mardi 5 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2009214 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SEBAN ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 16 septembre 2020, la société civile immobilière (SCI) du Ru du Roy et la société anonyme à responsabilité limitée (SARL) La Minoterie, représentées par Mes Desbois et Pelé, demandent au tribunal :
1o) d'annuler la décision implicite de rejet née du silence gardé par le maire de la commune de Presles sur leur demande, reçue le 13 février 2020, d'abrogation du plan local d'urbanisme approuvé le 30 janvier 2014 et modifié le 20 avril 2017, en tant qu'il a classé la parcelle n° 1625 en zone UI et créé l'orientation d'aménagement et de programmation " A " ;
2o) d'enjoindre au maire de la commune de Presles de convoquer le conseil municipal avec pour ordre du jour d'abroger l'orientation d'aménagement et de programmation " A ", l'interdiction " des constructions à usage d'habitation y compris par transformation de locaux industriels commerciaux d'activité " et l'interdiction " des constructions à usage hôtelier " au sein de la zone UI impactant la parcelle n°1625, ou de classer cette parcelle en zone UB, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Presles la somme de 5000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
- le classement de la parcelle n° 1625 en zone UI est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- il porte atteinte à leur liberté du commerce et de l'industrie dès lors qu'il fait obstacle à la poursuite de leur projet de réaménagement du site des A en établissement hôtelier ;
- l'interdiction des hébergements hôteliers prévue à l'article 1er du règlement de la zone UI est contradictoire avec la vocation économique de la zone ;
- l'orientation d'aménagement et de programmation " A " est sans consistance et ne répond à aucune préoccupation d'intérêt général ; elle est en contradiction totale avec le règlement de la zone UI qui prévoit le maintien d'activités économiques et qui a été modifié en 2017 pour garantir précisément la " vocation d'activités industrielle ou artisanale " du secteur ;
- le classement de leur parcelle en zone UI et l'orientation d'aménagement et de programmation " A " procèdent d'un détournement de pouvoir.
Par un mémoire enregistré le 17 mai 2021, la commune de Presles, représentée par Me Lherminier, conclut au rejet de la requête, et à ce que soit mise à la charge de la SCI du Ru du Roy et de la SARL La Minoterie une somme de 4000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens invoqués ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 17 novembre 2021, la clôture d'instruction a été fixée au 2 décembre 2021.
Un mémoire présenté pour la commune de Presles a été enregistré le 20 juin 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme,
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Louvel, premier conseiller,
- les conclusions de Cyrille Chabauty rapporteur public,
- et les observations de Me Pelé représentant la SCI du Ru du Roy et la SARL La minoterie, et de Me Baron représentant la commune de Presles.
Une note en délibéré présentée par la SCI du Ru du Roy et la SARL La Minoterie, représentées par Me Desbois a été enregistrée le 24 juin 2022.
Considérant ce qui suit :
1. Par des délibérations du 30 janvier 2014 et 20 avril 2017, le conseil municipal de la commune de Presles a approuvé le plan local d'urbanisme puis sa modification n°1. Par courrier du 12 février 2020, la SCI du Ru du Roy et la SARL La Minoterie, respectivement propriétaire et exploitant de la parcelle n°1625, ont demandé au maire de la commune de Presles l'abrogation du plan local d'urbanisme en tant qu'il classe la parcelle n°1625 en zone UI dont le règlement interdit les constructions à usage hôtelier et la transformation des locaux d'activités en locaux d'habitation et qu'il créé une orientation d'aménagement et de programmation n° 2 " A ". La SCI du Ru du Roy et la SARL La Minoterie demandent l'annulation de la décision implicite rejetant leur demande.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. L'autorité compétente, saisie d'une demande tendant à l'abrogation d'un règlement illégal, est tenue en application des dispositions de l'article L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration d'y déférer, soit que ce règlement ait été illégal dès la date de sa signature, soit que l'illégalité résulte de circonstances de droit ou de fait postérieures à cette date.
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 151-9 du code de l'urbanisme : " Le règlement délimite les zones urbaines ou à urbaniser et les zones naturelles ou agricoles et forestières à protéger. / Il peut préciser l'affectation des sols selon les usages principaux qui peuvent en être faits ou la nature des activités qui peuvent y être exercées et également prévoir l'interdiction de construire. / Il peut définir, en fonction des situations locales, les règles concernant la destination et la nature des constructions autorisées. ". Il résulte de ces dispositions qu'il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par le plan, en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir, et de fixer en conséquence le zonage et les possibilités de construction. S'ils ne sont pas liés, pour déterminer l'affectation future des différents secteurs, par les modalités existantes d'utilisation des sols, dont ils peuvent prévoir la modification dans l'intérêt de l'urbanisme, leur appréciation peut cependant être censurée par le juge administratif au cas où elle serait entachée d'un détournement de pouvoir, d'une erreur manifeste ou fondée sur des faits matériellement inexacts.
4. Le plan local d'urbanisme, approuvé par la délibération du 30 janvier 2014, a classé la parcelle n°1625 correspondant au site dit " A ", qui appartient à la SCI du Ru du Roy et sur laquelle la SARL La Minoterie exploite une salle de réception et envisage un projet hôtelier, en zone UI. En vertu du règlement qui y est applicable, cette zone est à vocation économique, les constructions à usage hôtelier y sont interdites et depuis la modification n°1 approuvé le 30 avril 2017 les constructions à usage d'habitation y sont autorisées uniquement si elles sont liées à la surveillance ou au gardiennage des établissements existants ou autorisés dans la limite d'un logement par unité foncière, et d'une surface maximale de plancher de 150 m2 par logement.
5. Il ressort, en outre, des pièces du dossier, notamment du rapport de présentation du plan local d'urbanisme, que la zone UI regroupe des secteurs qui correspondent à l'objectif 3 du projet d'aménagement et de développement durable (PADD) exprimant le souhait des auteurs du plan local d'urbanisme " de permettre à la commune de conserver son caractère tout en considérant son activité économique et agricole ".
6. Les auteurs du plan local d'urbanisme ne sont pas liés lorsqu'ils procèdent au classement d'une parcelle par les modalités d'utilisation des sols existantes. La circonstance, invoquée par les sociétés requérantes, que la parcelle litigieuse bénéficiait auparavant d'un classement en zone UIb du plan d'occupation des sols rendant possible la construction d'établissements hôteliers est ainsi sans incidence sur la légalité du nouveau classement. De même, ni le fait que la zone UI ne couvre que 5% du territoire de la commune ni celui que les deux autres secteurs classés dans cette même zone présentent quant à eux des caractéristiques justifiant ce classement n'ont d'incidence sur la légalité du classement de la parcelle appartenant à la SCI du Ru du Roy.
7. L'objectif n°3 du PADD est de conserver à la commune son caractère tout en considérant son activité économique et agricole qu'avec le parti d'aménagement de la commune à l'origine des restrictions supplémentaires apportées au droit de construire dans la zone UI en 2017 visant à assurer le maintien de certains secteurs d'activités, en évitant leur mutation en secteurs de logements et à limiter la cohabitation entre bâti d'activités et logement. Le classement de la parcelle n°1625 cohérent avec cet objectif. Il ressort par ailleurs des pièces du dossier que les restrictions résultant du classement litigieux participent également à l'objectif de lutte contre l'étalement urbain et de renforcement de la centralité de la commune exprimé dans le PADD. Dès lors, les circonstances que le classement de la parcelle litigieuse en zone UI implique l'interdiction des constructions à usage hôtelier et limite fortement, ainsi qu'il a été dit au point 4, la possibilité des constructions à usage d'habitation, alors que l'ancienne minoterie n'est plus en activité depuis de nombreuses années et que la quinzaine de logements existants sur le même terrain a toujours été destinée à son personnel ne rendent pas le classement de la parcelle n°1625 illégal. Il s'ensuit que la SCI du Ru du Roy et la SARL La Minoterie ne sont pas fondées à soutenir que le classement de la parcelle n° 1625 en zone UI est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
8. En deuxième lieu, eu égard à l'objet d'un plan local d'urbanisme, il est loisible à ses auteurs, pour des motifs d'urbanisme et sous le contrôle du juge, de déterminer la destination des différentes zones et, le cas échéant, d'interdire ou limiter l'exercice de certaines activités, notamment commerciales, dans une zone sans porter une atteinte illégale au droit de propriété ou à la liberté du commerce et de l'industrie.
9. Au vu des éléments exposés au point 7, les restrictions du droit de construire dans les secteurs classés en zone UI répondent à des préoccupations urbanistiques. Il ressort, par ailleurs, des pièces du dossier qu'elles ne s'appliquent qu'à une partie très limitée, de l'ordre de 5 %, du territoire de la commune. Dès lors, elles ne portent pas une atteinte disproportionnée et donc illégale à la liberté du commerce et de l'industrie. Par suite, le moyen doit être écarté.
10. En troisième lieu, l'article 1 du règlement de la zone UI fixe la liste des occupations et utilisations du sol qui sont interdites, au nombre desquelles figurent : " () - les constructions à usage hôtelier. / Les constructions à usage d'habitation, à l'exception de celles autorisées à l'article 2, y compris par transformation de locaux industriels, commerciaux ou d'activité () ".
11. Il ressort du rapport de présentation du plan local d'urbanisme approuvé le 30 janvier 2014, dans sa partie relative à la justification de l'objectif n°3 du PADD, auquel répond la vocation économique de la zone UI, que ses auteurs ont considéré que " l'activité économique est vecteur d'emploi " et qu'il semblait " donc opportun de permettre la création mais aussi le développement des commerces, de l'activité hôtelière ou des industries ". Ainsi, les activités économiques auxquelles fait référence l'objectif n°3 du PADD ne se limitent pas, contrairement à ce que laisse entendre la commune de Presles dans ses écritures en défense, aux seules activités industrielles ou artisanales mais elles comprennent aussi les activités commerciale et hôtelière telle que celle envisagée par les sociétés requérantes. Dès lors, l'interdiction totale des constructions à usage hôtelier résultant de l'article 1 du règlement applicable à la zone UI apparaît en pleine contradiction avec la vocation économique de cette zone. Par suite, le moyen tiré de l'illégalité de cette disposition doit être accueilli.
12. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 152-1 du code de l'urbanisme : " L'exécution par toute personne publique ou privée de tous travaux, constructions, aménagements, plantations, affouillements ou exhaussements des sols, et ouverture d'installations classées appartenant aux catégories déterminées dans le plan sont conformes au règlement et à ses documents graphiques. Ces travaux ou opérations sont, en outre, compatibles, lorsqu'elles existent, avec les orientations d'aménagement et de programmation ".
13. D'une part, il résulte de ces dispositions que les travaux ou opérations d'urbanisme doivent être compatibles avec les orientations d'aménagement et de programmation. Si de telles orientations, dans cette mesure opposable aux demandes d'autorisations d'urbanisme, sont, en principe, susceptibles d'être contestées par la voie du recours pour excès de pouvoir à l'occasion d'un recours dirigé contre la délibération qui approuve le plan local d'urbanisme ou la décision refusant de l'abroger, il en va différemment dans le cas où les orientations adoptées, par leur teneur même, ne sauraient justifier légalement un refus d'autorisation d'urbanisme.
14. Aux termes de l'orientation d'aménagement et de programmation (OAP) n° 2 du secteur UI " A " : " Sont autorisées dans cette zone, un équipement public et/ou d'intérêt général ou une activité non polluante. Citons par exemple un établissement d'enseignement ou une résidence pour personne âgées () ". Cette OAP, qui a spécifiquement pour objet la parcelle litigieuse, est susceptible, par sa teneur même, de justifier un refus de permis de construire. Les sociétés requérantes peuvent donc utilement, dans le cadre du présent recours dirigé contre la décision refusant de les abroger, en contester la légalité.
15. D'autre part, il ressort du rapport de présentation du plan local d'urbanisme que l'OAP n° 2 du secteur UI " A " correspond à la volonté de la commune de mettre en valeur ce secteur en " réfléchissant dans l'intérêt collectif ", et qu'en " ce sens, seul un équipement public et/ou d'intérêt collectif peut être bâti sur cette zone ". Ces objectifs de réalisation d'équipements publics ou d'intérêt collectif et de développements d'activités non polluantes sont toutefois incohérents avec la vocation économique de la zone UI à l'origine des restrictions prévues par l'article 1 précité du règlement de la zone, et contrarient l'objectif annoncé parallèlement par la commune de Presles lors de la modification n°1 approuvé en 2017, de garantir, en conformité avec l'objectif n° 3 du PADD, la vocation d'activité industrielle ou artisanale du site " A ". Dans ces conditions, les sociétés requérantes sont fondées à soutenir que l'OAP n° 2 du secteur UI " A " est en contradiction avec le règlement de la zone UI.
16. En dernier lieu, le détournement de pouvoir allégué, tiré de ce que le classement litigieux et l'OAP n° 2 du secteur UI " A " ne poursuivent pas un objectif urbanistique mais uniquement celui d'empêcher la réalisation du projet d'hébergement hôtelier des sociétés requérantes en même temps que la commune de Presles favorise le développement de cette activité au profit de concurrents sur d'autres parties du territoire de la commune, n'est pas établi.
17. Il résulte de ce qui précède que la SCI du Ru du Roy et la SARL La Minoterie sont fondées à demander l'annulation de la décision implicite par laquelle la commune de Presles a rejeté leur demande d'abrogation du plan local d'urbanisme en tant qu'il classe la parcelle n°1625 en zone UI et comporte l'OAP n° 2 du secteur UI " A ".
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
18. Aux termes de l'article L. 911-2 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne à nouveau une décision après une nouvelle instruction, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision juridictionnelle, que cette nouvelle décision doit intervenir dans un délai déterminé. / La juridiction peut également prescrire d'office l'intervention de cette nouvelle décision. ".
19. Le présent jugement implique nécessairement que la commune de Presles délibère à nouveau sur le plan local d'urbanisme en tant qu'il classe en zone UI la parcelle n° 1625 et comporte l'OAP n° 2 du secteur UI " A ". Il y a lieu dans les circonstances de l'espèce de fixer à la commune de Presles un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, pour procéder à cette nouvelle délibération. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les conclusions relatives aux frais non compris dans les dépens :
20. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
21. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative faisant obstacle à ce que soit mise à la charge de la SCI du Ru du Roy et la SARL La Minoterie qui ne sont pas les parties perdantes, une somme à ce titre, les conclusions de la commune de Presles en ce sens doivent être rejetées.
22. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, en application de ces mêmes dispositions, de mettre à la charge de cette dernière la somme globale de 2000 euros qu'elle paiera à la SCI du Ru du Roy et la SARL La Minoterie, au titre des frais non compris dans les dépens que celles-ci ont exposés.
D É C I D E :
Article 1er : La décision implicite par laquelle la commune de Presles a rejeté la demande des sociétés requérantes d'abrogation du plan local d'urbanisme approuvé le 30 janvier 2014 et modifié le 20 avril 2017, en tant qu'il a classé la parcelle n° 1625 en zone UI et créé l'orientation d'aménagement et de programmation " A ", est annulée.
Article 2 : Il est enjoint à la commune de Presles de délibérer à nouveau sur la disposition du plan local d'urbanisme en tant qu'il classe en zone UI l'intégralité de la parcelle n°1625 et créé l'orientation d'aménagement et de programmation " A ", dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : Les conclusions présentées par la commune de Presles sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : la commune de Presles est condamnée à verser à la SCI du Ru du Roy et la SARL La Minoterie la somme globale de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la SCI du Ru du Roy, à la SARL La Minoterie, et à la commune de Presles.
Délibéré après l'audience du 21 juin 2022, à laquelle siégeaient :
M. Thierry, président,
Mme Ferrand, première conseillère,
M. Louvel, premier conseiller.
Assistés de Mme Le Gueux, greffière.
Rendu public par mise au disposition au greffe le 5 juillet 2022.
Le rapporteur,
signé
T. Louvel
Le président,
signé
P. Thierry La greffière,
signé
S. Le Gueux
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2009214
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026