vendredi 21 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2008883 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | CABINET ALAIN LEVY ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 8 septembre 2020, Mme A B et l'association Val d'Oise environnement, représentées par Me Ambroselli, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 8 juillet 2020 par laquelle l'établissement public foncier d'Ile-de-France a rejeté leur recours gracieux formé à l'encontre de la décision du 4 mars 2020 par laquelle ce même établissement a exercé le droit de préemption urbain sur la parcelle cadastrée section ZI n° 29, sise sur la propriété " Les Buttes de Moiselles " à Attainville ainsi que cette décision du 4 mars 2020 de l'établissement public foncier d'Ile-de-France ;
2°) de mettre à la charge de l'établissement public foncier d'Ile-de-France la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
- l'établissement public foncier d'Ile-de-France est incompétent pour prendre cette décision, dès lors que le droit de préemption ne lui a pas été délégué par le conseil municipal de la commune d'Attainville ;
- le droit de préemption urbain a été exercé hors délai en méconnaissance de l'article L. 213-2 du code de l'urbanisme ;
- la décision est insuffisamment motivée en méconnaissance des articles L. 210-1 et L. 300-1 du code de l'urbanisme ;
- le service des domaines aurait dû être consulté ;
- la décision de préemption méconnaît l'article L. 210-1 du code de l'urbanisme puisque la réalité du projet d'opération d'aménagement d'une zone de développement économique mentionné n'est pas établie ; la réalité du projet d'aménagement d'une zone de développement économique n'est pas établie par un schéma de faisabilité ; l'intérêt de l'établissement public foncier d'Ile-de-France de constituer une réserve foncière pour réaliser le projet d'aménagement d'une zone d'activité économique n'est pas justifié.
Par un mémoire, enregistré le 1er septembre 2021, l'établissement public foncier d'Ile-de-France, représenté par Me Salaün, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise solidairement à la charge de Mme B et de l'association Val d'Oise environnement au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable puisque Mme B et l'association Val d'Oise environnement n'ont pas intérêt à agir ;
- les moyens soulevés par les requérantes ne sont pas fondés.
Par une lettre du 28 mars 2023, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, de la période à laquelle il était envisagé d'appeler l'affaire à l'audience et de ce que l'instruction était susceptible d'être close à compter du 2 mai 2023.
Par une ordonnance du 4 mai 2023, la clôture de l'instruction a été prononcée avec effet immédiat.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme L'Hermine, conseillère ;
- les conclusions de M. Gabarda, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Par une lettre du 4 décembre 2019, Mme B, a manifesté son intention d'acquérir la parcelle cadastrée section ZI n° 29 à Attainville, dont elle est locataire au titre d'un bail rural. Une déclaration d'intention d'aliéner en date du 10 janvier 2020 a été déposée à la mairie d'Attainville. Par une décision du 4 mars 2020, l'établissement public foncier d'Ile-de-France a exercé le droit de préemption urbain afin d'acquérir la parcelle. Mme B et l'association Val d'Oise environnement ont formé un recours gracieux à l'encontre de cette décision qui a été rejeté par une décision du 8 juillet 2020 de l'établissement public foncier d'Ile-de-France. Mme B et l'association Val d'Oise environnement demandent l'annulation de la décision de l'établissement public foncier d'Ile-de-France du 4 mars 2020 et de la décision du 8 juillet 2020 rejetant leur recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 2122-22 du code général des collectivités territoriales, dans sa rédaction applicable au litige : " Le maire peut, en outre, par délégation du conseil municipal, être chargé, en tout ou partie, et pour la durée de son mandat : () / 15° D'exercer, au nom de la commune, les droits de préemption définis par le code de l'urbanisme, que la commune en soit titulaire ou délégataire, de déléguer l'exercice de ces droits à l'occasion de l'aliénation d'un bien selon les dispositions prévues à l'article L. 211-2 ou au premier alinéa de l'article L. 213-3 de ce même code dans les conditions que fixe le conseil municipal ; () ". Aux termes de l'article L. 213-3 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction applicable au litige : " Le titulaire du droit de préemption peut déléguer son droit à l'Etat, à une collectivité locale, à un établissement public y ayant vocation ou au concessionnaire d'une opération d'aménagement. Cette délégation peut porter sur une ou plusieurs parties des zones concernées ou être accordée à l'occasion de l'aliénation d'un bien. Les biens ainsi acquis entrent dans le patrimoine du délégataire. / Dans les articles L. 211-1 et suivants, L. 212-1 et suivants et L. 213-1 et suivants, l'expression " titulaire du droit de préemption " s'entend également, s'il y a lieu, du délégataire en application du présent article. "
3. Il ressort des pièces du dossier que par une délibération du 26 janvier 2016, prise en application de l'article L. 213-3 du code de l'urbanisme, le conseil municipal de la commune de d'Attainville a délégué l'exercice du droit de préemption urbain à l'établissement public foncier d'Ile-de-France, pour la parcelle cadastrée section ZI n° 29. Les requérantes ne sont dès lors pas fondées à soutenir que la décision litigieuse de l'établissement public foncier d'Ile-de-France du 4 mars 2020 a été prise par une autorité incompétente.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 213-2 du code de l'urbanisme : " Le titulaire du droit de préemption peut, dans le délai de deux mois prévu au troisième alinéa du présent article, adresser au propriétaire une demande unique de communication des documents permettant d'apprécier la consistance et l'état de l'immeuble, ainsi que, le cas échéant, la situation sociale, financière et patrimoniale de la société civile immobilière. () / Le silence du titulaire du droit de préemption pendant deux mois à compter de la réception de la déclaration mentionnée au premier alinéa vaut renonciation à l'exercice du droit de préemption. / Le délai est suspendu à compter de la réception de la demande mentionnée au premier alinéa ou de la demande de visite du bien. Il reprend à compter de la réception des documents par le titulaire du droit de préemption, du refus par le propriétaire de la visite du bien ou de la visite du bien par le titulaire du droit de préemption. Si le délai restant est inférieur à un mois, le titulaire dispose d'un mois pour prendre sa décision. Passés ces délais, son silence vaut renonciation à l'exercice du droit de préemption. () ". Aux termes de l'article R. 213-7 du même code : " I.-Le silence gardé par le titulaire du droit de préemption dans le délai de deux mois qui lui est imparti par l'article L. 213-2 vaut renonciation à l'exercice de ce droit. / Ce délai court à compter de la date de l'avis de réception postal du premier des accusés de réception ou d'enregistrement délivré en application des articles L. 112-11 et L. 112-12 du code des relations entre le public et l'administration, ou de la décharge de la déclaration faite en application de l'article R. 213-5. / II.- Il est suspendu, en application de l'article L. 213-2, à compter de la réception par le propriétaire de la demande unique formée par le titulaire du droit de préemption en vue d'obtenir la communication de l'un ou de plusieurs des documents () ". Aux termes de l'article D. 213-13-2 de ce code : " L'acceptation de la visite par le propriétaire est écrite. / Elle est notifiée au titulaire du droit de préemption dans les conditions prévues à l'article R. 213-25 et dans le délai de huit jours à compter de la date de réception de la demande de visite. / La visite du bien se déroule dans le délai de quinze jours calendaires à compter de la date de la réception de l'acceptation de la visite, en dehors des samedis, dimanches et jours fériés. / Le propriétaire, son mandataire ou le notaire est tenu d'informer de l'acceptation de la visite les occupants de l'immeuble mentionnés dans la déclaration d'intention d'aliéner. / Un constat contradictoire précisant la date de visite et les noms et qualité des personnes présentes est établi le jour de la visite et signé par le propriétaire ou son représentant et par le titulaire du droit de préemption ou une personne mandatée par ce dernier. / L'absence de visite dans le délai prévu au troisième alinéa vaut soit refus de visite, soit renonciation à la demande de visite. Dans ce cas, le délai suspendu en application du quatrième alinéa de l'article L. 213-2 reprend son cours ". Il résulte de ces dispositions que le délai de deux mois ouvert au titulaire du droit de préemption est suspendu lorsque celui-ci formule une demande unique de documents complémentaires ou une demande de visite des lieux.
5. Il ressort des pièces du dossier que la déclaration d'intention d'aliéner la parcelle cadastrée section ZI 29 à Attainville, a été réceptionnée en mairie le 10 janvier 2020. L'établissement public foncier d'Ile-de-France a exercé son droit de préemption urbain par une décision du 4 mars 2020, soit dans le délai de deux mois prévu à l'article L. 213-2 du code de l'urbanisme. Au demeurant, il ressort des pièces du dossier que l'établissement public foncier d'Ile-de-France, délégataire du droit de préemption de la commune, a, par un courrier du 31 janvier 2020, d'une part, sollicité une visite des lieux, qui s'est déroulée le 17 février 2020 et, d'autre part, demandé à Me Maisonnier, notaire chargé de la vente, la production de pièces supplémentaires qui lui ont été communiquées antérieurement à la visite du bien. Le délai imparti à l'établissement public foncier Ile-de-France pour exercer le droit de préemption a été suspendu par cette demande de pièces complémentaires et de visite du bien et a repris à la suite de la visite de la parcelle le 17 février 2020. Par suite, les requérantes ne sont pas fondées à soutenir que la décision du 4 mars 2020 serait intervenue après le terme du délai prévu à l'article L. 213-2 du code de l'urbanisme.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 213-21 du code de l'urbanisme : " Le titulaire du droit de préemption doit recueillir l'avis du service des domaines sur le prix de l'immeuble dont il envisage de faire l'acquisition dès lors que le prix ou l'estimation figurant dans la déclaration d'intention d'aliéner ou que le prix que le titulaire envisage de proposer excède le montant fixé par l'arrêté du ministre chargé du domaine prévu à l'article R. 1211-2 du code général de la propriété des personnes publiques. / () / L'avis du directeur départemental ou, le cas échéant, régional des finances publiques doit être formulé dans le délai d'un mois à compter de la date de réception de la demande d'avis. Passé ce délai, il peut être procédé librement à l'acquisition. ".
7. Il ressort des pièces du dossier que l'avis de la direction nationale d'interventions domaniales, qui est mentionné dans la décision de préemption attaquée, a été rendu le 5 février 2020 sur une demande présentée par l'EPFIF et reçue par ce service le 27 janvier 2020. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 213-21 du code de l'urbanisme ne peut dès lors qu'être écarté.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 210-1 du code de l'urbanisme, dans sa version applicable au litige : " Les droits de préemption institués par le présent titre sont exercés en vue de la réalisation, dans l'intérêt général, des actions ou opérations répondant aux objets définis à l'article L. 300-1, à l'exception de ceux visant à sauvegarder ou à mettre en valeur les espaces naturels, à préserver la qualité de la ressource en eau, ou pour constituer des réserves foncières en vue de permettre la réalisation desdites actions ou opérations d'aménagement. / () Toute décision de préemption doit mentionner l'objet pour lequel ce droit est exercé. () ". Aux termes de l'article L. 300-1 du code de l'urbanisme, dans sa version applicable au litige : " Les actions ou opérations d'aménagement ont pour objets de mettre en œuvre un projet urbain, une politique locale de l'habitat, d'organiser le maintien, l'extension ou l'accueil des activités économiques, de favoriser le développement des loisirs et du tourisme, de réaliser des équipements collectifs ou des locaux de recherche ou d'enseignement supérieur, de lutter contre l'insalubrité et l'habitat indigne ou dangereux, de permettre le renouvellement urbain, de sauvegarder ou de mettre en valeur le patrimoine bâti ou non bâti et les espaces naturels.".
9. Il résulte des dispositions citées au point précédent que les collectivités titulaires du droit de préemption urbain peuvent légalement exercer ce droit, d'une part, si elles justifient, à la date à laquelle elles l'exercent, de la réalité d'un projet d'action ou d'opération d'aménagement répondant aux objets mentionnés à l'article L. 300-1 du code de l'urbanisme, alors même que les caractéristiques précises de ce projet n'auraient pas été définies à cette date, et, d'autre part, si elles font apparaître la nature de ce projet dans la décision de préemption. Par ailleurs, la mise en œuvre du droit de préemption urbain doit, eu égard notamment aux caractéristiques du bien faisant l'objet de l'opération ou au coût prévisible de cette dernière, répondre à un intérêt général suffisant. Le juge de l'excès de pouvoir vérifie si le projet d'action ou d'opération envisagé par le titulaire du droit de préemption est de nature à justifier légalement l'exercice de ce droit.
10. D'une part, la décision du 4 mars 2020 vise la convention de veille et de maîtrise foncière conclue le 28 décembre 2015 entre la commune d'Attainville, la communauté de communes " Ouest Plaine de France " et l'établissement public foncier du Val d'Oise (EPFVO) ainsi que, la convention d'intervention foncière conclue le 24 mai 2018 entre la commune d'Attainville, la communauté d'agglomération " Plaine Vallée " et l'établissement public foncier d'Ile-de-France venu aux droits de l'EPFVO qui délimitent, toutes deux, un périmètre de veille foncière ainsi que la délibération du 26 janvier 2016 par laquelle conseil municipal d'Attainville a délégué à l'EPFIF l'exercice du droit de préemption urbain sur la parcelle cadastré ZI n° 29 en vue de constituer une réserve foncière prévue par la convention du 28 décembre 2015 dans le cadre du projet d'aménagement du secteur dit " C ". Cette décision précise que la parcelle cadastrée ZI n° 29 se situe dans périmètre de veille foncière défini par la convention du 28 décembre 2015, et dans le secteur d'opération dit " D " défini par la convention du 28 décembre 2015. Cette décision ajoute que l'acquisition de cette parcelle permettra la mise en œuvre d'un projet urbain, à savoir la création d'une zone d'activité économique, après avoir fait référence à l'objectif de de développement économique poursuivi par l'établissement public foncier d'Ile-de-France à travers la convention d'intervention foncière. Ainsi, cette décision fait clairement apparaître la nature du projet poursuivi qui consiste à réaliser une zone d'activité économique. Par suite, le moyen tiré de ce que cette décision serait insuffisamment motivée doit être écarté.
11. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que la convention de veille et de maîtrise foncière conclue le 28 décembre 2015 entre la commune d'Attainville, la communauté de communes " Ouest Plaine de France " et l'établissement public foncier du Val d'Oise (EPFVO) prévoit la réalisation d'un projet d'aménagement d'une zone d'activité économique sur le secteur dit " C ", dans lequel se situe la parcelle ZI n° 29 à Attainville, visant à " faire muter le bâti existant à vocation économique, implanté sur une partie des terrains et d'étendre la zone d'activités existante en favorisant l'implantation de PME, d'artisans et d'activités tertiaires à haute valeur ajoutée ". La convention d'intervention foncière conclue le 24 mai 2018 entre la commune d'Attainville, la communauté d'agglomération " Plaine Vallée " et l'établissement public foncier d'Ile-de-France venu aux droits de l'EPFVO, prévoit, en son article 8, la reprise des engagements définis dans la convention du 28 décembre 2015 par l'établissement public foncier d'Ile-de-France et précise que plusieurs des parcelles incluses dans le périmètre dit " C ont déjà été acquises. En outre, l'établissement public foncier d'Ile-de-France verse à l'instance l'étude de faisabilité portant sur l'aménagement d'un parc d'activités économiques sur la commune d'Attainville réalisé le 5 juillet 2018 et mentionnée dans la décision litigieuse. Enfin, l'établissement public foncier d'Ile-de-France avait présenté une offre d'acquisition amiable au propriétaire de la parcelle litigieuse antérieurement à la décision de préemption attaquée, qui avait d'ailleurs été acceptée par le propriétaire de la parcelle le 14 janvier 2019. La circonstance que le projet de création d'une zone d'activité économique qui porte notamment sur des parcelles agricoles, corresponde " à une conception datée de l'aménagement du territoire " est dépourvue d'incidence sur la légalité de la décision de préemption en litige. Dans ces conditions, les requérantes ne sont pas fondées à soutenir qu'à la date de la décision contestée, l'EPFIF ne justifiait pas de la réalité d'un projet d'action justifiant l'exercice de son droit de préemption sur la parcelle en litige.
12. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir opposées en défense, que les conclusions à fin d'annulation de la décision du 4 mars 2020 et de la décision du 5 juillet 2020 présentées par Mme B et l'association Val d'Oise environnement doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'établissement public foncier d'Ile-de-France, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme que Mme B et l'association Val d'Oise environnement demandent au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de ces derniers la somme que demande l'établissement public foncier d'Ile-de-France sur le fondement des mêmes dispositions.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B et l'association Val d'Oise environnement est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de l'établissement public foncier d'Ile-de-France présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et l'association Val d'Oise environnement, et à l'établissement public foncier d'Ile-de-France.
Délibéré après l'audience du 7 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Buisson, président ;
M. Ausseil, conseiller ;
Mme L'Hermine, conseillère ;
Assistés de Mme Pradeau, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 juin 2024.
La rapporteure,
signé
M. L'Hermine
Le président,
signé
L. Buisson
La greffière,
signé
A. Pradeau
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026