vendredi 6 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2008934 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C+ |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | VARLET-ANGOVE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 9 septembre 2020, M. B C, représenté par Me Varlet-Angove, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 7 janvier 2018 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a accordé au groupement agricole d'exploitation en commun (GAEC) Maître de Vallangoujard l'autorisation d'exploiter 145 ha 55 a et 18 ca de terres agricoles situées sur le territoire des communes d'Auvers-sur-Oise et d'Hérouville-en-Vexin ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué a été pris au terme d'une procédure irrégulière en l'absence de consultation de la commission départementale d'orientation de l'agriculture du Val d'Oise et ce, en méconnaissance de l'article R. 331-5 du code rural et de la pêche maritime ;
- il n'est pas motivé en méconnaissance de l'article R. 331-6 du code rural et de la pêche maritime ;
- il a été rendu au terme d'une procédure irrégulière en l'absence d'affichage de la demande d'autorisation du GAEC Maître de Vallangoujard en méconnaissance de l'article R. 331-4 du code rural et de la pêche maritime ;
- il méconnaît l'autorité de la chose jugée par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise dans son jugement du 18 avril 2017 ;
- le préfet du Val-d'Oise a commis une erreur de droit.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 juin 2023, le préfet du Val-d'Oise, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable en raison de sa tardiveté ;
- la requête est irrecevable, faute pour M. C de justifier d'un intérêt lui donnant qualité à agir ;
- les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
Un mémoire en défense, présenté pour le préfet du Val-d'Oise, a été enregistrée le 26 juin 2023.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 13 juin 2023 et 29 juin 2023, le GAEC Maître de Vallangoujard, représenté par M. D, conclut au rejet de la requête, à la condamnation de M. C aux dépens et à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à sa charge au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable en raison de sa tardiveté ;
- les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
La requête a été communiquée à la commune de Vallangoujard qui n'a pas produit d'observations.
Par une ordonnance du 21 juin 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 13 juillet 2023.
Vu :
- la décision attaquée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code rural et de la pêche maritime ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme L'Hermine, conseillère ;
- les conclusions de M. Gabarda, rapporteur public ;
- et les observations de Mme A, représentant le préfet du Val-d'Oise.
Considérant ce qui suit :
1. Par un courrier du 12 juin 2017, le préfet du Val-d'Oise a, à la suite d'une annulation contentieuse par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise en date du 18 avril 2017, demandé au groupement agricole d'exploitation en commun (GAEC) Maître de Vallangoujard de confirmer le maintien de sa demande d'autorisation d'exploiter en date du 10 octobre 2014. Par un courrier du 5 septembre 2017, réceptionné par l'administration le lendemain, le GAEC Maître de Vallangoujard a confirmé sa demande auprès du préfet du Val-d'Oise qui s'est alors estimé ressaisi de la demande initiale. Du silence gardé par l'administration préfectorale sur cette demande pendant un délai de quatre mois est née, le 7 janvier 2018, une autorisation d'exploiter implicite, en vertu de l'article R. 331-6 du code rural et de la pêche maritime. Toutefois, par un arrêté du 3 mai 2018, le préfet du Val-d'Oise a retiré cette autorisation d'exploiter. Cet arrêté a été annulé par le tribunal administratif de Cergy Pontoise par un jugement du 10 mars 2020. Dans la présente instance, M. C demande l'annulation de la décision du 7 mars 2018.
Sur la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête :
2. D'une part, aux termes de l'article R. 331-6 du code rural et de la pêche maritime dans sa rédaction applicable au litige : " III. - Le préfet notifie sa décision aux demandeurs, aux propriétaires et aux preneurs en place par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise contre récépissé. Cette décision fait l'objet d'un affichage à la mairie de la commune sur le territoire de laquelle sont situés les biens. Elle est publiée au recueil des actes administratifs. / A défaut de notification d'une décision dans le délai de quatre mois à compter de la date d'enregistrement du dossier ou, en cas de prorogation de ce délai, dans les six mois à compter de cette date, l'autorisation est réputée accordée. En cas d'autorisation tacite, une copie de l'accusé de réception mentionné à l'article R. 331-4 est affichée et publiée dans les mêmes conditions que l'autorisation expresse ". Aux termes de l'article R. 331-4 du même code : " Après avoir vérifié que le dossier comporte les pièces requises en application du premier alinéa, le service chargé de l'instruction l'enregistre et délivre au demandeur un accusé de réception ". Enfin, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, dans sa rédaction applicable au litige : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée () ".
3. Lorsqu'une décision créatrice de droits est retirée et que ce retrait est annulé, la décision initiale est rétablie à compter de la date de lecture de la décision juridictionnelle prononçant cette annulation. Une telle annulation n'a, en revanche, pas pour effet d'ouvrir un nouveau délai de quatre mois pour retirer la décision initiale, alors même que celle-ci comporterait des irrégularités pouvant en justifier légalement le retrait. Toutefois, lorsqu'une décision créatrice de droits a été retirée dans le délai de recours contentieux puis rétablie à la suite de l'annulation juridictionnelle de son retrait, le délai de recours contentieux court à nouveau à l'égard des tiers à compter de la date à laquelle la décision créatrice de droits ainsi rétablie fait à nouveau l'objet des formalités de publicité qui lui étaient applicables ou, si de telles formalités ne sont pas exigées, à compter de la date de notification du jugement d'annulation.
4. Par ailleurs, la publication d'une décision administrative dans un recueil autre que le Journal officiel fait courir le délai du recours contentieux à l'égard de tous les tiers si l'obligation de publier cette décision dans ce recueil résulte d'un texte législatif ou réglementaire lui-même publié au Journal officiel de la République française.
5. En l'espèce, d'une part, il ressort des pièces du dossier, qu'à la suite de l'annulation contentieuse de la décision d'autorisation d'exploiter délivrée par le préfet du Val-d'Oise au GAEC Maître de Vallangoujard par un jugement du tribunal administratif de Cergy-Pontoise nos 1504695 et 1504697 du 18 avril 2017, le GAEC Maître de Vallangoujard a confirmé le maintien de sa demande d'autorisation d'exploiter déposée le 10 octobre 2014, par un courrier du 5 septembre 2017, dont le préfet a accusé réception le 18 décembre 2017. Cet accusé de réception a été publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du Val-d'Oise, à compter du 11 avril 2018. Du silence gardé par l'administration préfectorale sur cette demande pendant un délai de quatre mois est née le 7 janvier 2018, une autorisation d'exploiter implicite qui a été retirée par un arrêté du 3 mai 2018 du préfet du Val-d'Oise. Par un jugement n°1806415 du 10 mars 2020, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé cet arrêté, rétablissant ainsi l'autorisation d'exploiter du 7 janvier 2018, à compter du 10 mars 2020, date de lecture de la décision. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du Val-d'Oise a de nouveau procédé aux formalités de publicité de cette décision, de telle sorte que le délai de recours contentieux n'était pas opposable à M. C, tiers à la décision litigieuse. Dans ces conditions, la requête de M. C enregistrée au greffe du tribunal le 9 septembre 2020 n'est pas tardive. La fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête ne peut qu'être écartée.
Sur la fin de non-recevoir tirée de l'absence d'intérêt à agir de M. C :
6. Aux termes de l'article L. 331-2 du code rural et de la pêche maritime , dans sa rédaction applicable au litige : " I.- Sont soumises à autorisation préalable les opérations suivantes : 1° Les installations, les agrandissements ou les réunions d'exploitations agricoles au bénéfice d'une exploitation agricole mise en valeur par une ou plusieurs personnes physiques ou morales, lorsque la surface totale qu'il est envisagé de mettre en valeur excède le seuil fixé par le schéma directeur départemental des structures. () " Aux termes de l'article L. 331-4 du même code : " L'autorisation est périmée si le fonds n'a pas été mis en culture avant l'expiration de l'année culturale qui suit la date de sa notification. Si le fonds est loué, l'année culturale à prendre en considération est celle qui suit le départ effectif du preneur, sauf si la situation personnelle du demandeur au regard des dispositions du présent chapitre est modifiée ".
7. Un exploitant qui a demandé une autorisation d'exploiter une ou plusieurs parcelles sur des terres en application du 1° de l'article L. 331-2 du code rural et de la pêche maritime justifie d'une qualité lui donnant intérêt à agir contre l'autorisation donnée à un autre exploitant d'exploiter des parcelles sur ces terres.
8. Le préfet du Val-d'Oise fait valoir que M. C n'a pas intérêt à agir contre la décision implicite d'autorisation d'exploitation agricole délivrée au GAEC Maître de Vallangoujard du 7 janvier 2018 dès lors que cette autorisation est périmée en l'absence de mise en culture durant l'année culturale qui suit la date de sa notification. Toutefois, ainsi qu'il a été dit au point 5, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a, par un jugement du 10 mars 2020, annulé l'arrêté du 3 mai 2018 du préfet du Val-d'Oise procédant au retrait de l'autorisation d'exploiter du 7 janvier 2018 de telle sorte que cette autorisation a été rétablie à compter du 10 mars 2020, date de lecture du jugement. A la date d'enregistrement de la requête de M. C, le 9 septembre 2020, l'autorisation d'exploiter du 7 janvier 2018 n'était dès lors pas périmée. Dans ces conditions, M. C qui avait présenté une demande concurrente à celle du GAEC Maître de Vallangoujard pour l'exploitation des mêmes terres agricoles, a ainsi intérêt à agir contre l'autorisation d'exploitation agricole délivrée à ce GAEC le 7 janvier 2018. La fin de non-recevoir opposée par le préfet du Val-d'Oise doit être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
9. Aux termes de l'article L. 331-1 du code rural et de la pêche maritime : " () L'objectif prioritaire du contrôle des structures est de favoriser l'installation d'agriculteurs, y compris ceux engagés dans une démarche d'installation progressive. En outre, il vise : soit à empêcher le démembrement d'exploitations agricoles viables pouvant permettre l'installation d'un ou plusieurs agriculteurs ; soit à favoriser l'agrandissement des exploitations agricoles dont les dimensions, les références de production ou les droits à aide sont insuffisants au regard des critères arrêtés dans le schéma directeur départemental des structures ; soit à permettre l'installation ou conforter l'exploitation d'agriculteurs pluriactifs partout où l'évolution démographique et les perspectives économiques le justifient ". Aux termes de l'article L. 331-3 du même code : " L'autorité administrative se prononce sur la demande d'autorisation en se conformant aux orientations définies par le schéma directeur départemental des structures agricoles applicable dans le département dans lequel se situe le fonds faisant l'objet de la demande. Elle doit notamment : 1° Observer l'ordre des priorités établi par le schéma départemental entre l'installation des jeunes agriculteurs et l'agrandissement des exploitations agricoles, en tenant compte de l'intérêt économique et social du maintien de l'autonomie de l'exploitation faisant l'objet de la demande () ". Enfin, aux termes de l'article premier du schéma directeur départemental des structures agricoles du Val d'Oise : " Lorsque le bien objet de la demande a une superficie supérieure ou égale à 0,5 fois l'unité de référence, les autorisations d'exploiter sont accordées selon l'ordre de priorité suivant : 1. Installation sur l'exploitation familiale ou reconstitution de celle-ci au profit d'un descendant. 2. installation d'un jeune agriculteur. 3. réinstallation d'un agriculteur exproprié ou évincé à la suite d'un changement de destination des terres dans l'Ile de France agrandissement selon l'ordre de priorité définie au 2° ci-dessus () ".
10. Il résulte des dispositions précitées de l'article L. 331-3 du code rural et de la pêche maritime, dans sa rédaction applicable au litige, que le préfet, saisi de demandes concurrentes d'autorisation d'exploiter portant sur les mêmes terres, doit, pour statuer sur ces demandes, observer l'ordre des priorités établi par le schéma directeur départemental des structures agricoles. Il est tenu de rejeter la demande dont il est saisi lorsqu'un autre agriculteur, ayant également présenté une demande d'autorisation portant sur les mêmes terres, est prioritaire au regard des dispositions du schéma directeur départemental des structures agricoles.
11. Il n'est pas contesté que la demande de M. C relève de la catégorie classée n° 2 par l'article premier du schéma directeur départemental des structures agricoles du Val d'Oise et que le GAEC Maître de Vallangoujard relève, quant à lui, de la catégorie n°4. Dans ces conditions, en délivrant au GAEC Maître de Vallangoujard une autorisation d'exploiter, le préfet du Val-d'Oise, qui était tenu de s'opposer à la demande présentée par le GAEC relevant d'un ordre de priorité moindre que celui dont bénéficiait M. C, a commis une erreur de droit. Le moyen doit dès lors être accueilli.
12. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. C ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge M. C qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par le GAEC Maître de Vallangoujard au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par M. C et non compris dans les dépens.
Sur les dépens :
14. La présente instance ne comporte pas de dépens et les conclusions du GAEC Maître de Vallangoujard tendant à la condamnation de M. C aux dépens ne peuvent qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 7 janvier 2018 est annulée.
Article 2 : L'Etat versera à M. C une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les conclusions du GAEC Maître de Vallangoujard, présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi celles relatives aux dépens, sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B C, au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire et au groupement agricole d'exploitation en commun (GAEC) Maître de Vallangoujard.
Copie en sera adressée au préfet du Val-d'Oise.
Délibéré après l'audience du 22 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
- M. Buisson, président ;
- Mme Garona, première conseillère ;
- Mme L'Hermine, conseillère ;
assistés de Mme Duroux, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 octobre 2023.
La rapporteure,
signé
M. L'Hermine
Le président,
signé
L. Buisson La greffière,
signé
C. Duroux
La République mande et ordonne au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2008934
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026