fournis pour cette période, ainsi qu'un versement de régularisation de 8 783 euros versé par l'Assurance retraite en mars 2020, dont il ne précise pas les périodes d'indemnisation correspondantes. Au regard des pièces produites, M. D ne justifie de fait que de la perception d'un montant total, indépendamment des prestations familiales et aides au logement, de 11 289 euros sur la période allant de juin 2019 à mai 2020 retenue par le préfet, soit 940 euros par mois en moyenne, perçus au titre du revenu de solidarité active puis d'une allocation de solidarité aux personnes âgées de 903 euros, complétée d'une retraite personnelle de 18,42 euros. Ainsi, alors que le préfet a tenu compte de l'évolution favorable des revenus du requérant après le dépôt de sa demande, les ressources de l'intéressé étaient sur la période retenue très inférieures au SMIC mensuel de référence, fixé à 1 215,25 euros. Par ailleurs, s'il ressort du contrat de location produit par M. D que la surface habitable de son logement est de 61 m² et non de 57 m² comme indiqué dans la décision contestée, cette surface reste inférieure à celle exigée pour la famille de six personnes que composent le requérant, son épouse, leurs enfants, et les deux fils mineurs de M. D issus d'une précédente union, dont il a la garde. Dans ces conditions, et alors qu'il résulte de l'instruction que le préfet aurait pris la même décision s'il avait retenu des ressources de 940 euros et une superficie habitable de 61 m², les moyens tirés de que l'arrêté attaqué serait entaché d'erreurs de fait et aurait été pris en méconnaissance des stipulations de l'article 4 de l'accord franco-algérien doivent être écartés.
10. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 411-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction applicable au litige : " Le regroupement familial ne peut être refusé que pour l'un des motifs suivants : / 1° Le demandeur ne justifie pas de ressources stables et suffisantes pour subvenir aux besoins de sa famille. Sont prises en compte toutes les ressources du demandeur et de son conjoint indépendamment des prestations familiales, de l'allocation équivalent retraite et des allocations prévues à l'article L. 262-1 du code de l'action sociale et des familles, à l'article L. 815-1 du code de la sécurité sociale et aux articles L. 5423-1 et L. 5423-2 du code du travail. Les ressources doivent atteindre un montant qui tient compte de la taille de la famille du demandeur. () Ces dispositions ne sont pas applicables () lorsqu'une personne âgée de plus de soixante-cinq ans et résidant régulièrement en France depuis au moins vingt-cinq ans demande le regroupement familial pour son conjoint et justifie d'une durée de mariage d'au moins dix ans () ".
11. Si M. D se prévaut de ce que le préfet aurait dû lui accorder le regroupement familials sollicité au motif que, étant retraité, il peut difficilement améliorer sa situation financière, tel n'est pas le cas de son épouse, âgée de quarante-six ans à la date de la décision attaquée, dont les revenus pourraient le cas échéant être pris en compte pour apprécier les ressources stables du foyer. Dans ces conditions, le requérant, qui ne peut utilement faire état de ce qu'il remplit les conditions dérogatoires posées par l'article L. 411-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour les personnes âgées de plus de soixante-cinq ans, n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait, dans l'exercice de son pouvoir discrétionnaire, commis une erreur manifeste d'appréciation.
12. En septième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
13. Si M. D soutient que la décision attaquée porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, il est toutefois constant qu'il vit éloigné de son épouse, avec laquelle il s'est marié le 19 juillet 2004, depuis plus de seize ans, et que leurs deux enfants A et B, nés en 2007 et 2011, ont toujours résidé auprès de leur mère en Algérie, où ils sont scolarisés. Par ailleurs, le requérant ne justifie pas qu'il aurait vainement demandé en 2017 le bénéfice du regroupement familial au profit de son épouse. Il n'établit pas davantage ni même n'allègue qu'il serait dans l'impossibilité de rendre régulièrement visite à sa famille en Algérie, alors qu'il indique l'avoir fait avant l'édiction de la décision attaquée. Dans ces conditions, celle-ci, qui n'a pas d'autre conséquence que de faire perdurer une situation de séparation géographique existant depuis de nombreuses années, ne peut être regardée comme ayant porté au droit de M. D au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
14. En huitième lieu, aux termes du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant susvisée : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale (). ".
15. Il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
16. Ainsi qu'il a été dit précédemment, les enfants A et B, âgés de neuf et treize ans à la date de l'arrêté en litige, résident auprès de leur mère en Algérie, où ils sont scolarisés, depuis leur naissance et ont ainsi toujours vécu éloignés de leur père. Si M. D fait également état de la situation de ses deux fils issus d'une précédente relation dont il a la garde, il ne justifie pas que ces adolescents en difficulté, âgés de quatorze et dix-sept ans, auraient noué des liens avec son épouse et ses deux autres enfants vivant en Algérie, ni que la venue de ces derniers en France serait de nature à améliorer leur prise en charge. Dans ces conditions, M. D n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté en litige a été pris en méconnaissance de l'intérêt supérieur de ses enfants.
17. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 13 et 16 du présent jugement, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de M. D doivent être rejetées. Il en va de même, par voie de conséquence, de ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte, ainsi que de celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. H D et au préfet des Hauts-de-Seine.
Délibéré après l'audience du 21 juin 2022, à laquelle siégeaient :
M. Beaufaÿs, président,
Mme G et M. C, premiers conseillers,
Assistés de Mme Tainsa, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juillet 2022.
La rapporteure,
signé
S. G
Le président,
signé
F. BEAUFAŸS
La greffière,
signé
A. TAINSA
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026