vendredi 21 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2100039 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | ACCESS AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 4 janvier 2021 et 15 mars 2023, la société civile immobilière (SCI) du 38 Charles Laffitte et la société civile immobilière (SCI) du 267 avenue de la République, représentées par Me Tarteret, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 8 octobre 2020 du préfet des Hauts-de-Seine portant déclaration d'utilité publique du projet de prolongement de la ligne n° 1 du tramway de Colombes vers Nanterre et Rueil-Malmaison et emportant mise en compatibilité des plans locaux d'urbanisme de Nanterre et de Rueil-Malmaison, au bénéfice d'Ile-de-France Mobilités et du département des Hauts-de-Seine ;
2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 5 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
- leur requête est recevable puisqu'elles justifient d'un intérêt à agir ;
- leur requête n'est pas tardive ;
- le signataire de l'arrêté n'était pas compétent, en l'absence de publication régulière de la délégation de signature dont il bénéficiait ;
- le projet ne présente pas d'utilité publique ; le projet d'extension de la ligne n° 1 du tramway n'est plus de nature à satisfaire un besoin d'intérêt général en raison de la baisse de la fréquentation des transports en commun à la suite de la crise sanitaire ; l'expropriation n'est pas nécessaire ; le coût de l'opération, qui est sous-évalué, est disproportionné par rapport aux avantages apportés à la population ; les atteintes à l'environnement sont excessives eu égard à l'intérêt du projet ;
- le projet méconnaît le principe de prévention ;
- il méconnaît l'article L. 163-1 du code de l'environnement.
Par deux mémoires, enregistrés les 27 septembre 2022 et le 5 mai 2023, l'établissement public Ile-de-France Mobilités (IDFM), représenté par Me Ceccarelli-Le Guen, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la SCI du 38 Charles Laffitte et de la SCI du 267 avenue de la République la somme de 5 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les moyens soulevés par les sociétés requérantes ne sont pas fondés.
Par deux mémoires, enregistrés les 20 février 2023 et 12 avril 2023, le département des Hauts-de-Seine, représenté par Me Peynet, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la SCI du 38 rue Charles Laffitte et de la SCI du 267 avenue de la République la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les moyens soulevés par les sociétés requérantes ne sont pas fondés.
Par un mémoire, enregistré le 24 mai 2023, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par les sociétés requérantes ne sont pas fondés.
Par un courrier du 28 septembre 2022, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, de la période à laquelle il était envisagé d'appeler l'affaire à l'audience et de ce que l'instruction était susceptible d'être close à compter du 31 mars 2023.
Par une ordonnance du 22 juin 2023, la clôture de l'instruction a été prononcée avec effet immédiat.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'environnement ;
- le code de l'expropriation pour cause d'utilité publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme L'Hermine, rapporteure ;
- les conclusions de M. Gabarda, rapporteur public ;
- les observations de Me Mascré, avocat du département des Hauts-de-Seine ;
- les observations de Me Ceccarelli-Le Guen, avocat d'Ile-de-France Mobilités.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 9 juillet 2019, le préfet des Hauts-de-Seine a prescrit l'ouverture d'une enquête publique préalable à la déclaration d'utilité publique du projet de prolongement de la ligne n° 1 du tramway de Colombes vers Nanterre et Rueil-Malmaison et emportant mise en compatibilité des plans locaux d'urbanisme de Nanterre et de Rueil-Malmaison ainsi que d'une enquête parcellaire conjointe. Cette enquête publique unique s'est déroulée du 18 septembre 2019 au 18 octobre 2019 inclus et à l'issue de laquelle la commission d'enquête a rendu un avis favorable. Par un arrêté du 8 octobre 2020, le préfet des Hauts-de-Seine a déclaré d'utilité publique, au profit de l'établissement public Ile-de-France Mobilités (IDFM) et du département des Hauts-de-Seine, le projet de prolongement de la ligne n° 1 du tramway de Colombes vers Nanterre et Rueil-Malmaison. La société du 38 Charles Laffitte et la société du 267 avenue de la République, propriétaires de terrains destinés à accueillir le futur site de maintenance et de remisage des tramways, demandent l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'incompétence du signataire de l'arrêté du 8 octobre 2020 :
2. Les sociétés requérantes ont, dans leur dernier mémoire, expressément renoncé à invoquer le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté du 8 octobre 2020. Ainsi, il n'y a pas lieu d'examiner ce moyen.
En ce qui concerne la méconnaissance du principe de prévention et des dispositions relatives à la réduction, à l'évitement et à la compensation des effets négatifs notables du projet sur l'environnement ou la santé humaine :
3. Aux termes de l'article L. 110-1 du code de l'environnement, dans sa rédaction applicable au litige : " I. - Les espaces, ressources et milieux naturels terrestres et marins, les sites, les paysages diurnes et nocturnes, la qualité de l'air, les êtres vivants et la biodiversité font partie du patrimoine commun de la nation. () / II. - Leur connaissance, leur protection, () sont d'intérêt général et concourent à l'objectif de développement durable qui vise à satisfaire les besoins de développement et la santé des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Elles s'inspirent, dans le cadre des lois qui en définissent la portée, des principes suivants : / () 2° Le principe d'action préventive et de correction, par priorité à la source, des atteintes à l'environnement, en utilisant les meilleures techniques disponibles à un coût économiquement acceptable. Ce principe implique d'éviter les atteintes à la biodiversité et aux services qu'elle fournit ; à défaut, d'en réduire la portée ; enfin, en dernier lieu, de compenser les atteintes qui n'ont pu être évitées ni réduites, en tenant compte des espèces, des habitats naturels et des fonctions écologiques affectées ; / Ce principe doit viser un objectif d'absence de perte nette de biodiversité, voire tendre vers un gain de biodiversité () ". L'article L. 163-1 du code de l'environnement dispose, dans sa rédaction applicable au litige, que : " I. - Les mesures de compensation des atteintes à la biodiversité sont les mesures prévues au 2° du II de l'article L. 110-1 et rendues obligatoires par un texte législatif ou réglementaire pour compenser, dans le respect de leur équivalence écologique, les atteintes prévues ou prévisibles à la biodiversité occasionnées par la réalisation d'un projet de travaux ou d'ouvrage ou par la réalisation d'activités ou l'exécution d'un plan, d'un schéma, d'un programme ou d'un autre document de planification. / Les mesures de compensation des atteintes à la biodiversité visent un objectif d'absence de perte nette, voire de gain de biodiversité. Elles doivent se traduire par une obligation de résultats et être effectives pendant toute la durée des atteintes. Elles ne peuvent pas se substituer aux mesures d'évitement et de réduction. Si les atteintes liées au projet ne peuvent être ni évitées, ni réduites, ni compensées de façon satisfaisante, celui-ci n'est pas autorisé en l'état () ".
4. Aux termes de l'article L. 122-2 du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique : " Dans les cas où les atteintes à l'environnement ou au patrimoine culturel que risque de provoquer un projet de travaux, d'ouvrages ou d'aménagements le justifient, la déclaration d'utilité publique comporte, le cas échéant, les mesures prévues au I de l'article L. 122-1-1 du code de l'environnement ". Aux termes du I de l'article L. 122-1-1 du code de l'environnement dans sa rédaction alors applicable : " () La décision de l'autorité compétente est motivée au regard des incidences notables du projet sur l'environnement. Elle précise les prescriptions que devra respecter le maître d'ouvrage ainsi que les mesures et caractéristiques du projet destinées à éviter les incidences négatives notables, réduire celles qui ne peuvent être évitées et compenser celles qui ne peuvent être évitées ni réduites. Elle précise également les modalités du suivi des incidences du projet sur l'environnement ou la santé humaine () ".
5. Les dispositions combinées des articles L. 122-2 du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique et L. 122-1 du code de l'environnement précisent, s'agissant des actes portant déclaration d'utilité publique, la portée du principe de prévention défini au 2° du II de l'article L. 110-1 du code de l'environnement, dans sa rédaction issue de la loi n° 2016-1087 du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages. Il en résulte que, si les travaux, ouvrages et aménagements que ces actes prévoient le justifient, ces derniers doivent, à peine d'illégalité, comporter, au moins dans leurs grandes lignes, compte tenu de l'état d'avancement des projets concernés, les mesures appropriées et suffisantes devant être mises à la charge du pétitionnaire ou du maître d'ouvrage destinées à éviter, réduire et, lorsque c'est possible, compenser les effets négatifs notables du projet sur l'environnement ou la santé humaine ainsi que les modalités de leur suivi. Ces mesures sont, si nécessaires, précisées ou complétées ultérieurement, notamment à l'occasion de la délivrance des autorisations requises au titre des polices d'environnement. Le contrôle du respect du principe de prévention est autonome de celui de l'utilité publique de l'opération projetée et doit être effectué préalablement à celui-ci.
6. D'une part, il ressort des pièces du dossier et plus particulièrement du chapitre 3 relatif à l'état initial de l'environnement et du chapitre 4 relatif aux impacts du projet et aux mesures pour éviter les effets négatifs notables du projet sur l'environnement de l'étude d'impact joints au dossier d'enquête publique que l'implantation du service de maintenance et de remisage de la ligne 1 du tramway nécessite la destruction d'une friche herbacée à hauteur de 1,2 hectares. Ces mêmes documents, qui identifient les espèces floristiques et faunistiques présentes sur le site, et en particulier la potentille argentée, la linotte mélodieuse, le chardonneret élégant, le lézard des murailles, la pipistrelle commune et la pipistrelle de Kruhl, et analysent les différentes atteintes qui leur seront portées en raison du projet, qualifient de moyen le niveau de l'impact du projet sur la friche et de faible à moyen l'impact porté à la faune. Toutefois, les mesures d'évitement, de réduction et de compensation présentées dans l'étude d'impact et dans l'annexe de l'arrêté attaqué permettent d'atténuer significativement ces inconvénients. Cette annexe impose, s'agissant des mesures prévues en matière de continuité écologique, l'aménagement et la gestion sur trente ans d'un site de compensation, à proximité du tracé de la ligne n° 1 du tramway, d'au minimum 1,2 hectares de friche herbacée, permettant de créer des habitats favorables aux espèces impactées et retient deux sites potentiels pour y procéder ainsi que des mesures de suivi du chantier par un écologue et de suivi des espèces du futur site de compensation. S'agissant des mesures prévues en matière de protection des habitats, de la faune et de la flore, cette annexe impose, outre la mesure de compensation ci-dessus détaillée, des mesures de réduction, qui seront décrites dans un cahier des contraintes environnementales de chantier, visant à respecter les périodes de sensibilité liées aux cycles de vie, à vérifier l'absence de gîtes de chiroptères et prévoyant le passage d'un écologue lors de l'abattage des arbres. Par suite, il ne ressort pas des pièces des dossiers que les mesures prévues, qui pourront, ainsi qu'il a été dit ci-dessus, être précisées et complétées à l'occasion de l'examen des demandes d'autorisation au titre de la législation environnementale, sont inappropriées ou insuffisantes pour permettre d'assurer le respect du principe de prévention.
7. D'autre part, il ressort du chapitre 4 relatif aux impacts du projet et aux mesures pour éviter les effets négatifs notables du projet sur l'environnement joint au dossier d'enquête publique que le projet de prolongement du tramway entraîne la suppression de près de 672 arbres. Toutefois, il ressort de l'annexe de l'arrêté contesté et de l'étude d'impact que le projet de prolongement de la ligne n° 1 du tramway doit être conçu en minimisant les impacts sur les arbres existants. En outre, cette même annexe impose des mesures de réduction et de compensation tenant, notamment, à la reconstitution des alignements d'arbres impactés par de nouveaux spécimens et à la plantation d'au minimum un arbre pour un arbre supprimé. De telles mesures apparaissent appropriées et suffisantes au regard du principe de prévention.
8. Pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 6 et 7, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 163-1 du code de l'environnement ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne l'absence d'utilité publique du projet :
9. Il appartient au juge, lorsqu'il doit se prononcer sur le caractère d'utilité publique d'une opération nécessitant l'expropriation d'immeubles ou de droits réels immobiliers, de contrôler successivement qu'elle répond à une finalité d'intérêt général, que l'expropriant n'était pas en mesure de réaliser l'opération dans des conditions équivalentes sans recourir à l'expropriation, notamment en utilisant des biens se trouvant dans son patrimoine et, enfin, que les atteintes à la propriété privée, le coût financier, les inconvénients d'ordre social, la mise en cause de la protection et de la valorisation de l'environnement, et l'atteinte éventuelle à d'autres intérêts publics qu'elle comporte ne sont pas excessifs eu égard à l'intérêt qu'elle présente.
10. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que le projet litigieux de prolongement de la ligne n° 1 du tramway, s'étend sur une longueur de 7,5 km, avec 15 stations, situées entre les communes de Colombes et de Rueil-Malmaison. Cette prolongation, qui s'inscrit dans une démarche de renforcement du maillage du réseau des transports en commun, a pour objet de créer un service de transport rapide, fiable et accessible et de mieux desservir les communes de Nanterre et de Rueil-Malmaison en assurant des correspondances avec le train L, le RER A, le futur métro 15 et la ligne n° 2 du tramway. Le prolongement de la ligne n°1 du tramway permet de faciliter l'accès aux quartiers du Petit Colombes, du Petit Nanterre et de la préfecture ainsi qu'aux établissements administratifs, scolaires, culturels et de santé et aux équipements sportifs du secteur tels que le centre d'accueil et soins hospitaliers de Nanterre et l'université Paris Nanterre. Il répond ainsi aux besoins croissants de déplacement de banlieue à banlieue et aux objectifs stratégiques régionaux de développement des transports en commun autour de la métropole parisienne définis notamment par le schéma directeur de la région d'Ile-de-France et le plan de déplacement urbains de la région d'Ile de France. L'opération présente ainsi un intérêt public.
11. En deuxième lieu, si les sociétés requérantes soutiennent que le centre de maintenance et de remisage peut être implanté sur un autre site que celui du pont de la Morue où se trouvent les parcelles dont elles sont propriétaires, l'inclusion de ces parcelles dans le périmètre d'expropriation n'est pas sans rapport avec l'opération déclarée d'utilité publique. Si les sociétés requérantes soutiennent que d'autres sites auraient pu être retenus, il n'appartient pas au juge administratif d'apprécier l'opportunité du site retenu pour l'implantation du service de maintenance et de remisage des tramways.
12. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que le projet aura des conséquences environnementales notamment en raison de la suppression d'une friche herbacée de 1,2 hectares pour l'implantation du service de maintenance et de remisage, décrites aux points 6 et 7 dont l'ampleur est cependant modérée et fait l'objet de compensation à travers des mesures d'évitement, de réduction et de compensation. En outre, si les sociétés requérantes soutiennent que le coût du projet revêt un caractère excessif en raison de l'existence incertaine d'une servitude d'utilité publique liée à la présence d'anciennes lignes électriques sur le site du futur site de maintenance et de remisage, des conséquences financières résultant du dévoiement de ces lignes électriques et de la situation financière d'Ile-de-France mobilités, ces éléments ne sont pas de nature à établir le caractère excessif du coût de l'opération.
13. Il résulte de ce qui précède qu'eu égard à l'intérêt public que présente le projet, à son importance et aux mesures qui l'accompagnent pour éviter, réduire ou compenser ses effets sur la faune et la flore, les inconvénients qu'il présente, notamment en termes d'atteintes portées à la propriété privée et à l'environnement, ne présentent pas un caractère excessif de nature à retirer au projet son caractère d'utilité publique.
14. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de la SCI du 38 rue Charles Laffitte et de la SCI du 267 avenue de la République doit être rejetée.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par la SCI du 38 rue Charles Laffitte et la SCI du 267 avenue de la République au titre des frais exposés par elles et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge des sociétés requérantes la somme demandée par Ile-de-France Mobilité et le département des Hauts-de-Seine au même titre.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de la SCI du 38 rue Charles Laffitte et de la SCI du 267 avenue de la République est rejetée.
Article 2 : Les conclusions d'Ile-de-France Mobilités présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Les conclusions du département des Hauts-de-Seine présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, à la société civile immobilière du 38 rue Charles Laffitte, première dénommée, à l'établissement public Ile-de-France Mobilités et au département des Hauts-de-Seine.
Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.
Délibéré après l'audience du 7 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Buisson, président ;
M. Ausseil, conseiller ;
Mme L'Hermine, conseillère ;
assistés de Mme Pradeau, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 juin 2024.
La rapporteure,
signé
M. L'Hermine
Le président,
signé
L. Buisson
La greffière,
signé
A. Pradeau
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026