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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2009982

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2009982

mardi 21 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2009982
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantCABINET GARRIGUES BEAULAC ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 2 octobre 2020 et 12 juillet 2021, M. A, représenté par la SELAFA Cabinet Cassel, demande au tribunal :

1°) de condamner la commune de Garges-lès-Gonesse à lui verser la somme de 28 312 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis du fait de l'illégalité de l'arrêté du 6 janvier 2017 de péril imminent ainsi que de celle de l'arrêté du 29 novembre 2019, prononçant la mainlevée tardive de l'arrêté de péril imminent ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Garges-lès-Gonesse la somme de 1 500 euros.

Il soutient que :

- l'arrêté du 6 janvier 2017 a été pris en méconnaissance de l'article L. 511-3 du code de la construction et de l'habitation le privant d'une garantie ;

- cet arrêté est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'application de l'article L. 511-3 du code de la construction et de l'habitation dès lors qu'aucun péril imminent n'a été constaté sur le logement dont il est propriétaire, par l'expert désigné par le tribunal ;

- l'édiction tardive de l'arrêté de mainlevée le 29 novembre 2019 révèle une faute de la commune permettant d'engager sa responsabilité ;

- l'illégalité dans la procédure d'édiction de l'arrêté du 6 janvier 2017, son absence de bien-fondé, ainsi que l'édiction manifestement tardive de l'arrêté de mainlevée du péril imminent en date du 29 novembre 2019 ont causé d'une part, un préjudice économique et matériel, lié à la perte de loyers, d'un montant de 21 600 euros, aux travaux de remise en état, d'un montant de 1 232 euros, et aux dépenses liées à l'exécution de l'arrêté de péril et des opérations d'expertise, d'un montant de 1 712 euros, et d'autre part, un préjudice moral ainsi que des troubles dans les conditions d'existence, d'un montant de 5 000 euros.

Par deux mémoires en défense, enregistrés les 17 juin 2021 et le 24 août 2021, la commune de Garges-lès-Gonesse, représentée par Me Garrigues, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. A la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- l'arrêté de péril imminent en date du 6 avril 2017 est bien-fondé ;

- l'arrêté du 29 novembre 2017 prononçant la mainlevée du péril imminent n'est pas tardif dès lors qu'avant cette date, aucun rapport définitif de l'expert ne s'était prononcé sur l'exécution des mesures provisoires ordonnées et qu'il n'était ainsi pas établi que les travaux entrepris avaient mis durablement fin au péril ; en tout état de cause, les préjudices allégués ne sont pas établis.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Après avoir entendu au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Zaccaron Guérin, conseillère rapporteure ,

- les conclusions de M. Louvel, rapporteur public,

- et les observations de Me Héral, substituant Me Garrigues, représentant la commune de Garges-lès-Gonesse.

Considérant ce qui suit :

1. Suite à un signalement du 17 novembre 2016, concernant des dégradations de l'immeuble sis 12 rue Jean-Pierre Timbaud, à Garges-lès-Gonesse, les services municipaux se sont rendus le lendemain sur les lieux, afin de constater l'état de ses parties communes et de certains de ses appartements, touchés par d'importants dégâts des eaux. En application de l'article R. 556-1 du code de justice administrative et de l'article L. 511-3 du code de la construction et de l'habitation, le maire de Garges-lès-Gonesse a ensuite saisi le tribunal administratif de Cergy-Pontoise afin que soit nommé un expert chargé d'examiner l'immeuble, de dresser un constat de son état et de proposer des mesures de nature à mettre fin à l'imminence du péril, s'il la constate. Par une ordonnance n°1610896 du 21 novembre 2016 une experte, architecte, a été désignée. Dans son rapport d'expertise du 25 novembre 2016, elle a constaté que les planchers de l'immeuble étaient soumis à des risques potentiels liés aux aménagements réalisés par chaque copropriétaire pour créer des salles de bains. Par un arrêté du 6 janvier 2017, le maire de Garges-lès-Gonesse a dès lors ordonné aux copropriétaires concernés ainsi qu'au syndicat de copropriété (s'agissant des parties communes de l'immeuble) : - le relogement, sous 72 heures, de la locataire occupant l'appartement sans salle de bain ni toilettes ; - la vérification des étayements en place ainsi que la vérification, par tout moyen approprié, de l'étendue des dommages qui pourrait être masquée par les faux plafonds dans les quatre logements du 1er étage, et, à la suite, de prendre toutes dispositions pour assurer la stabilité du plancher entre les étages 1 et 2, en exigeant que ces mesures soient réalisées par une ou des entreprises compétentes, spécialisées et dûment assurées. Par un arrêté du 29 novembre 2019, édicté à la suite d'un second rapport rédigé par la même experte, le 25 novembre 2019, le maire de Garges-lès-Gonesse a prononcé la mainlevée du péril imminent. Par courrier du 29 mai 2020, reçu le 2 juin suivant, M. A a demandé au maire de Garges-lès-Gonesse de l'indemniser à hauteur de 28 312 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis du fait de l'édiction illégale de l'arrêté du 6 janvier 2017 et de l'édiction tardive de l'arrêté du 29 novembre 2019. Il demande la condamnation de la commune de Garges-lès-Gonesse à lui verser cette somme.

Sur la responsabilité de la commune de Garges-lès-Gonesse :

2. M. A se prévaut au titre des fautes commise par la commune et à l'origine du préjudice invoqué à la fois de l'illégalité de l'arrêté du 6 janvier 2017 et du retard avec lequel la commune de Garges-lès-Gonesse a procédé à la mainlevée de celui-ci.

En ce qui concerne la légalité de l'arrêté du 6 janvier 2017 de péril imminent :

3. En premier lieu, le code de la construction et de l'habitation, dans sa version applicable à la date de l'arrêté attaqué, dispose, en son article L. 511-1 : " Le maire peut prescrire la réparation ou la démolition des murs, bâtiments ou édifices quelconques lorsqu'ils menacent ruine et qu'ils pourraient, par leur effondrement, compromettre la sécurité ou lorsque, d'une façon générale, ils n'offrent pas les garanties de solidité nécessaires au maintien de la sécurité publique, dans les conditions prévues à l'article L. 511-2. Toutefois, si leur état fait courir un péril imminent, le maire ordonne préalablement les mesures provisoires indispensables pour écarter ce péril, dans les conditions prévues à l'article L. 511-3. () " ; en son article L. 511-2 : " I.- Le maire, par un arrêté de péril pris à l'issue d'une procédure contradictoire dont les modalités sont définies par décret en Conseil d'Etat, met le propriétaire de l'immeuble menaçant ruine, et le cas échéant les personnes mentionnées au premier alinéa de l'article L. 511-1-1, en demeure de faire dans un délai déterminé, selon le cas, les réparations nécessaires pour mettre fin durablement au péril ou les travaux de démolition, ainsi que, s'il y a lieu, de prendre les mesures indispensables pour préserver les bâtiments contigus. / Lorsque le bâtiment menaçant ruine est à usage principal d'habitation, l'arrêté de péril précise également que, à l'expiration du délai fixé, en cas de non-exécution des réparations, travaux, et mesures prescrits, le propriétaire est redevable du paiement d'une astreinte par jour de retard dans les conditions prévues au IV du présent article. " ; en son article L. 511-3 : " En cas de péril imminent, le maire, après avertissement adressé au propriétaire, demande à la juridiction administrative compétente la nomination d'un expert qui, dans les vingt-quatre heures qui suivent sa nomination, examine les bâtiments, dresse constat de l'état des bâtiments mitoyens et propose des mesures de nature à mettre fin à l'imminence du péril s'il la constate. / Si le rapport de l'expert conclut à l'existence d'un péril grave et imminent, le maire ordonne les mesures provisoires nécessaires pour garantir la sécurité, notamment, l'évacuation de l'immeuble. / Dans le cas où ces mesures n'auraient pas été exécutées dans le délai imparti, le maire les fait exécuter d'office. En ce cas, le maire agit en lieu et place des propriétaires, pour leur compte et à leurs frais. / Si les mesures ont à la fois conjuré l'imminence du danger et mis fin durablement au péril, le maire, sur le rapport d'un homme de l'art, prend acte de leur réalisation et de leur date d'achèvement. / Si elles n'ont pas mis fin durablement au péril, le maire poursuit la procédure dans les conditions prévues à l'article L. 511-2. "

4. Il résulte de ces dispositions, que seule la procédure de péril ordinaire prévue par l'article L. 511-2 précité nécessite la mise en œuvre d'une procédure contradictoire préalable à l'édiction de l'arrêté mettant en demeure les propriétaires de l'immeuble de faire les réparations nécessaires ou les travaux de démolition. La procédure de péril imminent prévue à l'article L. 511-3, qui permet au maire d'ordonner les mesures provisoires indispensables pour écarter le péril, implique seulement qu'un avertissement soit adressé aux propriétaires de l'immeuble, avant la saisine du juge administratif aux fins de désigner un expert chargé notamment d'examiner le bâtiment concerné par ce péril imminent.

5. Il résulte de l'instruction que l'arrêté du 6 janvier 2017 a été édicté sur le fondement de l'article L. 511-3 du code de la construction et de l'habitation et qu'il constate un péril imminent. Dans ces conditions, M. A n'est pas fondé à soutenir qu'en ne lui adressant pas l'avertissement prévu à cet article, préalablement à la saisine du juge administratif, le maire a entaché l'arrêté du 6 janvier 2017 d'un vice de procédure permettant d'engager la responsabilité de la commune de Garges-lès-Gonesse pour illégalité fautive.

6. En second lieu, il résulte de l'instruction que l'experte désignée par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise, a constaté, dans son rapport du 25 novembre 2016, l'existence d'un péril grave et imminent sur l'immeuble en litige, en raison des risques potentiels auxquels les planchers des étages 1 et 2 étaient soumis du fait des aménagements réalisés par chaque copropriétaire pour créer des salles de bains. En application de l'article L. 511-3 du code de la construction et de l'habitation, le maire de Garges-lès-Gonesse a édicté un arrêté de péril imminent et ordonné les mesures provisoires permettant de conjurer l'imminence du danger et de mettre fin durablement au péril. Si M. A soutient que son appartement n'était pas visé par le péril imminent constaté par l'experte dans son rapport du 25 novembre 2016, il résulte toutefois de l'instruction, et notamment de l'acte notarié du 18 février 2016, que l'appartement de M. A, est situé escalier A, premier étage, première porte à droite, à propos duquel le rapport précité précise : " appartement sinistré, les plafonds sont recouverts de lambris de frisette de pin et ne permettent pas la vision du plancher ; des étayements constitués de bastings et de chandelles sont en place sous la frisette. " et constate que " dans le séjour, derrière la porte d'entrée, la peinture du faux plafond est localement boursoufflée ". M. A n'est ainsi pas fondé à soutenir que le maire de Garges-lès-Gonesse, en prenant un arrêté de péril imminent le 6 janvier 2017, a commis une erreur manifeste d'appréciation dans l'application de l'article L. 511-3 du code de la construction et de l'habitation.

7. Il résulte de ce qui précède qu'aucun des moyens soulevés contre l'arrêté du 6 janvier 2017 de péril imminent n'est fondé. M. A ne saurait ainsi se prévaloir d'aucune illégalité fautive susceptible d'engager la responsabilité de la commune de Garges-lès-Gonesse du fait de l'édiction de cet arrêté.

En ce qui concerne l'édiction de l'arrêté du 29 novembre 2019 portant mainlevée du péril imminent :

8. Les limitations apportées aux libertés par l'autorité de police ne sont légales que si et dans la mesure où le maintien de l'ordre public les rend nécessaires. Il s'ensuit que dès lors que la mesure de police a perdu sa nécessité, l'absence de réponse de l'autorité administrative à une demande de mainlevée sans justification pendant une durée anormalement longue, constitue une faute de nature à engager la responsabilité de la puissance publique.

9. Il résulte de l'instruction qu'à la suite de l'édiction de l'arrêté de péril imminent du 6 janvier 2017 qui obligeait M. A, sous un délai de 72 heures, à " s'assurer et vérifier par tout moyen approprié de l'étendue des dommages qui pourrait être masquée par les faux plafonds dans le logement qui lui appartient et à la suite prendre toutes dispositions pour assurer la stabilité du plancher entre les étages 1 et 2 ", l'intéressé a au cours des mois de septembre et d'octobre 2017, informé la commune qu'il avait fait procéder à la dépose des faux plafonds de son appartement. Puis, en l'absence de réponse de la commune, il a finalement fait intervenir un ingénieur conseil qui a dressé un rapport constatant que le faux plafond de l'appartement de M. A avait été déposé et que le plancher était stable. Ce rapport a été adressé à la commune de Garges-lès-Gonesse par M. A en date du 6 juin 2018 et réceptionné par cette dernière le 14 juin suivant. Le 6 septembre 2018, M. A a relancé la commune de Garges-lès-Gonesse qui lui a répondu le même jour que plusieurs lots étaient concernés par l'arrêté de péril imminent ainsi que les parties communes et lui a précisé qu'une visite de contrôle serait effectuée rapidement avec l'expert afin d'engager une levée partielle du péril notamment sur son bien. Cependant, ce n'est qu'en date du 29 novembre 2019, sur le rapport de l'expert rendu le 25 novembre 2019, que le maire de Garges-lès-Gonesse a pris un arrêté de mainlevée du péril imminent. Par ailleurs, il n'est pas contesté que le maire de Garges-lès-Gonesse n'a pas, en méconnaissance de l'article L. 511-3 du code de la construction et de l'habitation cité au point 3, mis en demeure les propriétaires n'ayant pas exécuté dans le délai fixé, les mesures prescrites par l'arrêté de péril imminent. Il n'a pas davantage édicté une décision motivée en vue de procéder d'office à cette exécution. Dans ces circonstances il résulte de l'instruction qu'après avoir eu connaissance du rapport dressé par l'ingénieur conseil, et de ce que les mesures prescrites par l'arrêté de péril imminent à M. A avaient été exécutées, le maire était en mesure de procéder à la mainlevée. Il ne l'a toutefois fait qu'avec un retard de plusieurs mois qui revêt ainsi un caractère fautif. Cette faute est de nature à engager la responsabilité de la commune de Garges-lès-Gonesse.

En ce qui concerne la période d'indemnisation :

10. Dans les circonstances de l'espèce il y a lieu de considérer qu'après la réception, le 14 juin 2018 du rapport produit par M. A la commune de Garges-lès-Gonesse devait disposer d'un délai pour mener à bien la procédure de mainlevée pour l'appartement de M. A. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce de fixer ce délai à deux semaines. Dans ces conditions, il y a lieu de fixer la période de responsabilité de la commune du 1er juillet 2018 au 28 novembre 2019, l'arrêté de mainlevée du péril imminent ayant été levé le 29 novembre 2019.

En ce qui concerne le montant des préjudices :

S'agissant du préjudice lié à la perte de l'usage de son appartement :

11. Il résulte de l'instruction que la mainlevée tardive de l'arrêté de péril imminent a empêché M. A de bénéficier de l'usage de son bien pour lui-même ou pour autrui. Il sera fait une juste appréciation du préjudice ainsi subi en calculant l'indemnisation à laquelle il a droit en prenant pour référence la valeur locative de son appartement. M. A produit une attestation dressée par une agence immobilière qui estime la valeur locative de ce bien à 600 euros par mois. Cette valeur n'est pas contestée par la commune de Garges-lès-Gonesse. Dans ces conditions, il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en fixant sa réparation à 10 200 euros pour la période du 29 juin 2018 au 29 novembre 2019.

S'agissant des frais d'établissement du rapport de l'ingénieur conseil :

12. Il résulte de l'instruction que la mainlevée tardive de l'arrêté de péril imminent a contraint M. A à engager un ingénieur conseil afin qu'il constate par lui-même l'exécution des mesures prescrites par cet arrêté. M. A est ainsi fondé à demander l'indemnisation des frais d'établissement de ce rapport, qui présentent un lien de causalité directe et certain avec l'inaction de la commune. Il sera fait une exacte appréciation de ce préjudice en fixant sa réparation à 480 euros.

S'agissant des frais de dépose du faux-plafond :

13. Il résulte de l'instruction que les frais engagés par M. A pour la dépose du faux-plafond de son appartement, procèdent de l'arrêté de péril imminent et qu'ils n'ont dès lors pas de lien direct avec le délai pris par le maire pour décider sa mainlevée. Par suite, M. A n'est pas fondé à en demander l'indemnisation.

S'agissant du préjudice moral :

14. Dans les circonstances de l'espèce, il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en fixant sa réparation à 2 000 euros.

Sur les frais non compris dans les dépens :

15. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la commune de Garges-lès-Gonesse, une somme de 1 500 euros qu'elle versera à M. A en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

16. En revanche, ces dispositions font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. A, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme demandée sur ce fondement par la commune de Garges-lès-Gonesse. Par suite, les conclusions qu'elle a formulées en ce sens doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La commune de Garges-lès-Gonesse est condamnée à verser à M. A la somme de 12 680 (douze mille six cent quatre-vingts) euros.

Article 2 :La commune de Garges-lès-Gonesse versera à M. A la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : Les conclusions de la commune de Garges-lès-Gonesse présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 5 Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la commune de Garges-lès-Gonesse.

Délibéré après l'audience du 7 mars 2023 à laquelle siégeaient :

M. Thierry, président,

M. Baude, premier conseiller,

Mme Zaccaron Guérin, conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 mars 2023.

La rapporteure,

signé

C. Zaccaron Guérin Le président,

signé

P. Thierry

La greffière,

signé

S. Le Gueux

La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 20099822

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