jeudi 6 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2009468 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | HALIMI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 22 septembre 2020, M. B et Mme C D, représentés par Me Halimi, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 24 juillet 2020 par laquelle le maire de Garches a refusé de faire droit à la demande tendant à la suppression d'une place de stationnement et à l'installation d'un miroir au droit de l'entrée charretière de leur propriété ;
2°) de leur accorder la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- l'auteur de la décision litigieuse ne disposait pas d'une délégation de signature régulièrement publiée ;
- cette décision est entachée d'erreur d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 13 août 2021, la commune de Garches conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de M. et Mme D au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est tardive et, à ce titre, irrecevable ;
- au surplus, les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. F,
- et les conclusions de M. Lebdiri, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. et Mme D ont demandé à la maire de Garches à plusieurs reprises, en dernier lieu le 8 juillet 2020, de réaménager la voirie au droit de l'entrée charretière de leur propriété en plaçant un miroir sur le mur lui faisant face et en supprimant la place de stationnement située à sa droite. Par un courrier du 24 juillet 2020, dont M. et Mme D demandent l'annulation, le maire de Garches a rejeté leur demande.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, par une décision du 8 juin 2020, régulièrement publiée, M. A, maire adjoint et signataire de la décision attaquée, s'est vu déléguer la signature de la maire de Garches en matière de voirie et de circulation, de sorte que le moyen tiré de son incompétence doit être écarté.
3. En second lieu, aux termes de l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales : " La police municipale a pour objet d'assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques. Elle comprend notamment : / 1° Tout ce qui intéresse la sûreté et la commodité du passage dans les rues, quais, places et voies publiques () ". L'article L. 2213-2 du même code dispose que : " Le maire peut, par arrêté motivé, eu égard aux nécessités de la circulation et de la protection de l'environnement : () 2° Réglementer l'arrêt et le stationnement des véhicules ou de certaines catégories d'entre eux, ainsi que la desserte des immeubles riverains ; ".
4. M. et Mme D soutiennent que la décision litigieuse est entachée d'erreur d'appréciation dès lors que la visibilité est gênée en sortie de leur propriété, créant ainsi un danger, et que les aménagements qu'ils demandent représentent un coût très faible. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier, et notamment du constat d'huissier réalisé le 5 février 2020 à leur demande, accompagné de clichés photographiques, que la visibilité au sortir de leur propriété serait gênée au point de nécessiter les aménagements demandés, alors au demeurant que le passage dans leur rue est d'environ un véhicule par minute.
5. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur leur recevabilité, les conclusions de M. et Mme D à fin d'annulation doivent être rejetées.
Sur les frais de l'instance :
6. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise sur leur fondement à la charge de la commune de Garches, qui n'est pas la partie perdante à la présente instance. En revanche il y a lieu, à ce titre, de mettre la somme de 1 500 euros à la charge de M. et Mme D.
Par ces motifs, le tribunal décide:
Article 1er : La requête de M. et Mme D est rejetée.
Article 2 : M. et Mme D verseront la somme de 1 500 euros à la commune de Garches au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B et Mme C D et à la commune de Garches.
Délibéré après l'audience du 29 juin 2023, à laquelle siégeaient
Mme Van Muylder, présidente,
M. F et M. E, premiers conseillers,
assistés de Mme Nimax, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 juillet 2023.
Le rapporteur,
signé
G. FLa présidente,
signé
C. Van MuylderLa greffière,
signé
S. Nimax
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
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01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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01/06/2026