jeudi 21 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2013006 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | FRECHE & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 15 décembre 2020 et 17 mai 2021, la SAS " Nexity IR Programmes Grand Paris ", représentée par Me Durand, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 1er août 2020 par lequel le maire de la commune de Soisy-sous-Montmorency a refusé de lui délivrer un permis de construire portant sur la construction d'un ensemble immobilier de 47 logements collectifs répartis en deux bâtiments sur un terrain situé 15-17 rue du Puits Grenet ;
2°) d'enjoindre au maire de la commune de Soisy-sous-Montmorency de procéder à un nouvel examen de sa demande et de lui délivrer l'autorisation sollicitée, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Soisy-sous-Montmorency une somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé et méconnaît les dispositions de l'article A.424-2 du code de l'urbanisme, en l'absence des visas requis des avis des services compétents ;
- il est entaché d'un vice de procédure en l'absence de consultation préalable des services compétents, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 423-50 du code de l'urbanisme ;
- il est entaché d'une erreur de droit, dès lors que le maire de Soisy-sous-Montmorency lui oppose à tort l'absence de signature par l'architecte du projet du plan de masse et du plan des constructions à démolir, et d'une erreur de fait, dès lors que les signatures sur les documents permettent d'identifier l'architecte et le géomètre ;
- le maire a méconnu les dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, dès lors qu'il n'établit pas en quoi la desserte de son projet est insuffisante et porte atteinte à la sécurité publique ;
- il a méconnu les dispositions de l'article UAB-7 du règlement du plan local d'urbanisme, dès lors que les deux bâtiments, dont la construction fait l'objet de sa demande de permis, sont bien implantés en limite séparative, sans retrait.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 avril 2021, la commune de Soisy-sous Montmorency, représentée par Me Drai, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la SAS " Nexity IR Programmes Grand Paris " une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- le moyen tiré de l'absence des visas des services compétents n'est pas recevable, n'est pas assorti des précisions nécessaires permettant au juge d'en apprécier le bien-fondé et n'est pas fondé ;
- les autres moyens soulevés par la société requérante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B ;
- les conclusions de Mme Maisonneuve, rapporteure publique ;
- les observations de Me Pignet, représentant la SAS " Nexity IR Programmes Grand Paris ", qui reprend et précise ses conclusions et moyens. Elle demande, en outre, au tribunal d'assortir l'injonction de délivrance de l'autorisation sollicitée d'une astreinte ;
- et les observations de Me Margaroli, représentant la commune de Soisy-sous-Montmorency.
Considérant ce qui suit :
1. Le 16 décembre 2019, la SAS " Nexity IR Programmes Grand Paris " a déposé une demande de permis de construire portant sur la réalisation d'un ensemble immobilier de 47 logements collectifs répartis en deux bâtiments sur un terrain situé 15-17 rue du Puits Grenet à Soisy-sous-Montmorency. Par un arrêté en date du 1er août 2020, le maire de Soisy-sous-Montmorency a rejeté sa demande. Par la présente requête, la SAS " Nexity IR Programmes Grand Paris " demande au tribunal l'annulation de cet arrêté ainsi que de la décision du maire rejetant implicitement son recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ".
3. Pour rejeter la demande de permis de construire de la société requérante, le maire de Soisy-sous-Montmorency s'est fondé sur la circonstance que le projet, implanté sur un terrain sis 15-17 rue du Puits Grenet, comporte 71 places de stationnement et entraînera dès lors une augmentation importante de la circulation dans cette voie ce qui, compte tenu de son étroitesse, de sa situation en centre-ville à proximité d'un carrefour et du nombre important de véhicules qui l'empruntent, est susceptible de porter atteinte à la sécurité de ses usagers. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que la rue du Puits Grenet, malgré son caractère étroit, présente des conditions de visibilité satisfaisantes, en particulier au niveau de l'accès au terrain qui se situe dans une section rectiligne de cette voie. En outre, contrairement à ce que soutient la commune, son sens unique de circulation est de nature à garantir la sécurité de ses usagers et à faciliter les manœuvres d'entrée et de sortie depuis le terrain d'implantation du projet. Par ailleurs, il ne ressort d'aucune pièce du dossier que cette rue, qui présente un bon état d'entretien, ne serait pas en capacité d'absorber le flux de circulation supplémentaire engendré par la création de 71 places de stationnement. Dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier que le projet en litige aurait des répercussions sur le trafic existant de la voie de desserte du projet dans des conditions de nature à porter atteinte à la sécurité publique au sens de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme. Par suite, la SAS " Nexity IR Programmes Grand Paris " est fondée à soutenir qu'en se fondant sur ce motif pour refuser de faire droit à sa demande, le maire de Soisy-sous-Montmorency a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 431-1 du code de l'urbanisme : " Conformément aux dispositions de l'article 3 de la loi n° 77-2 du 3 janvier 1977 sur l'architecture, la demande de permis de construire ne peut être instruite que si la personne qui désire entreprendre des travaux soumis à une autorisation a fait appel à un architecte pour établir le projet architectural faisant l'objet de la demande de permis de construire ". Aux termes de l'article L. 431-2 du même code : " Le projet architectural définit, par des plans et documents écrits, l'implantation des bâtiments, leur composition, leur organisation et l'expression de leur volume ainsi que le choix des matériaux et des couleurs. Il précise, par des documents graphiques ou photographiques, l'insertion dans l'environnement et l'impact visuel des bâtiments ainsi que le traitement de leurs accès et de leurs abords ". Aux termes de l'article R. 431-21 du même code : " Lorsque les travaux projetés nécessitent la démolition de bâtiments soumis au régime du permis de démolir, la demande de permis de construire ou d'aménager doit : a) Soit être accompagnée de la justification du dépôt de la demande de permis de démolir ; b) Soit porter à la fois sur la démolition et sur la construction ou l'aménagement ". Enfin, aux termes de l'article R. 451-2 du même code : " Le dossier joint à la demande comprend : a) Un plan permettant de connaître la situation du terrain à l'intérieur de la commune ; b) Un plan de masse des constructions à démolir ou, s'il y a lieu, à conserver ; c) Un document photographique faisant apparaître le ou les bâtiments dont la démolition est envisagée et leur insertion dans les lieux environnants ".
5. Il ressort des mentions de l'arrêté en litige que le maire de Soisy-sous-Montmorency a également fondé sa décision de refus sur le motif tiré de ce que le plan de masse et le plan de démolition joints à la demande de permis de construire n'étaient pas été signés par l'architecte du projet. Toutefois, la signature de l'architecte, auquel la SAS " Nexity IR Programmes Grand Paris " a fait appel, est apposée sur le formulaire de demande de permis de construire adressée au maire de Soisy-sous-Montmorency le 16 décembre 2019. Cette signature a pour effet de certifier l'exactitude de l'ensemble des documents joints à cette demande. En outre, il ressort des pièces du dossier que le plan de masse du projet comporte bien la signature de l'architecte. La société requérante est donc fondée à soutenir qu'en lui opposant ce motif, le maire de Soisy-sous-Montmorency a commis une erreur de droit et une erreur de fait.
6. En troisième et dernier lieu, l'article UA7 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Soisy-sous-Montmorency dispose que, en ce qui concerne l'implantation des constructions par rapport aux limites séparatives, " Les constructions s'implanteront au moins sur l'une des deux limites séparatives aboutissant à l'espace de desserte (voie, place publique). Par rapport aux autres limites séparatives, les constructions s'implanteront sur la limite ou en retrait. () Dans le secteur UAb : En cas de retrait, la marge de recul sera au moins égale: -à la hauteur de la façade de la construction (L =H), avec un minimum de 4 mètres si la façade de la construction comporte des ouvertures; -au tiers de la hauteur de la façade de la construction (L=H/3), avec un minimum de 2,5 mètres si la façade est aveugle, comporte un jour de souffrance ou une porte d'accès pleine à rez-de-chaussée ". Aux termes de l'article 653 du code civil : " Dans les villes et les campagnes, tout mur servant de séparation entre bâtiments jusqu'à l'héberge, ou entre cours et jardins, et même entre enclos dans les champs, est présumé mitoyen s'il n'y a titre ou marque du contraire ".
7. Le maire de Soisy-sous-Montmorency s'est enfin fondé sur la méconnaissance par le projet des dispositions de l'article UA7 du règlement du plan local d'urbanisme en relevant que les bâtiments dont la construction est envisagée n'étaient pas implantés sur les limites séparatives latérales de la parcelle, mais en léger retrait de celles-ci, pour une distance comprise entre 10 et 30 centimètres pour le bâtiment 1 et 1,1 mètre pour le bâtiment 2 du côté nord-ouest, et que la façade sud-est de ce même bâtiment empiétait de 5 centimètres sur le fonds voisin. Toutefois, d'une part, il ressort de l'ensemble des autres pièces du dossier, et notamment des plans de masse et du plan de situation joints à la demande, que les deux bâtiments en litige sont soit implantés en limite de propriété, soit accolés au mur voisin, lequel, en application des dispositions précitées de l'article 653 du code civil, est présumé être mitoyen, en l'absence de bornage définitif et de fraude alléguée par le maire de la commune. En outre, aucun retrait ne ressort des plans de façades en ce qui concerne la façade nord-ouest du bâtiment 1 et l'empiètement allégué de cinq centimètres sur le fonds voisin pour la façade sud-est du bâtiment 2, accolé au mur voisin présumé mitoyen, n'est pas d'avantage établi. D'autre part, en ce qui concerne la façade sud-est du premier bâtiment, si les plans de la façade sud-ouest et nord-est matérialisent la limite séparative éloignée de quelques centimètres par rapport à la façade, un tel décrochage, minime, à le supposer établi et non lié à une erreur matérielle de représentation graphique, ne suffit pas à caractériser une non-conformité aux dispositions de l'article 7 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune, dont l'objet est lié à des préoccupations d'hygiène, d'urbanisme et de protection du voisinage qui ne sauraient être méconnues par l'éventuel retrait minime, de quelques centimètres, en cause ici. Enfin, en ce qui concerne la façade nord-ouest du second bâtiment, la distance matérialisée sur le plan de façade sud-ouest de ce bâtiment n'est due qu'artificiellement au choix de la perspective pour la représentation graphique de cette façade située sur une limite qui n'est pas perpendiculaire, ainsi que l'établit la société requérante. Par ailleurs, il ressort des autres pièces du dossier, en particulier du plan de coupe CC' que le bâtiment est effectivement implanté en limite séparative du terrain. Dans ces conditions, la SAS " Nexity IR Programmes Grand Paris " est fondée à soutenir que le maire de Soisy-sous-Montmorency a méconnu les dispositions précitées de l'article UA7 du règlement du plan local d'urbanisme.
8. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun autre moyen de la requête n'est susceptible de fonder l'annulation de l'arrêté contesté.
9. Il résulte de tout ce qui précède que la SAS " Nexity IR Programmes Grand Paris " est fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 1er août 2020 par lequel le maire de la commune de Soisy-sous-Montmorency a rejeté sa demande de permis de construire.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
10. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution () ".
11. Lorsque le juge annule un refus d'autorisation ou une opposition à une déclaration après avoir censuré l'ensemble des motifs que l'autorité compétente a énoncés dans sa décision conformément aux prescriptions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ainsi que, le cas échéant, les motifs qu'elle a pu invoquer en cours d'instance, il doit, s'il est saisi de conclusions à fin d'injonction, ordonner à l'autorité compétente de délivrer l'autorisation ou de prendre une décision de non-opposition. Il n'en va autrement que, s'il résulte de l'instruction soit que les dispositions en vigueur à la date de la décision annulée qui, eu égard aux dispositions de l'article L. 600-2 du code de l'urbanisme, demeurent applicables à la demande, interdisent de l'accueillir pour un motif que l'administration n'a pas relevé, ou que, par suite d'un changement de circonstances, la situation de fait existant à la date du jugement y fait obstacle.
12. Eu égard aux motifs d'annulation retenus et dès lors qu'il ne résulte pas de l'instruction que les dispositions d'urbanisme opposables à la demande de la SAS " Nexity IR Programmes Grand Paris " interdiraient de prononcer une injonction ou que la situation de fait existant à la date du présent jugement y ferait obstacle, il y a lieu d'enjoindre au maire de la commune de Soisy-sous-Montmorency de délivrer à la SAS " Nexity IR Programmes Grand Paris " le permis de construire sollicité, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la SAS " Nexity IR Programmes Grand Paris ", qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la commune de Soisy-sous-Montmorency demande au titre des frais exposés par elle. Il y a lieu, en revanche, dans les circonstances de l'espèce, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la commune de Soisy-sous-Montmorency une somme de 2 000 euros au titre des frais exposés par la SAS " Nexity IR Programmes Grand Paris ".
D É C I D E:
Article 1er : L'arrêté du 1er août 2020 par lequel le maire de la commune de Soisy-sous-Montmorency a rejeté la demande de permis de construire de la SAS " Nexity IR Programmes Grand Paris " est annulé.
Article 2 : Il est enjoint à la commune de Soisy-sous-Montmorency de délivrer le permis de construire sollicité à la SAS " Nexity IR Programmes Grand Paris " dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : La commune de Soisy-sous-Montmorency versera à la SAS " Nexity IR Programmes Grand Paris " une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Les conclusions de la commune de Soisy-sous-Montmorency présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à la SAS " Nexity IR Programmes Grand Paris " et à la commune de Soisy-sous-Montmorency.
Délibéré après l'audience du 10 juin 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Poupineau, présidente,
Mme Zaccaron Guérin, conseillère,
M. Rossi, conseiller,
Assistés de Mme Galan, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 juillet 2022.
Le rapporteur,
Signé
B. BLa présidente,
Signé
V. Poupineau
La greffière,
Signé
M. A
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour ampliation,
La Greffière
N°2013006
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026