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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2011731

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2011731

vendredi 7 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2011731
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème Chambre
Avocat requérantCABANES AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 15 novembre 2020 et le 23 mars 2022, M. A B demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle la société Saur a refusé de lui communiquer certains éléments relatifs à l'eau potable et à l'assainissement collectif sur la parcelle AO 696 située au lieu-dit Saint-Raphaël à Malaucène ;

2°) d'enjoindre à la société Saur, à titre principal, de lui communiquer les documents sollicités, sous astreinte de cinquante euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de lui délivrer une décision écrite et motivée de refus de communication de ces documents mentionnant les voies et délais de recours, sous astreinte de dix euros par jour de retard ;

3°) à titre subsidiaire, de transmettre une question préjudicielle à la Cour de justice de l'Union européenne ;

4°) de mettre à la charge de la société Saur une somme de 600 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

5°) de condamner la société Saur aux entiers dépens.

Il soutient que :

- sa requête n'est pas tardive et est dès lors recevable ;

- la décision est entachée d'un vice de forme puisqu'elle n'est ni écrite ni motivée en méconnaissance de la directive 2003/4/CE du Parlement européen et du Conseil du 28 janvier 2003 concernant l'accès du public à l'information en matière d'environnement et de l'article L. 124-6 du code de l'environnement ;

- la décision n'est pas motivée en méconnaissance du rapport du comité d'examen du respect des dispositions de la convention d'Aarhus sur sa vingt-sixième réunion, de la directive 2003/4/CE du 28 janvier 2003, de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration et de l'article L. 124-6 du code de l'environnement ;

- les documents qu'il sollicite sont communicables au sens des articles 2 et 3 de la directive 2003/4/CE, de l'article L. 124-3 du code de l'environnement ; les informations relatives à la consommation d'eau constituent des informations environnementales communicables au sens de l'article L. 124-2 du code de l'environnement et de l'article 2 de la directive 2003/4/CE ; la société Saur dispose des données relatives à l'assainissement collectif puisqu'elle est délégataire pour l'eau potable ;

- en cas de doute sur l'interprétation de la directive 2003/4/CE, une question préjudicielle pourra être transmise à la Cour de la justice de l'Union européenne.

Par deux mémoires, enregistrés les 25 févier 2022 et 13 avril 2022, la société Saur, représentée par Me Cabanes, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de M. B sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- le tribunal administratif de Cergy-Pontoise n'est pas territorialement compétent ;

- la requête n'est pas recevable en raison du défaut de liaison du contentieux ;

- la requête n'est pas recevable en raison de sa tardiveté ;

- les moyens ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 31 mars 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 22 avril 2022.

Vu :

- la décision attaquée ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- la directive 2003/4/CE du Parlement européen et du Conseil du 28 janvier 2003 ;

- le code de l'environnement ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme L'Hermine ;

- et les conclusions de Mme Garona, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Par courrier du 9 août 2019, reçu le 13 août suivant, M. B a saisi le président de la société Saur d'une demande portant sur la communication d'informations relatives à l'eau potable et à l'assainissement collectif sur la parcelle AO 696 située au lieu-dit Saint-Raphaël à Malaucène portant, d'une part, sur le " montant agrégé " (sur la parcelle et à l'année) des factures TTC émises, ainsi que la consommation relevée, concernant l'eau potable pour l'ensemble des branchements sur cette parcelle, pour chaque année, sur la période allant du 1er janvier 2014 jusqu'au 9 août 2019 (point 1), d'autre part, sur le " montant agrégé " (sur la parcelle et à l'année) des factures TTC émises, ainsi que la base de facturation en mètres cubes, concernant l'assainissement collectif pour l'ensemble des branchements sur cette parcelle, pour chaque année, pour la période allant du 1er janvier 2014 jusqu'au 9 août 2019 (point 2) et, enfin, sur le nombre et ses variations des branchements (y compris leurs diamètres) au réseau d'eau potable ainsi que des raccordements au réseau de l'assainissement collectif, facturés pour cette parcelle à compter du 1er janvier 2014 (point 3). À la suite du rejet implicite né du silence gardé par le président de la société Saur sur cette demande, M. B a saisi, le 16 décembre 2019, la commission d'accès aux documents administratif (CADA), qui a rendu un avis favorable à la communication des informations sollicitées au point 2, à la condition qu'il s'agisse du montant des redevances d'assainissement dues par des immeubles faisant l'objet d'une exploitation agricole, sauf circonstances particulières en raison de risques particuliers pour la sécurité publique ou la sécurité d'un exploitant. Elle a en revanche émis un avis défavorable à la communication des informations portant le réseau d'eau potable. M. B demande l'annulation de la décision par laquelle le président de la société Saur a rejeté sa demande de communication des documents sollicités à la suite de sa saisine pour avis de la commission d'accès aux documents administratifs.

Sur l'exception d'incompétence territoriale :

2. Aux termes de l'article R. 312-1 du code de justice administrative : " Lorsqu'il n'en est pas disposé autrement par les dispositions de la section 2 du présent chapitre ou par un texte spécial, le tribunal administratif territorialement compétent est celui dans le ressort duquel a légalement son siège l'autorité qui, soit en vertu de son pouvoir propre, soit par délégation, a pris la décision attaquée. () / Sous les mêmes réserves en cas de recours préalable à celui qui a été introduit devant le tribunal administratif, la décision à retenir pour déterminer la compétence territoriale est celle qui a fait l'objet du recours administratif ou du pourvoi devant une juridiction incompétente ". Aux termes de l'article R. 221-3 du même code : " Le siège et le ressort des tribunaux administratifs sont fixés comme suit : / () Cergy-Pontoise : Hauts-de-Seine, Val-d'Oise ; () ".

3. En l'espèce, contrairement à ce que soutient la société Saur, le présent litige ne porte pas sur la convention de délégation de service public de l'eau potable qu'elle a conclue mais sur la communication d'un document administratif qu'elle détiendrait dans le cadre de la mission de service public qui lui a été confiée. Il ressort des pièces du dossier et il n'est pas contesté que la société Saur a son siège à Issy-les-Moulineaux dans le département des Hauts-de-Seine qui relève du ressort du tribunal de Cergy-Pontoise. Par suite, l'exception d'incompétence territoriale de la présente juridiction ne peut qu'être rejetée.

Sur la recevabilité de la requête :

4. En application des dispositions combinées des articles R. 311-12 à R. 311-15 et de l'article R. 343-1 du code des relations entre le public et l'administration, lorsque l'administration, avant le terme d'un délai d'un mois à compter de la réception d'une demande tendant à la communication d'un document administratif, a expressément, ou, au terme de ce délai, implicitement refusé de transmettre ce document, l'intéressé dispose d'un délai de deux mois à compter de l'expiration de ce délai d'un mois ou de la notification du refus exprès pour saisir la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA). Si, en vertu des articles R. 341-1 à R. 341-5 du code des relations entre le public et l'administration, la commission notifie en principe son avis à l'intéressé et à l'administration mise en cause dans un délai d'un mois à compter de l'enregistrement de la demande au secrétariat et si l'administration doit informer la commission, dans le délai d'un mois qui suit la réception de cet avis, de la suite qu'elle entend donner à la demande, cette même administration est toutefois réputée avoir implicitement confirmé son refus initial à l'expiration d'un délai de deux mois à compter de l'enregistrement de la demande de l'intéressé par la commission.

5. Il résulte de l'article R. 421-5 du code de justice administrative et des dispositions des articles L. 112-3, L. 112-6, L. 412-3 et R. 112-5 du code des relations entre le public et l'administration qu'en matière de communication de documents administratifs, pour que les délais prévus aux articles R. 311-12, R. 311-13 et R. 311-15 de ce même code soient opposables, la notification de la décision administrative de refus, ou l'accusé de réception de la demande l'ayant fait naître si elle est implicite, doit nécessairement mentionner l'existence d'un recours administratif préalable obligatoire devant la CADA ainsi que les délais selon lesquels ce recours peut être exercé. En revanche, aucune disposition législative ou réglementaire n'impose à l'autorité administrative mise en cause d'informer le demandeur du recours contentieux qu'il peut former auprès de la juridiction administrative, et des délais y afférents, si la décision de refus est confirmée, de manière expresse ou implicite, après la saisine de cette commission. L'absence de telles mentions a seulement pour effet de rendre inopposables les délais prévus, pour l'exercice du recours contentieux, par les articles R. 311-12, R. 311-13 et R. 311-15 du code des relations entre le public et l'administration et les articles R. 343-3 à R. 343-5 de ce même code.

6. En premier lieu, le 9 août 2019, M. B a demandé au président de la société Saur de lui communiquer plusieurs documents portant sur la parcelle AO 696 de la commune de Malaucène et relatifs au réseau d'eau potable et d'assainissement collectif. Aucun accusé de réception de la demande du requérant mentionnant l'existence d'un recours administratif préalable obligatoire devant la CADA ainsi que les délais selon lesquels ce recours peut être exercé n'a été délivré à M. B. Le délai de recours contentieux n'étant pas opposable au requérant, son recours introduit le 15 novembre 2020 n'est dès lors pas tardif. La fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête ne peut dès lors qu'être écartée.

7. En second lieu, le président de la société Saur a implicitement rejeté la demande présentée par M. B. L'intéressé a alors exercé, le 16 décembre 2019, le recours administratif préalable obligatoire devant la CADA, laquelle a rendu, le 16 juillet 2020, un avis partiellement favorable, sous le n° 20195998. M. B, compte tenu de ce qui a été dit aux points 4 et 5, a demandé au tribunal d'annuler la décision par laquelle le président de la société Saur a implicitement confirmé son refus de lui communiquer les documents demandés à l'expiration d'un délai de deux mois à compter de l'enregistrement de la demande de l'intéressé par la CADA, sans que la circonstance que la commission d'accès aux documents administratifs n'aurait pas transmis à la société Saur la demande d'avis de l'intéressé y fasse obstacle. Par suite, la fin de non-recevoir tirée de ce que la décision implicite confirmative de refus de communication des documents sollicités n'existerait pas doit être écartée.

Sur le cadre du litige :

8. L'article premier de la directive 2003/4/CE du Parlement européen et du Conseil du 28 janvier 2003 concernant l'accès du public à l'information en matière d'environnement et abrogeant la directive 90/313/CEE du Conseil dispose que cette directive a : " pour objectifs: a) de garantir le droit d'accès aux informations environnementales détenues par les autorités publiques ou pour leur compte et de fixer les conditions de base et les modalités pratiques de son exercice, et / b) de veiller à ce que les informations environnementales soient d'office rendues progressivement disponibles et diffusées auprès du public afin de parvenir à une mise à disposition et une diffusion systématiques aussi larges que possible des informations environnementales auprès du public. À cette fin, il convient de promouvoir l'utilisation, entre autres, des technologies de télécommunication informatique et/ou des technologies électroniques, lorsqu'elles sont disponibles ". Aux termes de son article 2, " Aux fins de la présente directive, on entend par: 1) "information environnementale": toute information disponible sous forme écrite, visuelle, sonore, électronique ou toute autre forme matérielle, concernant: a) l'état des éléments de l'environnement, tels que l'air et l'atmosphère, l'eau, le sol, les terres, les paysages et les sites naturels, y compris les biotopes humides, les zones côtières et marines, la diversité biologique et ses composantes, y compris les organismes génétiquement modifiés, ainsi que l'interaction entre ces éléments ; b) des facteurs, tels que les substances, l'énergie, le bruit, les rayonnements ou les déchets, y compris les déchets radioactifs, les émissions, les déversements et autres rejets dans l'environnement, qui ont ou sont susceptibles d'avoir des incidences sur les éléments de l'environnement visés au point a); c) les mesures (y compris les mesures administratives), telles que les politiques, les dispositions législatives, les plans, les programmes, les accords environnementaux et les activités ayant ou susceptibles d'avoir des incidences sur les éléments et les facteurs visés aux points a) et b), ainsi que les mesures ou activités destinées à protéger ces éléments () ". Ces dispositions ont été transposées en droit interne par l'article L. 124-1 du code de l'environnement aux termes duquel : " Le droit de toute personne d'accéder aux informations relatives à l'environnement détenues, reçues ou établies par les autorités publiques mentionnées à l'article L. 124-3 ou pour leur compte s'exerce dans les conditions définies par les dispositions du titre Ier du livre III du code des relations entre le public et l'administration, sous réserve des dispositions du présent chapitre " et par l'article L. 124-2 du même code qui prévoit que : " Est considérée comme information relative à l'environnement au sens du présent chapitre toute information disponible, quel qu'en soit le support, qui a pour objet : 1° L'état des éléments de l'environnement, notamment l'air, l'atmosphère, l'eau, le sol, les terres, les paysages, les sites naturels, les zones côtières ou marines et la diversité biologique, ainsi que les interactions entre ces éléments ; 2° Les décisions, les activités et les facteurs, notamment les substances, l'énergie, le bruit, les rayonnements, les déchets, les émissions, les déversements et autres rejets, susceptibles d'avoir des incidences sur l'état des éléments visés au 1° () ".

9. Il ressort des pièces du dossier que M. B a sollicité la communication de documents relatifs au traitement des eaux usées dans le cadre du service public de l'assainissement collectif. Eu égard aux incidences que l'exécution de ce service public est susceptible d'avoir sur l'état de l'eau, les informations sollicitées par M. B à ce titre doivent dès lors être regardées comme des informations environnementales au sens de l'article L. 124-2 du code de l'environnement. En revanche, la demande du requérant tendant à la communication de la consommation d'eau potable de la parcelle AO 696, du montant des factures acquittées à ce titre, du nombre de branchements au réseau potable et de ses variations ne porte pas sur des informations environnementales dès lors qu'elles ne concernent pas directement la qualité des eaux ou l'incidence des ouvrages et services publics sur l'environnement. La circonstance que les documents demandés se rapportent à la gestion de l'eau, qui est une ressource naturelle, ne suffit pas à les qualifier d'informations relatives à l'environnement.

Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du président de la société Saur en tant qu'elle refuse de communiquer à M. B les informations relatives au réseau d'eau potable :

10. Pour les raisons énoncées au point 9, M. B ne peut utilement soutenir que la décision de la société Saur, en tant qu'elle refuse de lui communiquer des informations relatives à l'eau potable portant sur la parcelle AO 696 située dans la commune de Malaucène, méconnaît les dispositions de la directive 2003/4/CE et des articles L. 124-2, L. 124-3 et L. 124-6 du code de l'environnement.

Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du président de la société Saur en tant qu'elle refuse de communiquer à M. B des informations relatives au réseau d'assainissement collectif :

11. Aux termes de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration : " Une décision implicite intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie de cette motivation.

Toutefois, à la demande de l'intéressé, formulée dans les délais du recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet devront lui être communiqués dans le mois suivant cette demande. Dans ce cas, le délai du recours contentieux contre ladite décision est prorogé jusqu'à l'expiration de deux mois suivant le jour où les motifs lui auront été communiqués ". Aux termes de l'article L. 124-6 du code de l'environnement : " I. - Le rejet d'une demande d'information relative à l'environnement est notifié au demandeur par une décision écrite motivée précisant les voies et délais de recours. L'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration ne s'applique pas () ".

12. Il est constant que la demande de M. B tendant à la communication du montant des factures acquittées au titre du service public de l'assainissement collectif de la parcelle AO 696 de la commune de Malaucène pour la période allant du 1er janvier 2014 au 9 août 2019, de la base de facturation retenue pour ce service, du nombre de raccordements au réseau d'assainissement collectif et de ses variations à compter du 1er janvier 2014 a été implicitement rejetée. Par suite, M. B est fondé à soutenir que la société Saur a méconnu les dispositions précitées de l'article L. 124-6 du code de l'environnement.

13. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête et sans qu'il y ait lieu de saisir la Cour de justice de l'Union européenne d'une question préjudicielle en l'absence de doute raisonnable quant à l'interprétation de la directive 2003/4/CE du 28 janvier 2003, que M. B est fondé à demander l'annulation de la décision implicite de la société Saur en tant qu'elle a refusé de lui communiquer les informations environnementales relatives au réseau d'assainissement collectif de la parcelle AO 696 située au lieu-dit Saint-Raphaël à Malaucène.

Sur les conclusions à fins d'injonction et d'astreinte :

14. L'exécution du présent jugement implique que la demande de M. B soit réexaminée. Il y a lieu, par suite, d'enjoindre au président de la société Saur de procéder à ce réexamen dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les dépens :

15. La présente instance n'a donné lieu à aucun dépens. Les conclusions tendant à ce qu'ils soient mis à la charge de la société Saur sont sans objet.

Sur les frais liés au litige :

16. Il y a lieu de rejeter la demande de M. B, qui ne justifie pas des frais engagés lors de la présente instance, tendant à ce qu'il soit mis à la charge de la société Saur une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit à la demande présentée par la société Saur au même titre.

D É C I D E :

Article 1er : La décision du président de la société Saur est annulée en tant qu'il a refusé de communiquer les informations environnementales relatives au réseau d'assainissement collectif sur la parcelle AO 696 de la commune de Malaucène.

Article 2 : Il est enjoint au président de la société Saur de réexaminer la demande M. B dans un délai de deux mois.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : Les conclusions de la société Saur au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la société Saur.

Délibéré après l'audience du 23 juin 2023, à laquelle siégeaient :

M. Buisson, président ;

M. Weiswald, premier conseiller ;

Mme L'Hermine, conseillère ;

assistés de Mme Galan, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 juillet 2023.

La rapporteure,

signé

M. L'Hermine

Le président,

signé

L. Buisson

La greffière,

signé

M. Galan

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

31710160

N°2011731

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