mercredi 17 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2013279 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 8ème Chambre |
| Avocat requérant | SEBAN ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête et des mémoires, enregistrés les 18 décembre 2020, 8 mars 2021 et 31 mars 2022, sous le n° 2013279, la société par actions simplifiée (SAS) Le Panier de Notre-Dame, représentée par Me Motila, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté n° 2020/343 du 11 septembre 2020 par lequel le maire de la commune de Pontoise a rendu obligatoire, à compter du 23 septembre 2020 et jusqu'au 23 mars 2021, la fermeture des épiceries de nuit entre 21h00 et 6h00 dans un périmètre déterminé de la commune ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Pontoise une somme de 2 400 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué n'est pas exécutoire dès lors que la commune de Pontoise ne justifie ni de sa publication ou de sa notification ni de sa transmission au représentant de l'État dans le département en méconnaissance des dispositions de l'article L. 2131-1 du code général des collectivités territoriales ;
- en ne lui permettant pas de prendre pleinement connaissance de l'arrêté attaqué, la commune de Pontoise a méconnu les dispositions des articles L. 311-1 et L. 311-3 du code des relations entre le public et l'administration et a manqué à son devoir de transparence ;
- l'arrêté contesté a été pris par une autorité incompétente dès lors qu'il n'est pas justifié d'une délégation de pouvoir au profit de son signataire ;
- la mesure prise par le maire de la commune de Pontoise, qui n'est pas limitée dans le temps, est disproportionnée ;
- elle n'est pas nécessaire et proportionnée puisqu'elle est privée de fondement au regard du décret n° 2020-1310 du 29 octobre 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de covid-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire ;
- l'arrêté attaqué porte une atteinte injustifiée à la liberté du commerce et de l'industrie et à la libre concurrence et lui cause un préjudice financier important.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 1er mars 2022 et 28 novembre 2022, la commune de Pontoise, représentée par Me Gauch, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 500 euros soit mise à la charge de la SAS Le Panier de Notre-Dame au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
II. Par une requête et un mémoire, enregistrés respectivement les 28 juillet 2021et 31 mars 2022, sous le n° 2109888, la SAS Le Panier de Notre-Dame, représentée par Me Motila, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté n° 2021/97 du 7 juin 2021 par lequel le maire de la commune de Pontoise a rendu obligatoire, à compter du 9 juin 2021 et jusqu'au 31 décembre 2021, la fermeture des établissements de vente à emporter et des épiceries de nuit entre 21h00 et 6h00 dans un périmètre déterminé de la commune ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Pontoise une somme de 2 400 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué n'est pas exécutoire dès lors que la commune de Pontoise ne justifie ni de sa publication ou de sa notification en méconnaissance des dispositions de l'article L. 2131-1 du code général des collectivités territoriales ;
- en ne lui permettant pas de prendre pleinement connaissance de l'arrêté attaqué, la commune de Pontoise a méconnu les dispositions des articles L. 311-1 et L. 311-3 du code des relations entre le public et l'administration et a manqué à son devoir de transparence ;
- l'arrêté contesté a été pris par une autorité incompétente dès lors qu'il n'est pas justifié d'une délégation de pouvoir au profit de son signataire ;
- la mesure prise par le maire de la commune de Pontoise est disproportionnée et porte une atteinte injustifiée à la liberté du commerce et de l'industrie, en la privant d'une part importante de son chiffre d'affaires, ce qui risque de la mettre en difficulté financière.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 1er mars 2022 et 28 novembre 2022, la commune de Pontoise, représentée par Me Gauch, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 500 euros soit mise à la charge de la SAS Le Panier de Notre-Dame au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
III. Par une requête et un mémoire, enregistrés respectivement les 25 février 2022 et 2 décembre 2022, sous le n° 2203062, la SAS Le Panier de Notre-Dame, représentée par Me Sehili-Franceschini, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté n° 2021/466 du 30 décembre 2021 par lequel le maire de la commune de Pontoise a rendu obligatoire, à compter du 1er janvier 2022 et jusqu'au 31 décembre 2022, la fermeture des établissements de vente à emporter et des épiceries de nuit entre 21h00 et 6h00 dans un périmètre déterminé de la commune ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Pontoise une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;
- il est entaché d'une erreur de fait dès lors que l'existence des troubles ayant justifié son édiction n'est pas démontrée et que le lien de causalité entre ces troubles et l'activité des commerces concernés n'est pas démontré ;
- la mesure prise par le maire de la commune de Pontoise présente un caractère général et absolu et porte une atteinte disproportionnée à la liberté du commerce et de l'industrie et à la liberté de choix des consommateurs ;
- la mesure prise est disproportionnée et inadaptée aux nuisances constatées.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 septembre 2022, la commune de Pontoise, représentée par Me Gauch, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 500 euros soit mise à la charge de la SAS Le Panier de Notre-Dame au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Amazouz, rapporteur,
- les conclusions de Mme Chabrol, rapporteure publique ;
- et les observations de Me Lachenal-Oglaza, susbstituant Me Gauch, avocat de la commune de Pontoise.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes n° 2013279, n° 2109888 et n° 2203062, visées ci-dessus, présentées pour la SAS Le Panier de Notre-Dame présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
2. Par un arrêté n° 2020/343 du 11 septembre 2020, le maire de la commune de Pontoise a rendu obligatoire, à compter du 23 septembre 2020 et jusqu'au 23 mars 2021, la fermeture des épiceries de nuit entre 21h00 et 6h00 dans un périmètre déterminé de la commune, et notamment dans le quartier Notre-Dame. Par un arrêté n° 2021/97 du 7 juin 2021, le maire de la commune de Pontoise a renouvelé cette obligation de fermeture entre 21h00 et 6h00 pour les établissements de vente à emporter et les épiceries de nuit pour la période du 9 juin 2021 et au 31 décembre 2021. Enfin, par un arrêté n° 2021/466 du 30 décembre 2021, le maire de la commune de Pontoise a renouvelé cette obligation pour la période du 1er janvier 2022 et au 31 décembre 2022. A l'appui des requêtes visées ci-dessus, la SAS Le Panier de Notre-Dame, qui exploite une épicerie située 31-33, place Notre-Dame à Pontoise, sous l'enseigne " Rapid Market ", demande l'annulation des arrêtés du maire de la commune de Pontoise en date des 11 septembre 2020, 7 juin 2021 et 30 décembre 2021.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité externe des arrêtés n° 2020/343 du 11 septembre 2020 et n° 2021/97 du 7 juin 2021 :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 2131-1 du code général des collectivités territoriales, dans sa version applicable au présent litige : " Les actes pris par les autorités communales sont exécutoires de plein droit dès qu'il a été procédé à leur publication ou affichage ou à leur notification aux intéressés ainsi qu'à leur transmission au représentant de l'État dans le département ou à son délégué dans l'arrondissement. / () Le maire peut certifier, sous sa responsabilité, le caractère exécutoire de ces actes. / () ". Aux termes de l'article L. 2131-2 du même code, dans sa version applicable au litige : " Sont soumis aux dispositions de l'article L. 2131-1 les actes suivants : () / 2° Les décisions réglementaires et individuelles prises par le maire dans l'exercice de son pouvoir de police () ". Les mentions apportées, sous la responsabilité du maire, pour certifier le caractère exécutoire des actes des autorités communales font foi jusqu'à la preuve du contraire.
4. En l'espèce, si la SAS Le Panier de Notre-Dame fait valoir que l'arrêté attaqué du 11 septembre 2020 est inexistant, la commune de Pontoise a produit cet arrêté dans le cadre du présent litige. En outre, la société requérante ne peut utilement soutenir à l'appui de ses conclusions à fin d'annulation des arrêtés attaqués des 11 septembre 2020 et 7 juin 2021 qu'ils n'auraient pas été publiés ou notifiés, les conditions de publication ou de notification d'un acte administratif étant sans incidence sur sa légalité. De même, le défaut de transmission d'un acte pris par une autorité communale au représentant de l'État est sans incidence sur sa légalité et fait seulement obstacle à ce qu'il devienne exécutoire. En tout état de cause, les arrêtés contestés ont été certifiés exécutoires par le directeur général des services de la commune les 16 septembre 2020 et 9 juin 2021 et comportent le tampon des services du contrôle de légalité de la préfecture du Val-d'Oise, attestant de leur réception par ces services les 16 septembre 2020 et 8 juin 2021. Les mentions portées sur ces arrêtés ne sont pas utilement contredites par la société requérante.
5. En deuxième lieu, la société requérante ne peut utilement soutenir à l'appui de ses conclusions à fin d'annulation des arrêtés attaqués qu'en ne lui permettant pas de prendre pleinement connaissance de ces arrêtés, la commune de Pontoise aurait méconnu les dispositions des articles L. 311-1 et L. 311-3 du code des relations entre le public et l'administration, dès lors que ces dispositions sont relatives au droit de communication des documents administratifs et qu'en tout état de cause, elle ne justifie pas avoir sollicité la communication desdits arrêtés.
6. En troisième lieu, les arrêtés contestés ont été signés par M. B A, adjoint au maire de la commune de Pontoise, en charge de la sécurité, de la prévention et du civisme, qui bénéficiait d'une délégation de fonctions en matière de police par un arrêté du maire n° 2020/194 du 6 juillet 2020, certifié exécutoire le 9 juillet 2020. Ainsi, la société requérante n'est pas fondée à soutenir que les arrêtés contestés ont été pris par une autorité incompétente.
En ce qui concerne la légalité externe de l'arrêté n° 2021/466 du 30 décembre 2021 :
7. L'arrêté attaqué n'est pas, en raison de son caractère réglementaire, au nombre des décisions administratives dont l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration exige la motivation. En tout état de cause, cet arrêté comporte un énoncé suffisamment précis des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de cet arrêté doit être écarté.
En ce qui concerne la légalité interne des arrêtés attaqués :
8. Aux termes de l'article L. 2212-1 du code général des collectivités territoriales : " Le maire est chargé, sous le contrôle administratif du représentant de l'État dans le département, de la police municipale (). " Aux termes de l'article L. 2212-2 du même code : " La police municipale a pour objet d'assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques. Elle comprend notamment : / 1° Tout ce qui intéresse la sûreté et la commodité du passage dans les rues, quais, places et voies publiques () ; / 2° Le soin de réprimer les atteintes à la tranquillité publique telles que les rixes et disputes accompagnées d'ameutement dans les rues, le tumulte excité dans les lieux d'assemblée publique, les attroupements, les bruits, les troubles de voisinage, les rassemblements nocturnes qui troublent le repos des habitants et tous actes de nature à compromettre la tranquillité publique ; / () ".
9. Dès lors que l'exercice de pouvoirs de police administrative est susceptible d'affecter des activités de production, de distribution ou de services, la circonstance que les mesures de police ont pour objectif la protection de l'ordre public ou, dans certains cas, la sauvegarde des intérêts spécifiques que l'administration a pour mission de protéger ou de garantir n'exonère pas l'autorité investie de ces pouvoirs de police de l'obligation de prendre en compte la liberté du commerce et de l'industrie et les règles de concurrence. Il appartient au juge de l'excès de pouvoir d'apprécier la légalité de ces mesures de police administrative en recherchant si elles ont été prises compte tenu de l'ensemble de ces objectifs et de ces règles et si elles en ont fait, en les combinant, une exacte application.
10. En premier lieu, la circonstance que le décret n° 2020-1310 du 29 octobre 2020 prescrivant les mesures générales pour faire face à l'épidémie de covid-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire, a instauré un confinement visant à limiter les déplacements de population à compter du 30 octobre 2020, est sans incidence sur la légalité de l'arrêté attaqué du 11 septembre 2020, qui s'apprécie à la date de son édiction.
11. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que, depuis le mois d'avril 2019 et jusqu'en décembre 2020, les services de la commune de Pontoise, en particulier la police municipale, ont reçu de nombreux courriers et messages émanant de riverains, habitant à proximité des épiceries de nuit et établissements de vente à emporter, relatifs aux nuisances récurrentes engendrées par les clients de ces établissements, en particulier, des nuisances sonores nocturnes occasionnées par des attroupements de clients aux abords de ces commerces, tant durant leurs horaires d'ouverture qu'après leur fermeture, ainsi que par leur fréquentation par des personnes en état d'ébriété. La commune de Pontoise produit également plusieurs articles de presse datés des 31 mai 2019, 4 septembre 2020 et 28 septembre 2021 ainsi que des fiches de main courante de la police municipale en date des 2 avril 2020, 8 juillet 2020 et 23 juillet 2020 attestant que les services de police sont intervenus à plusieurs reprises aux abords et au sein de ces établissements afin de faire cesser les nuisances constatées. Dans ces conditions, c'est à bon droit que le maire de la commune de Pontoise a estimé que les nuisances, liées, en particulier, à la consommation de boissons alcooliques et à la vente à emporter de telles boissons et dont la matérialité est établie par les nombreuses pièces versées au débat par la commune, constituaient, dans les secteurs en cause, un facteur générateur de troubles à la tranquillité publique. Ainsi, la société requérante n'est pas fondée à contester la matérialité et la persistance des troubles ayant justifié les mesures prononcées par le maire.
12. En troisième lieu, les mesures prononcées par le maire de la commune de Pontoise, s'appliquent pendant des périodes déterminées dans le temps, de six à douze mois, ne portent que sur certaines rues limitativement énumérées de la commune et permettent une ouverture des établissements concernés pendant une amplitude horaire journalière de quinze heures. Dans ces conditions, elles ne présentent pas, contrairement à ce que fait valoir la société requérante, le caractère d'une interdiction générale et absolue. En outre, ainsi qu'il a été dit au point 11 ci-dessus, le maire de la commune de Pontoise s'est fondé sur les nombreux signalements concordants et circonstanciés de riverains habitant à proximité immédiate des épiceries de nuit et des établissements vendant de l'alcool à emporter, situés dans les secteurs délimités par les arrêtés attaqués. L'objectif visé par le maire de réduction de ces nuisances n'a pas pu être atteint par des mesures moins contraignantes dès lors notamment qu'il ressort des pièces du dossier que l'arrêté municipal du 30 juin 2005 interdisant les ventes d'alcool à emporter à compter de 22 heures n'était pas respecté, y compris par la société requérante, comme en atteste la fiche de main courante de la police municipale en date du 23 juillet 2020. Ainsi, eu égard à la gravité et au caractère répété des troubles à la tranquillité publique constatés dans les secteurs concernés par les arrêtés attaqués, s'expliquant notamment par la consommation d'alcool sur la voie publique aux abords des épiceries de nuit et des établissements de vente à emporter, la SAS Le Panier de Notre-Dame n'est pas fondée à soutenir que les mesures adoptées par le maire de la commune de Pontoise sont injustifiées et inadaptées, ni qu'elles portent une atteinte disproportionnée à la liberté du commerce et de l'industrie.
13. Il résulte de tout ce qui précède que la SAS Le Panier de Notre-Dame n'est pas fondée à demander l'annulation des arrêtés attaqués.
Sur les frais liés au litige :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Pontoise, qui n'est pas, dans les présentes instances, la partie perdante, la somme que la SAS Le Panier de Notre-Dame demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société requérante les sommes demandées par la commune de Pontoise au même titre.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes visées ci-dessus de la SAS Le Panier de Notre-Dame sont rejetées.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Pontoise présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SAS Le Panier de Notre-Dame et à la commune de Pontoise.
Délibéré après l'audience du 31 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Féral, président, M. Amazouz, premier conseiller et Mme D, premières conseillères.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 mai 2023.
Le rapporteur,
signé
S. AMAZOUZLe président,
signé
R. FÉRALLa greffière,
signé
M. C
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2, 2109888, 220306
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026