vendredi 2 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2011585 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | CABINET MOREL-LE LOUEDEC-MALHERBE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 11 novembre 2020 et 26 décembre 2020, la société civile immobilière (SCI) de la Barre, représentée par Me Malherbe, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté n° 2020-009 du 16 mars 2020 par lequel le maire de la commune de Soisy-sous-Montmorency l'a mise en demeure de réaliser, à ses frais, toutes les mesures garantissant la sécurité publique de l'immeuble sis 34, avenue Kellermann à Soisy-sous-Montmorency (95230), sur la parcelle cadastrée AE n° 407, en procédant au relogement de M. G dans le délai de dix jours avec l'obligation de fermer l'établissement " Le tube ", à la pose de jauges par un bureau d'études spécialisées en vue de la réalisation de sondages et d'études dans un délai de six semaines maximum et à des travaux dans la continuité immédiate des études en fonction des résultats de celles-ci ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Soisy-sous-Montmorency la somme de 3 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté a été rendu au terme d'une procédure irrégulière puisqu'elle n'a pas été informée de la mise en œuvre d'une procédure de péril imminent et n'a pas été convoquée à l'expertise, qui n'a pas été réalisée contradictoirement, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 511-3 du code de la construction et de l'habitation ;
- le maire de la commune de Soisy-sous-Montmorency a commis une erreur de droit en se fondant sur les articles L. 511-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation alors qu'il aurait dû se fonder sur les pouvoirs de police générale qu'il tient de l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales puisque la ruine de l'immeuble résulte d'un évènement naturel extérieur ;
- il n'existe pas de péril grave et imminent.
Par deux mémoires, enregistrés les 1er décembre 2020 et le 30 décembre 2020, la commune de Soisy-sous-Montmorency, représentée par Me Gentilhomme, conclut au rejet de la requête de la SCI de la Barre et à ce qu'une somme de 3 500 euros soit mise à sa charge.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable puisque les pièces jointes à cette requête qui ont été produites dans un fichier unique ne sont pas répertoriées par un signet, en méconnaissance de l'article R. 414-3 du code de justice administrative ;
- les moyens soulevés par la société requérante ne sont pas fondés.
Par une intervention, enregistrée le 22 décembre 2020, M. G demande que le tribunal rejette la requête de la SCI de la Barre.
Il soutient que l'immeuble situé au 34, avenue Kellerman comprend de nombreuses fissures et qu'il menace de s'écrouler.
Un mémoire présenté pour la SCI de la Barre a été enregistré le 9 janvier 2021 et n'a pas été communiqué.
Vu :
- la décision attaquée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme L'Hermine, conseillère ;
- les conclusions de M. Charpentier, rapporteur public ;
- et les observations de Me Guranna, avocate de la commune de Soisy-sous-Montmorency.
Considérant ce qui suit :
1. Par une ordonnance du 24 février 2020, le vice-président du présent tribunal a ordonné la réalisation d'une expertise de l'immeuble sis 34 avenue Kellermann à Soisy-sous-Montmorency, sur la parcelle cadastrée AE n° 407, afin que l'expert donne son avis sur l'état du bien et sur l'imminence et la gravité du péril qu'il représente et, le cas échéant, propose les mesures de nature à mettre fin à l'imminence du péril et précise les délais au terme desquels ces mesures devront être réalisées. Le rapport d'expertise a été établi le 3 mars 2020. Par un arrêté du 16 mars 2020, le maire de la commune de Soisy-sous-Montmorency a mis en demeure M. A, copropriétaire du bien, BetC Immobilier, gestionnaire de l'appartement de M. A et la SCI de la Barre, syndic bénévole, de réaliser, à leurs frais, toutes les mesures garantissant la sécurité publique de cet immeuble en procédant au relogement de M. G dans le délai de dix jours avec l'obligation de fermer l'établissement " Le tube ", à la pose de jauges par un bureau d'études spécialisées en vue de la réalisation de sondages et d'études dans un délai de six semaines maximum et à des travaux dans la continuité immédiate des études en fonction des résultats de celles-ci. Le 10 juin 2020, la SCI de la Barre a formé un recours gracieux contre cet arrêté qui a été rejeté par une décision du maire de la commune de Soisy-sous-Montmorency en date du 11 septembre 2020. La SCI de la Barre doit être regardée comme demandant l'annulation de l'arrêté du 16 mars 2020 et de la décision rejetant son recours gracieux.
Sur l'intervention de M. G :
2. M. G, qui est locataire de l'appartement situé dans les combles de l'immeuble faisant l'objet de l'arrêté de péril imminent, a intérêt à intervenir à l'instance. Dès lors, son intervention doit être admise.
Sur la recevabilité de la requête :
3. L'article R. 412-2 du code de justice administrative dispose que : " Lorsque les parties joignent des pièces à l'appui de leurs requêtes et mémoires, elles en établissent simultanément un inventaire détaillé. Sauf lorsque leur nombre, leur volume ou leurs caractéristiques y font obstacle, ces pièces sont accompagnées d'une copie. Ces obligations sont prescrites aux parties sous peine de voir leurs pièces écartées des débats après invitation à régulariser non suivie d'effet ". Aux termes de l'article R. 414-3 du même code, dans sa rédaction applicable au litige : " Par dérogation aux dispositions des articles R. 411-3, R. 411-4, R. 412-1 et R. 412-2, les requérants sont dispensés de produire des copies de leur requête et des pièces qui sont jointes à celle-ci et à leurs mémoires. / Les pièces jointes sont présentées conformément à l'inventaire qui en est dressé. / Lorsque le requérant transmet, à l'appui de sa requête, un fichier unique comprenant plusieurs pièces, chacune d'entre elles doit être répertoriée par un signet la désignant conformément à l'inventaire mentionné ci-dessus. S'il transmet un fichier par pièce, l'intitulé de chacun d'entre eux doit être conforme à cet inventaire. Le respect de ces obligations est prescrit à peine d'irrecevabilité de la requête ". En cas de méconnaissance de ces dernières prescriptions, la requête est irrecevable si le requérant n'a pas donné suite à l'invitation à régulariser que la juridiction doit, en ce cas, lui adresser par un document indiquant précisément les modalités de régularisation de la requête.
4. À la suite de l'invitation à régulariser sa requête adressée par le tribunal, la SCI de la Barre a présenté un inventaire détaillé et des pièces renumérotées conformément aux dispositions précitées, de sorte que la fin de non-recevoir soulevée par la commune de Soisy-sous-Montmorency ne peut, en tout état de cause, qu'être écartée.
Sur le bien-fondé de l'arrêté du 16 mars 2020 :
5. Aux termes de l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales : " La police municipale a pour objet d'assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques. Elle comprend notamment : / () 5° Le soin de prévenir, par des précautions convenables, et de faire cesser, par la distribution des secours nécessaires, les accidents et les fléaux calamiteux () de pourvoir d'urgence à toutes les mesures d'assistance et de secours et, s'il y a lieu, de provoquer l'intervention de l'administration supérieure () ". Aux termes de l'article L. 2212-4 du même code : " En cas de danger grave ou imminent, tel que les accidents naturels prévus au 5° de l'article L. 2212-2, le maire prescrit l'exécution des mesures de sûreté exigées par les circonstances () ".
6. Aux termes de l'article L. 2213-24 du code général des collectivités territoriales, dans sa rédaction applicable au litige : " Le maire prescrit la réparation ou la démolition des murs, bâtiments, édifices ou monuments funéraires menaçant ruine dans les conditions prévues aux articles L. 511-1 à L. 511-4-1 du code de la construction et de l'habitation ". Aux termes de l'article L. 511-1 du code de la construction et de l'habitation, dans sa rédaction applicable au litige : " Le maire peut prescrire la réparation ou la démolition des murs, bâtiments ou édifices quelconques lorsqu'ils menacent ruine et qu'ils pourraient, par leur effondrement, compromettre la sécurité ou lorsque, d'une façon générale, ils n'offrent pas les garanties de solidité nécessaires au maintien de la sécurité publique, dans les conditions prévues à l'article L. 511-2. Toutefois, si leur état fait courir un péril imminent, le maire ordonne préalablement les mesures provisoires indispensables pour écarter ce péril, dans les conditions prévues à l'article L. 511-3 () ". Aux termes de l'article L. 511-3 du code de la construction et de l'habitation, dans sa rédaction applicable au litige : " En cas de péril imminent, le maire, après avertissement adressé au propriétaire, demande à la juridiction administrative compétente la nomination d'un expert qui, dans les vingt-quatre heures qui suivent sa nomination, examine les bâtiments, dresse constat de l'état des bâtiments mitoyens et propose des mesures de nature à mettre fin à l'imminence du péril s'il la constate. / Si le rapport de l'expert conclut à l'existence d'un péril grave et imminent, le maire ordonne les mesures provisoires nécessaires pour garantir la sécurité, notamment, l'évacuation de l'immeuble () ".
7. En premier lieu, les pouvoirs de police générale reconnus au maire par les dispositions précitées des articles L. 2212-2 et L. 2212-4 du code général des collectivités territoriales, qui s'exercent dans l'hypothèse où le danger menaçant un immeuble résulte d'une cause qui lui est extérieure, sont distincts des pouvoirs qui lui sont conférés dans le cadre des procédures de péril ou de péril imminent régies par les articles L. 511-1 à L. 511-4 du code de la construction et de l'habitation, auxquels renvoie l'article L. 2213-24 du code général des collectivités territoriales, qui doivent être mis en œuvre lorsque le danger provoqué par un immeuble provient à titre prépondérant de causes qui lui sont propres.
8. L'expert désigné dans le cadre de la procédure de péril imminent, dans son rapport du 3 mars 2020, indique que l'affaissement de l'immeuble et les fissures constatées sur les façades et à l'intérieur du bâtiment résultent probablement de la surcharge des planchers de l'immeuble, dont les fondations sont légères, à la suite des travaux d'agrandissement du rez-de-chaussée de cet immeuble et de la pose de chapes carrelées. En outre, si la SCI de la Barre se prévaut d'un rapport d'expertise de la société Oscult BTP du 6 octobre 2020, ce rapport indique que l'affaissement de l'immeuble résulte des fuites d'eau intervenues au cours de l'année 2018 et non d'un tassement de sol naturel et que les fissures du bâti ont été causées, quant à elles, par les travaux de réparation de ces fuites. Par suite, que le péril affectant l'immeuble résulte de l'une ou de l'autre de ces causes, il trouve son origine prépondérante dans une cause inhérente à l'immeuble et non dans une cause qui lui est extérieure. Le maire de la commune de Soisy-sous-Montmorency a donc pu, sans erreur de droit, édicter l'arrêté litigieux sur le fondement des dispositions du code de la construction et de l'habitation.
9. En deuxième lieu, la circonstance que les propriétaires d'un immeuble frappé d'un péril imminent n'auraient pas été avertis par le maire, préalablement à la saisine de la juridiction administrative, de la procédure qui allait être diligentée à leur égard est sans incidence sur la légalité de l'arrêté du maire enjoignant aux intéressés de faire procéder aux travaux d'urgence prescrits par le rapport d'expertise dès lors qu'il est constant qu'ils ont été prévenus avant l'achèvement des opérations d'expertise.
10. D'une part, il n'est pas contesté que la commune de Soisy-sous-Montmorency a adressé, le 15 février 2020, à M. A, copropriétaire de l'immeuble, une lettre d'avertissement qui lui a été notifiée le 25 février 2020. Cette lettre d'avertissement a, en outre, été adressée le 14 février 2020 à BetC Immobilier, gestionnaire de l'appartement de M. A qui l'a reçue le 15 février suivant. Par ailleurs, le rapport de la visite des lieux effectuée le 25 février 2020 mentionne, contrairement à ce que soutient la SCI de la Barre, que M. D B était présent en tant que représentant du syndic bénévole de l'immeuble avec M. E C en sa qualité de conseil technique du syndic bénévole. La SCI de la Barre, syndic bénévole, a dès lors été informée de la procédure engagée par le maire et de la désignation d'un expert avant la fin des opérations d'expertise et pouvait ainsi faire parvenir à cet expert toutes observations utiles avant que celui-ci n'émette son avis dans le rapport du 3 mars 2020. La circonstance que les copropriétaires de l'immeuble n'aient pas tous été individuellement avertis est sans incidence sur la régularité de la procédure, d'autant qu'en vertu de l'article 18 de la loi du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis, le syndic est chargé d'administrer l'immeuble, de pourvoir à sa conservation, à sa garde et à son entretien et, en cas d'urgence, de faire procéder de sa propre initiative à l'exécution de tous travaux nécessaires à sa sauvegarde. Par suite, la SCI de la Barre ne peut se prévaloir de l'irrégularité de la procédure au motif de l'absence d'avertissement adressé par le maire de la commune de Soisy-sous-Montmorency.
11. D'autre part, comme il a été dit au point précédent, il résulte de l'instruction que deux représentants de la SCI de la Barre, syndic bénévole de l'immeuble, étaient présents lors de l'expertise qui s'est déroulée le 25 février 2020. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du principe du contradictoire au cours des opérations d'expertise ne saurait être accueilli.
12. En troisième lieu, il résulte de l'instruction que l'immeuble en cause présente plusieurs signes inquiétants de désolidarisation des pignons, un affaissement du plancher et de grosses fissures dans les cloisons qui sont la marque de mouvements affectant le bâtiment. L'expert, dans son rapport, en a conclu que cet immeuble est fragilisé et qu'il présente les caractéristiques d'un état de péril imminent " à plus ou moins court terme ". Aussi regrettable soit-elle, cette formulation ne remet pas en cause l'état de péril imminent constaté par l'expert, qui préconise, d'ailleurs, l'évacuation de M. G et la fermeture du commerce situé au rez-de-chaussée de l'immeuble. En outre, en se bornant à soutenir que l'expert n'établit pas l'existence d'un péril grave et imminent et que le rapport du 6 octobre 2020 réalisé par la société Oscult BTP révèle que les fissures et l'affaissement de l'immeuble résultent des multiples fuites d'eau intervenues en 2018 et des travaux de réparation de ces fuites, la SCI de la Barre n'apporte aucun élément de nature à remettre en cause l'existence d'un péril grave et imminent. Par ailleurs, la société requérante ne peut utilement soutenir que l'expert désigné par le présent tribunal aurait dû rechercher les causes des désordres et réaliser des investigations complémentaires dès lors que de telles missions ne lui incombaient pas. Il en résulte que la société requérante n'est, dès lors, pas fondée à contester l'existence d'un péril imminent à la date du présent jugement et, donc, à critiquer le bien-fondé de l'arrêté attaqué.
13. Il résulte de tout ce qui précède que la SCI de la Barre n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 16 mars 2020 du maire de la commune de Soisy-sous-Montmorency et de la décision rejetant son recours gracieux.
Sur les frais liés au litige :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Soisy-sous-Montmorency, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la SCI de la Barre demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la SCI de la Barre une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la commune de Soisy-sous-Montmorency.
D É C I D E :
Article 1er : L'intervention de M. G est admise.
Article 2 : La requête de la SCI de la Barre est rejetée.
Article 3 : La SCI de la Barre versera à la commune de Soisy-sous-Montmorency une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la société civile immobilière de la Barre, au maire de la commune de Soisy-sous-Montmorency et à M. F G.
Délibéré après l'audience du 12 mai 2023, à laquelle siégeaient :
M. Buisson, président ;
Mme Garona, première conseillère ;
Mme L'Hermine, conseillère ;
Assistés de Mme Galan, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 juin 2023.
La rapporteure,
signé
M. L'Hermine
Le président,
signé
L. Buisson
La greffière,
signé
M. Galan
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026