LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2011875

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2011875

mardi 28 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2011875
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation8ème Chambre
Avocat requérantCORONEL-KISSOUS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 18 novembre 2020, M. C A, représenté par Me Coronel-Kissous, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 4 novembre 2020 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de lui délivrer une attestation de demandeur d'asile ;

2°) d'annuler la décision de maintien de l'arrêté en date du 13 juin 2020 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l'a obligé à quitter le territoire français sans délai ou, à titre subsidiaire, de suspendre l'exécution de cet arrêté du 13 juin 2020 ;

3°) d'enjoindre à l'autorité compétente de procéder à la délivrance d'une attestation de demandeur d'asile dans un délai de cinq jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'administration le versement à son conseil d'une somme de 1 500 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou, s'il n'est pas admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle de lui verser directement cette somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision lui refusant la délivrance d'une attestation de demandeur d'asile est insuffisamment motivée ;

- cette décision est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 743-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision de maintien de l'obligation de quitter le territoire français est entachée d'une erreur de droit en ce que le préfet a reconnu le caractère toujours exécutoire de cette décision alors qu'il a manifesté son intention de solliciter un réexamen de sa demande d'asile ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 743-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Le préfet des Hauts-de-Seine a produits des pièces, enregistrées le 20 janvier 2023 et le 6 février 2023, ces dernières pièces n'ayant pas été communiquées.

Par un courrier en date du 7 février 2023, les parties ont été informées en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur des moyens relevés d'office tirés :

- du non-lieu à statuer sur les conclusions dirigées contre la décision de refus d'enregistrement de la demande d'asile de M. A, cette demande ayant été enregistrée et même rejetée par décision de la cour nationale du droit d'asile le 15 mars 2021 ;

- l'irrecevabilité des conclusions à fin d'annulation dirigées contre une décision de maintien d'une obligation de quitter le territoire français dès lors que le simple rappel de l'obligation de quitter le territoire français qui lui a été fait ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de recours.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Féral, Président-rapporteur, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant mauritanien né le 20 juin 1985, a présenté une demande d'asile enregistrée le 8 décembre 2016. Cette demande a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides le 24 avril 2017, décision confirmée par la cour nationale du droit d'asile le 27 juillet 2017. L'intéressé a présenté, auprès des services de la préfecture des Hauts-de-Seine, le 4 novembre 2020, une demande de réexamen de sa demande d'asile. Par une décision du même jour, dont il demande l'annulation par la présente requête, le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de lui délivrer une attestation de demandeur d'asile et lui a rappelé l'obligation qui lui a été faite de quitter le territoire français sans délai par arrêté du 13 juin 2020.

Sur l'étendue du litige :

2. Il ressort des pièces du dossier que la demande de M. A de réexamen de sa demande d'asile a été enregistrée par le préfet des Hauts-de-Seine postérieurement à l'introduction de la requête et que l'intéressé s'est vu délivrer une attestation de demandeur d'asile. Cette demande de réexamen a, au demeurant, été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, décision confirmée par la cour nationale du droit d'asile le 15 mars 2021. Dès lors, ainsi que les parties en ont été informées, les conclusions de M. A tendant à l'annulation de la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 4 novembre 2020 par laquelle il a refusé de lui délivrer une attestation de demandeur d'asile ainsi que, par voie de conséquence celles aux fins d'injonction sous astreinte de délivrance d'une attestation de demandeur d'asile sont devenues sans objet. Par suite, il n'y a pas lieu d'y statuer.

Sur les conclusions aux fins d'annulation de la décision de maintien de l'obligation de quitter le territoire français en date du 13 juin 2020 :

3. La mention par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a rappelé à M. A qu'il avait fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire le 13 juin 2020 ne présente aucun caractère décisoire. Dès lors, cette mention qui ne fait pas, par elle-même, grief n'est pas susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. Par suite, ainsi que les parties en ont été informées, les conclusions de la requête aux fins d'annulation de cette mention sont irrecevables et doivent être rejetées.

Sur les conclusions tendant à la suspension de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français en date du 13 juin 2020 :

4. Il ressort des pièces du dossier, ainsi qu'il a été dit au point 2 du présent jugement, que la cour nationale du droit d'asile a, par une décision du 15 mars 2021, notifiée le 24 mars 2021, rejeté la demande de réexamen de M. A. Dès lors, et en tout état de cause, les conclusions de ce dernier tendant à la suspension de l'arrêté l'obligeant à quitter le territoire français jusqu'à ce la cour nationale du droit d'asile se prononce sur sa demande de réexamen sont devenues sans objet. Par suite, il n'y a pas lieu d'y statuer.

Sur les frais liés au litige :

5. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. A présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D É C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. A tendant à l'annulation de la décision du 4 novembre 2020 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de lui délivrer une attestation de demandeur d'asile, ainsi que sur les conclusions aux fins d'injonction sous astreinte de délivrance d'une attestation de demandeur d'asile.

Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. A tendant à la suspension de l'exécution de l'arrêté du 13 juin 2020 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l'a obligé à quitter le territoire français sans délai.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et au préfet de Hauts-de-Seine.

Délibéré après l'audience du 10 février 2023, à laquelle siégeaient :

M. Féral, président, M. B et M. D, premiers conseillers.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 mars 2023.

Le Président-rapporteur,

signé

R. Féral

L'assesseur le plus ancien

dans l'ordre du tableau,

signé

S. BLa greffière,

signé

M. E

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour ampliation

Le Greffier

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions