lundi 28 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2010425 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | NIGA |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance en date du 6 octobre 2020, enregistrée le 13 octobre 2020 au greffe du tribunal, le président du tribunal administratif de Versailles a transmis la requête présentée par M. B et la société l'Epi royal.
Par une requête enregistrée le 23 août 2020, M. A B et la société l'Epi royal demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision en date du 7 juillet 2020 par laquelle le préfet de l'Essonne a refusé l'autorisation de travail sollicitée par la société l'Epi royal ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Essonne de lui délivrer l'autorisation sollicitée dans un délai de deux mois à compter de la décision.
Ils soutiennent que :
- la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au vu des compétences professionnelles de M. B ;
- la décision méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.(). "
2. Il ressort des pièces du dossier que la société l'Epi royal a sollicité la délivrance d'une autorisation de travail visant à permettre à M. B, de nationalité marocaine, d'exercer la profession " préparateur de commandes aide boulangerie ". Par une décision du 7 juillet 2020, prise sur le fondement de l'article R. 5221-20 du code du travail, le préfet de l'Essonne a refusé de délivrer l'autorisation sollicitée aux motifs que la société ne justifie pas d'une difficulté de recrutement et qu'elle n'a pas produit les pièces permettant de vérifier le respect de la législation relative au travail et à la protection sociale.
3. Si, à l'appui de son recours, la société l'Epi royal et M. B invoquent les compétences professionnelles de M. B et les conséquences de la décision sur sa situation personnelle et familiale, ces circonstances sont sans incidence sur la légalité de la décision litigieuse. En l'absence de nouvelles observations des requérants formulées dans le délai de recours contentieux de deux mois, leur requête, qui ne contient que des moyens inopérants, peut être rejetée par voie d'ordonnance en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B et de la société l'Epi royal est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, à la société l'Epi royal et au ministre de l'intérieur et des outre mer.
Copie en sera adressée pour information au préfet de l'Essonne et du Val-d'Oise.
Fait à Cergy, le 28 novembre 2022.
La présidente de la 4ème chambre,
Signé
C. Van Muylder
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre mer, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026