mardi 7 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2010022 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | BRAULT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 5 octobre 2020 et 29 mars 2022, M. B, représenté par Me Lalanne, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 8 juin 2020 par lequel le maire de la commune de Montigny-lès-Cormeilles a refusé de lui délivrer un permis de construire n° 09542420S0007, en vue de la démolition de constructions existantes et de l'édification d'un immeuble de trente-huit logements représentant 2075 mètres carrés de surface de plancher, au 30 bis et 32 rue de la République à Montigny-lès-Cormeilles (95370) ; ensemble, la décision du 13 août 2020 par laquelle le maire de la commune de Montigny-lès-Cormeilles a rejeté son recours gracieux formé à l'encontre de cet arrêté ;
2°) d'enjoindre au maire de la commune de Montigny-lès-Cormeilles de lui délivrer le permis de construire sollicité dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, et, subsidiairement, de statuer à nouveau sur cette demande de permis de construire dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Montigny-lès-Cormeilles la somme de 3 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'un vice de forme : alors que trois avis ont été recueillis en cours d'instruction, il ne vise le sens que de l'avis défavorable rendu par la communauté d'agglomération du Val-Parisis, en méconnaissance de l'article A 424-1 du code de l'urbanisme ; en outre, les avis favorables recueillis n'étaient pas annexés à l'arrêté attaqué, comme pour mieux lui interdire d'en constater le caractère favorable ;
- il a été signée par une autorité incompétente ;
- il a été pris en méconnaissance de l'article UR 11 du règlement du plan local d'urbanisme de Montigny-lès-Cormeilles ;
- en refusant de lui délivrer le permis de construire qu'il sollicitait sans démontrer qu'il lui était impossible de le faire via l'édiction d'une prescription, le maire a commis une erreur de droit ;
- il a été pris en méconnaissance de l'article UR 12 du règlement du plan local d'urbanisme de Montigny-lès-Cormeilles ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 mars 2022, la commune de Montigny-lès-Cormeilles, représentée par Me Brault conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. B, la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- le refus de permis de construire est également fondé sur la circonstance que le projet prévoit que les places de stationnement en sous-sol n°20 à 22 disposent d'un dégagement inférieur à six mètres, en méconnaissance de l'article UR 12.1.3 du règlement du plan local d'urbanisme de Montigny-lès-Cormeilles ;
- les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Zaccaron Guérin, conseillère rapporteure ,
- les conclusions de Mme Maisonneuve, rapporteure publique,
- et les observations de Me Lalanne, représentant M. B, et Me Brault représentant la commune de Montigny-lès-Cormeille.
M. B, représenté par Me Lalanne a présenté une note en délibéré enregistrée le 15 février 2023.
Considérant ce qui suit :
1. M. B demande l'annulation de l'arrêté du 8 juin 2020 par lequel le maire de la commune de Montigny-lès-Cormeilles a rejeté sa demande de permis de construire enregistrée sous le numéro 09542420S0007 en vue de la démolition de constructions existantes et de l'édification d'un immeuble de trente-huit logements représentant deux mille soixante-quinze mètres carrés de surface de plancher, au 30 bis et 32 rue de la République à Montigny-lès-Cormeilles (95370) ainsi que de la décision du 13 août 2020 par laquelle le maire de la commune de Montigny-lès-Cormeilles a rejeté le recours gracieux formé le 6 juillet 2020 à l'encontre de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, en vertu de l'article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales, " Le maire est seul chargé de l'administration, mais il peut, sous sa surveillance et sa responsabilité, déléguer par arrêté une partie de ses fonctions à un ou plusieurs de ses adjoints et à des membres du conseil municipal. () "
3. La commune de Montigny-lès-Cormeilles a produit l'arrêté du 25 janvier 2018 par lequel le maire de Montigny-lès-Cormeilles a donné délégation à M. C D, son premier adjoint, de fonctions et de signature " notamment en matière de questions relatives à l'urbanisme réglementaire, aux travaux et au cadre de vie. ". Contrairement à ce que soutient M. B, d'une part, cette délégation définit avec une précision suffisante le domaine de compétence déléguée, et d'autre part, le domaine de l'urbanisme réglementaire qu'elle vise, concerne en particulier les autorisations d'occupation des sols. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué manque en fait et doit dès lors être écarté.
4. En deuxième lieu, le code de l'urbanisme dispose, en son article A 424-1 : " La décision expresse prise sur une demande de permis de construire, d'aménager ou de démolir ou sur une déclaration préalable prend la forme d'un arrêté () ", en son article A 424-2 : " L'arrêté prévu au premier alinéa de l'article A. 424-1 : () d) Vise les avis recueillis en cours d'instruction et leur sens. () "
5. Une erreur ou une omission affectant les visas d'une décision sont sans incidence sur sa légalité. Dès lors, la circonstance que l'arrêté attaqué ne vise pas le sens des avis rendus par ENEDIS et VEOLIA du 14 mai 2020, recueillis par le maire de Montigny-lès-Cormeilles en cours d'instruction, n'est pas de nature à entacher d'illégalité l'arrêté de refus de permis de construire du 8 juin 2020. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article A 424-2 du code de l'urbanisme doit être écarté comme inopérant.
6. En troisième lieu, il ressort des termes mêmes de l'arrêté attaqué, qui font foi jusqu'à preuve contraire, que les trois avis visés dans cet arrêté, ont été joints à celui-ci. En tout état de cause, à supposer même que tel ne fût pas le cas, aucune disposition législative ou réglementaire n'imposait que de tels avis soient annexés à l'arrêté portant refus de permis de construire. Enfin, M. B n'établit ni même n'allègue avoir sollicité, en vain, la communication de tels avis. Par suite, le moyen tiré de ce que les avis recueillis par le maire de Montigny-lès-Cormeilles sur le projet de permis de construire n'ont pas été joints à l'arrêté en litige en méconnaissance du principe du contradictoire doit être écarté.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article UR 12 du règlement du plan local d'urbanisme de Montigny-lès-Cormeilles : " Obligations imposées aux constructeurs en matière de réalisation d'aires de stationnement () 2. Nombre d'emplacements requis : / 2.1 Pour le calcul du nombre de places de stationnement nécessaires à une opération, le nombre obtenu par l'application des normes définies ci-après, sera dans tous les cas, arrondi au nombre entier immédiatement supérieur. / 2.2 Constructions à destination d'habitation : - Nombre de places véhicules imposées : / - Il sera créé au minimum une place de stationnement véhicule par tranche engagée de 60 m2 de surface de plancher de construction, avec un minimum de 1 place par logement. / Exemple d'application : Une construction de 600 m2 de surface de plancher implique la création de 10 places de stationnement / Une construction de 601 m2 de surface de plancher implique la création de 11 places de stationnement. () ".
8. En l'espèce, le projet en litige qui porte sur la construction de trente-huit logements et présente une surface de plancher de 2075 mètres carrés, doit prévoir, pour assurer sa conformité aux dispositions précitées de l'article UR 12 du règlement du plan local d'urbanisme, un minimum de trente-huit places de stationnement à raison de trente-cinq tranches de soixante mètres carrés, arrondies à l'entier immédiatement supérieur, ainsi que trois emplacements supplémentaires pour répondre à l'exigence d'un emplacement par logement construit. Or, il ressort des pièces du dossier que le projet de construction prévoit quarante-deux emplacements de stationnement. Il ne méconnaît donc pas les dispositions précitées de l'article UR 12 du règlement du plan local d'urbanisme. M. B est par suite, fondé à soutenir qu'en refusant de lui délivrer le permis de construire sollicité, au motif d'un nombre de place de stationnement insuffisant le maire de Montigny-lès-Cormeilles a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation dans l'application des dispositions de l'article UR 12.
9. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, les autres moyens de la requête ne sont pas susceptibles de fonder l'annulation de l'arrêté contesté.
10. Toutefois, d'une part, si le maire de Montigny-lès-Cormeilles ne pouvait légalement se fonder sur le motif énoncé au point 8 pour refuser de délivrer le permis de construire sollicité par M. B, il ressort des mentions de l'arrêté attaqué, que le maire s'est également fondé sur le motif tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UR 11 du règlement du plan local d'urbanisme de Montigny-lès-Cormeilles qui dispose que : " Aspects extérieurs des constructions et aménagement de leurs abords, prescriptions de nature à assurer la protection des éléments de paysage, des quartiers, ilots, immeubles, espaces publics, monuments, sites et secteurs à protéger / 1. Dispositions générales : / - Une attention particulière sur la diversité des volumes et de l'épannelage, sur l'utilisation des matériaux et des couleurs devra être portée afin que les constructions et les clôtures présentent une qualité architecturale. De plus, les constructions et les clôtures devront être en harmonie avec l'environnement avoisinant. () "
11. En l'espèce, la construction projetée s'insère dans un quartier classé en zone UR, définie par le plan local d'urbanisme de Montigny-lès-Cormeilles comme une " zone à caractère résidentiel " à proximité immédiate d'une zone naturelle (au sud) et d'une zone UP (à l'ouest) dite de " polarités urbaines. L'environnement bâti existant à proximité du terrain d'assiette du projet est constitué, dans sa quasi-intégralité, de pavillons individuels en R+1 ou R+2, au style architectural certes varié (meulières ou enduits blancs cassé ; toitures à deux ou quatre pans ; tuiles rouges ou grises), mais présentant un gabarit et une densité limités, permettant de préserver le caractère majoritairement arboré de ce quartier.
12. D'autre part, le projet en litige prévoit d'édifier en lieu et place de deux pavillons de cent soixante-seize mètres carrés, un immeuble collectif de trente-huit logements culminant à huit mètres et présentant une surface de plancher de deux mille soixante-quinze mètres carrés et une emprise au sol de 39,98 % de la superficie du terrain d'assiette, incluant en outre la partie de la parcelle située en zone N1 du plan local d'urbanisme, non constructible. Ainsi, le projet de construction de M. B présente un caractère massif, en rupture avec le gabarit des constructions préexistantes décrites au point précédent. Si M. B expose qu'il s'est astreint à prévoir un jeu de couleurs rythmant les façades, un retrait partiel du dernier étage en attique, que d'autres constructions présentent des caractéristiques similaires à la sienne, et que son projet respecte la réglementation applicable en matière d'emprise au sol, de gabarit et de hauteur, ces circonstances, permettent seulement de démontrer que ce projet de construction présente une certaine qualité architecturale mais ne permettent, en revanche, pas de considérer qu'il est en harmonie avec l'environnement bâti décrit au point 12. Au demeurant, les constructions mentionnées par M. B comme termes de comparaison, soit ne présentent pas de gabarit et de hauteur comparables avec la construction projetée, soit ne sont pas situées à proximité du terrain d'assiette du projet, et sont classées en zone UP, soit sont situés en zone UR mais dans un tissu urbain éloigné de 2,5 kilomètres du terrain d'assiette du projet et ne présentant pas l'homogénéité architecturale du quartier d'implantation du projet litigieux. Dans ces conditions, le motif de l'arrêté attaqué, tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article UR 11 du règlement du plan local d'urbanisme de Montigny-lès-Cormeilles, permettait, à lui-seul, de justifier légalement le refus de permis de construire opposé par le maire à M. B. Il ne résulte pas de l'instruction que le maire de Montigny-lès-Cormeilles aurait, s'il n'avait retenu que ce motif, pris une décision différente à l'égard de M. B.
13. Enfin, M. B soutient que ce motif de refus est entaché d'une erreur de droit, faute pour le service instructeur d'avoir recherché si le projet pouvait être autorisé moyennant une prescription assurant sa conformité à l'article UR 11 du règlement du plan local d'urbanisme de Montigny-lès-Cormeilles. Toutefois, il ne résulte d'aucune disposition législative ou réglementaire que l'administration soit tenue d'édicter de telles prescriptions en se substituant au pétitionnaire en redéfinissant par elle-même, le projet de construction faisant l'objet de la demande de permis de construire, en vue de lui donner une consistance légale. Or, en l'espèce, la mise en conformité du projet de construction à l'article UR 11 du règlement du plan local d'urbanisme de Montigny-lès-Cormeilles implique pour le pétitionnaire de concevoir un projet différent de celui qui a été soumis au service instructeur de la commune de Montigny-lès-Cormeilles. Par suite, ce moyen ne peut qu'être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la substitution de motif sollicitée par la commune de Montigny-lès-Cormeilles, que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 8 juin 2020 par lequel le maire de Montigny-lès-Cormeilles a refusé de lui délivrer le permis de construire qu'il sollicitait, et n'est par ailleurs pas davantage fondé à demander l'annulation de la décision par laquelle le maire a rejeté le recours gracieux formé à l'encontre de cet arrêté. Par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte doivent également être rejetées.
Sur les frais non compris dans les dépens :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Montigny-lès-Cormeilles, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme demandée à ce titre par M. B.
16. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de M. B, la somme demandée par la commune de Montigny-lès-Cormeilles sur le fondement de ces dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 :Les conclusions de la commune de Montigny-lès-Cormeilles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 :Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la commune de Montigny-lès-Cormeilles.
Délibéré après l'audience du 14 février 2023 à laquelle siégeaient :
M. Thierry, président,
M. Louvel, premier conseiller,
Mme Zaccaron Guérin, conseillère,
.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 mars 2023.
La rapporteure,
C. Zaccaron Guérin Le président,
P. Thierry
La greffière,
S. Le Gueux
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 20100222
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026